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18/10/2007

ET ENCORE UN ETAGE, UN !

2f7b6d677417780fa183103d5c1137f6.jpgLa 34e session de la Conférence générale de l’UNESCO vient de s’ouvrir à Paris dans une indifférence épaisse. Ce fait est d’autant plus regrettable qu’elle a à son ordre du jour un point dont l’importance n’échappera à personne : mettre la shoah au cœur de la conscience collective.

Eh oui, les survivants – plus de 60 ans après les faits – ont tendance à disparaître. Comment faire pour que le monde entier se souvienne éternellement de la dette qu’il a contractée à l’égard des juifs ? Et bien sûr, agisse en conséquence, notamment à l’égard d’Israël ?

Certes, les machins internationaux qui nous gouvernent ont déjà pris des mesures :

En 2005, l’ONU a institué la journée internationale du souvenir de l’holocauste, le 27 janvier, date de la libération du camp d’Auschwitz

En 2006, l’ONU, décidément très actif dans certains domaines, a voté une résolution condamnant le « négationnisme » sous toutes ses formes.

Mais apparemment, l’édifice reste fragile et il faut sans cesse le consolider. D’où cette nouvelle offensive qui consisterait en ceci : un véritable programme, parrainé par l’UNESCO, (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture), enseignerait aux étudiants DU MONDE ENTIER ce qu’est l’holocauste et ses terribles conséquences.  Ce projet,  baptisé Mémoire de l’holocauste est présenté par Israël, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et … la Russie. Et serait soutenu par 54 Etats (l’UNESCO  compte 193 Etats membres). Nous verrons d’ici le 3 novembre, date de clôture de la Conférence, si le texte est adopté.

Je constate que l’on s’engage de plus en plus ouvertement dans une vision franchement monomaniaque de l’histoire. Les promoteurs de ce genre d’initiatives se rendent-ils compte que devant une telle partialité, elles finissent au mieux par se heurter à une indifférence profonde – car sans cesse remâcher les mêmes choses aboutit à leur complète banalisation – et au pire, à une exaspération de plus en plus affichée?

Car encore, si la balance était équilibrée et si l’on daignait, dans ces hautes instances, se souvenir des crimes d’une autre idéologie, le communisme – et justement en ce mois d’octobre anniversaire de 1917, il y aurait de quoi se souvenir et se lamenter – j’admettrais.

Mais là, franchement, ils nous gonflent.

Songez que l’an dernier, le directeur du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, s’était fendu d’une lettre au directeur général de l’UNESCO, Koichiro Matsuura, pour protester contre « une minute de silence et cinq minutes de prière pour la paix au Liban » organisée par le personnel de l’organisation ! Et l’avait sommé d’y mettre fin, sous peine de voir l’UNESCO « associé aux forces de la haine qui ont provoqué cette tragédie » !     

Vous l’aurez compris, il y a victimes et victimes.

10:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : licra, anne, kling, unesco, shoah

Commentaires

Il n'y a pas de comparaisons possibles entre les victimes du communisme et ceux de la shoah. Les premières l'ont été de la mauvaises applications d'une idéologie respectable et d'autant plus admirable qu'elle s'inspirait du messianisme judaîque qui doit apporter inévitablement un jour à l'humanité le bonheur et la paix universelle, ils ont été victimes en quelque sorte d'un accident de l'histoire. Les seconds, de l'incrédulité des nazis qui ont refusés de croirent justement dans l'avenir radieu que réserve la foi dans ce messianisme juif. Les premiers sont utiles dans le sens ou ils nous indiquent une voie à ne plus utiliser pour parvenir au bonheur universel, les seconds ne sont que des innocents sacrifier inutilement sur l'autel de l'obscurantisme de l'inhumanité, victimes de l'incroyance ds goyms dans la mission universelle et salutaire pour l'humanité du Peuple élu de Jéhova. Il y a tout de même là plus qu'une nuance, un abime sépare ces victimes qui ne sont comparables en rien.

Écrit par : Noël Yves HUET | 18/10/2007

je suppose que vous maniez l'humour (noir) au second degré, n'est-ce pas? ce qui est toujours un peu délicat, car beaucoup prennent ce genre d'affirmation au premier degré. j'en veux pour preuve l'un ou l'autre message courroucé pour s'inscrire en faux contre vos affirmations...
alors, rassurez-les vite

Écrit par : anne kling | 18/10/2007

De deux choses l'une : ou cet humour est volontaire (ce que je crois), ou il est involontaire, et ce serait encore plus tire-bouchonnant. En tout cas, mille mercis, Noël Yves HUET, pour le gigantesque éclat de rire qui m'a fait tomber de ma chaise en lisant votre message ! C'était un excellent pastiche ou une magnifique démonstration de houtzpah, que seul un shofar pourrait saluer dignement.

Écrit par : Martial | 18/10/2007

Je persiste à croire que l'indifférence médiatique à la souffrance des victimes du communisme trouve bien son explication dans la déculpabilisation des coupables par ces mêmes médias qui les absolvent par solidarité. De même que des clameurs de détresse sont poussés dans toute la presse dès que la communauté dans ses désirs ou dans les faits est contrariée, de même le silence est assourdissant dès que celle-ci peut être incriminée dans des actions, des actes répréhensifs ou condamnables. On ne peut parler des victimes du communismes sans aussi le faire de ses bourreaux, en se taisant sur ce qui les motivaient, soit la véritable origine de cette idéologie messianique et, comme on se refuse à abordé ce dernier point on est amené à occulté le premier, de même qu'on ne peut parler des victimes du nazime en se taisant sur le nationnalisme, ce dont on ne se prive pas, tant celui-ci est rendu responsable de tous nos malheurs particuliers, justement parce qu'il s'oppose à la croyance dans l'universel bonheur qui attends ceux qui ont la foi dans cet universel et oeuvrent pour son avènement par la destruction de tous les particularismes, sauf un, bien sùr! D'un coté la croyance qu'un monde parfait est possible, de l'autre le réalisme qui sait que celui-ci, composé d'individus plus ou moins bons et mauvais à la fois devra toujours être soumis, plus ou moins bien, à l'intérèt commun, que le controle de cette communauté par ceux qui la compose, sera d'autant plus facile qu'ils seront limité géographiquement et donc en nombre et auront de choses en commun qui les rassemblent. Utopie contre pragmatisme, foi contre réalisme, ici et maintenant contre demain peut être dans un monde meilleur, volonté contre espérance, etc. Mais sommes nous encore réellement les acteurs de ce monde qui nous dépasse et sur lequel nous avons de moins d'influence et qu'en grande parie nous ne faisont plus que subir avec la foi dans la loi du grand marché mondial qui apportera cette fois c'est sùr, le bonheur à tous, si l'on en croit nos médias. Le communisme est mort, vive le libéralisme dans la démocratie universelle, tous les espoirs sont à nouveau permis! Naturellement, on ne fait pas de bonne omelette sans casser des oeufs, il a déja des victimes et il y en aura encore beaucoup d'autres, mais si un monde meilleur est à ce prix, pourquoi s'en priverait-on! Mais au moins une chose est sùre, derrière cette entreprise univrsaliste, il n'y a cette fois non plus, aucun intérèt particulier en jeu, ou alors ça se saurait!

Écrit par : N.Y.HUET | 19/10/2007

"Le communisme est mort"... et ressuscité :

"Alors d’abord qu’est ce que la perestroïka? Contrairement à ce que les médias veulent bien nous dire, c’est autre chose que l’écroulement du mur de Berlin sous une poussée démocratique irrépressible. La perestroïka est en réalité un mouvement qui a été planifié dès la fin des années 1950. Sa description nous vient d’un certain Golitsyne, officier supérieur du KGB, passé à l’Ouest à la fin des années 1960. Nous retrouvons ses écrits dans des rapports qui étaient destinés aux Services secrets, mais aussi dans un ouvrage public paru avant 1985 et l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev. Que dit-il? Que la perestroïka est un processus socialiste révolutionnaire qui s’inspire de la nouvelle politique économique de Lénine; qu’il est destiné à restructurer (perestroïka signifie restructuration) le socialisme en URSS, et non l’éradiquer. Surtout, il s’agit de restructurer l’image que les Occidentaux peuvent avoir du socialisme en général.

Tout en écartant radicalement la thèse d’un complot mondial, ma conviction est que c’est l’ensemble des thèmes révolutionnaires contenus dans la perestroïka que l’on retrouve au cœur de la politique écologique qui se met en place à l’heure actuelle. Il n’y a pas de hasard. On se rappellera que Gorbatchev, dans ses écrits, dit explicitement que l’écologie est un véhicule révolutionnaire. Aujourd’hui, Gorbatchev est le Président de la Croix verte internationale."

http://www.olavodecarvalho.org/convidados/bernardin.htm

Autrement dit, le communisme, qui n'a jamais été qu'un capitalisme d'État, n'a fait que muer. Le communisme en tant que système politique a beau être obsolète, l'esprit qui a donné forme au communisme, et qu'on retrouve à l'oeuvre dans les mouvements millénaristes chrétiens du moyen âge, lui, est plus que jamais vivant, sous des formes différentes. Cet esprit, comme vous l'avez bien vu, c'est celui du millénarisme juif. Il a pris de nombreuses formes depuis trois mille ans et il en prendra d'autres.

La meilleure preuve que le communisme n'est jamais qu'un capitalisme d'État nous est fournie par la Chine, où le capitalisme et le communisme, tous deux des créatures juives, ont fusionné. Cela saute tellement aux yeux qu'on ne le voit pas.

Lénine l'avait vu des 1918 :

""si nous payons un tribut plus élevé au capitalisme d'État, cela ne nous nuira en rien, mais servira au contraire à nous conduire au socialisme par le chemin le plus sûr. […] Quand la classe ouvrière aura appris […] à organiser la grande production à l'échelle de l'État, sur les bases du capitalisme d'État, elle aura alors, passez moi l'expression, tous les atouts en mains et la consolidation du socialisme sera assurée. […] Le capitalisme d'État est, au point de vue économique, infiniment supérieur à notre économie actuelle. […] Le socialisme est impossible sans la technique du grand capitalisme, conçue d'après le dernier mot de la science la plus moderne, sans une organisation d'État méthodique qui ordonne des dizaines de millions d'hommes à l'observation la plus rigoureuse d'une norme unique dans la production et la répartition des produits. […] notre devoir est de nous mettre à l'école du capitalisme d'État des Allemands (sic), de nous appliquer de tous nos forces à l'assimiler, de ne pas ménager les procédés dictatoriaux pour l'implanter en Russie […] le raisonnement des "communistes de gauche" au sujet de la menace que ferait peser sur nous le "capitalisme d'État" n'est qu'une erreur économique […] le pouvoir soviétique confie la "direction" aux capitalistes non pas en tant que capitalistes, mais en tant que spécialistes techniciens ou organisateurs, moyennant des salaires élevés." ("Sur l'infantilisme "de gauche" et les idées petites-bourgeoise")

Des 1957, un de ses coreligionnaires, M. Rubel, déclarait justement, "prophétiquement" : "L'appareil économique de la Russie présente le double caractère du capitalisme pur, et de l'esclavagisme sans masque [de l'esclavagisme moderne, cela va sans dire]" (La Croissance du capital en URSS, revue "Économie Appliquée").

Écrit par : nic | 19/10/2007

Dans la mesure où on ne peut parler de cet épisode de l'Histoire, le mieux est de l'oublier.

Je ne lis plus rien qui évoque cette chose, pas de temps à perdre.

Écrit par : Eric | 21/10/2007

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