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06/08/2007

HIROSHIMA, NAGASAKI…. ET TOUJOURS BONNE CONSCIENCE

ea443860d3dbaf9159c80cb0d46c5ca1.jpgCe n’est pas l’Allemagne nazie, ni l’Iran, ni aucun des pays généreusement inscrits sur la liste de l’ «axe du mal » qui se sont rendus coupables d’un crime absolument inédit dans les annales de l’humanité, mais bel et bien les Etats-Unis.

Ils restent à ce jour les premiers et les seuls à avoir utilisé l’arme atomique, qui plus est contre des populations civiles. Il y a 62 ans, le 6 août 1945, l’horreur absolue s’abattait sur Hiroshima et trois jours plus tard, comme si la démonstration n’était pas suffisamment concluante, sur Nagasaki. Des crimes dont, curieusement, on ne nous rebat pas les oreilles, comme d’autres, matin, midi et soir.

Il faut croire que le monde devait être vraiment knock-out après ce terrifiant conflit mondial et blasé par toutes sortes d’horreurs, car rares furent les voix de protestation à l’annonce des bombardements atomiques. En France, l’une de ces quelques voix sera celle d’Albert  Camus qui écrira dans son éditorial de Combat: « Qu'on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d'Hiroshima et par l'effet de l'intimidation, nous nous en réjouirons. Mais nous nous refusons à tirer d'une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d'une véritable société internationale où les grandes puissances n'auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l'intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État. Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison. »

Tout avait commencé en août 1939 par une lettre d’Albert Einstein au président Roosevelt, lui demandant d’intensifier recherches et financement, de crainte d’être distancés par l’Allemagne : «… Il est devenu possible d'envisager une réaction nucléaire en chaîne dans une grande quantité d'uranium, laquelle permettrait de générer beaucoup d'énergie et de très nombreux nouveaux éléments de type radium. Aujourd'hui, il est pratiquement certain que cela peut être obtenu dans un futur proche. »

A la suite de cette lettre sera mis en place le Manhattan Project qui, de 1941 à 1945, va mobiliser près de 140 000 personnes et engloutir un énorme budget. Ce ne sera pas en vain. En juillet 1945, trois bombes sont prêtes. L'une d'elle, au plutonium, est testée le 16 juillet 1945 à Alamogordo, dans le désert du Nouveau Mexique.

5de0f9375a126a76bb5f76b7801c3dfa.jpgL’essai réussi, il s’agit à présent de passer à la phase de démonstration in vivo. Après un ultimatum lancé contre le Japon, et rejeté par celui-ci, Little Boy, bombe atomique à l'uranium 235, est lâchée à 8h15 du matin sur Hiroshima par un bombardier B-29, surnommé Enola Gay. Elle explose en faisant 70 000 morts sur le coup et 200 000 morts par la suite. Le 9 août 1945, à Nagasaki, Fat Man, bombe au plutonium 239, explose en faisant cette fois 40 000 morts immédiates et 120 000 morts au total. A la fin du XXe siècle, on estime que 300 000 survivants souffraient encore des séquelles de ces deux explosions.

Etait-il vraiment nécessaire, pour terminer la guerre, et amener à la capitulation un pays d’ores et déjà largement battu et presque à genoux, d’en arriver à de telles extrémités et franchir ce pas décisif vers la sauvagerie totale ?

Truman dira dans ses mémoires qu’il voulait surtout faire peur à l’URSS. Pour cela, ce grand démocrate n’hésitera pas à sacrifier froidement des populations civiles, qui seront brûlées vives ou irradiées.

"Il demeure historiquement établi, et c'est ce fait qui devra être jugé dans les temps à venir, que la question de savoir s'il fallait ou non utiliser la bombe atomique pour contraindre le Japon à capituler, ne s'est même pas posée. L'accord fut unanime, automatique, incontesté autour de notre table", écrira Winston Churchill, dans La Deuxième Guerre mondiale.

Pourquoi une deuxième bombe sur Nagasaki ? "La discussion sur l'utilisation de la bombe était close. On avait non seulement décidé que la nouvelle arme serait employée, mais aussi que les deux bombes disponibles début août seraient lancées. La destruction des deux villes d'Hiroshima et Nagasaki a été le résultat d'une seule discussion.", dira Stimson, secrétaire d'État à la guerre de 1940 à 45.

Le président Truman, quant à lui,  annoncera Hiroshima à la radio  en ces termes : "(...) La bombe atomique permet d'intensifier d'une manière nouvelle et révolutionnaire la destruction du Japon. Sa force relève de la force élémentaire de l'univers, de celle qui alimente le soleil dans sa puissance. Cette force vient d'être lancée contre ceux qui ont déchaîné la guerre en Extrême-Orient .

Nous avons maintenant deux grandes usines et plusieurs établissements se consacrant à la production de la puissance atomique. Le nombre des employés , au plus fort de la construction, a atteint 125 000 et plus de 65 000 personnes sont encore engagées maintenant dans ces usines. Nous avons dépensé deux milliards de dollars et couru le plus grand risque scientifique de l'histoire. Nous avons gagné.  Le fait que nous soyons en mesure de libérer l'énergie atomique inaugure une ère nouvelle dans la compréhension de la nature.

Je vais proposer au Congrès de prendre immédiatement en considération la création d'une commission de contrôle pour la production et l'usage de l'énergie atomique aux Etats-Unis. D'autre part, je vais recommander au Congrès d'examiner dans quelles conditions l'énergie atomique pourrait devenir un instrument puissant du maintien de la paix mondiale. »

62 ans plus tard, ces éternels donneurs de leçons sont toujours aussi dangereux…

Commentaires

Premier fait avéré : Tout comme Hiroshima, Nagasaki constituait une cible militaire d'intérêt marginal ne "justifiant" en aucun cas qu'on la "traite" à l'arme nucléaire.

Deuxième fait avéré : Nagasaki était la ville du Japon où se trouvait la plus grande concentration de catholiques.

Troisième fait avéré : Harry Truman était un franc-maçon du 33ème degré.

Quatrième fait avéré : La bête noire des francs-maçons de partout a toujours été l'Eglise catholique.

Théorie du complot : Ces quatre faits avérés sont à relier entre eux.

Théorie de la théorie du complot : "Vous plaisantez ! Simple hasard, voyons !"

N'empêche que eux qui savent de quoi est capable la "secte des sectes" en fait de complots apprécieront...

Écrit par : Martial | 06/08/2007

Bien vu Martial ! Histoire résumée du christianisme au Japon :
http://paroisses.mepasie.org/histoire-du-christianisme.fr-fr.7.4.content.htm
À propos de complot, une petite histoire rigolote :
Deux cochons discutent dans la porcherie :
- Dis moi, dit le premier, sais-tu que notre paysan ne nous nourrit que parce qu'il va nous tuer bientôt ?
- Ridicule !, répond l'autre, toi aussi tu crois à la théorie du complot ?

Écrit par : Hervé | 06/08/2007

Même la ville de Dresde a subi le même sort sauf que c'est le tapis de bombes qu'ils ont eu droit alors qu'ils savaient la guerre allait être fini et que l'Allemagne serait vaincu. Ma question est la suivante pourquoi avoir bombardé 2 bombes atomiques au Japon et non une chacune. En précisant que peut être elles n'étaient pas prêtes avant la date du 8 mai 1945. Je pense que ces gens se croient tout permis et au dessus de tout car le pouvoir rend fou pouvant aller jusqu'à la follie humaine et vous avez totalement raison de dire que c'est ses gens là sont toujours aussi dangereux.

Écrit par : Olivier V | 06/08/2007

A noter aussi: aujourd'hui, l'idée comme quoi le largage des bombes était avant tout une façon de barrer la route aux russes est parfaitement admise aujourd'hui dans la communauté des historiens.

Staline était sur le point de déclarer la guerre au japon, conformément aux accords de Yalta, et il était décidé à prendre autant de territoire qu'il pouvait aux japonais (sans parler bien sur des iles toujours contestés comme les iles kouriles, il s'agissait pour Staline de prendre pied au Japon même).

Et bien certains historiens comme Alexandre Adler prétendent encore le contraire en reprenant le discours officiel de 45 (rejeté par Truman lui même dans ses mémoires). Enfin j'abuse en disant historien dans le cas d'Adler, disons chroniqueur.

Quand à l'ultimatum rejeté par les japonais, il faut savoir que les japonais négociaient officieusement avec les américains via les russes et voulaient fixer un armistice qui sauve la face de l'empereur. Les américains le savaient et pourtant ils se sont obstinés à exiger la démission de l'empereur, car ils savaient que les japonais n'accepteraient jamais.

En fait les américains ne voulaient pas d'armistice, ils voulaient larguer les bombes! Pour une raison technique bien simple: les bombes étaient au départ prévues pour être larguées sur Berlin.

Mais le projet Mannhattan a pris quelques mois de retard, et entre temps l'allemagne avait été vaincue... La dernière chance des américains était donc de nuker le japon...

Écrit par : marc | 06/08/2007

A l'attention d'Anne Kling et à tous les lecteurs: si vous ne l'avez pas déjà fait, procurez vous "Mémoires d'un maitre espion soviétique" de Pavel Soudoplatov, haut gradé des services secrets soviétiques qui a tout connu (la tchéka, le kgb...). Il y explique énormément de choses cachées de son point de vue bien sûr (c'est à dire celui d'un militant communiste convaincu, inconscient des forces qu'il servait en réalité, voir sa traversée des purges etc. Même aux plus hauts postes exécutifs, les espions n'avaient pas de vue d'ensemble du puzzle du pouvoir soviétique. Ils obéissaient point).
Il explique notamment que l'obsession de Truman après avoir utilisé les 3 seules bombes produites en 1945, était de produire assez de bombes pour réduire à néant la Chine et l'Union Soviétique. En 1949, Berlin a été à deux doigts d'être rasé par les américains, et c'est un énorme coup de bluff des russes et des chinois qui a réussit à l'empêcher.
En 49 les soviétiques avaient leurs bombe, et en 54 date à laquelle les américains avaient constitué un arsenal suffisant pour servir leur plans offensifs (en gros menacer et attaquer tout ceux qui se mettraient sur leur route), il était malheureusement trop tard: les soviétiques avaient refait une partie de leur retard, et en bluffant sur leurs capacités réelles, ils ont réussi à faire abandonner l'idée aux américains de se servir de leurs armes.
En conclusion, on est passé très près d'une domination tyrannique américaine s'ils avaient pu faire usage de leurs armes nucléaires avant 54. A noter que si les russes ont eu la bombe, c'est parceque les savants américains et européens qui ont travaillé dessus, leur ont transmis tous les plans, faisant gagner des années précieuses aux scientifiques russes.

Écrit par : marc | 06/08/2007

Pour revenir sur le dernier commentaire: d'ailleurs la bombe de Nagasaki a été lancé juste au dessus de la cathédrale de la ville, qui avait été prise pour cible et point de référence... Ce jour là la cathédrale était remplie de fidèles... L'essentiel des chrétiens du japon furent vaporisés en un instant (Nagasaki était la principale ville chrétienne du Japon).

Sur la franc maçonnerie de Truman, faire une recherche sur les sites franc maçons, ils s'en vantent bien entendu.

Écrit par : marc | 06/08/2007

Un dernier mot - essentiel - sur les catholiques du Japon :



Peu après la première mission de saint François Xavier et de ses compagnons jésuites, vers 1540, et leurs premières réussites, notamment la création de trois grandes
paroisses à Hiroshima et Nagasaki., le Japon fut hermétiquement fermé pendant trois siècles et demi par le shogunat (la féodalité locale), soi-disant pour protéger les habitants des influences néfastes de l'extérieur. Du coup, le christianisme naissant "venu de l'étranger" fut refoulé sans pitié, avec tout de suite de nombreux martyrs atrocement torturés.

Après la Révolution Meiji (donc une Révolution venue d’en haut, soit de l'empereur lui-même !), vers 1870, et l’ouverture forcée du Japon, les nouveaux missionnaires commencèrent d'arriver, mais ne trouvèrent plus de catholiques nulle part. Puis, un jour, après quelques années d'activité missionnaire pénible, car apparemment sans grand résultat, un Japonais vint voir un missionnaire en disant : "Nous sommes des catholiques; nous sommes beaucoup". Ils étaient tellement bien cachés qu'ils avaient peur de venir à la surface, habitués qu’ils étaient à se cacher depuis des siècles ! "Nous vous avons observés longuement, mais maintenant, nous sommes sûrs que vous êtes des prêtres de la vraie Eglise catholique de Rome. C'est pourquoi nous avons décidé de nous révéler à vous." Le missionnaire, (peut-être un franciscain) demanda, stupéfait : "En qui croyez-vous ?" Réponse : "Au Père, au Fils et au Saint-Esprit". Ils savaient que le Saint Père, chef de l'Eglise, était à Rome. Le franciscain demanda : "Connaissez-vous le baptême?" Ils répondirent par la formule latine - au demeurant correcte mais un peu déformée - du baptême: "Ego te baptizo in nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti", en disant que tous les leurs étaient baptisés. Des milliers et des milliers de catholiques sortirent ainsi « du néant » et remplirent les nouvelles chapelles de Hiroshima et Nagasaki, à la grande joie des missionnaires. Il y a là une incroyable histoire de fidélité et de fermeté dans la foi. Ces gens sont restés catholiques, SANS PRÊTRE, pendant trois siècles et demi !... Leur calvaire n'était pourtant pas fini, puisque les bombes atomiques des Américains tombèrent pile sur Hiroshima et Nagasaki, comme par hasard, n'est-ce pas ?… Peut-être faudrait-il aller là-bas pour se mettre à l'apprentissage de ces gens, en vue des temps très durs qui semblent s'annoncer pour nous autres également, catholiques occidentaux ? Car il ne faut pas trop compter sur l'Eglise conciliaire - compulsivement prosternée depuis plus de quarante ans devant tout ce qu'il y a de plus antichrétien - pour se forger une mentalité de martyrs !... En revanche, pour rendre les gens dhimmis avant l'heure, elle est parfaite, elle qui ne manque pas une occasion de faire brûler une pincée d'encens devant chaque idole, à commencer par celle des "droâdloms" maçonniques... en attendant celle de Mahomet le maudit !...

Écrit par : Martial | 06/08/2007

Effectivement, il ne faut pas trop compter sur elle :

"Une expérience aboutissant à limiter aux classes indésirables la fonction de reproduction fut faite inconsciemment dans l'Europe médiévale, sous les auspices de l'Eglise. Après la chute de Rome, les conditions sociales étaient telles que tous ceux qui aimaient une vie studieuse et paisible furent contraints de chercher un refuge contre la violence des temps dans les monastères, où l'Eglise leur imposa le célibat, privant ainsi le monde de la descendance de ces classes désirables.

Au Moyen Age, les éléments (...) intellectuels furent éliminés avec persistance et sur une large échelle par la persécution, la mise à mort, l'emprisonnement à vie et le bannissement, laissant la perpétuation de la race aux brutaux, aux serviles et aux stupides. (...) On ne pouvait pas inventer une meilleure méthode pour éliminer les lignées de génie d'une nation et, si tel eut été le but, le résultat fut éminemment satisfaisant (...)".

Si l'on ne peut assurément pas cautionner les persécutions de Chrétiens dans le Japon du dix-neuvième siècle (pourquoi n'avoir pas tout simplement refusé aux "missionnaires" l'entrée sur le territoire japonais?), on peut en revanche comprendre, à la lumière de ce que fait observer M. Grant dans "Le déclin de la grande race" et de bien d'autres phénomènes historiques, ce qui poussait les dirigeants japonais à se méfier tout particulièrement de l'esprit chrétien.

Écrit par : nic | 07/08/2007

Ce qui poussait les dirigeants japonais à se méfier tout particulièrement de l'esprit chrétien n'est-il pas ce qui pousse AUJOURD'HUI NOS dirigeants occidentaux et autres à se méfier tout particulièrement de l'esprit chrétien ? L'eschatologie chrétienne est en train de rattraper tout le monde, y compris et surtout les descendants de ceux qui crachent contre le christianisme depuis des siècle sous les avatars les plus divers. Je ne puis me résoudre à penser que vous en faites partie, Nic ? Si tel était le cas, je vous donne rendez-vous à une échéance fixée depuis la nuit des temps : celle de l'opposition entre les enfants des ténèbres et les enfants de lumière. En espérant qu'au final (comme on dit de nos jours), vous ferez partie de ceux-ci et non de ceux-là.

Le racisme idéologique, le VRAI racisme, n'a jamais poussé ses adeptes que dans les poubelles de l'histoire.

Écrit par : Martial | 07/08/2007

Avant de devenir, par la force des choses, idéologique, le racisme a été vécu, et, si la plupart des gens, y compris les historiens des idées et des moeurs, n'en retrouvent pas la trace dans le passé, c'est parce qu'il était partout. Le fondement des religions indo-européennes préchrétiennes, en particulier du mos majorum, est le sang. La preuve en est, entre autres, que, avant l'apparition du christianisme, l'idée même de "conversion" ne serait jamais venue à l'esprit de personne, et, si tel avait été le cas, elle aurait été regardée comme une aberration pure et simple : une trahison du sang. Cette réalité, tout catholique cohérent et non sentimental l'a vu : de Maistre, de Coulanges, de Gobineau, etc. - et admiré profondément.

Le christianisme est, avec l'islam et le judaïsme, une religion abrahamique. Ce qu'il y a de tragique dans l'attitude des chrétiens occidentaux, c'est qu'ils ont complètement intégré les enseignements d'une religion qui n'est originairement pas la leur, mais celle de l'adversaire, et que, par conséquent, ils font le jeu de l'adversaire, sans s'en rendre compte. Avant de pouvoir amener l'Européen à se mélanger à des peuples d'une ethnie différente, il fallait déseuropéaniser le mental et la sensibilité de l'Européen, afin qu'il ne sache plus ce qu'il est et ce qu'il n'est pas, et, avant de le déseuropéaniser mentalement, il fallait le déseuropéaniser spirituellement : ce fut le rôle du christianisme. Quand on rabâche continuellement à des Européens pendant des siècles qu’"il n'y a plus ni Grec ni Juif, ni homme libre ni esclave, ni homme ni femme", comment voulez-vous que, à la fin, on n'en arrive pas, entre autres, à l'instauration de la religion des "droits de l'homme" et au "troisième sexe"?

Parlons-en, de l'eschatologique chrétienne : un de ses textes principaux est l'Apocalypse de saint Jean, qui inspirera le Talmud de Babylone. L'Apocalypse, c'est la destruction de Rome, à laquelle les premiers chrétiens, les "sans foi ni loi", contribuèrent largement. Plus largement, ce que décrit l'Apocalypse avec un sadisme inouï, c'est la destruction de l'Occident. Il s'en suit que le fameux antéchrist, au point de vue occidental, est un personnage providentiel (c'est le mythe indo-européen du "retour du Roi"), que "saint Paul" adjure ses coreligionnaires d'abattre. Cela fait deux mille ans que, par l'intermédiaire des enseignements subliminaux du christianisme, l'adversaire dresse les Européens même contre Celui qui seul serait en mesure d'"agir" pour l'Occident.

On peut critiquer le christianisme en se plaçant à un point de vue encore inférieur à celui de cette religion, et, dans ce cas, on contribue au retour du totémisme et des cultes les plus troubles. Mais on peut aussi critiquer le christianisme à un point de vue supérieur à celui de cette religion, et, dans ce cas, on contribue à un retour à une forme de spiritualité supérieure.

La raison pour laquelle ceux qui sont derrière les marionnettes qui gèrent actuellement les pays occidentaux en veulent tout particulièrement au christianisme est simple à comprendre, étant donné l'origine ethnique des premiers, et, de plus en plus souvent, des seconds. Le christianisme leur a servi à réaliser ce qu'ils voulaient réaliser ; ils n'en ont désormais plus besoin, et peuvent s'en débarrasser. D'autre part, la persécution actuelle du christianisme sert également leurs plans, dans la mesure où elle concentre l'attention des Occidentaux - de certains Occidentaux - sur des problèmes d'ordre religieux, les détournant ainsi du véritable problème, qui n'est pas religieux.

Pour en revenir au racisme idéologique, il s'agit évidemment d'un phénomène qui est loin d'être satisfaisant à un point de vue spirituel. Cependant, il ne faut pas oublier que, pour les tenants de cette idéologie, il s'agissait de "sauver les meubles", après deux millénaires de "il n'y a plus ni Grec ni Juif, ni homme libre ni esclave, ni homme ni femme". Vous vivez au premier étage d'un immeuble où aucun des co-locataires du premier ne sort ses poubelles ; pendant des années, vous les sommez régulièrement de le faire ; en vain ; un beau jour, excédé, vous en avez assez, et vous faîtes sauter leurs appartements, et, bien sûr, vous vous faîtes sauter en même temps.

Écrit par : nic | 08/08/2007

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