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16/10/2007

LE CONGRES JUIF EUROPEEN EN VISITE CHEZ POUTINE

e6420c598c3c72dbfffb8550bb68e92a.jpgUne délégation du Congrès juif européen (CJE), présidé par le russe Moshé Kantor, a été reçue le 10 octobre par Vladimir Poutine au Kremlin. Le président du CRIF et vice-président du CJE, Richard Prasquier, était également présent.

Le site du CRIF nous apprend que Richard Prasquier s’est adressé au numéro un russe « en tant que membre d’une famille exterminée par les nazis ». Il a fait part de son « angoisse » face à la menace nucléaire iranienne et a souligné « le rôle immense » de Vladimir Poutine pour œuvrer à une solution pacifique. Il lui a notamment déclaré : « Je m'adresse à vous en tant que membre d'une famille qui a été exterminée par les nazis pendant la guerre; je ne serais pas né si l'Armée Rouge n'avait pas libéré en 1944 la ville polonaise où mes parents se cachaient. (…) Aujourd'hui, je vis dans l'angoisse car d'autres dirigeants poursuivent des rêves et se donnent les moyens militaires pour que ces rêves soient de nouveau un cauchemar pour nous tous. Je parle, bien sûr, des dirigeants iraniens.(…) J’ai peur, Monsieur le Président, j’ai peur, non pas parce que je suis juif, non pas parce que je suis proche d’Israël, mais parce que mon histoire m’oblige à être lucide, elle m’oblige à refuser avant qu’il ne soit trop tard un monde où des fanatiques religieux puissent imposer leur volonté de mort.

Les leçons de l’Europe d’il y a soixante-dix ans doivent être présentes à nos yeux. Votre rôle, Monsieur le Président, est immense. Nous avons confiance en vous".

Face à ce discours chargé d’émotion, Poutine s’est montré plutôt froid et s’est borné à lire son texte préparé. « Fait très dérangeant pour la délégation, il n’a pas manqué de mentionner la résurgence du néonazisme en Israël…"C’est un joueur d’échec et quand il voit une ouverture, il n’hésite pas à l’exploiter" concède Richard Prasquier qui avoue avoir été embarrassé par cette évocation et cette "utilisation cynique du sujet".

2b4e8e6c13b5ec8b580e7adc43863e81.jpgRichard Prasquier, qui a succédé cette année à Roger Cukierman à la tête du CRIF, s’appelle en fait Richard Praszkier. C’est un article du Monde, daté de 2006, qui nous l’apprend, nous indiquant également qu’il fut l’un des premiers enfants juifs nés après la guerre en Pologne, à Gdansk, le 7 juillet 1945, de parents miraculeusement rescapés du génocide.

Car Dieu merci, sa famille n’a pas été entièrement exterminée par les nazis. Ce même article nous apprend les circonstances de la mort de son père, Joël Prasquier : il « est mort le 3 mai 1986, le soir de la bar-mitsva d’Alain, son premier petit-fils.  Celui qu’on appelait Jurek avait esquissé un pas de danse avec Debora, son épouse, avant d’être terrassé par une crise cardiaque. Terrassé par l’émotion, corrige Richard Prasquier, grand cardiologue parisien : "Car mes parents ont vécu dans l’obsession qu’il n’y aurait jamais plus de juifs en Pologne et qu’ils n’auraient jamais de descendance."

Par l’émotion, sans aucun doute, mais aussi, peut-être, un tout petit peu par l’âge ?

Ce qui est clair en tout cas, c’est que ces émigrés juifs de Pologne, désireux de quitter leur pays en 1946, après la guerre, ont choisi de venir s’établir en France. Une France qui venait pourtant de connaître le régime de Vichy et son cortège d’horreurs...

Source: www.crif.org

Commentaires

Je sais ce que c'est que de vivre dans un pays dominé par les juifs quand on n'est pas juif, non parce que je suis rescapé du goulag, mais parce que j'ai étudié l'histoire de l'URSS. Poutine dispose de bien plus d'informations que moi encore, grâce à son accès aux archives du KGB. C'est dire si l'autre comique l'a impressionné !

Écrit par : Hervé | 16/10/2007

Les divers chaines russes ont rapporté, que l’un des points des discussions était les agissements des groupes néonazis dans les pays baltes qui créent des ennuis aux russes de souche, et que le président russe compte sur le soutien du congrès juif pour régler ce problème. Il serait intéressant de connaître quelle est la contrepartie de cette demande, et ce que le congrès a demandé aux russes pour régler ce problème.

Écrit par : Un passant | 18/10/2007

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