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28/03/2008

SIMPLE MISE ENTRE PARENTHESES

J’ai reçu le commentaire suivant :

"Je viens de découvrir ce site. Très intéressant et très documenté. Je ne comprends pas que vous abandonniez. Ce sont des initiatives isolées comme la vôtre qui permettent de prendre conscience de certaines vérités auxquelles on ne pourrait accéder autrement. Pensez-y. Vous êtes peut-être le grain de sable qui..."

Je me suis peut-être mal exprimée l’autre jour. Et puis, soyons honnête, j’ai aussi cédé à un mouvement de (mauvaise) humeur… Ce n’est pas bien. Aussi je précise que je vais enfin m’atteler sérieusement à l’écriture d’un nouveau bouquin. J’ai deux sujets en tête, deux rivières différentes qui rejoignent le même fleuve, vous n’en serez point étonnés. Je dois donc m’y mettre à fond. Je ne peux pas m’occuper du blog en même temps, c’est trop de travail.

Voilà tout. Je vous tiendrai au courant de mes progrès et si j’ai l’occasion de placer l’un ou l’autre article, je le ferai.

25/03/2008

AU REVOIR

Bon, je dois reconnaître ne pas avoir eu beaucoup de succès avec ma proposition de recherches en commun (voir note précédente). Seules trois personnes ont répondu et je les en remercie. C’est dommage car je suis persuadée que le résultat aurait été très instructif. Il suffisait de presque rien … comme chantait Charles …

J’ai décidé en conséquence de m’atteler sérieusement à autre chose, ce qui suppose que je mette ce blog entre parenthèses. J’ignore vraiment combien de temps cette parenthèse durera.

Je répète ici une énième fois ce que je déclare depuis des années : le combat que nous menons contre le système est excessivement difficile dans l’union, il est impossible dans la désunion. Or nous sommes dans la désunion complète et la guerre fratricide. Tant que cette situation n’évoluera pas, je refuserai désormais de m’engager dans des actions perdues d’avance.

Comme petit cadeau de départ, je vous offre ce texte de Maurice Bardèche. Il est absolument étonnant. Il a été écrit en 1948.

1562133000.jpg« Nous vivions jusqu’ici dans un univers solide dont les générations avaient déposé l’une après l’autre les stratifications. Tout était clair : le père était le père, la loi était la loi, l’étranger était l’étranger. On avait le droit de dire que la loi était dure, mais elle était la loi. Aujourd’hui ces bases certaines de la vie politique sont frappées d’anathème. Car ces vérités constituent le programme d’un parti raciste condamné au tribunal de l’humanité. En échange, l’étranger nous recommande un univers selon ses rêves. Il n’y a plus de frontières, il n’y a plus de cités. D’un bout à l’autre du continent, les lois sont les mêmes, et aussi les passeports, et aussi les juges, et aussi les monnaies. Une seule police et un seul cerveau : le sénateur du Milwaukee inspecte et décide. Moyennant quoi, le commerce est libre, enfin le commerce est libre. Nous plantons des carottes qui par hasard ne se vendent jamais bien et nous achetons des machines à biner qui se trouvent toujours coûter très cher.

Et nous sommes libres de protester, libres, infiniment libres, d’écrire, de voter, de parler en public, pourvu que nous ne prenions jamais des mesures qui puissent changer tout cela. Nous sommes libres de nous agiter et de nous battre dans un univers d’ouate. On ne sait pas très bien où finit notre liberté, où finit notre nationalité, on ne sait pas très bien où finit ce qui est permis. C’est un univers élastique. On ne sait plus où l’on pose ses pieds, on ne sait même plus si l’on a des pieds, on se trouve tout léger, comme si l’on avait perdu son corps.

Mais pour ceux qui consentent à cette simple ablation que d’infinies récompenses, quelle multitude de pourboires ! Cet univers qu’on fait briller à nos yeux est pareil à quelque palais d’Atlantide. Il y a partout des verroteries, des colonnes de faux marbre, des inscriptions, des fruits magiques. En entrant dans ce palais vous abdiquez votre pouvoir, en échange vous avez le droit de toucher les pommes d’or et de lire les inscriptions. Vous n’êtes plus rien, vous ne sentez plus le poids de votre corps, vous avez cessé d’être un homme : vous êtes un fidèle de la religion de l’Humanité. Au fond du sanctuaire est assis un dieu nègre. Vous avez tous les droits sauf de dire du mal du dieu. »

18/03/2008

LA BIPOLARISATION : INSTRUMENT PRIVILEGIE DE LA MAINMISE DU SYSTEME

772533361.jpgLes récentes élections ont démontré une fois de plus avec éclat que la bipolarisation de la vie politique française était bien installée dans le paysage pour le plus grand bénéfice des deux faces du système qui s’est parfaitement bien débrouillé pour éliminer les empêcheurs de mondialiser en rond.

 

Je ne suis pas en train de dire que c’est exclusivement à cause de ce phénomène que nous avons fait un score aussi faible ici à Strasbourg. C’est vrai en partie seulement, bien d’autres causes – y compris relevant de notre propre responsabilité – y ont concouru.

Par contre, aux régionales de 2004, avec un score de 9,5% et AUCUN  élu, nous avons bel et bien été volés par le système qui, en la personne de Chirac soutenu par toute l’UMP, venait de trouver LE truc.

A ce propos, qui se souvient qu’un certain François Fillon, alors ministre des Affaires sociales, avait vivement défendu le relèvement à 10% des électeurs inscrits du seuil permettant de se maintenir au second tour des régionales au motif scélérat que la bipolarisation était « nécessaire à la stabilisation de la vie politique française » ? Stabilisation ! Disons plutôt qu’elle était nécessaire à l’éviction de tous les opposants à la pensée unique et totalitaire.  C’était en février 2003. Et tenez-vous bien, ce grand démocrate de Fillon précisait même : « J’aurais aimé que pour le Conseil régional et le Conseil général, on ait une élection unique avec un scrutin majoritaire. Je ne vois pas ce que la proportionnelle apporte au fonctionnement de ces assemblées. Je suis pour le scrutin uninominal dans toutes les élections, si possible à un tour ».

Edifiant, non ? La proportionnelle, avec son cortège d’indésirables et de mauvais pensants faisant irruption dans un « débat » bouclé d’avance, voilà quel était l’ennemi à éjecter sans faiblesse de ce beau système si démocratique. Ceci réalisé, quel rêve de pouvoir rester entre soi pour se passer et se repasser tranquillement les plats. C’est ce qui est en bonne voie d’être réalisé.

Cette constatation m’a donné une idée. Comment cela se passe-t-il chez nos voisins européens ? Ne croyez-vous pas qu’il serait très intéressant d’inaugurer une série sur les systèmes électoraux en vigueur chez nos partenaires de l’Union européenne, ainsi que chez ceux qui, en Europe, ont eu la sagesse de rester soigneusement en dehors, comme la Suisse ? Le sujet paraît aride, mais il est en réalité fondamental et de cette connaissance naîtra peut-être, qui sait, un mouvement destiné à imposer chez nous des méthodes un peu plus démocratiques ? Cela ne pourra éventuellement venir que de la base, pas du sommet où l’on est évidemment très content comme ça. Et après tout, l’Europe de Bruxelles, qui aime tellement uniformiser, pourra peut-être se montrer utile en la circonstance, même contre son gré ?

Mais je me propose de vous faire travailler car c’est trop de recherches pour une seule personne. Alors si vous trouvez l’idée intéressante, contactez-moi et indiquez-moi le pays dont vous vous proposez de nous faire connaître le système électoral.

Règle du jeu : renseignements bien vérifiés, simples, accessibles, pas de philosophie ni de commentaires. Le but est de faire savoir de façon très pragmatique comment on élit chez nos voisins un conseil municipal, régional ou autre, ainsi que l’assemblée nationale et éventuellement le Sénat. Seuil minimal pour être élu, cumul des mandats, nombre d’élus rapportés à la population,  etc. Tout se trouve sur Internet.

Si on s’y colle, je suis sûre que cette comparaison va être instructive au possible. Une belle "exception française" en perspective.

J’attends donc de vos nouvelles …

17/03/2008

AFFAIRE ELIOT SPITZER: LA VENGEANCE D'ISRAEL SINGER

Mon correspondant d'avant-hier (Lancement du porno aux Etats-Unis) nous adresse le complément d'information suivant, qui a paru sur Voltairenet.org.

 

1001573662.jpg"Le gouverneur de New York, Eliot Spitzer, a été contraint à la démission à la suite de la révélation selon laquelle il aurait eu recours aux services d'une prostituée.
 
Au-delà du caractère exotique de la vie politique états-unienne qui juge de la compétence d'un gouverneur à son comportement au lit, cette affaire révèle les affrontements persistants au sein du mouvement sioniste.
 
Eliot Spitzer était l'espoir de la communauté juive US, qui l'imaginait un jour en président des États-Unis. Brillant juriste, il avait été l'assistant à Harvard d'Alan Dershowitz (le conseiller juridique de l'État d'Israël), et il avait dirigé la prestigieuse Harvard Law Review. Devenu adjoint du procureur de Manhattan, il s'illustra en démantelant le clan Gambino* (une des cinq familles de Cosa Nostra).
 
En juillet 2005, le procureur Eliot Spitzer dirige une enquête sur les comptes secrets du Congrès juif mondial. Dans un rapport de 35 pages, il établit que le secrétaire général Israël Singer (par ailleurs président de l'Organisation juive mondiale de restitution) a détourné à son profit au moins 5 millions de dollars de l'association. Pour sa défense, Singer révèle l'existence d'une caisse noire de 2 millions de dollars annuels, créée au bénéfice du président Edgar Bronfman. Face au scandale, les deux hommes démissionnent l'un après l'autre.
 
Il y a quelques jours, le Congrès juif mondial renonçait aux poursuites engagées à l'encontre d'Israël Singer. Celui-ci étant hors de cause, ses amis transmettaient au procureur Johnson III des informations sur une société d'escort, de sorte que ce soit au tour de M. Spitzer de démissionner".

* avec lequel Reuben Sturman avait des accointances (voir même note) 

Source: http://www.voltairenet.org/article155931.html

19:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : spitzer, singer, bronfman

16/03/2008

DU RIFIFI A ANKARA

Il existe des laïcs en Turquie qui ne voient pas d’un bon œil l’islamisation du pays qui s’accentue depuis l’arrivée au pouvoir de l’AKP, le parti de la justice et du développement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

 

Le Procureur de la Cour de cassation turque vient de frapper un grand coup en demandant la dissolution de ce parti ainsi que le retrait de la vie politique pendant cinq ans de 71 de ses membres, parmi les plus illustres. Il reproche à l’AKP de développer des activités anti-laïques, de vouloir transformer le pays en Etat islamique et de détruire le système démocratique : "Le modèle d'islam modéré préconisé pour la Turquie vise à établir un Etat gouverné par la charia et si nécessaire de recourir à cette fin au terrorisme", a-t-il déclaré, précisant : "En Turquie il est évident que les mouvements d'islam politique et le parti en question (AKP) aspirent à terme à un système fondé sur la charia plutôt qu'à un Etat de droit". Il  estime que l'AKP se servira jusqu'au bout du takiyye, qui consiste à dissimuler ses convictions jusqu'à ce que les objectifs voulus soient atteints.

Le Procureur cite aussi la récente libéralisation du voile islamique à l'Université, dont l'application est toujours suspendue à une décision de justice, ou l'invocation des oulémas plutôt que des juges pour trancher des questions de société.

Voilà les faits, qui indiquent que la situation se crispe en Turquie et qui promettent des développements intéressants pour le cas où la Cour constitutionnelle déciderait bel et bien de donner suite à cette demande et d’ouvrir ce dossier brûlant. Elle est composée en grande partie de magistrats nommés par le précédent chef de l’Etat, défenseur de la laïcité.

503070526.jpgQue Erdogan ne soit pas content, on peut le comprendre : "Il s'agit d'une action entreprise à l'encontre de la volonté de la nation (...). Nul ne peut dire que l'AKP est un repaire d'activités anti-laïques. Nul ne peut nous détourner de notre voie" a-t-il affirmé.  

Mais là où ça se corse, c’est de voir les Etats-Unis … et l’Union européenne se précipiter pour voler à son secours, la bouche pleine de propos dégoulinant de vertu qu’ils feraient bien de commencer par appliquer chez eux.

Donc, les Etats-Unis sont absolument indignés de cette initiative. Celle du Procureur, naturellement, pas celles des islamistes dits « modérés »: "Les électeurs se sont prononcés. Leur voeu doit être respecté", a vertueusement déclaré Matthew Bryza, secrétaire d'Etat adjoint, au quotidien turc Zaman. Eh oui, il existe des cas où c’est bien pratique, la volonté des peuples…

2067544366.jpgEt l’Union Européenne s’est empressée d’en rajouter par la bouche du commissaire à l’élargissement, le centriste finlandais Olli Rehn, fervent partisan, vous l’aurez deviné, de l’adhésion de ce grand pays démocratique et européen.

Il paraît donc que la Turquie doit respecter les principes démocratiques présents dans sa Constitution et qu’en conséquence cette décision du Procureur serait en désaccord avec le processus de réforme du pays destiné à favoriser son entrée dans l’UE. Je sais, ce n’est pas très clair, mais ces gens ont l’habitude de parler de façon à ne surtout pas être compris. Ou compris de diverses façons. Au choix.

Il a donc dit : "Les principes démocratiques conformément à la Constitution devraient être également respectés par le système judiciaire". Le voile, les oulémas, tout ça, c’est en réalité parfaitement  démocratique et le Procureur n’a rien compris.

 

Olli Rehn a surtout ajouté cette phrase historique : "Dans une démocratie européenne normale, les questions politiques sont débattues au Parlement et tranchées par les urnes, pas dans les tribunaux". C’est vrai ça, des questions politiques tranchées par les tribunaux, on n’a jamais vu ça, nous. C’est un vrai scandale. Il n’y a vraiment que chez les Turcs qu’on peut voir des choses pareilles.

De quoi se mêlent-ils tous ? A priori, il s’agit d’une affaire intérieure turque, non ? En tout cas, une chose est sûre : ils ont tous bigrement envie de voir la Turquie, même - et peut-être surtout - islamiste jusqu’aux dents, intégrer le gros machin de Bruxelles. Même si pour cela doivent être convoqués le ban et l’arrière-ban des arguments les plus éculés et les plus fallacieux.

15/03/2008

LANCEMENT DU PORNO AUX ETATS-UNIS

A propos de la récente affaire du gouverneur de l’Etat de New York contraint à la démission pour les raisons que vous savez, Eliot Spitzer, un correspondant m’adresse un article de Nathan Abrams qui avait paru en 2004 dans The Jewish Quarterly, article consacré aux juifs dans l’industrie américaine du porno. http://www.jewishquarterly.org/article.asp?articleid=38  
 
J’ai fait quelques recherches, très rapides, et je me suis rendu compte que effectivement, des juifs étaient massivement présents dans cette « industrie » particulièrement juteuse. Et bien dans l’air du temps puisqu’elle procède d’une déshumanisation et d’une marchandisation de l’être humain dont nous pouvons observer la progression et les dégâts dans nos sociétés dites « avancées ». Si réaction il doit un jour y avoir – et nous sommes là pour ça, mais Dieu que c’est ingrat ! -  elle passe obligatoirement par la connaissance de quelques faits. Du style :

1361810315.jpgReuben Sturman : né en 1924 dans une famille de juifs russes immigrés. Un des plus gros bonnets du porno américain. Débute dans les « comic books » dans les années 50, mais se rend vite compte qu’il y a infiniment plus à gagner autrement. Sera le principal distributeur des magazines « pour adultes » des Etats-Unis dès la fin des années 60. Aura quasiment le monopole du porno en Amérique et en Europe jusqu’à son arrestation. Car il connaîtra deux décennies de divers démêlés avec la justice, pimentés par ses accointances avec la mafia américaine. Sera finalement emprisonné en 1989 pour refus de payer ses impôts et pour extorsion. Meurt en prison en 1997.

La famille Hirsch: d’abord le père, Fred, qui se voit offrir un bon job dans le porno par Sturman. Et qui volera ensuite de ses propres ailes en créant en 1978 une compagnie de distribution de vidéos X.

Et surtout le fils, Steven Hirsch : qui fonde en 1984 avec David James, Vivid Entertainment Group, qui est l’un des plus gros producteurs de films pornographiques au monde. Vivid vend ses productions sur son site internet et les distribue également sur le câble ou le satellite. Vous n’aurez aucun mal à comprendre pourquoi et comment les films X sont partout imposés sur les chaînes de télévision. Gare aux réacs qui s’y opposeraient ! Détail croustillant : Vivid ne fait tourner que des acteurs blancs, alors que les studios produisant des films à petit budget  font souvent appel à des acteurs noirs. Ce n’est pas chez eux que vous verrez un homme noir avec une femme blanche. Un 3ème larron, Bill Asher, a rejoint le duo précité.

835921062.jpgAl Goldstein : né en 1936, a fondé le magazine Screw, ainsi que la compagnie Milky Way Productions qui a fait faillite en 2004. Incroyable, à première vue. De faire faillite, s’entend. Ce ponte de l’industrie pornographique aux Etats-Unis a également co-écrit avec Josh Friedman un livre sur sa vie tapageuse: I, Goldstein : My Screwed Life. Et comme il ne manque pas d’humour et qu’il a un besoin urgent de refaire parler de lui, il a fait mine de se présenter à l’érection, pardon, à l’élection présidentielle de cette année.

2023985265.jpgSeth Warshavsky : né en 1973, pionnier de l’industrie pornographique sur Internet, fondateur du groupe Internet Entertainment Group (IEG). Le nom est neutre, le contenu l'est nettement moins. Avait débuté dès le collège en créant une « phone-sex operation ». A la suite de divers scandales et poursuites, a jugé plus prudent, fortune faite de toute façon, d’exporter ses talents à Bangkok où il vit depuis 2001.

Attention, je n’ai pas fait le tour de la question, qui pourrait s’enrichir de quelques autres numéros assez intéressants. Je n’ai survolé que les gros poissons, ceux qui ont lancé le mouvement et l’ont exploité au mieux en s’adaptant aux divers supports. Et en trouvant des clients en masse, hélas, il faut le reconnaître.

17:36 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : industrie, porno, usa, juifs

13/03/2008

A PROPOS DE L’ISLAM…. ET DU NATIONALISME

J’ai reçu le commentaire suivant signé d’ « Abd-el-malik, observateur (corrigé) ». Bien que ne partageant pas forcément toutes ses analyses, je vous le propose en clair car je trouve ce texte fin et pénétrant. Et émanant en tout cas d’un « observateur » qui est certainement bien plus que cela, même « corrigé » (??).

"A tous, salut. La lassitude vite passée, j'espère vivement que Mme Kling reprendra du "poil de la bête" et se remettra à l'ouvrage avec courage, rigueur et talent, comme à son habitude. Ceci étant, voici plusieurs raisons de ne pas se lasser:

1- ce n'est pas parce que la longue marche des nationalistes authentiques vers la gestion des affaires publiques ne constitue pas une courbe constamment ascendante que cela signifie qu'elle est vouée à l'échec; et le temps politique n'est pas le "temps commun", il est un temps d'envergure historique qu'on ne peut saisir sur l'instant. Toujours est-il que pour l'instant, et malgré les inévitables reflux, le nationalisme authentique ne fait que progresser et a encore de beaux jours devant lui.

2- je constate un bouillonnement intellectuel (par exemple, débat entre Soral et les "identitaires", avec des synthèses telle celle que propose avec talent un Boris Le Lay sur son blog) sans précédent au sein de cette mouvance qui, jusque-là sclérosée au point de n'être devenue qu'une simple caricature d'elle-même, semble renaître à elle-même, notamment en se détachant de ce qui l'a toujours plombée jusque-là: le racisme bête et par conséquent haineux et souvent violent. Il ne s'agit pas de prôner le cosmopolitisme, bien au contraire, mais en tant qu'observateur, j'ai souvent vu la lutte contre ce phénomène se muer en réflexe chauvin de très bas niveau et je pense que le racisme (à différencier de l'ethno-différencialisme) a été finalement un piège pour la mouvance nationaliste. On peut prôner le chacun chez soi dans le respect de tous sans haine à l'égard des éléments allogènes.

3- enfin, le réveil de l'Islam authentique qui, chose très peu connue, interdit au musulman de s'installer durablement, et encore moins à demeure, sur une terre non-musulmane. Beaucoup de musulmans quittent l'occident pour raison religieuse (en pratiquant la "hijra", c'est à dire l'exil ou l'immigration dans la voie de Dieu et ce malgré bien des difficultés, car il s'agit souvent de quitter non seulement un magnifique et confortable pays, mais pis encore, son pays natal, le pays de ses racines individuelles, de ses liens et de ses souvenirs d'enfance, le principe étant: Dieu avant sa personne). Il faut faire connaître, prôner et encourager ce mouvement. Malheureusement, l'Islam est souvent caricaturé, si ce n'est calomnié sur la base d'un hypothétique impérialisme musulman désigné dans les médiats par le terme Jihad (qui, soit dit en passant, n'a jamais signifié "guerre sainte", expression inexistante en Islam, mais plutôt "effort", d'où les notions de petit jihad, c'est à dire effort militaire, et de grand Jihad qui désigne le combat contre ses propres passions). L'islam prône le chacun chez soi dans le respect de tous et voit dans la variétés des peuples, couleurs et langues une bénédiction et un signe de la puissance divine. Voilà quelques raisons de ne pas désespérer, parmi d'autres. Bien à vous."

11/03/2008

LA CLAQUE (2)

C’est ainsi que j’avais titré un article sur les résultats du FN au 1er tour de la  présidentielle de l’an dernier. La défaite cinglante, sanglante et sans appel qui avait été la sienne au soir du 22 avril 2007, a hélas également été la nôtre au soir du 1er tour des municipales à Strasbourg.

Alors que nos deux listes conjuguées – Front national et Strasbourg d’abord - faisaient 17% aux municipales de 2001 (9,2 pour nous 7,5 pour le FN), les mêmes deux listes, toujours désunies et se tirant dans les pattes, ont cette fois atteint péniblement … 5%. Oui, 5% : 2,2 pour nous, 2,8 pour le FN. Sur un fond d’abstention record de 46%.

Que dire devant cette Bérézina  qui, partie l’an dernier du FN, a atteint et laminé toute l’ « extrême-droite » sans épargner personne ? Que faire ? Franchement, je l’ignore, et la tentation est très grande de raccrocher, de se dire qu’après tout, à l’impossible nul n’est tenu.

De constater que les Français apparaissent finalement satisfaits d’un système qui les fait vivre encore à peu près correctement pour le moment et qu’ils n’en demandent pas plus. Surtout pas de vagues, pas d’ennuis, pas d’embrouilles, une petite vie bien pépère chacun dans son coin, voilà l’idéal auquel aspirent nos concitoyens. C’est peut-être triste, mais c’est la réalité. Nous, on les emmerde à parler sans arrêt de sujets qui fâchent et qu’ils préfèrent oublier. Parce qu’ils sont convaincus au fond d’eux-mêmes qu’il n’y a plus de solution au problème.

La dimension protestataire du vote, qui a fait les beaux jours du FN, est retombée comme un soufflé mal cuit.  Ce que chacun souhaite maintenant dans ce pays, c’est simplement tirer son épingle du jeu. On aurait pu croire que le désamour d’avec Sarkozy nous profiterait. Erreur profonde, que j’ai commise également. C’est aux socialistes qu’il a profité, car les Français comptent avant tout sur eux pour distribuer plus facilement le fric qui manque dans les caisses. Ce point de détail ne les gêne pas trop. On verra bien…

Bien sûr, et c’est là que – peut-être – réside un espoir, il y a la masse de tous ceux qui se sont totalement détournés de la politique, qui ont voté pendant des années pour l’ « extrême-droite » sans en apercevoir le moindre résultat et qui se sont lassés. Ils ne votent plus du tout à présent, même pour nous, car pourquoi le feraient-ils ? Sommes-nous tellement crédibles ? Désunis, en plus… Pourquoi aller voter pour des gens qui prétendent diriger une ville et qui ne sont même pas capables de présenter une liste commune alors qu’ils défendent la même thématique ? Pas besoin d’avoir fait Sciences-po pour deviner que cet argument-là, basique et de bon sens, a fait des ravages.

 

Je ne vous cache pas mon très profond découragement et mon envie de plus en plus vive de quitter un pays où je me sens étrangère et pour tout dire incongrue. Ce n’est pas forcément mieux ailleurs ? Peut-être, mais je pense qu’il est somme toute plus facile de vivre étrangère dans un pays étranger qu’étrangère dans ce qui fut un jour son pays.