Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/08/2008

AH, LES ANTISEMITES !!!

22.jpgMikhaïl Khodorkovski restera en prison. Ainsi en a décidé hier un tribunal de la ville sibérienne de Tchita qui a rejeté sa demande de libération anticipée. Pourtant, ses amis s’étaient démenés : un comité de soutien campait à Tchita et collectait des signatures en faveur de sa libération.

 

Khodorkovski, ex-PDG de la compagnie pétrolière russe Ioukos et détenu le plus célèbre du pays, a été condamné à huit ans de prison en 2005 pour fraude fiscale, à l'issue d'un procès « inspiré selon de nombreux observateurs et experts par le Kremlin ». Quasiment un procès truqué, alors ? Pourtant, ce qu’il avait fait, franchement, il n’y avait pas de quoi knouter un chat : blanchiment de quelque 28 milliards de dollars  et "vol" de presque 350 millions de tonnes de pétrole. De nos jours, est-ce que ça compte encore, ça ?

 

Enfin, on est soulagés d’apprendre qu’il a de bons avocats : "Nous allons bien entendu faire appel de cette décision", a déclaré l'un des défenseurs, Iouri Schmidt, cité par Interfax. « La raison invoquée par le tribunal est complètement artificielle », a ajouté un autre avocat, Guenri Reznik, à la radio Echo Moscou.

C’est que le  tribunal de Tchita, qui a suivi l'avis du Service fédéral russe d'application des peines, a estimé qu'il n'y avait pas de "véritables preuves" de l'amélioration de la conduite de M. Khodorkovski et a relevé dans son dossier plusieurs infractions à caractère disciplinaire.

 

Dans une interview publiée vendredi par le quotidien financier russe Vedomosti, Mikhaïl Khodorkovski a critiqué le système judiciaire russe: "Le taux d'acquittements dans nos tribunaux est 100 fois inférieur aux chiffres mondiaux. A l'étranger, il y a un acquittement sur 5-10 affaires, chez nous un sur 500-1.000", a affirmé l'ex-patron de Ioukos. 

 

Il paraît qu’il est dans une prison très dure, le pauvre, et pourtant, il donne des interviews aux journaux financiers. Curieux, vous ne trouvez pas ?

En tout cas, il se trompe. Chez nous aussi, on peut avoir la main très lourde dans certains cas. Michel Lajoye qui a tiré près de vingt ans à la centrale de Clairvaux pour un plastiquage de bar qui n’avait fait aucune victime, pourrait en parler.

 

Mais ce pauvre Michel ne fait pas le poids à côté de Mikhaïl, dont il n’est pas inintéressant de rappeler la carrière : tout d’abord, notons qu’il a aujourd’hui 45 ans, ce qui démontre sa grande précocité dans les affaires de toutes sortes.

 

Il est issu d’une famille juive, ses parents étaient ingénieurs chimistes et lui-même faisait partie des Jeunesses communistes. Ce qui prouve qu’elles aussi mènent à tout, à condition d’en sortir.

Il a démarré vers 1985 dans le trafic de faux cognac. Et ça devait être un sacré bon filon puisque trois ans plus tard, en 1988, il crée sa banque, la Menatep. Il a surtout la bonne idée d’être dans les petits papiers de Boris Eltsine, ce qui lui permettra en 1995 de racheter le groupe Ioukos. A 32 ans. Pas mal, non ?

Au faîte de sa gloire, c’est-à-dire lors de son arrestation en 2003, il était la plus grosse fortune russe. La preuve que communisme et capitalisme peuvent parfaitement faire bon ménage. Dans certaines conditions.

 

Source: agence RIA Novosti

Les commentaires sont fermés.