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02/09/2007

PAS STRAUSS-KAHN

118c668fdf918c05d7144d9e4a6fa9c4.jpgSi l'on veut avoir des informations et des commentaires qui sortent des sentiers battus et archibattus de la pensée unique et totalitaire, mieux vaut lire la presse étrangère. Le titre de cet article est celui d'un éditorial plutôt assassin à l'égard du candidat quasi imposé à l'Europe par le nouveau locataire de l'Elysée pour prendre prochainement la tête du Fonds Monétaire International (FMI), paru cette semaine dans le Financial Times. Cet éditorial est publié juste après une interview du directeur exécutif russe du FMI, Aleksei Mozhin, parue quelques jours auparavant dans le même journal.

Le mauvais candidat, choisi de la mauvaise façon. Voici en résumé ce qui ressort de l'article. Mauvais candidat car "le curriculum vitae de M. Strauss-Kahn ne montre pas qu'il ait les compétences techniques nécessaires pour le poste". Vous me répondrez qu'il a été ministre des finances en France. Certes, et alors? Le pays s'en est-il mieux porté? Pas plus d'ailleurs que lorsqu'un certain Nicolas Sarkozy était, il n'y a pas si longtemps, ministre du budget... Si les maroquins ministériels étaient attribués en fonction de la compétence, et non en fonction de bien d'autres critères autrement plus sérieux, ça se saurait. Et surtout, on en verrait les retombées. Conclusion: il n'est nullement nécessaire d'avoir fait la preuve d'une quelconque compétence pour postuler à de plus hautes fonctions. Mieux vaut appartenir à certains cercles.

Pour en revenir au FMI, il souffre apparemment d'une grave crise de légitimité et se voit de plus en plus contesté par les pays émergents. L'arrogance des Etats-Unis, maîtres de la Banque mondiale, et celle de l'Union Européenne, qui se réserve le FMI, comme on se répartirait des fiefs, est de plus en plus mal vécue par des pays qui veulent aussi dire leur mot. Et pour commencer, c'est toute la procédure de désignation du directeur du FMI qui est controversée.

Le FMI aurait bien besoin de devenir une autorité crédible, morale même. "Et personne ne peut soutenir que M. Strauss-Kahn soit le candidat au monde le plus qualifié par son expérience, son intelligence ou sa formation".

Au-delà du fait qu'il n'y a pas de raison pour que l'Europe s'attribue ainsi d'office ce poste et continue à régenter les pays émergents comme au temps des colonies, le journaliste souligne qu'il n'est pas dans l'intérêt bien compris de l'Europe elle-même d'imposer un homme qui ne serait ni qualifié ni légitime. Il termine son article, au cas où "le mauvais candidat choisi de la mauvaise façon" l'emporterait quand même, en considérant qu'il s'agirait d'une "victoire à la Pyrrhus".

Rappelons que la Russie a elle aussi, à la surprise générale, présenté un candidat: Josef Tosovsky, ancien premier ministre de la république tchèque. Les Etats-Unis et l'Europe représentent 49,85% des votants.

Commentaires

Dans ce match, j'ai une nette préférence pour Josef Tosovsky, pourtant il n'est pas "français", comme DSK, mais depuis un moment (une vingtaine d'années au bas mot) il m'arrive de constater que certains étrangers agissent davantage dans l'intérêt de l'identité française que certains "français" (oui, l'identité est mon critère, diffcilement quantifiable en €uros ou en Dollars U$). Mais l'argent c'est le nerf de la guerre n'est-ce pas ?
La plupart des média européens ont titré l'évènement de cette manière : "Moscou sort son candidat et défie l’Europe". L'emploi du vocabulaire guerrier est de mise. Bizarre... Pourtant, "Fond Monétaire International", ça sonne comme une oeuvre caritative, une espèce de cagnotte pour aider les pays qui ont du souci, "pays émergents" je crois qu'ils disent. À moins bien sûr que ce paquet de pognon ne serve occasionnellement à des choses inavouables, d'autant qu'on se demande qui a droit de regard sur les comptes de tels organismes internationaux. En tout cas , Sarkozy
, DSK, et l'Europe de Bruxelles-Washington-Tel Aviv n'ont pas de souci à se faire avec Josef Tosovsky dont tout le monde reconnait les qualités : un CV en béton http://www.rfi.fr/actufr/articles/092/article_55548.asp . Face à DSK, il n'y a pas photo.

Écrit par : Hervé | 03/09/2007

Il y a des dizaines, des centaines, des milliers de bureaucrates de par le monde qui, par leur médiocrité, sont à même de rivaliser avec DSK pour ce poste clé au FMI, c'est-à-dire une des filliales d'une des officines d'une des sociétés-écran d'une des succursalles de ceux et de celles qui sont derrière le Bildeberg et Cie.

Le kahal moscovite défie le kahal parisien.

Écrit par : nic | 04/09/2007

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