Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/08/2008

RESPECTER LES PRIORITES, TOUT EST LA …

 

Il y a bien du malheur sur notre pauvre planète. On se bat, on trucide à tour de bras, on piétine les faibles, femmes et enfants d’abord, comme de juste. Violences, oppression, famine, esclavage, trafics en tous genres … On n’a que l’embarras du choix. Bon, c’est surtout hors d’Europe, d’accord. Mais chez nous, dans nos pays dits avancés, c’est à peine mieux. Paupérisation  croissante, étouffement des libertés, parodie de démocratie, inversion des valeurs, le tableau n’est pas franchement génial.

 

Tout ça, c’est vrai, c’est bien triste et bien embêtant. Mais enfin, ce n’est pas le pire. Il y a bien plus dramatique encore. J’ose à peine l’écrire, pourtant, il le faut bien. Heureusement que des sommités sont là pour y parer et  affronter sans faiblir la bête immonde qui pointe encore son mufle horrible pour menacer la planète. Alors, tranquillisez-vous et respirez un bon coup : l’Institut européen sur l’antisémitisme a été officiellement lancé à Londres le mois dernier.

 

En anglais ça s’appelle European Institute for the Study of Contemporary Antisemitism (EISCA) et c’est un nouveau think tank qui va nous dire tout, absolument tout, ce qu’on a toujours voulu savoir sur l’antisémitisme sans oser le demander : antisionisme, art antisémite, antisémitisme dans les médias, antisémitisme arabe, chrétien, ancien, contemporain, de gauche, de droite. Bref, tout, on vous dit. C’est qu’on était plutôt sevrés d’informations jusqu’à présent , il faut le reconnaître.

 

pollard.jpgL’EISCA sera présidé par un journaliste, Stephen Pollard, qualifié par ses confrères d’ « éminent néoconservateur britannique », qui est aussi, pure coïncidence, président d’un autre think tank basé à Bruxelles, le Centre for the New Europe (CNE).

 

Ah là là, quand je pense que des écervelés s’inquiètent de l’avenir de l’Europe… Tout est pourtant prévu pour qu’on puisse dormir tranquillement sur nos deux oreilles.

 

Le site de l’EISCA est très discret sur son financement. Dommage, on aurait bien aimé connaître les généreux contributeurs. Enfin, le contribuable britannique aura quand même l’occasion de faire sa BA : son gouvernement s’est fendu d’une somme de 20 000 £ pour pondre un rapport sur cette question dont l’urgence ne vous aura pas échappé. Ou alors, c’est que vous êtes vraiment de mauvaise foi.

 

 www.eisca.eu

10:42 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eisca, kling, pollard

Les commentaires sont fermés.