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27/09/2007

KITTY HARRIS, UNE ESPIONNE ACCOMPLIE

La suite des démêlés de Louis, baron de Rothschild, avec la Gestapo de Vienne attendra bien demain. Comme je l’ai déjà dit, je regarde très peu la télé, mais par contre, je lis attentivement les programmes. C’est par là qu’est infusé le bourrage de crâne quotidien. Je suis rarement déçue.

 

Hier soir, Arte promettait un « inédit » : La Croix-Rouge sous le IIIe Reich, « synthèse désolante des (non)agissements de l’institution à l’époque », dénoncée par Claude Lanzmann. Même la Croix-Rouge s’y était mise, c’est tout dire ! Au fait, quelqu’un est-il capable de me dire si la Croix-Rouge avait été admise dans les camps bolcheviques ? Je serais très curieuse de le savoir.

 

Mais ce n’était pas tout. La chaîne Histoire, elle, nous proposait un destin exceptionnel : celui de Kitty Harris, une vie d’espionne, assorti du résumé suivant : « Américaine, Kitty Harris, née de parents ouvriers russes, a pu devenir une espionne accomplie au service de l’Union soviétique ».

Une espionne accomplie, c’est sympa comme qualificatif, non ?

 

Allez savoir pourquoi, ça a fait tilt dans mon (mauvais) esprit et j’ai eu tout à coup très envie d’en savoir un peu plus sur cette espionne américaine accomplie née de parents russes.

Je suis sûre que vous mourrez d’envie d’en savoir plus, vous aussi, alors voilà :

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Kitty Harris est née à Londres dans une famille juive qui n’a pas tardé à émigrer à Winnipeg au Canada. Là, elle devient dans un premier temps socialiste et membre très actif des Industrial Workers of the World. Elle rejoint ensuite le parti communiste américain en 1923 et entame une liaison avec son chef, Earl Browder, qui avait des liens étroits avec Moscou. 

Elle travaillera en Chine avec lui à partir de 1928. Remarquée par le Komintern, elle démarrera une brillante carrière d’espionne au profit des bolcheviques, dans divers lieux, notamment à Berlin et en Angleterre où elle animera un réseau d’espions, et sous diverses identités, puisqu'un livre intitulé L'espionne aux dix-sept noms lui sera consacré en 2001 (en anglais).

 

En 1941, elle est envoyée aux Etats-Unis, dans le cadre d’une opération de pénétration contre le Manhattan Project, projet destiné à développer la bombe atomique américaine. En 1943, elle exercera ses talents à Mexico. Elle participera également à l’opération Venona (décryptage des messages codés envoyés par les soviétiques) sous le nom de code d’Ada ou Aïda.

Elle mourra quelques années après la guerre, en Union soviétique, de problèmes mentaux et d’alcoolisme.

Voilà, très brièvement résumés, les exploits d’une espionne accomplie au service des bolcheviques.

Commentaires

Ah ben on a les vedettes qu'on peut !
À propos d'espionnage, de communisme, et de destruction de la civilisation, je suis tombé aujourd'hui sur cette interview filmée de Youri Bezmenov qui date de 1985, et qui n'a pas pris une ride, un truc qui décoiffe :
http://www.dailymotion.com/tag/yuri/video/x32cxf_yuri-bezmenov_politics

Écrit par : Hervé | 27/09/2007

Elle peut rejoindre l'interminable cohorte des espions juifs au service des soviétiques. Les époux Rosenberg, par exemple, que la houtzpa de rigueur dans les milieux qui pensent continue à présenter comme de pauvres innocents, victimes non seulement de l'anticommuniqme (forcément) primaire, mais aussi de l'antisémitisme.

Écrit par : Martial | 27/09/2007

Le texte intégral de l'interview de Yuri Bezmenov

Présentée pour la première fois sous-titrée en français, cette interview, bien que datant de 1985, est d’une rare actualité. Yuri Bezmenov, ex-agent du KGB passé à l’Ouest dans les années 1970 y raconte par le menu les techniques de déstabilisation et de manipulation de l’opinion.

Cet entretien permet de comprendre pourquoi, en 2007, nous devons encore composer avec une gauche lunaire, pourquoi autant de profs formatés continuent de saper des générations d’écoliers et d’étudiants et pourquoi la lutte contre le socialisme marxiste, malgré toutes les preuves de sa nocivité, est toujours à l’ordre du jour. La culture “égalitariste”, l’anti-racisme idéologique, les problèmes liés à l’immigration par exemple, sont très étroitement liés à l’intense désinformation qui a saturé les esprits jusque dans les années 90. Nous en récoltons les indigestes fruits aujourd’hui.

Yuri Bezmenov révèle comment le bloc socialo-communiste :
• a sciemment mis en œuvre une politique globale de manipulation de l’opinion et des élites au niveau mondial.
• a conditionné les écoliers et étudiants occidentaux aux idéaux socialistes sur au moins trois générations. Cette tâche représentait selon lui 85% de l’activité du KGB.
• a systématiquement recruté tous les faiseurs d’opinion à l’ouest pour influencer et déstabiliser le monde non-communiste.
• a conditionné et “dé-moralisé” (perte des valeurs) des pans entiers de la société, devenus les “idiots utiles” du socialisme.

Dans une conférence dont il reste des traces sur Internet, Yuri Bezmenov - alias Thomas Schuman - a donné d’autres indications sur les techniques destinées à déstabiliser les nations occidentales. Parmi ces stratégies de déstabilisation, il cite entre autres :

• le sabotage des unités nationales, ethniques, raciales, religieuses, linguistiques
• la ridiculisation du sentiment patriotique en le dégradant au rang d’une maladie mentale (psychotic)
• l’encouragement de l’agitation politique dans le monde du travail en politisant les syndicats.

Nous avons donc bien les deux pieds dedans et nous n’avons pas changé de monde : nous sommes toujours les héritiers de la guerre froide. C’est aujourd’hui de l’intérieur que la maladie tente de se répandre. Et les “idiots utiles” sont toujours aussi actifs.

Écrit par : Olivier V | 28/09/2007

Tu a posté le résumé Olivier V.
J'allais justement revenir pour poster le lien du texte intégral de l'interview de Yuri Bezmenov :
http://absoluteright.wordpress.com/2006/09/26/texte-de-linterview-de-yuri-bezmenov/

Écrit par : Hervé | 28/09/2007

Parfaitement exact. Il est intéressant de constater aussi avec quelle adresse machiavélique la dialectique socialiste réussit à évoluer. Après la lutte des classes, nous avons maintenant la lutte des races, la lutte des sexes et la lutte homos/hétéros. Dans chaque cas, il s'agit de susciter, d'orienter et de fair aboutir la rancoeur, la frustration et même la haine d'un parti contre l'autre, bref de diviser pour régner en se servant d'un hypothétique "opprimé" contre son hypothétique "oppresseur". Et ça marche !! Nous en sommes à présent à la "défense des animaux", qui seraient des humains comme les autres, surtout les grands singes. Bientôt, nous aurons droit à la complainte de la salade, martyrisée dans le sel et le vinaigre : on n'arrête pas le "Progrès".

Écrit par : Martial | 28/09/2007

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