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25/11/2007

ALLEZ, NE NOUS OCCUPONS PLUS DES VIEUX GENOCIDES - SAUF UN, NATURELLEMENT - MAIS UNIQUEMENT DES FUTURS

Il n’y a pas qu’en France qu’on prend les citoyens pour de parfaits imbéciles. Les Américains sont bien servis de ce côté-là aussi. En façade et à l’usage des masses, des discours à trémolos sur la démocratie, les droits de l’homme, la liberté, etc. Et derrière, du business, du fric, des politiques à géométrie très variable et des personnages qui aujourd’hui osent jouer les colombes alors qu’ils ne sont vraiment pas équipés pour ça.

Dernière trouvaille aux Etats-Unis : créer un nouveau machin pour aider le gouvernement américain à « prévenir les nouveaux génocides » et autres atrocités. Vous allez voir que l’idée n’est pas bête car dans l’esprit de ses promoteurs il faut dorénavant regarder devant soi. Plus derrière ou à côté.       Enfin, il reste toujours UN cas où il faut encore regarder en arrière. Mais un seul. - Pour le reste, on tire un trait et on recommence.

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Donc, ce machin, qui a été annoncé en grande pompe le 13 novembre dernier à Washington lors d’une conférence de presse, serait co-présidé par Madeleine Albright et William Cohen. Vous commencez à y voir plus clair, n’est-ce pas ? Il est porté sur les fonts baptismaux par le Musée du Mémorial de l’Holocauste des Etats-Unis, l’Institut des Etats-Unis pour la Paix et l’Académie américaine de Diplomatie. Juste une parenthèse pour indiquer que l’Institut des Etats-Unis pour la Paix (USIP), financé par de l’argent public, a été créé en 1984 pour « promouvoir la paix internationale et la résolution des conflits entre les nations et les peuples du monde ». Rien que ça. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a vraiment bien rempli son rôle. Et on comprend que dans ces conditions, il faille créer d’urgence un autre machin encore plus efficace.

Lorsque je parlais de la nécessité de ne plus regarder en arrière, c’est très exactement ce qu’ont répondu à plusieurs reprises les deux sommités citées plus haut aux journalistes qui les pressaient de questions embarrassantes (oui, il paraît que ça se fait encore, aux Etats-Unis). Les journalistes arméniens étaient particulièrement offensifs, qui ont demandé aux deux colombes – je n’ose dire aux deux tourtereaux - pourquoi elles s’étaient fendues d’une lettre à Nancy Pelosi en septembre dernier pour s’opposer à ce que le Congrès examine la résolution sur le génocide arménien. Leurs réponses valent le détour : "Il n’y a pas d’absolu dans ceci - a expliqué Cohen - Il y a un élément de pragmatisme ... Je crois que toute personne travaillant dans la fonction publique doit nécessairement disposer d’un ensemble de facteurs d’équilibrage à prendre en compte."

Et Albright de compléter : "Ce sont des questions qui ont été longuement débattues et elles peuvent entrer dans des déclarations, puis, en dernier ressort, lorsque vous êtes dans le gouvernement (comme nous l’avons été tous les deux) et que vous avez à prendre des décisions très difficiles, vous cherchez une image d’ensemble. Je pense que nous devons l’admettre. Sinon, nous n’allons pas nous en sortir. Ce sont des questions très, très difficiles."

Si les Arméniens n’ont rien compris à ces réponses pourtant claires, c’est qu’ils y mettent vraiment de la mauvaise volonté.

D’autres journalistes ont évoqué la situation en Israël, autre problème épineux, et là encore il leur a été répondu que le groupe de travail (de prévention des génocides futurs) “ne déterminerait pas quelles situations, passées ou présentes, y compris en Cisjordanie et à Gaza, constituaient un génocide.”   C’est vrai ça, ils sont agaçants à toujours regarder là où il ne faut pas … Puisqu’on vous dit qu’on s’occupera des nouveaux génocides.

Petit rappel de qui sont nos deux nouvelles colombes :

Madeleine Albright, née Marie Jana Korbelova en 1937 à Prague dans une famille juive convertie au catholicisme pour échapper aux persécutions, a été nommée ambassadrice aux Nations Unies en 1993. En 1994 avait lieu le génocide au Rwanda, qui ne donna pas lieu de sa part à une vive réaction. En 1996, elle soutiendra les sanctions contre l’Irak et déclarera à cette occasion, à propos des centaines de milliers d’enfants morts en raison de l’embargo : "I think this is a very hard choice, but the price -- we think the price is worth it."( Je pense que c'est un choix très difficile mais le prix –nous pensons que le prix en vaut la peine ). Elle sera secrétaire d’Etat de Clinton de 1997 à 2001 et s’illustrera notamment par sa fermeté dans les Balkans et sa position anti-serbe. Colin Powell dans ses Mémoires raconte qu’elle appuyait l’engagement militaire américain par des arguments du type: "What’s the point of having this superb military you’re always talking about, if we can’t use it?" (A quoi bon avoir cette superbe force militaire dont vous parlez sans cesse si on ne peut pas s’en servir?)

William Cohen était son collègue durant ces mêmes années puisqu’il fut secrétaire à la défense de 1997 à 2001. Il est actuellement à la tête du Cohen Group – services et conseils en matière d’affaires à haut niveau – allié à la DLA Piper, énorme organisation internationale de services juridiques – 3600 avocats basés dans 25 pays. L’un des clients de DLA Piper est le gouvernement turc. Asia Times a relaté le 16 octobre 2007 qu’Ankara dépensait plus de 300 000 dollars par mois en opérations de relations publiques aux Etats-Unis rien que pour empêcher le vote de la résolution sur le génocide arménien. L’ambassade turque paie, elle,  100 000 dollars par mois DLA Piper pour faire du lobbying dans ce sens.

On comprendra qu’à ce prix-là, mieux vaut effectivement regarder droit devant. Et ne pas se laisser distraire par des vétilles.

Source :   www.collectifvan.org                                                     

Commentaires

Comme on a fort mauvais esprit sur ce blog, rappelons un fait éminent à propos de Madeleine Albright :

Toute jeune, Madeleine Albright (si, si, je vous assure : MÊME Madeleine Albright a été jeune !) fut sauvée de la Shoah par des Serbes. Du reste, lorsqu'elle était Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères des Etats-Unis, elle a su témoigner aux Serbes et à leur patrie toute sa gratitude d'ex-persécutée en ordonnant, chapeautant, encourageant et approuvant l'écrasement de la Serbie sous les B 52 des Etats-Unis lorsque les néo-cons américains ont décidé qu'il importait de favoriser l'islamisme en Europe, donc de clouer eu pilori, d'écrabouiller et de réduire en ruines ce qu'il restait de chrétien sur ce continent abandonné de Dieu, notamment en livrant le Kosovo à l'UCK albano-islamiste, terroriste et trafiquant d'armes, de drogues et de femmes, qui avait décidé de conquérir cette province serbe avec la complicité hyperactive des Etats-Unis et de l'Allemagne.

Écrit par : Martial | 25/11/2007

Une photo très réaliste de la sympathique Madeleine Albright :
http://img127.imageshack.us/img127/4528/madeleinealbrightanimwk8.gif

Écrit par : Hervé (pas Ryssen, un autre lol) | 25/11/2007

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