Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/11/2007

SANS NOM MAIS NON SANS DESSEIN

84223cb6f32025103b9826b10610eb44.jpgUn livre écrit par Philippe Claudel, maître de conférences à l’Université de Nancy, a obtenu hier le Prix Goncourt des Lycéens, créé par la FNAC en collaboration avec le Ministère de l’Education nationale.

Il s’appelle Le rapport de Brodeck. En voici les grandes lignes.

C’est un village sans nom. Dans ce village sans nom, il y avait un homme sans nom, lui aussi. Il est mort, victime d’un meurtre collectif. C’est horrible. Celui qui n’a pas participé à l’assassinat collectif est chargé d’établir un rapport sur cette terrible affaire. Un rapport destiné à dédouaner les coupables.

On se demande évidemment où cette scène horrifiante a bien pu se dérouler. Quelque part en Ukraine, dans les années 30 ? Ou en Pologne ? Ou en Biélorussie ? Ou au Caucase ? Vous n’y êtes pas. Mais alors, pas du tout. Réfléchissez avant de dire, ou de penser, n’importe quoi.

Cela ne PEUT s’être passé que dans un CERTAIN pays. Et d’ailleurs, nous allons peu à peu deviner lequel: un pays montagneux, où l’on parle un langage germanique. Genre Bavière, ou Autriche, ou Allemagne. Enfin, dans ces coins-là, forcément. On y voit déjà un peu plus clair, non ? Il est question aussi de camps de concentration dans les parages. Surtout ne me répondez pas que ... dans le paradis bolchevique aussi …. C’est totalement HORS SUJET et votre insistance à ce propos paraît décidément de plus en plus louche.  

Ce « rapporteur » si je puis dire, qui se nomme Brodeck, va en dire un peu plus sur lui au fil des pages. Il a dû fuir les pogroms d’un pays non nommé et a réchappé d’un camp d’extermination. L’horreur ne cesse de grandir, les atrocités « quasi-fantasmatiques » se succèdent. Ainsi, on verra même «la femme du dirigeant du camp assistant à la pendaison des détenus, son bébé dans les bras ».

[Là, puisque nous en sommes au chapitre des horreurs, j’ouvre une parenthèse pour vous suggérer d’aller voir ce que raconte Wikipédia sous cheka  - en anglais, j’insiste -  parce que sous tchéka  avec un t en français, vous ne trouverez rien. Cliquez ensuite sur cheka atrocities, et là vous constaterez que la scène de la pendaison était juste un petit jeu de patronage. Et là-bas, hélas, ce n’était pas du roman].

Voilà en tout cas ce qui est proposé aux lycéens : toujours la même version hémiplégique de l’histoire, toujours les mêmes méchants, toujours les mêmes gentils. Ils finiront par faire une overdose.

Commentaires

Trotsky (Lev Davidovitch Bronstein) dans "Leur Morale et la nôtre", écrit en 1938, (année du fameux Programme de Transition) continue de justifier la Terreur rouge en opposant morale bourgeoise et morale prolétarienne. Il dit en gros qu'"une Révolution ne se fait pas en gants blancs". En tant que bourreau accompli, Trostsky ne peut trouver meilleure formule. Les marins et les habitants de Kronstadt (1921) n'ont pas oublié non plus, sans même parler d'autres atrocités accomplies au nom de la classe ouvrière. Cet ouvrage est curieusement peu évoqué par les amis du "Boucher de Kronstadt". Voilà un triste sire qu'il ne faudra jamais lâcher car son cadavre bouge encore. Quant aux "pauvres lycéens" et l'éternel ressassement, ils finissent effectivement par faire une overdose, ce dont je me réjouis.

Écrit par : Novalis | 13/11/2007

Les commentaires sont fermés.