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07/10/2007

DES CHIFFRES

6afd69f0a39f9b4d5a476dbeaf7e518d.pngLe camp de Majdanek, situé en Pologne près de la ville de Lublin, fut ouvert par les nazis en octobre 1941 en tant que camp de travail forcé, qui devint camp de concentration en février 1943. Il fut le premier camp important libéré par l’Armée rouge le 24 juillet 1944.

Les soviétiques déclarèrent que 1,7 million de personnes avaient été tuées à Majdanek. A l’ouverture du procès de Nuremberg, ils avaient révisé ce chiffre à 1,5 million, qui fut indiqué dans le document russe (URSS-29) accepté et pris en compte par le Tribunal militaire, conformément à l’article 21 de son statut qui stipulait : Le tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis. Il considérera également comme preuves authentiques les documents et rapports officiels des gouvernements des Nations unies, y compris ceux dressés par les commissions établies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre, ainsi que les procès-verbaux des audiences et les décisions des tribunaux militaires ou autres tribunaux de l’une quelconque des Nations unies.

Le nombre des morts de Majdanek fut révisé à la baisse dans les années suivantes puisque dès 1948, un rapport de la Commission enquêtant sur les crimes des nazis en Pologne établissait le nombre des victimes du camp à 360 000. En 1951, dans son livre Bréviaire de la haine – Le IIIe Reich et les juifs, Léon Poliakov écrivait ceci : « Signalons enfin le camp de Maïdanek, près de Lublin. Maïdanek n’était pas un camp d’extermination immédiate ; c’était un camp de travail, c’est-à-dire un camp d’extermination différée, dans lequel, conformément aux conclusions de la Commisssion d’enquête du gouvernement polonais, plus de 200 000 juifs – ainsi que non-juifs – ont trouvé la mort en 1943 et 1944 ».

L’Encyclopédie multimedia de la shoah consacre deux paragraphes à la question, qui curieusement, ne concordent pas entre eux :

Les victimes de Maïdanek comprenaient des Juifs de Pologne, notamment de Lublin, Varsovie, Radom et Bialystok ; un petit nombre de Juifs d’Europe occidentale, plus de 100 000 Juifs non polonais et des dizaines de milliers de prisonniers de guerre soviétiques, moururent à Maïdanek de froid, de dénutrition et de maladie pendant l’hiver 1941-42, qui fut particulièrement rude.

De 170 000 à 235 000 personnes moururent ou furent tuées à Maïdanek, dont 60 000 à 80 000 Juifs. La plupart succombèrent à la dénutrition, aux maladies, au froid et sous la torture, ou du fait du travail exténuant effectué sous la menace. Le nombre de victimes des chambres à gaz de Maïdanek n’est pas connu avec exactitude.

Pour finir, Tomasz Kranz, directeur de la section de recherche du Musée d’Etat de Majdanek, au terme d’une étude très poussée, a établi le nombre total des victimes de Majdanek à 78 000. Ce chiffre a été annoncé en décembre 2005.

Commentaires

Ceux qui ont le pouvoir d'établir ces décomptes à leur guise ont-ils d'autres pouvoirs ?

Écrit par : Hervé | 08/10/2007

"Le nombre de victimes des chambres à gaz de Maïdanek n’est pas connu avec exactitude."

Question bête, qui , je crois, ne tombe pas sous le coup d'une loi, et qui ne préjuge rien des souffrances de tous ceux qui y sont morts: y avait-il des chambres à gaz à Maïdanek?

Écrit par : Fred | 08/10/2007

Les commentaires sont fermés.