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31/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 8

8) Le Zionist Organization of America (ZOA)

bfc85965a49a73e4ce923d18fd46a90f.jpgJe suppose que vous ignoriez tout de cet énième et cependant puissant groupe de pression juif américain. Moi aussi, je le reconnais. Ce qui est proprement fascinant, c’est d’en découvrir encore et encore, ayant toujours et systématiquement les mêmes objectifs, mais sachant se diversifier sur le terrain, pénétrer le maximum de milieux, de lieux géographiques, de zones d’influence, de réseaux. Du beau travail. Voilà des gens qui ont réussi à compenser leur faiblesse numérique, avérée, par une multiplicité d’organisations qui, donnant un sentiment de puissance et de nombre, en impose au monde extérieur.

Le ZOA, créé en 1897, se considère comme la plus ancienne organisation sioniste des Etats-Unis. Lutter en faveur du peuple juif en général et de l’Etat d’Israël en particulier, voilà son objectif qu’il poursuit opiniâtrement et sur une ligne plutôt dure. Basé à New York, il revendique 30 000 membres sur tout le territoire américain.

Son président, Morton A. Klein, est plutôt controversé à l’intérieur de l’establishment juif. Ce qui ne l’empêche nullement d’être également membre du comité directeur de l’AIPAC, que nous avons déjà vu. Et c’est là encore un trait constant de ces groupes de pression et de leurs dirigeants : tous sont chez les uns et les autres, moyen très efficace pour répercuter et démultiplier la moindre démarche.

Outre le lobbying intense qu’il mène à Washington, le ZOA a développé ce qu’il appelle le Campus Activism Network : il s’agit de répandre la bonne parole sur les campus et de combattre « la propagande arabe ». Ce qu’il fait consciencieusement avec la bénédiction des autorités américaines. Le ZOA convie régulièrement les sujets particulièrement méritants en Israël. Il faut penser à l’avenir, et comme il le dit fièrement lui-même : We are preparing the Jewish activist leadership of the future”.

Pour donner une idée de la manière d’opérer du ZOA, rien de mieux que de piocher les exemples suivants dans la bio du président Klein, figurant sur leur site www.zoa.org. Vous constaterez qu’il vaut mieux être de leurs amis… «  ZOA s’est battu contre la nomination du  Prof. John Roth à la direction des études au musée US de l’Holocauste (il avait comparé les Israéliens aux nazis). Roth a démissionné peu après. ZOA s’est également battu contre Joe Zogby, analyste au Département d’Etat, qui avait écrit des articles hostiles à Israël. En deux semaines, Zogby a quitté le Département d’Etat. ZOA a publiquement révélé les écrits de Salam Al-Marayati (Directeur du Conseil musulman des Affaires publiques) en faveur du Hamas et hostiles à Israël et s’est opposé à sa nomination à la Commission US sur le terrorisme. Cette nomination a été révoquée. ZOA a également fait état des écrits hostiles à Israël de Strobe Talbott, candidat de Clinton au poste de sous-secrétaire d’Etat. Il n’a pas obtenu le poste. »

Toujours dans la même bio, cet homme infatigable se félicite d’avoir écrit à l’ambassadeur de Jordanie aux Etats-Unis, Markwan Muasher, pour se plaindre de ce que deux terroristes avaient trouvé refuge en Jordanie et s’étonner de ce que ce pays avait permis au Hamas de s’installer à Amman. Eh bien, le croiriez-vous, quelques jours plus tard, les bureaux du Hamas étaient fermés.

On se demande vraiment pourquoi les Américains s’obstinent encore à organiser des élections, qui coûtent de l’argent et font perdre du temps… A quoi bon des élus en effet ?

30/07/2007

PLUS CA CHANGE, PLUS C’EST PAREIL… HELAS !

c82392c3bde19da6850608816b82777d.jpgJe délaisse provisoirement aujourd’hui la série sur les organisations américaines pour m’intéresser à une association bien française qui semble avoir de la virulence et des moyens à revendre et qui vient encore de le prouver la semaine dernière grâce à une action d’éclat : l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF).

L’action d’éclat, c’est l’ « achat » le 26 juillet, sous contrôle d’huissier, d’un gros paquet de livres et revues soupçonnées du crime n°1 dans ce pays : révisionnisme. Cet achat-saisie a été opéré dans deux librairies parisiennes, La Licorne Bleue et La Librairie du Savoir à la demande expresse de l’UEJF. Dans les deux cas, le Procureur de la République, avec une célérité exemplaire, a mandaté illico commissaire de police, huissier et historien dans les locaux maudits afin de rechercher le maximum d’objets du délit.

«Une expertise doit ensuite être effectuée pour déterminer si ces ouvrages contreviennent ou pas à la loi Gayssot du 13 juillet 1990 visant à "réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe". Si c'est le cas, des poursuites pourront être engagées. »  Le tout nouveau président de l'UEJF, Raphaël Haddad, 24 ans, conseil en stratégie d’entreprise, a également déclaré: « Avoir débusqué la nouvelle adresse de la Librairie du Savoir vient rappeler la nécessité actuelle de lutter contre le négationnisme. Aujourd’hui, Paris détient le triste trophée de capitale européenne des librairies négationnistes. Faisons en sorte qu’elle le perde.»

Alors moi, je ne me demande pas si les bouquins sont révisionnistes ou pas, ni même s’ils sont interdits à la vente ou pas. Ce que je constate, c’est qu’une association communautaire représentant 15 000 étudiants juifs se substitue carrément aux pouvoirs publics qui apparemment, jusque là, n’avaient pas cru utile d’intervenir…

En d’autres termes, est-il normal de voir une association ouvertement confessionnelle revendiquer ainsi un statut politique et des rapports privilégiés avec le pouvoir ? C’est cela qui me choque extrêmement. Nous sommes bel et bien devenus un pays communautariste où de plus en plus ouvertement, certaines communautés s’arrogent le droit exorbitant de décider pour tous les autres et cela, sans le plus petit début de légitimité.

Et d’ailleurs, pourquoi une telle hargne à l’égard de ces malheureux ouvrages ? Puisqu’on nous répète que c’est rien que mensonges et compagnie, ne serait-il pas plus intelligent - plutôt que de se livrer à cette chasse aux sorcières éperdue - de les ignorer avec panache et superbe? En tout cas, c'est bizarre, alors que justement personne ne s’en préoccupe le moins du monde, de remettre ça sur le tapis, en plein mois de juillet…

Puisque nous en sommes à l’UEJF, continuons à faire les présentations. Je parlais au début de l’article de moyens à revendre. Et là, je vais me permettre de reprendre tout bêtement un texte que j’avais publié en janvier dernier, sous le titre L’UEJF et l’argent du contribuable :

« J’ai fait récemment état d’une subvention attribuée à  l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) par le secrétaire général du gouvernement, qui était alors Jean-Marc Sauvé, nommé depuis vice-président du Conseil d’Etat : 200 000 euros pour la seule année 2006 !  200 000 euros, c’est déjà une belle somme. Qui en dit long sur le montant total de subventions que doit palper cette association éminemment citoyenne de la part des ministères, municipalités, collectivités locales et régionales, etc, etc. J’en passe et des meilleures et des plus juteuses. Normal, l’argent du contribuable n’est-il pas fait pour aider les associations méritantes à lutter contre le racisme et l’antisémitisme ?

Petit retour en arrière : l’UEJF a été créée en 1944 dans un but social. Dans les années 60, elle sera très marquée à gauche, puis vers 1980, se range sous la bannière du parti socialiste et en cette qualité, crée en 1984 SOS Racisme. C’est en tout cas ce qu’elle affirme clairement sur son site à plusieurs reprises. Il faut reconnaître qu'on se dispute la paternité de cette officine.

Au fil des années, l’UEJF s'affirmera de plus en plus communautaire et sioniste, bien qu’officiellement apolitique (elle aussi). Elle périclite dans les années 90, mais, en 1999, doit sa résurrection à la nouvelle intifada et aux troubles antisémites qui s’ensuivent en France. Elle publie en 2002 un livre blanc, Les antifeujs, qui dénonce tous les actes antisémites connus depuis deux ans et se voit reçue à cette occasion par Jacques Chirac.

Son grand cheval de bataille reste bien sûr la dénonciation hystérique de l’extrême-droite. Elle se considère comme le rempart de la bête immonde au sein de l’Université. Sa section Assas est particulièrement active, tout comme celle de Lyon, très impliquée dans la vie politique locale et qui s’est spécialement illustrée lors de l’ « affaire » Gollnisch.

Sa position sioniste est sans équivoque. D’ailleurs, en 2002, pour soutenir Israël, l’UEJF tiendra sa convention « nationale » à Jérusalem. Son grand souci est de promouvoir la paix au Proche Orient. C’est pourquoi, en octobre 2006, elle demandait des sanctions contre l’Iran, en précisant bien que l’option militaire devait être envisagée.

Résumons : 10 sections locales à Paris, 15 dans les grandes villes de France, 34 membres élus aux conseils d’administration des universités, ces performances justifient-elles vraiment une telle manne de la part des pouvoirs publics ? »

Je rappelle que l’UEJF revendique 15 000 étudiants adhérents, sur un total de 2 275 000 étudiants pour la France. Encore une fois, cette représentativité justifie-t-elle pareille arrogance ?

29/07/2007

ALYA MASSIVE DES JUIFS RUSSES… EN ALLEMAGNE

f2d671510aca52819df365916198c63f.jpgL’Etat d’Israël ne fait pas mystère de sa volonté d’attirer le maximum d’émigrants juifs de la diaspora sur son territoire. Il en a un besoin vital, ne serait-ce que pour contrebalancer les effets de la démographie de ses citoyens arabes. Toute une batterie de mesures incitatives a été déployée à cet effet et Ariel Sharon n’avait pas craint en son temps de dramatiser la situation des juifs de France pour les inciter à partir. Certains sautent le pas, on l’a vu, et font leur alya, ou montée vers Israël.

 

Mais il y a le revers de la médaille, autrement dit le retour à la case départ d’une partie non négligeable de ces émigrants, sans compter le départ d’Israéliens vers d’autres cieux. Une déperdition suffisamment importante pour être devenue un sujet de préoccupation pour le gouvernement.

La vérité, c’est que l’on assiste, malgré les départs fortement médiatisés, comme celui de France la semaine dernière, à un net déclin de l’émigration vers Israël. Pire encore, et ce phénomène est nouveau, alors que Russes et Ukrainiens émigraient en masse il y a un certain nombre d’années, beaucoup de ces « Israéliens » de fraîche date retournent à présent vivre dans leur ancien pays. Il en va de même pour l’Allemagne.

Plus de 4 000 Israéliens sont ainsi redevenus Allemands en 2006, soit une très nette augmentation par rapport aux années précédentes. Et l’on chiffre à 300 000 le nombre de citoyens de l’Etat hébreu qui pourraient potentiellement suivre cette voie. En renonçant pour cela à la double nationalité, condition mise par l’Allemagne.

Comme si cela ne suffisait pas, l’émigration juive russe a déserté Israël pour aller s’installer, elle aussi, … en Allemagne. Depuis les années 90, on assiste en effet à un véritable exode de cette population, vivement encouragé par le gouvernement allemand au moyen de divers avantages. Résultat : la communauté juive allemande a triplé de volume. Ce qui a occasionné une brouille persistante entre les responsables de cette communauté et le gouvernement israélien qui, furieux d’être frustré de cette masse d’immigrants potentiels, a décidé une contre-attaque.

Israël a ainsi décidé d’étendre les compétences de Nativ, une agence d’émigration initialement créée pour la seule Russie, à l’Allemagne, afin d’essayer d’inverser la tendance et de repêcher, au moyen de cours d’hébreu et de divers programmes incitatifs,  les 220 000 juifs russes qui s'y sont installés aux cours des 10 dernières années. Cet élargissement des compétences interviendra dès septembre 2007.

Cette explosion de la communauté juive allemande en raison de l’arrivée massive des Russes est cependant loin de ne faire que des heureux. En témoignent ces propos d’une habitante de Düsseldorf : « Nous étions 1 200 à Düsseldorf et nous sommes 15 000 maintenant. Les « Russes » s’intègrent très bien, si bien même que c’est nous, les « anciens » qui nous trouvons « submergés » (…) En fait, la plupart ne se sentent pas juifs du tout, ils viennent d’un régime communiste où la religion n’avait pas de place. Beaucoup sont mariés à des Russes non juifs, dont les enfants n’ont aucune idée de la religion, mais ils profitent des privilèges d’immigration. (…) Et en plus, ils sont en majorité et nous attendons pratiquement le moment où ce seront eux qui mèneront la barque, malgré leurs convictions athées ».

Je suis sûre que, comme moi, vous n’aurez pas manqué d’apprécier la saveur de cette réaction …. « Submergés, profiter des privilèges, eux qui mèneront la barque »…. Voyons, voyons, que faites-vous, Madame, de l’enrichissement par les différences, de l’accueil de l’étranger, de la tolérance universelle ? Je me demande vraiment ce qu’en penserait la LICRA…

Source : www.guysen.com

28/07/2007

DIFFUSION DE LA FRANCE LICRAtisée

 

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Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la France est un pays où règne la censure, qu’elle soit extérieure ou auto-imposée. Cette dernière étant du reste bien plus dramatique encore puisque gravée au fer rouge dans des esprits conformistes et timorés.

En vertu de quoi mon livre, quoique ne contrevenant en rien aux lois en vigueur, n’est pas distribué dans les librairies « classiques ». Son sujet même fait de lui un « hors la loi » qui n’a pas droit de cité dans les rayonnages de la pensée totalitaire. Il n’est diffusé qu’à travers les circuits de vente par correspondance ou dans certaines librairies très sélectionnées.

Mais il y a quand même des esprits hardis, qui ne craignent pas de passer outre les diktats évoqués plus haut. Et qui s’en trouvent récompensés. Il y a ici à Strasbourg quelques buralistes – proches de nos idées - qui ont accepté de mettre mon livre sur leurs rayonnages, et qui ont la surprise de les vendre fort bien. Ce qui prouve qu’il y a, en dehors de nos milieux,  un public pour ce type d'ouvrages et  que tout le problème est d’arriver à toucher ces lecteurs potentiels désireux de lire autre chose.

Je me dis donc qu’ailleurs, il pourrait en être de même. Si donc, vous avez dans votre entourage soit une librairie décomplexée, soit un buraliste courageux, qui accepterait de mettre mon livre en vente, faites-le moi savoir. Je prendrai contact avec lui et lui enverrai quelques exemplaires en dépôt-vente. Je pense que cela pourrait aider à certaines prises de conscience, ici et là …

27/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 7

7)  L' American Jewish Congress (Le Congrès juif américain)

cabe6f7a8b1bb43dafc514d2156ade3f.jpgA ne pas confondre avec son presque homonyme vu avant-hier. Il s’agit là encore d’une très puissante organisation créée en 1918 par des responsables religieux et communautaires juifs, tous sionistes, afin de présenter une position unifiée des juifs américains lors de la Conférence de Paix tenue à Versailles en 1919.

Auparavant, en 1918, s’était tenu leur 1er congrès qui verra parmi ses délégués une certaine Golda Meier Meyerson, du Milwaukee, plus connue par la suite sous le nom de Golda Meir. L’AJCongress ne tardera pas à se transformer lui aussi en groupe de pression ayant pour but de défendre les intérêts juifs partout dans le monde. Sioniste de la première heure, le Congrès considère être parmi les premiers à avoir défendu l’idée d’un Etat juif. En 1933, il prendra la tête du boycott général des produits allemands. Il a, soit dit en passant, le boycott assez facile. En 2002, il avait appelé au boycott du Festival de Cannes en raison de l’affreuse vague d’antisémitisme qui, chacun s’en souvient, s’était soudainement abattue sur le pays. En 1936, il contribuera largement à la création du Congrès juif mondial (World Jewish Congress).

Ses objectifs prioritaires sont les mêmes que ceux que nous avons déjà rencontrés : soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël et lutte contre le « nouvel antisémitisme ». Viennent ensuite, sans doute afin de diversifier les terrains d’action et les réseaux: la préservation de la liberté religieuse aux Etats-Unis (!!!), la promotion de l’indépendance énergétique du pays et l’aide aux pays musulmans « modérés » - suivez mon regard.

Car l’Europe intéresse vivement, à plus d’un titre, l’AJCongress.  Ses dirigeants ont fait, comme il se doit, leur tournée d’inspection sous nos cieux. Ils ont mené une action de lobbying intense à Bruxelles, au bénéfice des Etats-Unis. Et chez nous, ils ont même prêché la bonne parole…à des convertis, ce qui était facile. Voyez plutôt : lors de leur visite en 2004 a été scellé un accord de coopération entre l’AJCongress et l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France (UPJF), association communautaire comme son nom l’indique, créée en 1997. Cet accord, qui prouve clairement la pénétration de plus en plus agressive de ces lobbys en France, n’a pas fait que des heureux, même dans lesdits milieux communautaires, puisqu’il a été dénoncé par Actualité Juive en septembre 2004. D’autant qu’il aurait été accompagné de fortes sommes d’argent, destinées à quoi ? Mystère…

7ef5f8bcc239aeba7a4c252de439b864.jpgLa réponse de l’UPJF à Actualité Juive ne manque pas d’intérêt : « Tout d’abord, nous revendiquons pleinement l’existence d’un accord avec nos frères américains, qui nous apportent leur savoir-faire, leur expérience et leur professionnalisme afin de devenir une véritable force de proposition en France. Cette volonté d’organiser notre communauté en tant que force politique dans le but d’améliorer l’image d’Israël et de lutter efficacement contre la résurgence de l’antisémitisme, constitue une première dans l’histoire de la communauté juive française. Cette initiative est aujourd’hui indispensable et complémentaire de l’action du CRIF, dont la neutralité est nécessaire afin de mener à bien sa mission.

Sur le soutien financier apporté à l UPJF, force est de constater que le fantasme de voir le « lobby juif américain » tirer les ficelles de la politique mondiale et s’attaquant maintenant à la politique française n’épargne pas certains représentants de notre communauté, ni votre journaliste ! (…) L’UPJF reçoit effectivement un soutien financier de son partenaire américain, exclusivement destiné à financer des opérations de communications et de lutte contre la désinformation ainsi que des formation destinées à lutter contre l’antisémitisme et l’antisionisme qui sévissent dans notre pays et non à financer la vie politique française comme le laisse entendre votre article. »

Bref, vous l’aurez compris, l’UPJF voit grand et se rêve en groupe de pression « à l’américaine ». Il est vrai que l’époque lui est favorable pour le moment et qu’il bénéficie pour ce faire, des gros moyens et de l’expérience de véritables orfèvres en la matière…

L’UPJF poursuivait d’ailleurs, dans la même réponse : « Il en va exactement de même du soutien que nous pouvons apporter à tel ou tel candidat, et ce, contrairement à ce que voudraient faire croire nos détracteurs, quelle que soit leur couleur politique. Nous soutenons ces hommes et ces femmes en fonction de leurs prises de positions sans équivoques sur l’antisémitisme, les Juifs et leur soutien à l’Etat d’Israël. »

C’est sans doute pour soutenir « tel ou tel candidat » qu’ils ont décerné à Sarkozy leur prix de l’Homme politique de l’année en 2006.

26/07/2007

2% de la population décidément très très influents…

40cfc7c369c7216e0e5b06352f0c06b9.jpgAujourd’hui, pour nous détendre un peu, et afin d’étayer nos propos (im)pertinents sur les lobbys très actifs outre Atlantique, et ailleurs, nous nous bornerons à contempler trois photos plus parlantes que bien des discours.

 

Voici donc trois candidats putatifs aux présidentielles américaines - Hillary Clinton, Barack Obama, Rudy Giuliani.  Vous constaterez avec quelle célérité tous trois se sont déjà précipités chez qui de droit pour faire leur examen de passage….

 

Les autres ne vont pas tarder à leur emboîter le pas et dire que la campagne n’a même pas encore vraiment commencé!

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En tout cas, vous l’aurez compris, il n’y a guère de « rupture » ailleurs que dans les mots à attendre là-bas non plus.

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25/07/2007

LOBBYS PRO-ISRAELIENS ET ORGANISATIONS JUIVES AUX ETATS-UNIS - 6

6) LAmerican Jewish Committee (AJC)

edaaea62f7d2e43d4878fd0b19da6ac2.jpgPoursuivons notre petite série obsessionnelle. Je vous invite tout de suite à ne pas confondre l’AJC ci-dessus mentionné avec un autre AJC, qui est l’American Jewish Congress, que nous examinerons plus tard. Etonnant, non ? On a l’impression d’ouvrir des poupées gigognes russes, chacune donnant accès à une autre puis à une autre et ainsi de suite…

En tout cas, vous pouvez constater que le quadrillage est bien fait et que les moyens financiers n’ont pas l’air de manquer. L’AJC qui nous occupe aujourd’hui a été créé en 1906 par des juifs américains pour défendre leurs coreligionnaires victimes de pogroms en Russie. Lui aussi a fait du chemin depuis ses débuts car outre son siège à New York, il dispose à présent de 33 bureaux sur tous les Etats-Unis et de 8 représentations à l’étranger, dans les pays suivants : Allemagne, Belgique, France, Inde, Israël, Italie, Pologne, Suisse.

6335b446eeb24d52e05dff4451b69bcb.jpgL’AJC, qui a un statut d’ONG,  s’est en effet spécialisé dans une activité « diplomatique » très internationale et à haut niveau. Lorsque ses dirigeants se déplacent, ce n’est pas pour rencontrer le lampiste, je vous prie de le croire. Il a même ouvert il y a une paire d’années à Bruxelles le Transatlantic Institute pour renforcer les liens entre l’Union Européenne, les USA et Israël - encore une officine qu’il sera fort instructif d’examiner de près lorsque son tour viendra. Pour vous donner une idée de l’importance de l’AJC aux Etats-Unis mêmes : son gala annuel, l’an dernier en mai 2006, s’est tenu en présence de George Bush, Angela Merkel et Kofi Annan, entre autres. De quoi faire pâlir même le CRIF.

Quels sont ses objectifs ? Serez-vous étonnés si je vous dis qu’il s’agit de combattre l’antisémitisme, de soutenir à fond Israël « dans sa recherche de paix et de sécurité » et d’assurer le bien-être des juifs aux USA, en Israël et partout dans le monde ? Comment y arriver ? Pas très compliqué : il suffit de « promouvoir des sociétés pluralistes et démocratiques où toutes les minorités seraient protégées », moyen le plus sûr de combattre l’antisémitisme. C’est en tout cas la recette qui a été appliquée chez nous, avec des résultats mitigés, cependant. Preuve que même les meilleurs plans peuvent gripper…

L’AJC avait reçu Sarkozy lors de son déplacement aux States en 2004. Le courant a très bien passé, comme vous pouvez vous en douter et pour resserrer encore des liens décidément étroits, devinez la requête adressée à l’AJC par ….le même, alors ministre de l’Intérieur ? Tenez-vous bien, car dans notre beau pays, on fait à présent de plus en plus fort, et comme disait un humoriste, lorsque les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites…  Donc, l’AJC est venue… entraîner la police française à Paris, en décembre 2006, à combattre les "crimes de haine". Parfaitement. On a pu lire sur son site (http://www.ajc.org/site/apps/nl/content2.asp?c=ijITI2PHKo...) que l’organisation se félicitait « de la proposition française d’accueillir un symposium international pour former les policiers français et européens à combattre les "crimes de haine", sous la direction de Paul Goldenberg, expert pour le compte du American Law Enforcement et de l’American Jewish Committee. Un programme mis en route il y a deux ans, était-il précisé de même source. Dans un premier temps, Sarkozy avait en effet accueilli en France en décembre 2005, après les révoltes dans les banlieues, les deux chefs de la police israélienne, Gideon Ezra et Moshe Karadi, venus dispenser leurs conseils à la police française ….

De son côté, le directeur exécutif de l’AJC, David Harris, avait fait une tournée en Europe en 2005 et déclaré en toute simplicité, en France, devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, et le premier ministre, qui s’était naturellement déplacé pour l’occasion : « En ma compagnie se trouve une délégation de l'American Jewish Committee qui vient de visiter plusieurs capitales européennes dans le but d'approfondir et d'étendre le dialogue transatlantique. Notre organisation a été créée voici près d'un siècle en réponse aux pogroms qui sévissaient alors contre les Juifs d'Europe de l'Est. Dès le début, l'AJC a poursuivi deux buts complémentaires. Le premier était d'assurer la sécurité des communautés juives, tant dans le monde qu'aux Etats-Unis, et de leur porter assistance. Le second, directement inspiré de la tradition prophétique du judaïsme, était d'apporter notre contribution au bon fonctionnement politique et social des sociétés où nous vivons.

En conséquence, durant tout le 20e siècle et jusqu'à aujourd'hui, notre institution s'est impliquée profondément dans le combat pour défendre et étendre les droits de l'homme, les libertés individuelles et la dignité de la personne humaine. Ce faisant, nous avons puisé aux sources des valeurs les plus pérennes de la Révolution française. ».

Je trouve ce petit préambule assez éclairant à plus d’un titre. L’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) a d’ailleurs pu titrer fort judicieusement: « L’intervention croissante des organisations juives américaines en France donne un souffle inattendu au militantisme juif de l’Hexagone ».

MONTEES ET DESCENTES (suite et fin)

J’ai oublié de préciser dans mon article d’hier sur l’alya d’un certain nombre de nos compatriotes, deux points importants :

1)      comme l’a judicieusement fait remarquer un des correspondants dans son commentaire, ces personnes ont effectivement la possibilité de conserver la double nationalité

2)      les nouveaux immigrants bénéficient par ailleurs d’un certain nombre  d’exonérations fiscales qui ne sont pas négligeables. Et qui contribuent peut-être, d’ailleurs, à aigrir les relations avec les « de souche », si je puis dire. Loin de moi l’idée que cet argument bassement matérialiste puisse jouer, mais enfin, il n’en demeure pas moins que sont prévues : des  réductions d’impôts sur le revenu durant 42 mois ; des exonérations sur les plus-values réalisées sur la vente de biens à l’étranger durant les 10 premières années de l’alya ; ainsi que sur les retraites, exonérées d’impôts durant les cinq premières année de résidence en Israël.

 

 

 

 

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