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24/08/2007

SURPRISE : L’ANTI-DEFAMATION LEAGUE RECONNAIT LE GENOCIDE ARMENIEN (suite)

J’ai trouvé le commentaire suivant à l’article d’hier si intéressant que je le donne en clair. Vous constaterez qu’il nous fournit, lui aussi, pas mal de pistes d’étude à approfondir pour l’avenir  ….  C’est amusant qu’il termine par la Chine car le JPPPI, dont nous avons déjà parlé, n’a pas manqué effectivement de s’intéresser à cette puissance émergente. Le JPPPI (Institut de planification d’une politique pour le peuple juif) a été créé en 2003 à Jérusalem afin de remplir une mission de prospective. Ses recherches doivent contribuer à la continuité et à la prospérité du peuple juif et de sa culture. Il est présidé par l’ancien ambassadeur américain Dennis Ross et financé par l’Agence juive et les grandes organisations juives internationales.

Voilà la référence en question : « Sur les potentialités économiques, politiques et stratégiques pour le peuple juif qu’offre l’émergence de la Chine, voir le rapport du JPPPI intitulé « China and Jewish People, Old Civilizations in a New World » établi par Dr S. Wald en 2005. Ce rapport contient notamment une série de recommandations destinées aux organisations juives mondiales. »

ff904950833ba6fadbbe1d8814b860a7.jpg« Trop drôle. En fait tout est parti du licenciement par Foxman d'un des directeurs fédéraux de l'ADL (qui représentait je ne sais plus quel état des Etats-Unis). Son directeur local avait affirmé qu'il s'agissait bien d'un génocide... Foxman l'a viré, or ce type était populaire... Donc Foxman plutôt que de faire face à une révolte, doit tenter de faire face comme il peut...

Ces faits sont intéressants: cela montre que si les pontes des organisations juives, tels que Foxman, sont parfaitement brieffés de leur rôle politique et savent faire la part entre manipulation et vérité, il en va pas de même de la base...

De plus pour la plupart des gens, turcs=musulmans=islamistes... Le niveau de culture G chez les juifs américains est un peu plus élevé que la moyenne locale, mais ce n'est tout de même guère brillant. La plupart d'entre eux ne savent rien ni des relations entre Israël et la Turquie, ni de l'histoire des juifs dans l'Empire ottoman et la république Jeune Turque (qui sait par exemple, que Vladimir Jabotinsky contrôlait la presse turque, et spécialement le journal officiel "Le jeune turc"? Qui sait que le nationalisme turc est une invention d'Emmanuel Carasso, un juif italien membre des B’nai Brith et de la loge Resortae Veritas à laquelle appartenait Ataturk? L'invention du nationalisme turc, était une aberration qui avait pour but de liquider le Califat ottoman cosmopolite, afin de lui détacher la Palestine, et d'en faire Israël. A la même époque où les jeunes turcs s'agitaient, où le Calife ottoman ruinait son pays en s'endettant auprès des banques Rothschild, le même Rothschild jouait sur le tableau britannique et arrachait la déclaration Balfour... Tout est lié...).

Donc le juif moyen américain ne voit pas toutes ces réalités, et reste prisonnier du pathos de la souffrance et du génocide, d'autant plus qu'il a grandi dans la sublimation de la souffrance et du génocide juif...  Et donc après 60 ans de reproches de la part des Arméniens, pas étonnant que le juif de base, ignorant des enjeux, se laisse prendre à ce discours.

Remarquez que la position de Foxman est purement politique: il prend l'avis de Morgenthau (qui avait joué un grand rôle dans les accusations de génocide à l'encontre des nazis au procès de Nuremberg), mais il refuse de légiférer... Il récupère la confortable position morale du donneur de leçons, mais il continuera de tout son poids de bloquer une reconnaissance officielle du génocide par le Congrès... Trop fort!

Outre les liens réunissant Israël et la Turquie, je pense que ce qui pourrait inquiéter Israël, c'est à terme la remise en cause de la laïcité en Turquie. Les Turcs sont attachés à la laïcité soit disant, essentiellement par lavage de cerveau... Car contrairement à la France où la foi a fortement reculé depuis un siècle, la Turquie reste un pays attaché à sa culture islamique. Et il ne faudrait pas grand chose pour que les Turcs, revisitant leur histoire, se rendent compte que la révolution jeune turque, la laïcité, l'européanisation forcée, tout ça convergeait vers d'autres objectifs que le simple progrès... D'ailleurs quel progrès pour la Turquie? Ils sont passés en un siècle du statut de puissance impériale à celui de pays du tiers monde...

Or si on force la Turquie à se pencher sur le génocide arménien (qui était plus un nettoyage ethnique contre les populations européennes sur les terres que les Turcs avaient peur de devoir céder lors du démantèlement de leur empire, nettoyage ethnique en grande partie piloté par des généraux d'origine juive, ou balkanique), on risque d'amener la Turquie à revisiter complètement son histoire et faire émerger des vérités cachées...

Un peu comme la colonisation de l'Algérie: je parie que personne ici n'a entendu parler du rôle des négociants en blé juifs Bacri et Busnach, qui ont donné l'Algérie à la France?  Il faut s'y intéresser car c'est éclairant! Encore un revirement d'alliance juive...

Rappelons-nous que la conquête de l'Andalousie par les arabes n'aurait pas été possible si les juifs séfarades ne les avait pas aidés, et notamment renseignés. Eh bien l'inverse a été vrai...

De même, les juifs ont toujours su être du côté des puissants: avec les britanniques, les ottomans, la république française, les soviétiques, aujourd'hui les USA... Demain sans aucun doute la Chine! »

Patrac

Commentaires

Un livre avec plein d'informations précises sur le rôle des "Juifs" dans le communisme, la franc-maçonnerie etc...

http://www.catholicvoice.co.uk/pinay/

Écrit par : Jean | 24/08/2007

"De même, les juifs ont toujours su être du côté des puissants: avec les britanniques, les ottomans, la république française, les soviétiques, aujourd'hui les USA... Demain sans aucun doute la Chine! »"


D’ailleurs ils se préparent déjà en judaisant les petits chinois. Voilà quelques extraits issus du Jewish Journal :

http://www.jewishjournal.com/home/preview.php?id=16130

These days, more American famlies are adopting from China than any other foreign country, and a large number of those families are Jewish.

There is the question of what it means to -- look Jewish -- for one -- and the matter of who is a Jew in the eyes of the Jewish community and society at large. But just as important, there is the question of how to incorporate both Chinese culture and Judaism into these children's lives -- without sacrificing one for the other.


Jews have adopted a significant number of children from China, in the view of some professionals in the adoption community.

"It would appear that a lot of Jewish families are adopting Asian children," said Marcia Jindal, an intercountry adoption coordinator for Vista Del Mar Child and Family Services in Los Angeles.


"Nobody in the world is going to look at that [adopted Asian] child and see her first as Jewish," Brown said. "That's the part they can shed if they want to. They can't shed race."


Je me demande parfois si les délocalisations vers la Chine et les autres pays asiatiques ne sont pas leur oeuvre.


Un petit extrait hors-sujet du même article : "Jews often feel an alliance with people of color," Hanson-Press said. "We have an affinity for the 'other.'"

Écrit par : Un passant | 24/08/2007

A noter, pour l'anecdote (si c'en est une): Emmanuel Carasso est l'oncle d'Isaac Carasso, le créateur du groupe Danone.

Carasso qui a inventé le nationalisme panturk, a lui-même déposé le sultan AbdulHamid II, et l'a envoyé en prison.

Il est intéressant de noter aussi que le financier du mouvement jeune turc était un autre juif: Alexander Parvus.

Parvus était aussi le financier de la révolution russe. Il était aussi agent secret britannique et allemand. Il jouait sur tous les tableaux! C'est lui qui aurait servi de lien notamment entre Rothschild et Trotsky (qui avant la révolution se sera notamment exilé à Londres, Paris et New York).

Le rapport avec la choucroute: la branche française des Rothschild raffinait le pétrole de Baku dans leur raffinerie de l'Adriatique, et mirent sur place le chemin de fer Baku Batum en 1886 sur les bords de la mer noire(pour l'anecdote le pétrole de Baku était exploité par les frères Nobel). Le pétrole de Baku était transporté vers la mer noire par chemin de fer, puis par bateau jusqu'en Adriatique, où il était raffiné.

Or la région autour de Batum était en proie à des conflits ethniques entre turcs et arméniens... Si bien qu'en 1905 l'activité de la raffinerie a été totalement bloquée, faut de pétrole acheminé (les chemins de fer étaient attaqués).

Or quelques années plus tard un projet de pipeline suivant approximativement la ligne de chemin de fer baku batum fût à l'ordre du jour... Il semble bien que la minorité arménienne ait été en partie victime de ce pipeline, comme en attestent certains témoignages d'époque (des lettres abordant le problème de la sécurité dudit pipeline). De fait sa construction commencera peu de temps après le génocide...

On peut supposer que Parvus et sa grande influence au sein du mouvement jeune turc, a pu vouloir donner un coup de main à ses amis les Rothschild en planifiant ce nettoyage ethnique...

Il faut aussi savoir qu'à l'époque de l'empire Ottoman, les chrétiens (arméniens ou grecs) jouissent de nombreux privilèges, notamment dans le domaine du commerce et de la finance, et sont en compétition avec les juifs (souvent moins favorisés que les chrétiens). Les juifs nommaient à l'époque les arméniens, "les amalekites"... Dans la bible les amalekites sont les pires ennemis des juifs... Le génocide arménien sera très favorable aux juifs du point de vue des affaires et de l'ascension sociale...

Ironie de l'histoire, Balladur, est le fils d'un banquier chrétien de la Banque Ottomane, descendant d'une famille de barataires francs d'origine arménienne, qui sont obligés de quitter leur position ainsi que la turquie sous Ataturk.

Ha oui une dernière chose: avant que le Califat soit aboli, il s'était fortement endetté auprès des banques judéo-anglaises comme les Rothschild... En compensation de la dette, la cession de la Palestine fût demandé... Ce que refusa le Sultan... mais une grosse partie des terres palestiniennes fut néanmoins vendu aux Rothschild (qui étaient en 48 les plus gros propriétaires terrien en Palestine).

L'échec de l'obtention de la Palestine par l'endettement de la première guerre mondiale ne fera que retarder le projet... En fait le refus du sultan, concrétise la déclaration Balfour puis l'accord Sykes-Picot, qui met le Moyen-Orient sous tutelle des SDN via la France et la GB...

Il est amusant de voir qu'à cette occasion sont redessinées les frontières des pays du Moyen-Orient, indépendamment de la volonté des locaux, y compris en détachant des morceaux pour les refiler au voisin, ou pour en créer des états indépendants... Tout cela pave la voie à la création d'Israel quelques années plus tard.

Tout ça pour dire que si on prend les évènnements historiques pour des faits isolés, on se trompe carrément.

La révolution jeune turque, et la révolution russe ne sont pas arrivées à peu près au même moment par un grand hasard de l'histoire...

Or si on ne regarde que les personnages frontaux (le tsar, le sultan...) on ne peut comprendre ce qui relie ces évènements...

Si on s'intéresse aux hommes de l'ombre, comme Parvus ou Carasso, alors on arrive à trouver le chainon manquants entre ce qui semble n'être que des coïncidences...

Pour conclure je dirais qu'il est extrémement difficile pour des nations paisibles qui n'aspirent qu'à la paix et à la prospérité, de résister aux lubbies fanatiques d'une poignée de personnages qui disposent des finances, de l'influence et des armes, et qui sont tous tournés vers un même objectif commun depuis des siècles. Eux sont patients, ils peuvent attendre des décennies pour réussir, tandis que nos pauvres sociétés séculaires vont et viennent, se font et se défont, dans une discontinuité morale totale... Quel rapport effectivement entre le français d'il y a 50 ans et celui d'aujourd'hui? Quel rapport entre le français d'il y a 100 ans ou 150 ans et celui d'aujourd'hui? On parle de personnes totalement différentes... Tandis que ceux qui cultivent sempiternellement leurs croyances messianiques, restent dans un continuum historique, quelque soit le lieu ou l'espace...

Écrit par : marcus | 25/08/2007

Marcus a raison ! Nos ennemis ont le temps pour eux. La franc-maçonnerie ennemie des nations existe "officiellement" depuis 1717, année de sa création à Londres, fief du protestantisme ami du judaïsme par haine du catholicisme. Les papes d'avant 1958 le savaient et luttaient encore contre les menées souterraines de ces larves qui ne savent qu'avancer masquées, car la seule institution jouissant d'une longévité suffisante pour conserver une mémoire historique est... était le Saint-Siège. Or, les "papes" d'après 1958 ont tous été - sciemment ou non - élevés dans l'amité ou, du moins, la tolérance de la "secte des sectes". Et le résultat est là, tant sur le plan religieux que sur le plan profane. L'institution ecclésiale visible déconne à pleins fûts depuis 1958. Comment s'étonner que le monde marche sur la tête ?

Écrit par : Martial | 25/08/2007

A propos de l'intéressante remarque d'"un passant" sur l'adoption de petits Chinois, l'amour des Juifs pour les gens de couleur s'explique peut-être "en creux" par leur détestation de la race blanche, laquelle détestation tiendrait surtout à leur haine viscérale et bimillénaire du christianisme, dont la race blanche est longtemps restée le porte-flambeau. Or, que peut-on imaginer de plus étranger à la race blanche, ainsi que de plus antichrétien ou, en tout cas, de moins chrétien que la civilisation chinoise traditionnelle non "contaminée" par le christianisme ?

Écrit par : Martial | 25/08/2007

Les adoptions de petits chinois par des Américains juifs n'ont sans doute rien à voir avec une quelconque volonté de la part de la communauté juive américaine de "judaïser" les petits Chinois. Il y a cinq ans, il était de bon ton d'adopter un petit Vietnamien aux Etats-Unis (et en France) ; cette année, les adoptions de petits Chinois sont à la mode aux Etats-Unis, et, dans quelques années, elles le seront en France. Dans dix ans, qui sait quels autres "petits" du soi-disant tiers-monde le marché de l'adoption mettra à la mode.

Loin de la propagande quotidienne distillée par les médias dans les domaines économique, politique, social et culturel, loin du soi-disant prochain krach boursier, loin de la soi-disant crise du "marché de l'immobilier", loin de Kennebunkport et de Bagdad, de la Lybie et des Bétancourt, du prétendu "réchauffement climatique" et des accès d'urticaire de Putin, très loin de tout cela, il y a le fait que, depuis le début des années 90, deux peuples achètent tout l'or qu'ils peuvent, en ayant les moyens : les Juifs et les Chinois. Oui, les Juifs ne possèdent pas encore tout l'or mondial. Ils y travaillent. Les Chinois aussi. Aujourd'hui, derrière les G8, les G7, les réunions de la Commission européenne et tout le cirque pseudo-diplomatique savamment organisé détourner l'attention du grand public des véritables enjeux, une guerre économique fait rage, entre les deux seuls véritables décideurs actuels : les Juifs et les Chinois. Une des grandes batailles de cette guerre économique a été la soi-disant crise financière déclenchée en Asie en 1997 depuis la City et N.Y. Les Chinois s'en sont remis.

Les autres KO, il ne reste plus sur le ring que les Chinois et les Juifs, qui luttent pour la suprématie, à coup d'attaques DDos, de raids boursiers, d'OPA nucléaires, etc.

Bien naïf serait cependant de penser que les Chinois et les Juifs sont des ennemis intrinsèques. L'économie étant pour eux un "destin" et leur seul point de référence, le fait est que, en essayant de se détruire mutuellement, ils contribuent tous deux à créer le fameux "nouvel ordre mondial", c'est-à-dire, en clair, une mathématique du chaos. Et les ressemblances entre les Juifs et les Chinois vont beaucoup plus loin que celles qui existent sur le simple plan économique (par exemple, la diaspora juive et la "diaspora" chinoise sont comparables : dans l'est asiatique, quel que soit le pays, ce sont les Chinois qui sont aux affaires et dirigent en fait le pays). Pour ceux qui n'ont pas une connaissance directe et concrète de la mentalité chinoise et de la mentalité juive, qu'ils lisent donc, si ce n'est déjà fait, le célèbre "Sexe et caractère" du demi-Juif Otto Weininger.

Les ressemblances sont frappantes.

Écrit par : nic | 25/08/2007

Effectivement il existe de nombreuses ressemblances entre les communautés juive et chinoise, c'est indéniable. Par contre, il me semble qu'il y a une différence de taille (je peux me tromper bien sûr), les juifs ont un projet commun, un projet d'ordre mondial qui prend ses sources dans leurs croyances religieuses mais qui ne touche pas seulement les juifs pratiquants, car on le sait, le judaïsme est raciste dans le sens ou cette religion ne se destine qu'à un peuple contrairement aux christianisme et islam qui sont universalistes.

En gros, ce que je veux dire, c'est que si les chinois sont très "communautaristes", c'est tout simplement par patriotisme et par souci de réussite.

Écrit par : doctarace | 26/08/2007

La différence essentielle entre les Juifs et les Chinois à cet égard est que, comme vous le rappelez, le projet de dominion mondiale juif s'enracine dans leur religion, tandis qu'on serait bien en peine de trouver la moindre allusion à un tel projet dans les textes taoïstes et confucéens. En passant, il ne faut pas perdre de vue le caractère grossièrement pratique de certains passages du confucianisme, qui, sous ce rapport, n'ont rien à envier à certaines paraboles évangéliques et à certains passages bibliques bien connus.

Maintenant, il s'agirait de savoir exactement quel est le pourcentage de Juifs chinois dans la nomenklatura qui dirige ce pays.

Il n’est pas exact que le judaïsme ne soit pas universaliste.

La conversion au judaïsme va d'ailleurs être bientôt simplifiée, ainsi que le CI du 23 août le rapporte : "Le rapport soumis au Premier ministre Ehoud Olmert, le 20 août dernier a emporté l'adhésion de presque toutes les autorités religieuses, depuis le mouvement réformé jusqu'aux rabbins ultraorthodoxes."

Certes, en théorie, "Tu ne contracteras point de mariage avec ces peuples, tu ne donneras point tes filles à leurs fils, et tu ne prendras point leurs filles pour tes fils", mais, dans la pratique, il en est et il en a toujours été fort différemment. Dans "L'action de Jacques Faitlovitch, "père" des Beta Israel (Falashas)", Emanuela Trevisan Semi s'attache aux mouvements nés en Israël dans les années quarante et cinquante qui tendaient à favoriser une conception universaliste du judaïsme. Plusieurs personnalités importantes ont soutenu ces mouvements, qui sont devenus "de véritables comités pour un mouvement missionnaire. Un institut missionnaire fut finalement créé en 1952."

Comme le montre l'article de wikipedia sur la question, cette conception universaliste du judaïsme est en fait bien plus ancienne :

"Selon la Bible, les conversions sont anciennes, puisqu'elle évoque la conversion de la moabite Ruth, ancêtre du roi David ainsi que celle des Jébuséens sous son règne. Le Midrash affirme aussi que Jethro aurait été le premier prosélyte juif.

Dans l'Antiquité, le judaïsme était éclaté en un grand nombre de sectes, chaque secte ayant sa vision de l'attitude à adopter à l'égard des conversions. C'est ainsi que certains groupes, comme les sadducéens, étaient opposés aux conversions, quand les pharisiens les acceptaient dans une certaine mesure. Les Juifs d'éléphantine (Égypte) pratiquaient régulièrement des mariages mixtes, et leur attitude vis-à-vis de la conversion devait donc être assez souple.

(...)

Les estimations selon lesquelles 10% de la population de l'empire romain était juive (surtout dans la partie orientale de l'empire) ne peuvent s'expliquer sans conversions, et à cette époque celles-ci semblent effectivement assez nombreuses. Ainsi l'historien romain Dion Cassius indique à propos des Juifs « d'autres hommes [...] ont adopté les institutions de ce peuple, quoiqu'ils lui soient étrangers. Il y a des Juifs même parmi les Romains : souvent arrêtés dans leur développement, ils se sont néanmoins accrus au point qu'ils ont obtenu la liberté de vivre d'après leurs lois.

(...)

.Les conversions de masse existèrent également jusqu'au Moyen Âge. Par exemple :

* celles de peuples ouralo-altaïques comme les Khazars de Russie,
* après la fin de l'Empire romain, celle d'une partie des Francs ripuaires et des Souabes,
* celles de Berbères (Djeraouas de l'Aurès et Nefoussas de Tripolitaine).
* Communauté Bnei Menashe, d'ethnie Mizo, dans le nord-est de l'Inde, dont une partie a émigré en Israël.
* Juifs de San Nicandro (Italie), auto-converti avant la guerre, convertis officiellement après la Seconde guerre mondiale et émigrés ensuite en Israël.
* Subbotniks de l'ex-URSS, dont beaucoup ont émigrés vers Israël.

A ces groupes ce sont ajoutés des groupes auto-convertis à des versions plus ou moins orthodoxes du judïsme, et généralement non reconnus comme juifs par les communautés juives traditionnelles :

* Juifs Telugu du sud de l'Inde.
* Hébreux noirs,aux Etats-Unis et en Israël.
* Juifs Igbo au Nigéria.
* Communauté Abayudaya en Ouganda.
* Communauté House of Israël au Ghana.
* Juifs Incas du Pérou(quelques dizaines)"

Ceci en étonnera certainement beaucoup : ce sont "Les États chrétiens puis musulmans, (qui) contrairement aux États précédents, firent de la conversion à une autre religion un crime (l'apostasie), rendant en pratique quasiment impossible toute conversion au judaïsme."

Pour un autre auteur (juif), "Tout au long des Lumières, qui, dans le cas des Juifs, s’étendirent des dernières décennies du 18e jusqu’à la fin du 19e siècle, de prodigieux efforts furent déployés afin de découvrir un universalisme juif ou, mieux, de définir le judaïsme comme une religion de la raison éthique universelle. Ces efforts furent tantôt philosophiques, tantôt polémiques, voire purement et simplement apologétiques. En tout état de cause, ils étaient convaincants pour une raison pratique : les engagements politiques des Juifs ordinaires au cours de ces mêmes années (et depuis) semblaient les confirmer. Partout, des Juifs jouèrent un rôle dirigeant dans les mouvements politiques universalistes - libéraux, socialistes et, plus tard, communistes. Ces choix politiques étaient-ils, au moins en un sens, l’expression ou la continuation séculière de leur judaïsme ?"

Et l'auteur d'ajouter : "Il s’agissait cependant de Juifs émancipés. Et quand, parmi eux, des écrivains ou des militants recherchaient les sources juives de leur universalisme - la création des hommes et des femmes à l’image de Dieu, l’arrachement à la servitude en Égypte, la critique prophétique de l’injustice, la vision d’une rédemption générale -, les credo auxquels ils adhéraient venaient plus vraisemblablement de Kant ou de Marx que de la Bible ou du Talmud". Réflexion et formulation tautologiques, puisque Marx était un talmudiste. Quant à Kant, que je sache, ce n'est pas lui qui a parlé le premier de "la création des hommes et des femmes à l’image de Dieu, (de) l’arrachement à la servitude en Égypte, (de) la critique prophétique de l’injustice, (de) la vision d’une rédemption générale."

Passons sur ce qu'il dit des "Juifs orthodoxes" ; il a beau être sincère, son analyse de leur attitude envers l'universalisme est superficielle et ne tient pas compte de la "double morale" du judaïsme, l'une pour les goyim, l'autre pour les Juifs. Les Juifs orthodoxes ne souscrivent pas à l'universalisme des Lumières, un universalisme pour goyim ; le leur est celui qui est réservé au "peuple élu", un universalisme racialo-religieux.

Il ne suffit pas de dire que, "Au niveau le plus abstrait, le monothéisme, la création "à l’image" et la rédemption messianique peuvent inspirer un fort engagement universaliste". Le judaïsme, comme tout "monothéisme", est universaliste par définition. Toute religion fondée sur la croyance que tous les hommes descendent d'un seul et même souche primordiale ne peut pas ne pas être universaliste dans son essence : le christianisme l'est de manière ouverte, l'Islam aussi, parce que prosélytes ; le judaïsme l'est implicitement.

L'auteur fait ensuite une remarque très intéressante à ce sujet. Après avoir rappelé que "la règle suivant laquelle le droit ne doit pas être discriminatoire était naturellement un principe formel de la jurisprudence tant chrétienne que musulmane", principe que l'on retrouve dans les démocraties modernes, il note que les Juifs, dans les pays où ils se trouvaient, ne manquaient pas de réclamer l'égalité devant la loi. Et de citer le célèbre théologien juif Maimonide : "toute loi promulguée par le roi [doit] s’appliquer à tous, non à une seule personne."

Enfin, il y a la question du Code noachide, un ensemble de "lois qui, selon le Talmud, ont été transmises à Adam, puis aux fils de Noé, c’est-à-dire à l’humanité en général". "Il est interdit aux Noachides de pratiquer l’idolâtrie et le blasphème ; de commettre un meurtre, de voler et de se livrer à toute une série d’actes sexuels, dont l’inceste, l’adultère et les rapports homosexuels ; et il est interdit de manger la chair d’un animal vivant (pour Maimonide, c’est un interdit qui frappe la cruauté). La septième loi est positive : ils sont tenus d’instaurer un système judiciaire (vraisemblablement, pour mettre en œuvre les six premières lois [17]).(...). Le Code noachide est une entreprise spéculative des rabbis ; il décrit tout à la fois les obligations de l’humanité entière avant la révélation du Sinaï et les obligations des non-Juifs après - les Juifs ayant reçu un ensemble de lois beaucoup plus important, dont les sept premières. Cependant, ces sept-là sont formulées de façon si générale qu’elles appellent une élaboration ; dans certaines versions, elles recouvrent largement le même terrain que la loi juive, exception faite de ces clauses rituelles : fêtes, code alimentaire, sacrifices, pureté, etc.". Ces commandements "s’adressent à tous les êtres humains. Le point de vue juif traditionnel est que nous ne créons pas l’univers moral ; nous ne faisons que l’habiter. Ce qui importe ici, c’est que nous l’habitions tous". (...) le Code est une sorte de loi internationale ; les agents auxquels il s’adresse au premier chef sont des groupes organisés d’hommes et de femmes qui acceptent ou non le Code, vivent ou non sous la contrainte de la loi."

Bref : "le Code est en fait pour eux la loi juive qui vaut pour les Gentils. C’est « notre » loi universelle pour « eux », un peu comme la toute première forme du jus gentium, qui était tout simplement une forme de droit romain pour non-Romains [21]. Aussi le Code noachide n’a-t-il de sens que lorsque les Juifs exercent le pouvoir politique : ils assument la responsabilité du septième commandement et instaurent un système judiciaire pour faire respecter les six autres commandements par leurs sujets non juifs." A ceci près, et la différence est de taille, que le jus gentium, contrairement au Code noachide, n'a pas pour objet d'imposer aux non-Romains les lois de Rome, mais de régler les rapports entre les membres de la Cité et ceux qui n'en sont pas membres. Alors que le Code noachide prétend dicter, par exemple, la manière dont le goy doit se comporter avec sa femme, jamais le jus gentium ne se mêle de ce genre de choses. L'universalisme impérial romain n'est pas l'universalisme juif, ni l'universalisme abrahamique en général.

Dans les religions indo-européennes, il n'y a pas de conversion possible, pour la bonne raison que ces religions ont un caractère racial, ethnique. Elles sont fondées sur un sang plus que sur une simple croyance. Seules des religions fondées sur une croyance peuvent faire des convertis.

Pour en revenir aux Chinois, il existe chez eux une forte conscience ethnique, comme chez les Japonais et chez les Coréens. D'où leur haut sens de la communauté. Ne parlons même pas des Juifs. Mais nous n'allons tout de même pas le leur reprocher, n'est-ce pas?

Écrit par : nic | 28/08/2007

Le génocide arménien est l'oeuvre des "Jeunes Turcs" et les suspicions concernant les commanditaires, dont Ataturk, d'être des "donmeh" (juifs convertis) sont parfaitement bidon ! Aujourd'hui plus de 80 % des israéliens reconnaissent le génocide du peuple arménien sauf qu'en cas de reconnaissance officielle par lez Gvt Israélien, la communauté juive de Turquie sera probablement victime de représailles terribles. Quant aux fantasmes sur la Chine, laissons les à ceux qui les propagent. Ce qui est vrai en tout cas c'est qu'il existe de très nombreux descendants de juifs au type asiatique, "Kai Pheng" ou "Carenim" ou "bnei Israel", descendants de tribus dites perdues !

Écrit par : marco | 13/04/2011

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