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31/10/2007

LA VOIX DE SON MAITRE

19469a55a50d107fe288c0b507d428df.pngLa semaine dernière étaient rendus publics les résultats d’un sondage mené au niveau mondial, Voice of the People Survey, qui nous apprenaient que la population mondiale était lasse de l’Iran… et des Etats-Unis, et souhaitait un affaiblissement de leur influence. Je suppose que l’absence des Etats-Unis à ce stade aurait paru quand même par trop suspecte. On apprenait dans la foulée que les braves citoyens du monde souhaitaient aussi un affaiblissement de l’influence de la Chine et de la Russie.

Les absences sont souvent plus révélatrices que les présences, n’est-ce pas ? Je me suis demandé si, éventuellement, la population mondiale n’était pas lasse aussi d’un autre pays? Allez savoir … Mais justement, de celui-là, le sondage ne pipait mot.

J’ai donc eu envie d’en savoir un peu plus sur ses commanditaires.

53 749 citoyens  de 68 pays des cinq continents ont donc été interrogés en juin et juillet derniers sur les problèmes mondiaux et leur perception desdits problèmes. Cette enquête a été initiée et menée par l’Institut Gallup International en coopération avec le Conseil européen sur les relations étrangères (ECFR), « centre de recherches » basé à Londres.

L’Institut Gallup International est présenté comme une association suisse à but non-lucratif. Il continue certes à porter le nom du Dr George Gallup, pionnier américain des enquêtes d’opinion, mort en Suisse, mais depuis 1988 il est présidé par Jim Clifton, qui vit à Washington. Gallup International se considère comme l’un des plus grands think tanks mondiaux et se glorifie de voir ses enquêtes prises en compte au Forum annuel de Davos.

Ces grands sondages mondiaux destinés à « refléter » les opinions publiques ont débuté en 2002. Juste après les attentats de septembre 2001.

Très intéressant aussi est le Conseil européen des relations étrangères (European Council on Foreign Relations – ECFR), tout nouveau tout beau car lancé officiellement ce mois-ci. Sachez, bonnes gens, que nous pouvons tous être tranquilles et dormir sur nos deux oreilles car des sommités veillent sur nous et pensent à tout à notre place. Les 50 membres fondateurs de ce nouveau machin européen sont tous d’anciens présidents, ministres, parlementaires, intellectuels, des pays membres de l’Union Européenne et des pays candidats. A ce propos, vous serez heureux d’apprendre que l’une des tâches prioritaires que s’est fixé l’ECFR est l’intégration des Balkans – Turquie incluse bien entendu – dans l’Union. Sans parler de l’adoption du Traité, une priorité également.

L’ECFR, qui a les moyens, a ouvert des bureaux dans sept capitales : Berlin, Londres, Madrid, Paris, Rome, Sofia, Varsovie. Le principal initiateur du projet, et son président, est George Soros. Né en Hongrie en 1930, il est devenu célèbre pour ses activités de spéculation sur les devises et autres activités philanthropiques. Il est actuellement président de Soros Fund Management et de l'Open Society Institute. Il est le fils de Teodoro Ŝvarc, écrivain juif hongrois, docteur, avocat et espérantiste.

A présent, vous vous demandez sans doute qui sont les Français admis à ce cénacle distingué ? Vous ne serez pas déçus : il s’agit d’Alain Minc, de Dominique Strauss-Kahn, de Christine Ockrent (bien qu’elle apparaisse sur la liste comme étant Belge) et de Diana Pinto. J’avoue que j’ignorais qui était cette dernière. J’ai donc cherché et j’ai trouvé ceci : « Diana Pinto. Historienne. Née d'une famille juive italienne, éduquée aux Etats-Unis et vivant en France. Diplômée et Docteur en Histoire de Harvard, elle est auteur en France de « Entre deux mondes » (Odile Jacob 1991). Spécialiste du pluralisme démocratique, ancienne consultante auprès du Conseil de l'Europe pour la société civile en Europe de L'Est. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la nouvelle présence juive dans l'Europe pluraliste d'après 1989. »

bc24425b631ba09ec7a51362bb5cccf6.jpgJe termine sur une note plutôt amusante de ce sondage : à une question sur le niveau de « démocratie » de leur pays, il paraît que les Français ont été 26% à estimer que leur pays était gouverné selon la volonté du peuple. Et les Allemands, 18%. Ce qui signifie en clair que 74% des Français et 82% des Allemands considèrent que le niveau de « démocratie » laisse beaucoup à désirer chez eux.

Ce qui n’a pas l’air de troubler le moins du monde ceux qui ont fait réaliser et payé le sondage. Parler de démocratie, ça ils sont d’accord. Ils ne font que ça à longueur de temps. Quant à la mettre en œuvre…. Vous n’y pensez pas, j’espère ?  Où irions-nous ?

30/10/2007

IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX… (6)

MOISSEI OURITSKY

Voilà encore un révolutionnaire qui promettait beaucoup, avant que sa carrière ne soit prématurément interrompue alors qu’il oeuvrait pourtant à l’édification d’un monde meilleur.

Moïssei Ouritsky naît en 1873 dans une famille juive d’Ukraine et fait ses études à l’Université de Kiev dont il sort diplômé en 1897. Ce qui prouve, au passage, que dans cet empire tsariste si follement antisémite, on pouvait, même juif, faire des études normales à l’université.

Et même voyager, puisqu’il se rend au Congrès socialiste de Londres en 1903 et collabore, de Scandinavie, au quotidien socialiste internationaliste Naché Slovo (Notre parole), publié à Paris. Il est alors menchevik.

En 1917, on le retrouve en Russie où il rallie les bolcheviks et se fait élire au Comité central du Parti en juillet. A ce titre, il participe activement, avec Trotsky, à la révolution d’octobre.

Dès décembre 1917 est créée la Commission extraordinaire panrusse pour la répression de la contre-révolution et du sabotage, plus connue sous le doux nom de tchéka. La police secrète bolchevique va désormais faire régner la terreur et accumuler les crimes, reléguant les activités de l’okhrana, l’ancienne police secrète tsariste, au rang d’aimables divertissements.

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Ouritsky devient le chef de la tchéka de Petrograd (Saint-Pétersbourg), mais hélas - pour lui - il se fait assassiner le 30 août 1918 par un coreligionnaire, l’étudiant socialiste-révolutionnaire Leonid Kannegisser, désireux de venger l’exécution d’un ami. Il n’aura de ce fait pas eu le temps de démontrer l’étendue de ses talents.

Il se trouve que le même jour, un attentat sera dirigé contre Lénine. Les deux agressions ne sont pas liées, mais elles serviront néanmoins de point de départ à la Terreur rouge.

Dès le lendemain, 31 août 1918, on pourra lire dans la Pravda ce véritable appel au meurtre: « Travailleurs, le temps est venu pour nous d’anéantir la bourgeoisie, sinon vous serez anéantis par elle. Les villes doivent être implacablement nettoyées de toute la putréfaction bourgeoise. (…) L’hymne de la classe ouvrière sera un chant de haine et de vengeance ».

Un décret du 5 septembre « légalise » le déferlement de haine, de violence et de meurtres qui va désormais s’abattre sur tous les « contre-révolutionnaires ». Ce qui est alors projeté, et mis en chantier, c’est l’extermination pure et simple de certaines classes de la société, déclarées indignes de vivre. Des milliers, voire des dizaines de milliers, de victimes périront durant le seul automne sanglant de 1918.

(plus haut : emblème de la tchéka : épée et bouclier)

29/10/2007

QUE SONT DEVENUS LES REVOLUTIONNAIRES ? PLUTOT BIEN RECASES, EN FRANCE !

Je vais reparler de télévision car une émission proposée hier soir sur LCP/Public Sénat, chaîne dirigée par Jean-Pierre Elkabbach, m’a fortement attirée. Je ne l’ai pas regardée, je le précise tout de suite, mais c’était parfaitement inutile. Sujet et invités étaient en concordance parfaite et il n’y avait vraiment aucune surprise à attendre.

Son titre: Où, quand, comment ? L’histoire, sous-titrée Que sont devenus les révolutionnaires ?

Et trois invités : Alain Krivine, Alain-Gérard Slama, Michael Löwy.

Eux seuls. Difficile dans ces conditions de ne pas conclure que la révolution serait donc bel et bien en quelque sorte une « spécialité » juive et que certains sont de ce fait nettement plus habilités que d’autres pour en parler. Notez que je m’en doutais un peu  – ce ne sont pas les exemples tirés de la révolution bolchevique qui manquent, nous sommes bien placés pour le savoir - mais en voilà  une démonstration supplémentaire,  qui arrive tout à fait à propos.

C’est que le Yiddishland révolutionnaire n’est pas une invention d’antisémite patenté. D’ailleurs, dans les années 70, une blague faisait bien rigoler à la LCR : «Pourquoi ne parle-t-on pas yiddish au bureau politique de la Ligue communiste? Parce que Bensaïd est séfarade! »

Ce qui n’empêchait pas Alain Krivine – premier invité hier soir - de déclarer : «Moi, le milieu juif ne m'a rien apporté pour ce qui est de la politique. Mais, pour beaucoup, c'est un fait central. Jean-Charles Michaloux, Henri Weber... beaucoup sont passés par l'Hachomer Hatzaïr, qui a façonné une bonne partie de l'extrême gauche française. Lutte ouvrière ne se comprend pas sans cela. Michel Rodinson, le fils de Maxime, directeur de la publication de LO, en vient aussi. Depuis les années 60, LO y faisait de l'entrisme et recrutait en force. L'Hachomer avait une dimension militaire qui, je m'en souviens, fascinait les jeunes. Dans les camps, il y avait le salut au drapeau, des officiers venant de kibboutzim encadraient les jeunes et leur apprenaient les principes de l'organisation paramilitaire... » Je précise que l'Hachomer Hatzaïr, « la jeune garde », est une organisation de scouts sionistes de gauche.

Et les choses n’ont pas dû changer depuis car Alain Krivine, qui avait reçu une volée de bois vert de la part de Roger Cukiermann, alors président du CRIF, en raison de ses propos sur Israël, s’en était plaint en ces termes : « De là à nous traiter de « rouges-bruns » ou d’antisémites, il y a un pas que seuls certains dirigeants de la communauté juive ont osé franchir (…) Se défendre face à de telles attaques, c’est absurde, c’est du délire. Surtout quand on connaît le nombre de juifs dans le bureau politique de la Ligue ».

Deuxième invité : Michael Löwy, né au Brésil de parents juifs viennois, directeur de recherche au CNRS et auteur de nombreux livres, dont Rédemption et Utopie, le judaïsme libertaire en Europe centrale – Une étude d’affinité élective. (Par libertaire, il faut comprendre « anarchiste »).

Dans une critique de cet ouvrage, Daniel Colson écrivait ceci : « L’importance numérique des militants d’origine juive dans l’histoire du mouvement libertaire n’est pas seulement due aux circonstances ou aux intérêts de classe. M. Löwy montre qu’il s’agit, de façon beaucoup plus profonde, d’une véritable "affinité élective", entre l’anarchisme naissant et l’extraordinaire vitalité culturelle et sociale que connaissent au même moment les communautés juives d’"Europe centrale". La précision géographique est importante. Il ne s’agit pas de n’importe quel foyer culturel juif. Alors que le judaïsme occidental (en France et en Angleterre plus particulièrement), mieux intégré dans des révolutions bourgeoises plus anciennes, participe d’une conception républicaine et rationaliste du monde (à l’exception notable de Bernard Lazare),  l’Europe Centrale, sous influence germanique, voit fleurir un fort courant de pensée que, faute de mieux, M. Löwy qualifie de "messianisme historique". Pendant plus de cinquante ans il y aurait eu une rencontre entre la pensée juive de cette aire culturelle et l’aspiration libertaire à une transformation radicale de la société, plus particulièrement à travers son expression "anarcho-syndicaliste", avec l’idée de "grève générale" insurrectionnelle et révolutionnaire, le "grand soir" qui a si longtemps hanté l’imaginaire ouvrier, en particulier dans les pays latins ».

Troisième invité : Alain-Gérard Slama, professeur d'histoire des idées politiques et maître de conférence en droit et en littérature à l'Institut d'études politiques de Paris. Egalement journaliste, éditorialiste au Figaro, chroniqueur du magazine Le Point et sur France Culture. Il est catalogué « à droite », mot désormais dépourvu de toute signification politique, nous le savons bien. Dans son dernier ouvrage, traitant de l’identité, Le siècle de Monsieur Pétain, il a écrit ces fortes pensées :

« Ceux qui, dans notre pays, refusent de voir que les intégristes de l’UOIF ne feront, tôt ou tard, qu’une bouchée des modérés au sein du Conseil français du culte musulman ; ceux qui croient possible de réussir l’intégration de croyants et de nostalgiques d’un autre âge au prix de la mise en place de discriminations positives et d’une révision de la loi de séparation de 1905 destinée à assouplir la règle selon laquelle l’État ne subventionne et ne salarie aucun culte devraient y réfléchir : le fondamentalisme n’est pas soluble dans le multiculturalisme. La vigilance d’un État rationnel laïc, impartial, veillant à l’égalité de tous devant la loi, mais aussi garant intraitable de la neutralité de l’espace public - ce qui exclut qu’il soit neutre face à l’intolérance - est devenue non seulement une exigence de liberté, mais, pour nos fragiles sociétés, une condition de vie ou de mort ».

Voilà ce qu’il écrit aujourd’hui, alors que l’incendie flambe à tous les étages de la maison. Je ne me souviens pourtant pas d’avoir entendu Monsieur Slama s’opposer – tout comme Finkielkraut et bien d’autres – à la LICRA et consorts au cours de toutes ces années où ces organisations dites « antiracistes » faisaient entrer par tous les moyens possibles une immigration de masse dans notre pays et prônaient un droit à la différence qui a précisément abouti à la situation que nous connaissons. Le tout avec la bénédiction des pseudo « intellectuels » .

Mais il est vrai, et cette émission est bien éclairante aussi sur ce point, que dans ce pays, certains ont le droit de parler et d’autres pas. Toujours et éternellement les mêmes, d’ailleurs. Même les « débats » ou plutôt la parodie qui en tient lieu, se déroulent strictement à l’intérieur du même cercle de ceux qui « savent » tout sur tout. 

En fait, c’est Alain Krivine qui a été invité cette fois. Mais certains de ses copains de mai 68 auraient tout aussi bien convenu  : Alain Geismar le maoïste par exemple, aujourd’hui inspecteur général de l’éducation nationale (eh oui !). Ou Daniel Cohn-Bendit, devenu notable européen.

26/10/2007

DEMAIN SAMEDI 27 OCTOBRE A PARIS:

1er anniversaire de la revue SYNTHESE NATIONALE, sur le thème :

FACE AUX DANGERS QUI MENACENT NOTRE CIVILISATION, COMMENT DÉFENDRE NOTRE IDENTITÉ ?

De 13h30 à 18h30, Grande salle du Théâtre de l’Asiem, 6, rue Albert de Lapparent 75007 Paris (Métro Ségur)

Seront présents à cette manifestation : Bernard Antony Président de Chrétienté Solidarité ; Alexis Arette Ancien syndicaliste agricole ; Nicolas Bay Secrétaire général du MNR ; Martial Bild Directeur de Français d’abord ; Odile Bonnivard Porte- parole de Solidarité des Français ; Jérôme Bourbon Journaliste à Rivarol ; Xavier Guillemot Directeur de l’Idée bretonne ; Roland Hélie Directeur de Synthèse nationale ; Anne Kling Défendons Notre Identité ; Bruno Larebière Le Choc du Mois ; Frédéric Pichon Europae gentes ; Olivier Pichon Directeur de Monde et Vie ; Philippe Randa Ecrivain et éditeur ; Fabrice Robert Président du Bloc identitaire ; Catherine Robinson Journaliste à Présent ; Pierre Sidos Président de l’Oeuvre française ; Chantal Spieler Présidente de Solidarité alsacienne ;  Robert Spieler Président d’Alsace d’abord ; Jean-François Touzé Conseiller régional FN d’Ile-de-France ;  Pierre Vial Président de Terre et Peuple

Invité d’honneur : Filip Dewinter, député (Vlaams Belang) d’Anvers

De 14 à 16 h : Tables rondes; de 16 à 18 h. 30 : Interventions. Nombreux stands : Livres, journaux, blogs, associations…

Participation : 6 € - Venez nombreux !

www.synthesenationale.com

CE N’EST PAS DE LA PROMOTION DE L’HOMOSEXUALITE, NON, NON, NE CONFONDONS PAS !

Les téléspectateurs étaient drôlement gâtés, hier soir. On a vraiment tâché de leur ouvrir l’esprit de toutes les façons possibles. Si ça ne marche pas, ce ne sera en tout cas pas la faute de ceux qui mijotent les programmes. J’aimerais bien savoir de qui il s’agit, d’ailleurs…

Bref, le même soir et à une heure de grande écoute dans les deux cas – 20h50 et 20h – ils ont eu droit à :

L’homme de sa vie. « En vacances dans la Drôme avec femme et enfant, un homme fait la connaissance d’un nouveau voisin, homosexuel, qui ne tarde pas à le troubler », sur Canal + Décalé (ô combien !).

J’ai deux mamans. « Le combat de Marie-Laure et Carla pour faire accepter leur famille homoparentale sert de point de départ à une réflexion sur la parentalité et la définition de la famille ».

Vous allez voir comme c’est amusant, coïncidence sans doute, mais L’homme de sa vie est l’œuvre de la réalisatrice-actrice Zabou Breitman et J’ai deux mamans est passé sur LCP/Public Sénat, chaîne dirigée par un certain Jean-Pierre Elkabbach. Curieux, non ? De quoi apporter un peu d’eau (pas très claire) au moulin des thèses défendues avec ardeur par notre ami Hervé.

Mais je suis une mauvaise langue avérée. Car Zabou Breitman a nettement déclaré qu’il n’avait pas été question pour elle de faire un film sur l’homosexualité, mais sur le « questionnement sur la recherche de l’harmonie avec soi-même ». Ce qui est quand même tout à fait différent, n’est-il pas ? Lors de cette même interview  de Tribune Juive lui avait été posée l’inévitable question : « Au cours de votre carrière, vous avez été confrontée à l’antisémitisme. Que s’est-il passé ?

On fait toujours un amalgame sur l’histoire de mon nom. Je me suis appelée Zabou car il y avait déjà une Isabelle dans l’équipe de « Récré A2 » où je travaillais.(…) Ce n’est que par la suite que j’ai vécu une affaire épouvantable. Je faisais des photos que j’avais réussi à vendre à un magazine. Mais le directeur m’annonce qu’il a déjà une exclusivité avec une agence. Il me dit : « Vous savez ce qu’est une exclusivité ? Vous avez fait ça pour l’argent ? » Il insiste : « Mais si, vous avez fait ça pour l’argent, ça ne m’étonne pas, rappelez-moi votre vrai nom déjà ? » Là, je me suis figée et lui ai rétorqué un « Pardon ? » sur un ton glacial. « Je me comprends très bien », a-t-il conclu. Cette phrase est entrée dans ma tête pour ne plus jamais en sortir. Jusqu’au jour où j’ai repris mon nom. J’étais fière vis-à-vis de mon grand-père. »

C’était effectivement une affaire épouvantable, le mot n’est pas trop fort. Et toute la carrière de Zabou Breitman est marquée par un antisémitisme bestial et viscéral, chacun peut s’en rendre compte.

25/10/2007

IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX… (5)

IAKOV SOLOMON, dit SVERDLOV

d8aba1d1e11ce864ac5959a501b45890.jpgIl naît dans une famille juive à Nijni-Novgorod en 1885. Sa carrière d’agitateur, comme celle de ses collègues, débute très tôt et il participe à la révolution de 1905 dans les rangs bolcheviques. Durant les années qui suivent, il fait l’un ou l’autre séjour en Sibérie d’où il est libéré à la révolution de février 1917.

Proche de Lénine, et bon organisateur, il fait partie du Comité militaire révolutionnaire qui met sur pied l’insurrection armée d’octobre qui donnera le coup d’envoi à la révolution. Il est également membre du Comité central du Parti.

Dès novembre 1917, il devient même président de ce Comité exécutif central, soit l’équivalent de chef de l’Etat.

C’est dans cette fonction qu’il produira son coup d’éclat. C’est en effet sur son ordre que sera assassiné, sans jugement, le tsar Nicolas II à Iekaterinbourg, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918. Cette tuerie, qui devait du passé faire table rase, sera perpétrée par la tchéka locale sous les ordres de Iakov Iourovski, lui-même né dans une famille juive orthodoxe. Onze personnes trouveront la mort: le couple impérial, ses cinq enfants et des membres de leur personnel.

L’avancée des forces contre-révolutionnaires avait fait redouter aux bolcheviques une éventuelle libération du tsar et Iourovski avait reçu de Moscou le message suivant : « Informé de la menace que font peser les bandits tchécoslovaques sur la rouge capitale de l’Oural et prenant en considération le fait que le bourreau couronné, en se dissimulant, pourrait échapper à la sentence du peuple, le Comité exécutif, exécutant la volonté du peuple, a décidé de fusiller le ci devant tsar Nicolas Romanov, coupable d'innombrables crimes sanglants. »

Pour honorer sa mémoire, et commémorer ce haut fait, la ville de Iekaterinbourg porta le nom de Sverdlovsk jusqu’en 1991, date à laquelle elle reprit son ancienne dénomination.

Sverdlov ne survivra pas longtemps à ses victimes – et cette fois Staline n’y sera pour rien - car l’année suivante, en 1919, parcourant le pays durant la guerre civile, il est victime d’une épidémie de grippe espagnole et meurt dans la ville russe d’Oryol.

L’un de ses frères, Zinovi Pechkoff, eut plus de chance que lui et mourut tranquillement à Paris en 1966. La vie de ce personnage est un vrai roman. Né en 1884, il sera le protégé de Maxime Gorki, puis voyagera de par le monde, connaissant maintes aventures et s’engagera même dans la Légion étrangère. Il sera toujours hostile aux bolcheviques. Naturalisé Français, il deviendra diplomate, général et finira gaulliste convaincu. Il sera, entre autres, notre ambassadeur au Japon de 1946 à 1950. En 1952, le gouvernement le fait Grand Croix de la Légion d'Honneur, distinction qui touche au plus profond de lui-même le jeune voyou de Nijni-Novgorod qu’il fut jadis.

Il aura, à cette occasion, ces mots superbes : "Je savais bien que je serais tellement ému que je ne pourrais pas dire ce que je voudrais à cette occasion, tant je suis confus vis-à-vis de moi-même de recevoir cette suprême distinction. D'autres disent : récompense. La France n'a pas à me récompenser. C'est moi qui ne sais pas comment m'acquitter de toute sa bonté, de toute son indulgence pour mes très modestes services. C'est moi qui dois tout à la France. La France m'a adopté parmi ses fils, la France m'a permis de vivre utilement ma vie. La France m'a inspiré et donné ce grand bonheur, le grand honneur de Servir. Et celui qui sert la France sert en même temps tout ce qu'il y a de juste, tout ce qu'il y a de grand. La France donne à celui qui la sert la certitude de la clarté."

Nous étions en 1952. Autant dire sur une autre planète.

24/10/2007

IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX… (4)

Tous les hommes, ou femmes, dont il est question ici, quel que soit le poste occupé, ont été complices du régime qu’ils ont créé et servi. Les malheurs qui ont pu leur arriver suite à la prise de pouvoir de Staline furent occasionnés, non par une dénonciation des crimes du régime survenus DES LE DEBUT, mais uniquement par des luttes intestines de pouvoir.

GRIGORY APFELBAUM, dit ZINOVIEV

4081f84d8973765a3f41205b8befadac.jpgCe bolchevique de la toute première heure – il est membre de la faction dès sa création en 1903 – est né dans une famille juive de Yelizavetgrad, en Ukraine. Cette ville connaîtra la gloire de se dénommer Zinovyevsk de 1923 à 1935. Après, évidemment, les malheurs survenus à son illustre parrain la feront retomber de son piédestal. Mais n’anticipons pas.

Zinoviev est très proche de Lénine durant toutes les années qui précèdent 1917. Il se trouve, comme lui, en Suisse lorsque les troubles éclatent et il fera partie du célèbre voyage en train qui ramène les bacilles de la peste dans ce que je n’ose appeler la mère patrie, en avril 1917.

En octobre, Zinoviev (ainsi que Kamenev) va s’opposer à Lénine à propos de la marche à suivre pour s’emparer du pouvoir. Cela nuira à son avancement et Trotsky devient le n°2 du régime. Homme ambitieux, Zinoviev fera tout dès lors, de 1918 à 1925, pour miner la position de son rival.

Mais la révolution a besoin de toutes les énergies pour combattre les « ennemis du peuple » et dès 1918, Zinoviev redevient membre du Comité central du Parti, puis membre du Politburo en 1919. Cette même année, est créée l’Internationale communiste, le Komintern, dont il assure la présidence. C’est lui qui aura désormais la lourde tâche de répandre les bienfaits de la révolution bolchevique sur la terre entière.

Il est par ailleurs « gouverneur » de la région de Petrograd. C’est à ce titre qu’il reçoit, en juin 1918, cette missive de Lénine : « Camarade Zinoviev ! Nous venons juste d’apprendre que les ouvriers de Petrograd souhaitaient répondre par la terreur de masse au meurtre du camarade Volodarski et que vous (pas vous personnellement, mais les membres du comité du Parti de Petrograd) les avez freinés. Je proteste énergiquement ! Nous nous compromettons : nous prônons la terreur de masse dans les résolutions du soviet, mais quand il s’agit d’agir, nous faisons obstruction à l’initiative absolument correcte des masses. C’est i-nad-mis-sible ! Les terroristes vont nous considérer comme des chiffes molles. L’heure est ultra-martiale. Il est indispensable d’encourager l’énergie et le caractère de masse de la terreur dirigée contre les contre-révolutionnaires, spécialement à Petrograd, dont l’exemple est décisif. Salutations. Lénine ».

Le « pas vous personnellement » ne devait pas être une formule de politesse car en septembre de la même année, Zinoviev clamait sans détours : « Pour défaire nos ennemis, nous devons avoir notre propre terreur socialiste. Nous devons entraîner à nos côtés disons quatre-vingt-dix des cent millions d’habitants de la Russie soviétique. Quant aux autres, nous n’avons rien à leur dire. Ils doivent être anéantis ».

Ce qui faisait déjà dix millions d’êtres humains passés sans états d’âme dans les pertes et profits. Mais finalement, nos révolutionnaires assoiffés de justice sociale et de paix universelle firent beaucoup mieux que ça.

Durant la maladie de Lénine, de 1922 à 1924, Zinoviev sera l’une des figures les plus puissantes du régime. Il fera partie de la troïka au pouvoir avec Staline et Kamenev, contre Trotsky. Ce bel équilibre ne dure cependant pas et dès 1926, les ennuis pleuvent sur lui. S’étant imprudemment opposé à Staline, et rapproché de Trotsky, il est expulsé du Politburo en 1926, puis du Komintern, puis du Comité central.

A partir de ce moment-là, il suivra très exactement le même parcours que Kamenev, auquel je vous renvoie (n°3 de la série) : éjecté du Parti, puis réintégré après autocritique. Puis éjecté à nouveau, puis réintégré une fois de plus. Jusqu’au procès de Moscou où ce compagnon de la première heure de Lénine, désormais inutile, sera condamné. Il est exécuté en même temps que Kamenev et d’autres en août 1936.

23/10/2007

LE MULTICULTURALISME, VOILA L’ENNEMI !

34a30c5440fca45f37609df8fd3abe79.jpgLa vérité sortirait-elle de la bouche des Anglais? Tenez-vous bien car vous allez être secoués : le chef des rabbins d’Angleterre – soit la plus haute autorité juive du pays - vient de publier un livre où il descend en flammes….le multiculturalisme.

Parfaitement. Le multiculturalisme engendre la ségrégation, étouffe la liberté d’expression et menace la démocratie. Je m’en doutais un peu, notez. Mais imaginez que ce soit nous qui le disisons… Là, ce n’est pas pareil, c’est un rabbin qui tient ces propos iconoclastes. Il a donc le droit d’exprimer un point de vue qui serait insoutenable pour tout autre.

Ce rabbin s’appelle Jonathan Sacks et son livre The Home We Build Together. Recreating Society (La maison que nous construisons ensemble. Rebâtir la société) n’est pas vraiment passé inaperçu outre Manche.

Sa thèse, c’est qu’au départ - du multiculturalisme - les intentions étaient bonnes (bien que nous ayons quelques doutes sur la question, nous autres…).  Mais finalement, au lieu de conduire à l’intégration, le multiculturalisme a favorisé son exact contraire, la ségrégation. Sacks considère que la vie politique de son pays est empoisonnée par la montée des revendications identitaires, les minorités se battant d’abord pour des droits, puis à présent pour des traitements spéciaux. Le processus, a-t-il déclaré, a commencé avec les juifs et s’est poursuivi avec les noirs, les femmes et les homosexuels. Cela a abouti à de profondes divisions dans la société.

Il ne mâche pas ses mots, parlant d’une culture de victimisation qui dresse les groupes les uns contre les autres, chacun clamant que sa souffrance, son oppression, son humiliation sont plus grandes que celles des autres. Il déclare carrément : « La démocratie libérale est en danger. (…) Les politiques de liberté risquent de devenir des politiques de peur ».

Interviewé par le Times, Sacks a revendiqué le caractère politiquement incorrect de son livre, mais dans le sens le plus élevé du terme (selon lui, je précise).

Ce qui ne l’empêche nullement de soutenir à fond les écoles juives en Grande-Bretagne, les jugeant compatibles, elles, avec l’intégration. Car vous l’avez bien sûr deviné, ce sont d’autres « groupes » qui sont visés. Suivez mon regard…Des groupes qui ont l’incroyable prétention de vouloir imiter les précurseurs dans le job.

Sir Jonathan Sacks est très médiatisé outre Manche, et les jugements sur sa personne sont  plutôt divers au sein de la communauté juive anglaise, forte de quelque 260 000 membres. Les orthodoxes, notamment, ne lui ont pas pardonné d’avoir suggéré dans son précédent ouvrage que la foi [juive] ne contenait peut-être pas la vérité absolue.

Et en 2002, dans une interview, il avait révélé que beaucoup de choses qui se passaient en Israël le rendaient « very uncomfortable as a Jew ».

Bref, dans l’ensemble, un type plutôt sympa, non ?

Source :http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/JPA...