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30/10/2007

IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX… (6)

MOISSEI OURITSKY

Voilà encore un révolutionnaire qui promettait beaucoup, avant que sa carrière ne soit prématurément interrompue alors qu’il oeuvrait pourtant à l’édification d’un monde meilleur.

Moïssei Ouritsky naît en 1873 dans une famille juive d’Ukraine et fait ses études à l’Université de Kiev dont il sort diplômé en 1897. Ce qui prouve, au passage, que dans cet empire tsariste si follement antisémite, on pouvait, même juif, faire des études normales à l’université.

Et même voyager, puisqu’il se rend au Congrès socialiste de Londres en 1903 et collabore, de Scandinavie, au quotidien socialiste internationaliste Naché Slovo (Notre parole), publié à Paris. Il est alors menchevik.

En 1917, on le retrouve en Russie où il rallie les bolcheviks et se fait élire au Comité central du Parti en juillet. A ce titre, il participe activement, avec Trotsky, à la révolution d’octobre.

Dès décembre 1917 est créée la Commission extraordinaire panrusse pour la répression de la contre-révolution et du sabotage, plus connue sous le doux nom de tchéka. La police secrète bolchevique va désormais faire régner la terreur et accumuler les crimes, reléguant les activités de l’okhrana, l’ancienne police secrète tsariste, au rang d’aimables divertissements.

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Ouritsky devient le chef de la tchéka de Petrograd (Saint-Pétersbourg), mais hélas - pour lui - il se fait assassiner le 30 août 1918 par un coreligionnaire, l’étudiant socialiste-révolutionnaire Leonid Kannegisser, désireux de venger l’exécution d’un ami. Il n’aura de ce fait pas eu le temps de démontrer l’étendue de ses talents.

Il se trouve que le même jour, un attentat sera dirigé contre Lénine. Les deux agressions ne sont pas liées, mais elles serviront néanmoins de point de départ à la Terreur rouge.

Dès le lendemain, 31 août 1918, on pourra lire dans la Pravda ce véritable appel au meurtre: « Travailleurs, le temps est venu pour nous d’anéantir la bourgeoisie, sinon vous serez anéantis par elle. Les villes doivent être implacablement nettoyées de toute la putréfaction bourgeoise. (…) L’hymne de la classe ouvrière sera un chant de haine et de vengeance ».

Un décret du 5 septembre « légalise » le déferlement de haine, de violence et de meurtres qui va désormais s’abattre sur tous les « contre-révolutionnaires ». Ce qui est alors projeté, et mis en chantier, c’est l’extermination pure et simple de certaines classes de la société, déclarées indignes de vivre. Des milliers, voire des dizaines de milliers, de victimes périront durant le seul automne sanglant de 1918.

(plus haut : emblème de la tchéka : épée et bouclier)

Commentaires

A ma connaissance une seule organisation ose ouvertement se réclamer de ce passé "glorieux", celle des "derniers bolcheviques" comme le titrait si aimablement l'historien Benjamin Stora (ancien membre de l'O.C.I. comme le "bon" Lionel Jospin), à savoir le Parti des Travailleurs (l'ex-O.C.I.) dirigé par Daniel Gluckstein dit Seldjouk lui-même ancien membre de la L.C.R., ancien professeur de lettres-histoire en L.P., ancien membre de la C.G.T. et permanent de cette organisation aux multiples ramifications depuis une bonne vingtaine d'années. A la fin des années 70 le célèbre S.O. de cette charmante orga. était entraîné par des membres de Tsahal.

Écrit par : Novalis | 30/10/2007

"Je souhaite dire à nObOdy que je n'ai pas pu passer son message long et bien documenté car le ton en était trop hard. C'est dommage car il contenait des infos intéressantes. Je rappelle à chacun que les choses étant ce qu'elles sont, et la liberté d'expression des plus réduites, mieux vaut adopter un ton distancié et neutre. Des faits, des faits, encore des faits, voilà ce qui est irréfutable. D'ailleurs, en général ils parlent d'eux-mêmes et ne nécessitent pas vraiment de commentaire..."

Écrit par : anne kling | 30/10/2007

En fin de compte, nos sans-culotte français en rupture de christianisme étaient bien gentils, bien doux, bien timides en comparaison de leurs émules bolcheviques athées... A peine un million de morts civils et "rebelles" en Vendée, quelques dizaines de milliers d'"ennemis du peuple" éliminés : une paille ! Même en matière de haine sauvage, nous n'arrivons donc que deuxièmes, et peut-être un ou plusieurs outsiders se révéleront-ils un jour, qui nous relégueront au fin fond du classement de la Ligue jacobine, avec relégation possible en Ligue girondine... J'en suis tout froissé, d'un coup ! Au seucours, Bernareu Laporteu, putaing cong !

Écrit par : Martial | 30/10/2007

Puisque je suis trop hard je vais tâcher d'être bref et factuel.

Je voulais juste dire qu'il fallait relativiser les accusations d'antisémitisme proférées par des juifs, et les replacer dans leur contexte.

A les entendre, toute persécution contre eux dans l'histoire, ne serait due qu'à la haine gratuite, par génération spontanée. Un jour les paysans russes se lèvent et ils décident d'aller tuer du juif... Ils n'ont que ça à foutre de la journée!

Pourtant des historiens juifs eux-mêmes reconnaissent par exemple que les pogroms de Chmielnicki ont été causés par la façon dont les juifs pressuraient les cosaques ukrainiens pour le compte de la noblesse polonaise.

Lire l'histoire des juifs, par le juif Heinrich Graetz: http://www.mediterranee-antique.info/Moyen_Orient/Graetz/HJ_507.htm

Il va très loin et qualifie les rabbins d'Ukraine et de Pologne d'escrocs... Et il explique bien qu'avant les pogroms les juifs ont connu un âge d'or, et qu'ils étaient privilégiés... De ça on en parle jamais.

Il faut aussi relire Soljenitsine "Deux siècles ensemble".

Hier il était célébré comme un héros par BHL et Gluksmann, lorsqu'il était dissident communiste, aujourd'hui il est considéré par les mêmes comme antisémite car il a levé le voile sur les relations juifs-russes aux époques tsaristes et communistes, remettant en cause un certain nombre d'idées reçues.

De la même manière, si vous allez aux USA, la France est perçue comme un pays antisémite, or on sait très bien ici que c'est tout sauf vrai.

Enfin bon, facile de cracher dans la soupe... Les musulmans ont accueilli les juifs comme des privilégiés, regardez aujourd'hui à quel point il peut y avoir de racisme anti-islam chez un certain nombre de juifs...

De la même façon on peut imaginer que si les USA changent de politique vis à vis d'Israel, dans 100 ans les historiens juifs n'auront que le mot "antisémite" pour qualifier leur présence aux USA.

Écrit par : n0b0dy | 31/10/2007

A.K.:
"Ouritsky devient le chef de la tchéka de Petrograd (Saint-Pétersbourg), mais hélas - pour lui - il se fait assassiner le 30 août 1918 par un coreligionnaire, "


attention, si par coreligionnaire vous voulez dire juif vous vous trompez de terme. Ces communistes juifs avaient une identité et une nature ethnique pas une identité/nature religieuse. Trotsky ne croyait pas aux fables de la Talmud mais il n'est pas moins juif pour autant.

Écrit par : Kristof | 07/11/2007

C'est juste, et il convient de ne jamais le perdre de vue, le sang l'emporte sur tous les autres conditionnements : on peut changer de tout, surtout aujourd'hui, de religion, de coiffeur, de couleur de cheveux, d'idées, et même de sexe. Pas de race. En quoi la race est un facteur essentiel, et les Juifs le savent et le ressentent mieux que quiconque, plus ou moins inconsciemment selon les individus. Le facteur religieux, par rapport au facteur racial, est secondaire. C'est ainsi que, pour l'Européen, le véritable problème n'est pas l'islamisation de l'Europe, mais l'invasion de l'Europe par des populations d'origine extra-européenne.

Cette invasion s'est faite de plus en plus évidente au début des années 90. Plus personne ne pouvait l'ignorer, ni les politicards européens qui en sont en grande partie responsables et coupables, ni leurs électeurs. Il s'agissait alors pour ceux-là de maquiller ce phénomène d'ordre essentiellement racial en un phénomène d'ordre simplement religieux, rebaptisé pour l'occasion "nouvelle guerre de religion" ou, encore plus pudiquement de l'autre côté de l'Atlantique, "choc des cultures". Dès lors, on pouvait jouer sur les mots tant qu'on voulait, sur le "vrai islam" et le "faux islam", chacun, qu'il soit prisonnier de cette rhétorique ou qu'il l'exploite à des fins machiavéliques, accusant l'autre, dans un dialogue de sourds sans fin, de ne pas comprendre ce qu'est "vraiment" l'islam.

Or, ce qui est possible, et même inévitable dès qu'on fait l'erreur de considérer le problème au seul point de vue religieux, ne l'est plus à un point de vue racial : il n'y a pas de "faux Sénégalais" ou de "vrais Sénégalais", de "faux Tunisiens" ou de "vrais Tunisiens", etc., il y a des Sénégalais, des Tunisiens, etc., un point c'est tout. Tout redevient clair et simple.

Quant au Talmud, on pourrait discuter des heures sur la question de savoir si c'est un texte religieux ou non.

Écrit par : nic | 08/11/2007

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