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30/08/2007

J'EN DEMANDE PARDON AU GRAND BARBU

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Il y a quelques jours, je parlais de vérités obligatoires et parmi celles en cours il n'y a pas si longtemps, je donnais comme exemples que la terre était plate et qu'un grand barbu avait créé le monde en six jours. Je fais amende honorable car le "grand barbu" a fait tilt. Dieu sait pourtant que dans mon esprit, ce propos était plutôt affectueux. Je n'ai pas pour habitude de faire repentance face aux ennemis, mais je peux reconnaître mes torts face aux amis. Je retire donc ce grand barbu qui a suscité le juste commentaire suivant:

"Vos sources ne doivent pas être très fiables sur la question des vérités obligatoires et justement puisées dans l'arsenal de la propagande anti-catholique de toutes les époques. D'où les campagnes incessantes et hystériques de demande de "repentance" par des gens contemporains qui ont des milliers de crimes sur la conscience et qui devraient, eux, se repentir. La Licra en est, comme vous le dénoncez si bien. La terre plate est un bobard inventé du temps de Galilée: toute l'antiquité a toujours su que la terre était sphérique, les moines du Moyen Age plus que quiconque puisqu'ils étaient les seuls à prévoir les éclipses, avec le système de Ptolémée. Le barbu, je vous laisse le soin de vous débrouiller avec lui, le moment venu.

Vous seriez beaucoup mieux inspirée et choisissant des vérités "obligatoires" plus proches de notre époque, comme illustration. Par exemple, en matière scientifique, il est obligatoire pour la population mondiale de croire à l'évolution, au Big Bang, à la relativité, au réchauffement climatique (il y a 30 ans c'était l'arrivée d'un âge glaciaire!) alors que ce sont au mieux des hypothèses, au pire des élucubrations humaines destinées à manipuler l'opinion. En France, c'est une horreur de fausses "vérités" historiques, les historiens des pays anglo-saxons n'en reviennent pas de la malhonnêteté de certains de leurs collègues français. Je suis d'accord avec vous sur le silence catholique, mais tenez compte aussi de la censure sans faille des médias quand les propos ne leur conviennent pas. Mais il y a des catholiques insoumis, si, si, ça existe. L'avantage avec eux, c'est qu'ils essayent de se conformer à LA vérité (si, si, elle existe). Aux imperfections humaines près. Comme vous êtes honnête, aucun problème pour vous entendre avec eux. Si ça vous intéresse, je vous enverrai deux pages sur "l'âme de la femme".

Commentaires

J'applaudis à ce commentaire, particulièrement pertinent à tous égards ! Quand au "grand barbu", il en a lu et entendu d'autres sur Son compte. Mais il est vrai que nos ennemis le charrient assez pour que nous nous en abstenions.

Écrit par : Martial | 30/08/2007

Sur la terre ronde, je confirme les propos de l'auteur en rappelant que le pape s'adressait "Urbi et Orbi", c'est-à-dire à Rome (l'urbs) et au monde, décrit comme une sphère. On ne peut donc même pas dire que cette vérité fut cachée par l'Eglise...

Écrit par : Eric Lerouge | 30/08/2007

Citation "il est obligatoire pour la population mondiale de croire [...] au réchauffement climatique (il y a 30 ans c'était l'arrivée d'un âge glaciaire!) alors que ce sont au mieux des hypothèses, au pire des élucubrations humaines destinées à manipuler l'opinion"

Cette technique est évoquée sur l'article que j'ai trouvé ici. ll y a un bouquin dont ils parlent et qui s'appelle "armes silencieuses pour guerres tranquilles".

http://www.dicopsy.com/forum/index.php?showtopic=16

Écrit par : Eric | 31/08/2007

L'idée que la terre serait plate est attribuée à un père de l'Eglise, l'Africain Lanctancius (245-325 ap. J-C). Au VIème siècle, un chrétien grec, Cosmas Indicopleustes, connu pour son excentricité, maintient que la terre est plate, mais peu de pères de l'Eglise le suivent sur cette voie. D'ailleurs, il n'y a jamais eu aucune décision conciliaire ou de bulle papale sur la question. Et, si ma mémoire est bonne, la Bible ne suggère aucunement que la terre est plate. Elle ne fait qu'affrimer qu'elle est "solide" et "ferme".

D'une manière générale, même à un point de vue non-chrétien, il est certain que l'Eglise n'a pas eu tort de cacher certaines choses à l'homme du commun, dans la mesure où, contrairement à une illusion complaisamment propagée par les médias et l'"éducation" démocratique, toutes les connaissances ne sont pas faites pour tout le monde, toutes les connaissances ne sont pas bonnes à mettre entre toutes les mains, non pas par égoïsme ou par volonté délibérée de nuire, mais par sagesse et pour le bien de ceux à qui elles peuvent être nuisibles. C'est dans le même esprit que les autorités bouddhistes ont empêché pendant des siècles que certains textes sacrés bouddhistes relatifs à des pratiques particulières de cette tradition originellement aryenne ne soient publiés et accessibles à tous ; depuis qu'elles ont accepté leur publication dans le monde entier, à quoi assistons-nous? A un engouement pour le bouddhisme et pour la pratique de certains exercices spirituels bouddhistes, yoga en tête. Les conséquences de cet engouement ne se sont pas fait attendre, aussi bien sur le plan physique (scolioses, constipations aiguës, etc.) que sur le plan mental (cyclothymie, troubles nerveux, etc.). C'est que, mentalement et physiquement, le yoga n'est pas fait pour tout le monde, et surtout pas pour tous les Occidentaux. Que les esprits démocratiques le veuillent ou non, toute connaissance n'est pas bonne en soi. Des connaissances aux effets positifs sur tel individu peuvent avoir des effets négatifs sur tel autre, et inversement..

En revanche, ce qu'on peut reprocher à l'Eglise à notre point de vue, c'est d'avoir tout fait pour dissimuler certaines choses qui vont à l'encontre de ses dogmes et de la vision judéo-chrétienne du monde qui les sous-tend, en particulier sur le plan racial. L'Eglise a condamné le communisme, certes, mais a t-elle jamais condamné le communisme en tant qu'il est dirigé pratiquement exclusivement par des Juifs? Jamais. L'Eglise a condamné l'évolutionnisme (le condamne-t-elle toujours?), mais, ce faisant, elle n'a fait que s'arrêter à mi-chemin : car - avec l'Islam et le judaïsme - elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher que ne soit remise en cause le monogénisme, c'est-à-dire la thèse de l'origine commune du genre humain, point autrement plus important que de savoir si la terre est ronde ou plate. Autrement plus important à un point de vue spirituel, et qui sous-tend toute l’imposture des droits de l’homme. Naturellement, l'anthropologie et l'archéologie sont particulièrement surveillées à cet égard. Un archéologue contemporain fait ainsi observer que :

« Vers les années 1880, les établissements gouvernants sous la tutelle du Christianisme furent effrayés par la venue du domaine de l’archéologie. De cet instant, toutes les fouilles archéologiques furent placées sous contrôle très stricte et leurs financements ainsi que le démarrage des travaux se devaient d’êtres approuvés par les autorités identifiées. Une de ces autorités nouvelles s’appelait le Fond d’exploration de l’Égypte et fut établi en Grande Bretagne en 1891. Sur la toute première page de son mémorandum et autres articles de l’association, il y était stipulé que les objectifs étaient d’effectuer des fouilles dans le but d’élucider ou d’illustrer les textes de l’ancien Testament. »

Et rien n'a vraiment changé en la matière.

Par ailleurs, ce qu'on peut aussi reprocher à l'Eglise à notre point de vue, c'est sa constante tentative de falsification de notre histoire. Par exemple, la donation de Constantin, l’acte par lequel l'empereur Constantin Ier aurait donné au pape Sylvestre la primauté sur les Églises d'Orient et le pouvoir impérial sur l'Occident. Un faux. Une fabrication de plus de l’Eglise et de ceux qui sont derrière elle, pour asseoir son pouvoir temporel.

Écrit par : nic | 01/09/2007

On trouve déjà dans les Proverbes "parcourant le globe de la terre"... Comme quoi...

Je pourrais retrouver la référence au besoin.

Écrit par : Serviteur | 01/09/2007

Qui parlait des donmeh sur ce blog?

Voici une étude exhaustive (plus de 500 pages en anglais) sur l'implication des **bip** dans le génocide arménien:

http://www.jewishracism.com/Jewish_Genocide_Enlarged.pdf

Très instructif... J'ai énormément appris sur la question depuis que je lis ce blog. On comprend les enjeux cachés de cette délicate question...

Tout se goupille finalement... Et je crois que la période actuelle est aussi riche en coups fourré que la période 1850-1950 (pensez aux guerres et révolutions qui ont fait et défait les empires durant cette période, sans lien logique APPARENT, alors que le fil conducteur ne s'est jamais rompu...)

Écrit par : emcars | 02/09/2007

Je détesterais déplaire à Mme Kling, qui a souhaité qu’on évite le terrain religieux, mais puisque ce terrain vient d’être abordé sous l’angle polémique, quelques précisions s’imposent de la part d’un catholique « semper idem » refusant de mettre sa bannière dans sa poche.

Merci à Nic d’avoir souligné que l’Eglise n’avait jamais ratifié l’idée saugrenue d’une « terre plate », quand bien même certaines de ses brebis (isolées et non mandatées par elle) avaient versé dans cette erreur.

Cela dit, Nic prête à l’Eglise des intentions qu’elles n’a jamais eues. Comme celle de faire des cachotteries aux fidèles. Cela, c’est de l’ésotérisme, et il n’est rien de plus contraire à la vocation initiale comme à la pratique multiséculaire de l’Eglise, exotériste par excellence, qui est de proclamer urbi et orbi tout ce qu’elle a appris de son Fondateur : « tradidi quod et accepi », « je vous ai transmis ce que j’ai reçu », telle était la magnifique devise de saint Paul, que l’Eglise a faite sienne durant dix-neuf siècles et demi. L’ésotérisme, c’est bon pour les gnostiques, les franc-maçons et autres forces des ténèbres qui cherchent à régner par le secret et la division de l’humanité en deux classes : les initiés et le bétail. L’Eglise, elle, a toujours prêché au grand jour ce qu’elle avait à prêcher. Oh, bien sûr, il y a eu beaucoup d’hommes d’Eglise faillibles, y compris des papes. N’empêche que jusqu’au triomphe du relativisme instauré par Vatican II, jamais aucun pape – JAMAIS AUCUN PAPE – jusqu’aux plus humainement ripoux d’entre eux (et il y en a eu, certes !) – n’avait enseigné l’erreur ex cathedra. Tous les miracles eucharistiques et autres, constatés et dûment consignés dans l’histoire de l’Eglise, sont là pour en porter témoignage et justifier l’action apostolique de l’Eglise : jusqu’à la mort de Pie XII, elle a été « mère et maîtresse de vérité ».

Mais il faudrait déjà s’entendre sur le sens du mot « Eglise ».

L’Eglise, en gros, ce sont trois choses. Premièrement, c’est la « mère et maîtresse de vérité » mentionnée ci-dessus, qui – étant de création divine - jouit de l’infaillibilité dans le domaine spirituel. Deuxièmement, c’est l’institution temporelle, sujette à l’erreur humaine, notamment en matière politique, et Nic a raison de mentionner à cet égard l’épisode ridicule de la « donation de Constantin », dont l’Eglise a fini par faire justice au dix-neuvième siècle. Que l’on songe aussi à l’erreur de l’excellent pape Léon XIII, qui a entériné le ralliement des catholiques français à l’immonde « femme sans tête » (la raie publique). Que l’on songe également au triste abandon des « Cristeros » mexicains à la chiennerie maçonnique par cet autre bon et vrai pape qu’était Pie XI, bien mal conseillé, lui aussi. Troisièmement, c’est le Corps mystique du Christ, composé de tous les baptisés.

Nic nous parle – en creux – de polygénisme en flétrissant le monogénisme. Mais les faits scientifiques sont têtus et, là encore, tendent à accréditer la Genèse : toutes les analyses biogénétiques effectuées sur les différentes races ne fournissent pas la moindre preuve que la Bible ait erré dans son monogénisme ; elles tendent même plutôt à accréditer le contraire ! En fait, le polygénisme n’est que la tentative de justification du racisme proprement dit, qui consiste en quelque sorte à prétendre qu’il y a des races ontologiquement supérieures et des races ontologiquement inférieures. Or, cela m’apparaît comme le plus mauvais combat que l’on puisse livrer non seulement au nom du christianisme, mais aussi au nom du nationalisme. En tout cas, nos ennemis ne se font pas faute d’exploiter cette erreur pour flétrir notre cause, et nous serions bien sots de leur donner raison ! Pardonnez-moi, mais prétendre que le monogénisme est à l’origine des « droits de l’homme » est une farce derrière laquelle on sent percer le ricanement voltairien. Les « droits de l’homme » ne sont qu’une extrapolation abusive (car maçonnique) de la doctrine de l’Eglise selon laquelle tous les hommes sont égaux DEVANT DIEU, le reste n’ayant qu’une importance toute relative au regard du véritable enjeu de l’existence humaine, à savoir la Vie éternelle, seule vie qui compte vraiment.

Quant à l’archéologie, l’Eglise a d’autant moins peur d’elle que cette discipline a déjà fourni de nombreuses preuves de la véracité des récits bibliques, en particulier ceux du Nouveau Testament. C’est bien l’archéologie, par exemple, qui a permis de découvrir le tombeau de saint Pierre, situé sous la basilique éponyme de Rome. En revanche, ce sont des archéologues de carnaval qui – récemment - ont prétendu découvrir le caveau de famille du Christ, avec en prime les ossements du Susdit !… Il est vrai que l’époque est à la dérision et au n’importe quoi. L’archéologie véritable permettra aussi un jour de vérifier les récits d’explorateurs et d’aviateurs affirmant avoir vu les vestiges de l’arche de Noé à des milliers de mètres d’altitude, sur le mont Arara. L’endroit est quasiment inaccessible, et l’arche est prise dans les glaces, mais elle est bien là. Des fragments en ont même été recueillis. Mais notre monde apostat et matérialiste est-il prêt à recevoir les preuves de l’inerrance des récits bibliques ?

Je concède volontiers à Nic que l’Eglise s’est montrée bien faible dans la lutte contre l’évolutionnisme imbécile, le communisme homicide et autres mensonges religieux ou autres que ses ennemis (manipulés par le prince de ce monde) lui avaient « jeté dans les pattes ». Mais la maladie moderniste, qui s’est déclarée avec éclat à la face du monde au début des années soixante avec le maudit conciliabule « Vatican II », travaillait le monde catholique depuis longtemps déjà. Saint Pie X aura été le dernier à combattre vraiment cette immonde vérole. Après lui, les papes – de plus en plus imbus d’opportunisme politique à courte vue – se sont laissé gagner par une certaine impuissance, une certaine paralysie face au mal, qui n’a dès lors cessé de s’étendre. Aujourd’hui, on en est aux prosternations « papales » dans les mosquées et les synagogues… (Bientôt la circoncision obligatoire en même temps que le « baptême » ?…) Mais les gens qui se rendent coupables de ces actes d’apostasie publique ne sont même pas des gens d’Eglise, ce sont des renégats, des infiltrés, des imposteurs. Leur secte gnostique éclipse pour l’instant l’Eglise (comme Notre Dame l’avait prophétisé à La Salette en 1846), et en vertu d’une sorte de logique cyclique, l’Eglise est retournée aux catacombes, d’où elle ressortira au temps fixé par Dieu, car elle a les promesses de l’éternité. Du point de vue des derniers catholiques, elle est en train de gravir à son tour le Golgotha, sur lequel est mort son Epoux mystique, ce qui n’est après tout que justice ; en tout cas, c’est « carré » !

Écrit par : Martial | 02/09/2007

Quand vous affirmez que l'Eglise n'a jamais eu l'intention "de faire des cachotteries aux fidèles", ou vous plaisantez ou vous prenez les lecteurs du blog d'A. Kling pour des idiots et des incultes. Rien que sur le fameux "secret de Fatima", les "cachotteries" de l'Eglise, comme vous les appelez, rempliraient 50 tomes. Quant aux papes qui faisaient tourner les tables et se livraient aux pires débauches "ésotériques", la liste en est trop longue pour la rappeler ici. J'allais vous prier d'aller réciter votre catéchisme à d'autres, mais, à lire des tirades comme "jusqu’à la mort de Pie XII, elle a été « mère et maîtresse de vérité", je dois presque me rendre à l'évidence que vous êtes sincère et que vous croyez vraiment dans l'image d'Epinal de l'Eglise que vous nous donnez.

"Presque", parce que, quand vous ajoutez, quelques lignes plus bas, que, en tant que "mère et maîtresse de vérité", l'Eglise "jouit de l’infaillibilité dans le domaine spirituel", je suis bien obligé de me demander si vous ne vous vous seriez pas converti au catholicisme sur le tard, c'est-à-dire le 10 juillet 1870, le jour où Pie IX a décrété le dogme de l'infaillibilité pontificale. Avec, probablement, effet rétroactif, n'est-ce pas? Pie IX n'en était d'ailleurs pas à ses premières frasques. Le 8 décembre 1854, il avait déjà instauré unilatéralement le dogme de l'immaculée conception. Dois-je continuer ou préférez-vous essayer de revenir sur terre?

"toutes les analyses biogénétiques effectuées sur les différentes races ne fournissent pas la moindre preuve que la Bible ait erré dans son monogénisme", sauf celles de M. Wolpoff de l'université du Michigan et celles de plusieurs dizaines d'autres généticiens. Il est curieux que, dès qu'on parle de polygénisme, les partisans du monogénisme n'aient plus qu'un mot à la bouche : "Voltaire". Or, Voltaire est loin d'avoir été le premier à défendre cette thèse. Paracelse au XVIème siècle et, douze siècles plus tôt, l'empereur Julien la défendaient également. Il faut dire que, ni Julien ni aucun patricien romain digne de ce nom n'a jamais cru dans le bobard selon lequel il n'y a plus de "Juif ni de Grec, plus d'homme libre ni d'esclave, plus d'homme ni de femme", première pierre paulinienne de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Puisqu'on en est à parler du monogénisme et du polygénisme, il faut d'ailleurs ajouter que le discours égalitariste et proto-communiste des premiers chrétiens les faisaient passer, aux yeux des patriciens romains enracinés dans leur tradition, pour des espèces d'extra-terrestres. Le tort de bien des chrétiens actuels est de ne pas se replonger dans l'histoire de leur secte. Les humiliations que les premiers Chrétiens subirent et qu'ils recherchèrent d'ailleurs assidûment sont probablement à l'origine du développement, chez les générations de Chrétiens qui se sont succédées depuis, de la condescendance plus ou moins inconsciemment arrogante avec laquelle ils prétendent vous donner des leçons de morale. Pour les Indo-européens, seul un détraqué, un "hors caste", pouvait affirmer que les hommes sont "égaux devant dieu", les indo-Européens ayant au plus au point le sens de la hiérarchie et de l'analogie qui existe entre la hiérarchie terrestre et la hiérarchie céleste. Et, puisque vous m'en offrez l'occasion avec votre sortie sur la "vie éternelle", laissez-moi en profiter pour vous apprendre que, chez les Indo-européens, tout le monde n'a pas la "vie éternelle", la "vie éternelle" étant accordée à une petite élite. En distribuant des brevets de vie éternelle à tout un chacun (au moyen âge, on sait que, plus on payait, plus on était assuré d'avoir la "vie éternelle"), l'Eglise démocratisait l'au-delà avant l'heure.

Même les rabbins les plus influents de Jérusalem ont dû reconnaître récemment, preuves archéologiques à l'appui, que le récit biblique de la sortie des Hébreux d'Egypte est une fable.

Marx disait que l'économie - c'est-à-dire le ventre, les instincts animaux - était notre destin. Elle est bien devenue notre destin. Il le souhaitait. Un homme de Droite le déplore. De même, Trotski déclarait que la religion était l'opium du peuple, et c'est en effet ce qu'elle est, dans ses formes abrahamiques.

Écrit par : nic | 03/09/2007

Eh bien, à présent, je sais à peu près exactement "d'où vous parlez", mon cher Nic : plutôt de chez Alain de Benoist, n'est-ce pas ?... Je me bornerai à dire, pour conclure de mon côté, que l'athéisme, l'antichristianisme et l'irréligion sont l'opium de tous ceux qui se laissent porter à l'orgueil par le maître incontesté de la chose et qui - fort logiquement - s'en prennent surtout à ce qu'il y a de plus vrai, de meilleur et de plus beau. Rendez-vous au Jugement dernier, et bonjour chez vous.

Écrit par : Martial | 04/09/2007

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