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04/08/2008

AUX COTES DES BOLCHEVIKS

soljenit.jpgEn hommage à Alexandre Soljénitsyne, voici une page extraite du tome 2 de sa saga Deux siècles ensemble 1917-1972 – Juifs et Russes pendant la période soviétique.

Elle est tirée du chapitre 15, intitulé Aux côtés des bolcheviks. Les citations introduites par l’auteur font l’objet dans l'ouvrage de références précises ici supprimées.

" (…) Peu d’auteurs nient le rôle d’organisateurs qui fut celui des Juifs dans le bolchevisme. D. S. Pasmanik le souligne : « L’apparition du bolchevisme est liée aux particularités de l’histoire russe… mais son excellente organisation, le bolchevisme la doit en partie à l’action des commissaires juifs. » Ce rôle actif des Juifs dans le bolchevisme n’a pas échappé aux observateurs, notamment en Amérique : « La révolution russe est passée rapidement de la phase destructrice à la phase constructive, et cela est visiblement imputable au génie édificateur inhérent à l’insatisfaction juive. » En pleine euphorie d’Octobre, combien ne furent-ils pas, les Juifs qui revendiquèrent eux-mêmes, la tête haute, leur action au sein du bolchevisme !

Rappelons-nous : tout comme, avant la révolution, les révolutionnaires et les radicaux libéraux s’étaient empressés d’exploiter à des fins politiques – et nullement par charité – les restrictions imposées aux Juifs, de même, dans les mois et les années qui suivirent Octobre, les bolcheviks, avec la plus grande complaisance, se servirent des Juifs au sein de l’appareil d’Etat et du Parti – là aussi, non par sympathie, mais parce qu’ils trouvaient leur intérêt dans la compétence, l’intelligence et le particularisme des Juifs face à la population russe. Sur place ils utilisèrent les Lettons, les Hongrois, les Chinois : ceux-là n’allaient pas faire de sentiment …

La population juive dans sa masse montra vis-à-vis des bolcheviks une attitude méfiante, voire hostile. Mais lorsque, du fait de la révolution, elle eut acquis une liberté complète qui favorise un véritable essor de l’activité juive dans les domaines politique, social, culturel – activité fort bien organisée de surcroît -, elle ne fit rien pour empêcher les Juifs bolcheviques d’occuper les positions clés et ceux-ci firent un usage démesurément cruel de ce nouveau pouvoir tombé entre leurs mains.

A dater des années 40 du XXe siècle, après que le pouvoir communiste eut rompu avec le judaïsme mondial, Juifs et communistes furent pris de gêne et de crainte, et ils préférèrent taire et dissimuler la forte participation des Juifs à la révolution communiste, cependant que les velléités de se souvenir et de nommer le phénomène étaient qualifiées par les Juifs eux-mêmes d’intentions carrément antisémites.

Dans les années 1970-1980, sous la pression de nouvelles révélations, la vision des années révolutionnaires s’ajusta. Des voix en nombre assez considérable se firent entendre publiquement. Ainsi le poète Naoum Korjavine écrivit : « Si l’on fait de la participation des Juifs à la révolution un sujet tabou, l’on ne pourra plus du tout parler de la révolution. Il fut un temps où l’on tirait même orgueil de cette participation… Les Juifs ont pris part à la révolution, et dans des proportions anormalement élevées. » M. Agourski écrivit de son côté : « La participation des Juifs à la révolution et à la guerre civile ne s’est pas limitée à un engagement extrêmement actif dans l’appareil d’Etat ; elle a été infiniment plus large. » De même le socialiste israélien S. Tsyroulnikov affirme : « Au début de la révolution, les Juifs… ont servi d’assise au nouveau régime. »

Mais il est également de nombreux auteurs juifs qui, jusqu’à ce jour, soit nient l’apport des Juifs au bolchevisme, ou même en rejettent rageusement l’idée, soit – c’est le plus fréquent – ne l’envisagent qu’à leur corps défendant.

La chose est pourtant avérée : ces renégats juifs ont quelques années durant été des leaders au sein du Parti bolchevique, à la tête de l’Armée rouge (Trotski), du VTsIK (Sverdlov), des deux capitales (Zinoviev et Kamenev), du Komintern (Zinoviev), du Profintern (Dridzo-Lozovski) et du Komsomol (Oscar Ryvkine, puis, après lui, Lazare Chatskine, lequel dirigea aussi l’Internationale communiste de la Jeunesse). "

.... Et combien d’autres encore….

Cet ouvrage majeur de Soljénitsyne, fort peu médiatisé, a été qualifié en France de Bible antisémite par un historien trotskiste, Jean-Jacques Marie. Mais au moins, il a paru en français. Alors qu’à ce jour, il attend toujours sa traduction intégrale en …anglais.

Commentaires

Ce livre attend-il sa traduction en anglais... ou en "USraélien" ?

Écrit par : Martial | 04/08/2008

"Ce rôle actif des Juifs dans le bolchevisme n’a pas échappé aux observateurs, notamment en Amérique". Pour preuve, ces télégrammes :
http://www.white-history.com/hwr61iii.htm

Écrit par : Hervé (pas Ryssen un autre) | 06/08/2008

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