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16/03/2008

DU RIFIFI A ANKARA

Il existe des laïcs en Turquie qui ne voient pas d’un bon œil l’islamisation du pays qui s’accentue depuis l’arrivée au pouvoir de l’AKP, le parti de la justice et du développement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

 

Le Procureur de la Cour de cassation turque vient de frapper un grand coup en demandant la dissolution de ce parti ainsi que le retrait de la vie politique pendant cinq ans de 71 de ses membres, parmi les plus illustres. Il reproche à l’AKP de développer des activités anti-laïques, de vouloir transformer le pays en Etat islamique et de détruire le système démocratique : "Le modèle d'islam modéré préconisé pour la Turquie vise à établir un Etat gouverné par la charia et si nécessaire de recourir à cette fin au terrorisme", a-t-il déclaré, précisant : "En Turquie il est évident que les mouvements d'islam politique et le parti en question (AKP) aspirent à terme à un système fondé sur la charia plutôt qu'à un Etat de droit". Il  estime que l'AKP se servira jusqu'au bout du takiyye, qui consiste à dissimuler ses convictions jusqu'à ce que les objectifs voulus soient atteints.

Le Procureur cite aussi la récente libéralisation du voile islamique à l'Université, dont l'application est toujours suspendue à une décision de justice, ou l'invocation des oulémas plutôt que des juges pour trancher des questions de société.

Voilà les faits, qui indiquent que la situation se crispe en Turquie et qui promettent des développements intéressants pour le cas où la Cour constitutionnelle déciderait bel et bien de donner suite à cette demande et d’ouvrir ce dossier brûlant. Elle est composée en grande partie de magistrats nommés par le précédent chef de l’Etat, défenseur de la laïcité.

503070526.jpgQue Erdogan ne soit pas content, on peut le comprendre : "Il s'agit d'une action entreprise à l'encontre de la volonté de la nation (...). Nul ne peut dire que l'AKP est un repaire d'activités anti-laïques. Nul ne peut nous détourner de notre voie" a-t-il affirmé.  

Mais là où ça se corse, c’est de voir les Etats-Unis … et l’Union européenne se précipiter pour voler à son secours, la bouche pleine de propos dégoulinant de vertu qu’ils feraient bien de commencer par appliquer chez eux.

Donc, les Etats-Unis sont absolument indignés de cette initiative. Celle du Procureur, naturellement, pas celles des islamistes dits « modérés »: "Les électeurs se sont prononcés. Leur voeu doit être respecté", a vertueusement déclaré Matthew Bryza, secrétaire d'Etat adjoint, au quotidien turc Zaman. Eh oui, il existe des cas où c’est bien pratique, la volonté des peuples…

2067544366.jpgEt l’Union Européenne s’est empressée d’en rajouter par la bouche du commissaire à l’élargissement, le centriste finlandais Olli Rehn, fervent partisan, vous l’aurez deviné, de l’adhésion de ce grand pays démocratique et européen.

Il paraît donc que la Turquie doit respecter les principes démocratiques présents dans sa Constitution et qu’en conséquence cette décision du Procureur serait en désaccord avec le processus de réforme du pays destiné à favoriser son entrée dans l’UE. Je sais, ce n’est pas très clair, mais ces gens ont l’habitude de parler de façon à ne surtout pas être compris. Ou compris de diverses façons. Au choix.

Il a donc dit : "Les principes démocratiques conformément à la Constitution devraient être également respectés par le système judiciaire". Le voile, les oulémas, tout ça, c’est en réalité parfaitement  démocratique et le Procureur n’a rien compris.

 

Olli Rehn a surtout ajouté cette phrase historique : "Dans une démocratie européenne normale, les questions politiques sont débattues au Parlement et tranchées par les urnes, pas dans les tribunaux". C’est vrai ça, des questions politiques tranchées par les tribunaux, on n’a jamais vu ça, nous. C’est un vrai scandale. Il n’y a vraiment que chez les Turcs qu’on peut voir des choses pareilles.

De quoi se mêlent-ils tous ? A priori, il s’agit d’une affaire intérieure turque, non ? En tout cas, une chose est sûre : ils ont tous bigrement envie de voir la Turquie, même - et peut-être surtout - islamiste jusqu’aux dents, intégrer le gros machin de Bruxelles. Même si pour cela doivent être convoqués le ban et l’arrière-ban des arguments les plus éculés et les plus fallacieux.

Commentaires

C'est un mauvais calcul de la part de l'UE. Ils vont se rendre impopulaires en soutenant à la fois l'islamisme turc et l'entrée de la Turquie dans l'UE.

"Dans une démocratie européenne normale, les questions politiques sont débattues au Parlement et tranchées par les urnes, pas dans les tribunaux"

Ben c'est peut-être vrai. On sait pas, vu qu'il n'existe pas de démocratie européenne normale.

Écrit par : Nominoé | 16/03/2008

Pardon, mais je vais être très impoli. Ce connard de Finlandais à la gueule enfarinée a-t-il entendu parler de la notion hexagonale de la démocratie (ou démocrasse, ou démocrassouille) qui a cours à l'heure actuelle ? A-t-il entendu parler de la manière dont Napo-le-Minuscule vient de se torcher avec le NON français à la Constitution Maçonnique Européenne ? Si oui, qu'il ferme sa gueule de crétin congénital. Si non, qu'il s'informe avant de nous parler du respect de la volonté du peuple turc !!!

Écrit par : Martial | 16/03/2008

"Dans une démocratie européenne normale, les questions politiques sont débattues au Parlement et tranchées par les urnes, pas dans les tribunaux"

Je viens de réaliser que cette déclaration d'Olli Rehn était aussi une façon de dire que la Turquie peut être un pays européen si elle choisit la démocratie (à l'islamique).

Ben non, ce n'est pas un pays européen. Les Turcs pourraient se convertir au christianisme et à la démocratie, ça ne ferait pas d'eux des Européens.
Et les gouvernements européens auront beau tourner le dos à la démocratie, les Européens n'en seront pas moins européens (même le jour où ils seront devenus minoritaires en Europe).

On est européen parce que nos ancêtres sont européens.

Écrit par : Nominoé | 17/03/2008

EUROPE ET TURQUIE

- Le « Non » au Traité constitutionnelle est encore dans toutes les mémoires. Mais est-ce pour autant l’ « Europe » qui a été ainsi rejetée ? Non, tout le monde en convient ! L’a été une certaine vision, compréhension, conception de l’Europe. Le fameux « sens des mots », trop souvent source d’incompréhension, de confusion …
Et au sein des causes de ce rejet figurent en bonne place la Turquie !

- Alors, ce pays, européen ou pas ?

- Remarquons que répondre par la positive, reviendrait à admettre que l’Iran et l’Irak ont une frontière commune avec le vieux continent... Tout de même estomaquant…

- Décortiquons, autant que faire ce peux en quelques lignes obligatoirement réductrices. Certains mettront en avant le fait que la Turquie est laïque, et que son alphabet est le latin ! Pourquoi donc ne pas l’accepter ?

- Notons d’abord que cette position indique que les frontières (ou leurs absences) ne sont pas que géographiques, elles peuvent également être culturelles.

-Commençons par les géographiques.
La formule de Gaule est connue : l’Europe s’étend de l’Oural à l’atlantique et s’arrête au Bosphore. Cohérent. Mais, en rapport avec notre question, il y a un « hic »… La Turquie se jette sur des deux rives du Bosphore, et les puissances victorieuses du premier conflit mondial qui ont redessinée, avec un trait de plume parfois malheureux, les frontières ont validé cet existant. Aussi, de quel côté faire pencher la balance ? Et si l’ont prenait tout simplement comme unité de mesure le km2 ? Où en trouvent-on le plus ? En Europe ou en Asie ?
Evident, non…

- Frontières culturelles.
Comme « nous », n’est-elle pas laïque, et si l’écriture est un des éléments constituant la culture d’un peuple, comment ne pas mettre en avant son alphabet, latin comme celui que « nous » utilisons ? Effectivement…
Mais tout cela n’est que greffon au devenir incertain… Un risque réel de rejet par la souche existe…
- Osons aborder à présent un sujet tabou, un sujet qui fâche, l’origine chrétienne de l’Europe, de ses valeurs, de sa culture ! Pourtant, est-ce plus choquant que de souligner le poids de l’Islam dans la culture des pays arabes ?
- A la façon d’une plaque photographique classique qui renvoi une image inversée, la laïcité turque est l’inverse de la notre (occultons le fait que la laïcité française n’est pas la laïcité anglaise etc.…) : L’histoire européenne du XX siècle ne manque pas d’exemples -pensons à l’Espagne de Franco- ou un pouvoir « fort » utilise la puissance de l’armée pour imposer une idéologie religieuse au mépris de la laïcité, alors qu’en Turquie, à partir des années 20, le pouvoir a utilisé la force de l’armée pour imposer la laïcité, au mépris de l’idéologie religieuse dominante… D’ailleurs le mot « laïque » est inconnu du vocabulaire arabe et le terme turc utilisé est emprunté au vocabulaire occidental… Car au delà du mot, le concept même véhiculé par « laïcité » est extérieur à l’Islam radical où le rejet de la foi (islamique) ne peut conduire l’ « apostat » qu’à la mort physique ordonnée par un corps social qui en agissant ainsi se purifie… En français cela s’appelle un meurtre, un assassinat, tout comme le sont tout également les « crimes d’honneur », coutumiers en Turquie…
- Revenons en France. La sérénité et le recul que donne l’écoulement du temps, permet de dire que, paradoxalement, et au-delà des déchirements consécutifs à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et à l’opposition des « culs bénis » et des « bouffeurs de curés », la laïcité est aussi fille de la célèbre parole christique « Rendez les choses de César à César et les choses de Dieu à Dieu »… Dans la même veine, pourquoi les « Droits de l’homme » peinent-ils tant à s’imposer et à prospérer en pays musulmans ? Car ils ont été conceptualisés sur le terreau fertile des valeurs chrétiennes, de l’humanisme chrétien, pour devenir l’expression d’un christianisme déchristianisé, d’une foi chrétienne désacralisée, laïcisée…
- Ouvrons une parenthèse. Ne confondons pas tolérance et laïcité.
Nous parlions à l’instant de « bouffeurs de curé », terme né à une époque ou le paysage religieux français métropolitain était majoritairement occupé par le catholicisme. Aujourd’hui existe toujours des « Talibans de la laïcité » qui prônent l’athéisme comme Vérité révélée et rêvent de marginaliser les citoyens qui ont pour défaut d’être croyants et de le dire !
Espagne mauresque : L’arrivée des arabes en Espagne au VIII° siècle mit fin à la persécution dont les Juifs étaient victimes de la part des Wisigoths qui avaient abandonnés l’arianisme pour le catholicisme. Et pendant de nombreux siècles sous domination musulmane, l’Espagne a été une terre de paix et de tolérance pour les trois religions monothéistes ! Comme quoi, Islam n’est pas toujours synonyme de fanatisme et d’intolérance…
- Fermons la parenthèse.
- Quand-à l’alphabet latin, il est entré en Turquie à la même époque que la laïcité et lui aussi au forceps, l’Empire ottoman utilisant l’alphabet arabe, c'est-à-dire il y a moins d’un siècle. Alors que « chez nous », déjà avant les premiers écrits en « français » du XV° siècle, les lettrés qu’étaient les clercs, écrivaient évidement et depuis « toujours » en latin ! (l’alphabet grec et l’alphabet latin sont « frères » comme l’est l’alphabet hébreu avec l’alphabet arabe).

- Aussi, tant pour des raisons géographiques que culturelles, il me semble difficile de prétende que la Turquie puisse avoir vocation à intégrer l’Europe ou la communauté européenne, notions qui sont différentes (La Suisse appartient à la première mais pas à la seconde). Et, pour prétendre le contraire, que l’on ne mette pas en avant un quelconque partenariat économique ! L’Europe peut commercer si elle le souhaite avec l’Afrique du sud sans pour autant que ce pays entre dans l’Europe ! Identique pour la Turquie !

- Prétendrais-je que ce rejet affirmé, que cette position est vérité, réalité objective ? Non...

- Pour prendre conscience de la relativité des certitudes, également des certitudes géographiques, transportons-nous au temps de Rome.

- Si l’Empire romain prétendait à l’universalité, dans les faits, des frontières se sont imposées :
Au nord, l’Ecosse (le mur d’Hadrien).
A l’ouest, évidement l’atlantique.
Au nord/est le Rhin et le Danube.
Au sud l’Afrique noire (les pays de Maghreb étaient partie intégrante de l’Empire -neutralisons Carthage-)
Au sud/est le Tigre et l’Euphrate.
Cela pour souligner que si la géographie peut dire ce qu’est l’Europe, cette définition ne vaut que pour « aujourd’hui » (au sens de l’Histoire).
Si nous demandions à nos contemporains européens où se trouve le centre géographique de l’Europe, qui citerait la capitale de l’Italie ? Personne !
Mais l’Empire s’est construit autour de la Méditerranée avec en son centre cette ville, Rome, elle même située sur cette péninsule, cet appendice pénétrant ce « centre du monde » qu’était la « Grande mer », comme on l’appelait alors.
Toujours à cette époque, le civilisé, était logiquement de type méditerranéen, c'est-à-dire pas très grand, brun et basané. Et le barbare, lui était grand, blond et à la peau très blanche…
Relativité des concepts, disions-nous…
Et parmi ces barbares, il est des tribus germaniques qui allaient nous devenirs « chers » à nous français, celles des Francs…

- Le rapport avec notre sujet ? Dans le monde romain, la région nommée de nos jours Turquie ne posait pas de problème : elle appartenait à l’Empire, tant pour des raisons géographiques que culturelles ! Et elle n’était même pas en zone frontière ! Et le latin, comme ailleurs, y était aussi la langue officielle, administrative !
Mais cela était il y a « deux milles ans »…

- Certitudes, avez-vous un socle digne de ce nom ?

- Pour conclure, maniant le paradoxe, clin d’œil à Edmond Wells et à son Encyclopédie du savoir absolu relatif, je dirais que la Turquie ne fait pas partie de l’Europe et qu’il s’agit là d’une position objective élaborée au sein d’un concept qui lui, ne l’est pas…
Cette affirmation découle d’une prise de conscience selon laquelle il n’y a pas une vision du monde mais plusieurs, indissociables de grilles de lecture, parfois inconscientes, qui sont autant de filtres. Et la pseudo objectivité de la de la stricte géographie s’efface devant le poids de la géopolitique qui elle-même s’efface devant celui de la géoculture, autant de réalités subjectives dans leurs valeurs.

COLPIN Didier

Écrit par : COLPIN Didier | 08/04/2008

Intéressant... mais bien tortueux.

Et si la Turquie ne faisait pas partie de l'Europe pour la bonne, simple, unique ET SUFFISANTE raison que l'immense majorité des Européens (dont la mémoire historique n'est pas si défaillante que ça) n'ont jamais cru et ne croient toujours pas, n'ont jamais voulu et ne veulent toujours pas qu'elle en fasse partie ?...

Et pour la raison concomittante que - n'en déplaise aux cosmopolites mondialisateurs de type Attali, qui ne sont qu'une infime minorité agissante arc-boutée sur la destruction des nations occidentales et autres - l'Europe a été et redeviendra forcément (après être retournée un temps au paganisme comme le chien à son vomi) ce que ces gens-là appellent avec mépris un "club chrétien", faute de quoi elle deviendra islamique de gré ou de force et pour toujours, comme le Kosovo, par la submersion démogaphique turc ET maghrébine ?

La nature - y compris la nature humaine - a en effet horreur du vide, et le vide spirituel actuel, provisoirement comblé par les sectes et une ignominie post-soixante-huitarde à la peau dure, ne va plus pouvoir durer très longtemps. Car la seule source de spiritualité valable, la seule qui ait toujours civilisé, apaisé, construit, embelli, élevé les âmes (en dépit d'inévitables bavures dues à la déchéance originelle de la nature humaine), c'est le christianisme. Ce qui fait évidemment bien enrager les cloportes laïcards, les tabliers en peau de cochon et autres antichrétiens (aussi "bouffeurs de curés" que leurs devancier, malgré la reddtion des curés conciliaires), qui sentent sûrement le vent tourner et qui rentreront bientôt sous les pierres d'où ils n'auraient jamais dû pouvoir sortir.

Écrit par : Martial | 08/04/2008

A propos de la Turquie, donc de l'Europe dont elle ne fait PAS et ne fera JAMAIS partie, il est divertissant de voir et d'entendre nos commentateurs (tous de gauche) mordre dans un citron en rendant compte de la victoire "du milliardaire Silvio Berlusconie" en Italie. Après une législature de gauche, les Italiens en ont eu plus qu'assez. Il ne leur suffisait pas d'avoir viré à titre individuel le gros nul qu'est Romano Prodi : cette fois, ils ont renvoyé la gauche tout entière à ses chères études. Et le maire de Rome, qui conduisait la faction encore majoritaire, s'est pris un râteau magistral. Cela ne lui aura pas réussi, à cet Ostrogoth, d'avoir autorisé le défilé des GLBT dans la Ville éternelle, entre autres actes de nauséeuse démagogie !...

Ce que l'on constate une fois de plus, c'est que chaque fois qu'elle a plongé un pays dans la m...ouise, la gauche se retire au "profit" de la droite, qui doit alors faire le ménage. Et en l'espèce, il va y avoir beaucoup de ménage à faire, surtout à Naples, où l'amoncellement des poubelles en plein air commence à chatouiller les (rares) nuages !... Bien entendu, "le milliardaire Berlusconi" va être obligé de prendre des mesures impopulaires pour redresser la barre. Lorsque ce sera fait, les électeurs (majoritairement abrutis, comme l'exige la démocrasse) remettront la gauche en selle pour une nouvelle série de dépenses somptuaires et d'incuries en tous genres. C'est ce qu'on appelle l'alternance démocrasseuse.

A propos de Prodi, songeons que l'individu - européiste à crever - a longtemps été à la tête de la Commission européenne, cet amalgame de fonctionnaires incapables et irresponsables, MAIS VÉRITABLES GOUVERNEURS DE L'UNION. Sa nullité a été reconnue de tous en Italie, au point qu'on lui a montré la sortie, non sans accélérer son départ en lui faisant la course à l'échalotte. Eh bien, c'est ce même gros nul - incapable de gouverner un pays - qui a prétendu diriger les véritatables gouverneurs de l'Europe !

Cela en dit plus long que tous les discours europhobes et démocrassophobes...

Écrit par : Martial | 15/04/2008

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