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21/11/2007

LA POLOGNE RECLAME L’EXTRADITION DE HELENA WOLINSKA

La série “bolchevique” semble plonger dans le passé. Pourtant, ces faits ne sont pas si anciens que ça et il peut arriver que ce passé vous rattrape sans crier gare. Même aujourd’hui. La Pologne vient ainsi de présenter officiellement une demande d’extradition européenne pour l’ancienne juge Helena Wolinska, accusée de procès truqués dans les années 50.

643a10bc91a7d64d3f263140e017be12.jpgFajga Mindla Danielak, dite Helena Wolinska, est née dans une famille juive polonaise en 1919. Elle réchappe du ghetto de Varsovie et rejoint la Milice communiste à la fin de la guerre. Elle grimpe très vite dans la hiérarchie du nouveau régime qui s’installe en Pologne puisqu’elle devient juge et procureur.

Elle est accusée  par la Commission d’enquête sur les crimes contre la nation polonaise d’avoir alors procédé à des arrestations illégales, fabriqué des preuves, truqué des procès afin de pouvoir condamner à mort un certain nombre d’ « ennemis du peuple ». En particulier le général-héros polonais  de la seconde guerre mondiale, Emil August Fieldorf. Le général, qui refusa de collaborer avec les communistes après la guerre, fut arrêté illégalement et exécuté en février 1953.

Helena Wolinska quittera le théâtre de ses exploits en 1968 pour s’installer avec son mari, l’économiste marxiste Wlodzimierz Brus, né Beniamin Zylberberg,  en Grande-Bretagne, à Oxford pour être précis. Où son mari, aujourd’hui à la retraite, était professeur. Devenue citoyenne britannique, elle a  88 ans à présent et se plaint de voir resurgir ces spectres du passé : Pourquoi ressortir tout ça, c’est vieux et puis, c’était politique, etc, etc.

Cette fois sera peut-être cependant la bonne. Deux fois déjà, les autorités britanniques ont rejeté la même demande d’extradition pour des « motifs humanitaires », dus à l’âge notamment, et aussi en raison de l’éloignement des faits. Bizarres comme arguments, vous ne trouvez pas ? Reconnaissez qu’ils n’ont guère été retenus dans d’autres circonstances.

Mais c’était avant 2004, date à laquelle la Pologne a rejoint l’Union Européenne. Maintenant, la décision n’appartiendra plus aux autorités britanniques, mais à un juge. Si Helena Wolinska est extradée et jugée, elle encourt 10 ans de prison pour ses crimes.

A la même époque, certains autres de ses collègues ont eu des carrières intéressantes, qui ressurgissent aujourd’hui, de ci, de là. Un en particulier, que la Pologne aurait bien voulu pouvoir juger, et dont nous parlerons demain.

Commentaires

Les crimes nazis aussi sont vieux et puis c'était politique également.

Écrit par : Eric | 21/11/2007

A lire votre article, cela me fait repenser à des événements qui m'ont assez marqué, comme Maurice Papon, Klaus Barbie... à part le déchaînement médiatique.

Écrit par : Olivier V | 21/11/2007

j'attends impatiemment la suite

Écrit par : HerbeDeProvence | 21/11/2007

Les commentaires sont fermés.