Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/07/2007

MONTEES ET DESCENTES

0aba5bfacdedfa2fcecd5d783e8f9a45.jpg

 

Demain 25 juillet, 600 juifs français quitteront la France pour faire leur alya en Israël, sur trois vols au départ de Marseille et Paris. Faire son alya, mot qui signifie « montée », veut dire s’installer définitivement dans l’Etat hébreu et donc devenir Israélien puisqu’en vertu de la « loi du retour » cette nationalité est automatiquement accordée. Ce départ a été fêté en grande pompe le 19 juillet en présence notamment du grand rabbin de France Sitruk et de l’ambassadeur de France en Israël, Daniel Shek. Ces « olim » devraient normalement être rejoints d’ici la fin de l’année par environ 2 500 de leurs compatriotes, soit une moyenne de 10% de plus que l’année précédente.

Les Français sont en effet en tête de l’alya européenne. Le nombre d’olims américains et canadiens progresse lui aussi, mais moins : de 5 à 10 % cette année. De toute manière, la « montée » vers Israël n’a jamais fait vraiment recette là-bas: depuis la création d’Israël, seuls 125 000 juifs d’Amérique du nord ont sauté le pas. Chiffre qu’il faut mettre en parallèle avec le nombre de juifs provenant de Russie : 185 000 pour la seule année 1990.

Pourtant, tout n’est pas rose dans l’Etat hébreu et alors que certains « montent » ou rêvent de le faire, d’autres s’en vont ou voudraient bien pouvoir. Ainsi, Israël souffre d’une véritable fuite de ses cerveaux, généralement en direction des Etats-Unis, un record qui le place loin devant la Corée du sud, le Canada, l’Australie et Taïwan, eux aussi grands exportateurs vers les USA. A tel point que le ministère de l’Intégration vient de débloquer des crédits pour essayer d’endiguer le phénomène. Selon les chiffres communiqués par le ministère, 16 000 scientifiques ont fait leur alya depuis les années 90. Seuls 10 000 se seraient intégrés au sein des industries civiles et militaires locales. Les autres, soit quand même près de 40%, ont disparu dans la nature. D'une façon générale, les chances de voir un universitaire âgé de 30 à 40 ans quitter Israël sont 15 fois supérieures que pour un simple bachelier indique une étude réalisée par le centre Shalem et présentée au Comité des sciences et des technologies de la Knesset en juin 2006.

Dans le même ordre d’idée, un sondage récent indique que près de la moitié des jeunes Israéliens de 14 à 18 ans interrogés préféreraient vivre ailleurs s’ils le pouvaient, et 68% d’entre eux estiment que la situation d’Israël n’est « pas bonne ». On demandait aux jeunes s’ils pensaient qu’Israël avait réussi à promouvoir la justice sociale, à relever les défis socio-économiques, à offrir à tous ses citoyens un bon niveau de vie et à aider les populations les plus fragiles à trouver un emploi.

Quelque 85% des jeunes ont répondu que l’Etat avait totalement ou partiellement échoué à répondre à ces objectifs et 54,9% … que les relations entre les populations arrivées récemment et les plus « anciennes » étaient loin d'être au beau fixe.

Sources: www.guysen.com / http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3427762,00.html

Commentaires

Ces 600 immigrés représentent une grande chance, une grande richesse pour un petit Etat si sympathique et si menacé. Nous souhaitons à nos bientôt ex-compatriotes (?) une excellente intégration-assimilation.

Écrit par : Martial | 24/07/2007

Contrairement aux autres commentaires, j'ai infiniment de respect pour les juifs qui font leur alya : ils vont au bout de leurs idées et les mettent en pratique, puisque la vraie place d'un sioniste n'est-elle pas en Israël ?

C'est un mouvement que l'on devrait encourager, voire rendre obligatoire en cas d'expression d'opinion sioniste outrancière. Mais là, faut pas rêver...

Écrit par : Eric Lerouge | 24/07/2007

Excellents vos articles Anne, continuez à approfondir et à perséverer car franchement c'est tellement éclairant que ça me donne un grand coup de punch dans la compréhension de leur lobbying politique sioniste.

Écrit par : Olivier V | 24/07/2007

Notez qu'ils partent, mais la double nationalité a l'avantage de permettre de conserver toutes les facilités pour continuer ...

Écrit par : Eric | 25/07/2007

Comme le faisait remarquer avec lucidité un auteur italien dès les années 1930, la création d'Israël (qui était à l'ordre du jour depuis au moins la Déclaration Balfour) ne fut qu'un leurre et beaucoup sont ceux qui sont tombés dans le panneau et qui continuent à y tomber à pieds joints. Car il faut être bien naïf pour croire que le seul fait de réunir dans une quelconque partie du monde quelques millions de Juifs pourrait contribuer en quoi que ce soit à résoudre le problème juif. Ce leurre a été conçu par des Juifs qui ne sont ni sionistes ni anti-sionistes, et qui ne vivent pas et ne vivront jamais en Israël. Ceux-ci gèrent le monde de telle ou telle capitale occidentale, un jour de New York ou de Johannesburg, le lendemain de Londres ou de Moscou."

Écrit par : Nic | 25/07/2007

Qu'il serait bon de pouvoir avoir une photo des premiers bateaux remplis d'émigrants juifs européens, accostant en Palestine, il y a une grosse soixantaine d'années...

Allez, devinez avec quel drapeau flottait l'étoile de David ? Je vous mets sur la voie ... Du rouge, du blanc, du noir et une croix très politiquement incorrecte !!

Et on pourrait en raconter sur le financement de ces "convois" made in Wall Street ...

Écrit par : Jérôme | 26/07/2007

Etant donné l'allusion à Wall Street, les insinuations que vous faîtes l'air de rien sont très probablement fondées sur les conclusions de l'ouvrage à bien des égards unilatéral de A.C. Sutton "Wall Street and the Rise of Hitler". Or, ces conclusions sont hâtives et erronées, et susceptibles d’engendrer toutes sortes de confusions.

Aucune étoile de David ne flottait sur le SS "Franconia" à son arrivée au port de Haïfa en septembre 1945. Le seul drapeau flottant sur ce bâtiment était un drapeau national-socialiste. Ce sont des enfants juifs qui ont déployé le drapeau juif à leur arrivée à Haïfa, comme on peut le voir sur cette photo : http://www.ushmm.org/wlc/media_ph.php?lang=fr&ModuleId=296&MediaId=1867

Jusqu’au bout, Hitler a refusé de donner audience aux dirigeants sionistes. Des documents officiels d’archive le prouvent surabondamment.

Quant au drapeau national-socialiste, dont les couleurs sont les mêmes que celles du saint empire romain germanique, c'est un des seuls drapeaux européens encore traditionnels, puisque le blanc, le rouge et le noir étaient les couleurs symboliques, respectivement, de la première, de la seconde et de la troisième/quatrième caste dans l'Inde védique.

Écrit par : nic | 26/07/2007

Nic, ne vous méprenez pas sur le sens de mon post.

Etant donné l'absence de liberté d'expression et ne voulant pas finir en prison avec quelques dizaines de Keur d'amendes et réparations, je me contenterai de citer deux extraits d'une librairie (très politiquement incorrecte) en ligne. A votre moteur de recherche !


"Au début de 1935, un bateau de passagers sortit du port allemand de Bremerhaven pour Haïfa en Palestine. On pouvait lire le nom du bateau écrit en hébreu : « Tel Aviv », alors qu’un drapeau portant l’emblème nazi du svastika flottait à la cime du mât. Et bien que le bateau fût de propriété sioniste, son capitaine était un membre du Parti National-socialiste (Nazi). Bien des années plus tard, un des voyageurs du bateau, en se rappelant cet épisode, a parlé de cette combinaison symbolique comme d’une « absurdité métaphysique ». Absurde ou pas, il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’un chapitre peu connu de l’histoire : la collaboration étendue entre le sionisme et le Troisième Reich d’Hitler. "


"L'Accord de Transfert
La pièce centrale de la coopération germano-sioniste pendant l'époque hitlérienne fut l'Accord de Transfert, un pacte qui permit à des dizaines de milliers de Juifs allemands d'émigrer en Palestine avec leur fortune. L'Accord, également connu sous le nom de Haavara (mot hébreu pour «transfert»), fut conclu en août 1933 après des pourparlers entre des officiels allemands et Chaïm Arlosoroff, Secrétaire Politique de l'Agence Juive, centre palestinien de l'Organisation Sioniste Internationale.
Par cet arrangement inhabituel, chaque Juif en partance pour la Palestine déposait de l'argent sur un compte spécial en Allemagne. L'argent était utilisé pour acheter du matériel agricole de fabrication allemande, des matériaux de construction, des pompes, des engrais, etc, qui étaient exportés en Palestine et vendus par la compagnie juive du Haavara à Tel-Aviv. L'argent des ventes était donné à l'émigrant juif à son arrivée en Palestine, avec un montant correspondant à son dépôt en Allemagne. Les marchandises allemandes se déversèrent sur la Palestine par l'intermédiaire du Haavara, qui fut complété peu de temps après par un accord de troc, par lequel des oranges de Palestine furent échangées contre du bois de construction, des automobiles, des machines agricoles, et d'autres marchandises allemandes. Ainsi l'Accord servit le projet sioniste d'amener des colons juifs et des capitaux en Palestine, tout en servant simultanément le but allemand de libérer le pays [allemand] d'un groupe étranger indésirable. "



J'ai le souvenir d'un article de Rivarol qui faisait état de comptes "spéciaux" ouverts pour (favoriser) l'émigration juive hors d'Allemagne. Les banques qui alimentaient ces comptes étaient les banques d'affaires de Wall Street.
Reste à retrouver cet exemplaire ...

Écrit par : Jérôme | 27/07/2007

La premier des passages que vous citez est particulièrement révélateur d'une certaine presse à sensation, qui existe de l'extrême gauche à l'extrême droite. Un bateau de passagers juifs quitte l'Allemagne pour la Palestine: son armateur est sioniste et membre du NSDAP : par conséquent, le NSDAP était sioniste. On est là au niveau zéro de la lecture de l'histoire.

Ensuite, on passe à une lecture tendancieusement sélective de l'histoire. L'"Accord de transfert" est bien connu, reste à savoir quel sens il avait pour les Allemands. Ce qui n'est pas dit dans le second passage que vous citez, c'est que cet accord a été annulé en 1941. Mieux : en juin 1937, une circulaire du Ministère des Affaires Etrangères déclarait que, malgré l'appui à la colonisation juive en Palestine, "ce serait néanmoins une erreur de supposer que l'Allemagne soutenait la formation d'une structure d'état en Palestine sous quelque forme de contrôle juif. Au vu de l'agitation anti-allemande du Judaïsme international, l'Allemagne ne peut pas approuver [l'idée] que la formation d'un Etat juif en Palestine aiderait le développement pacifique des nations du monde» (...). En janvier 1939, von Ribbentrop, nouveau ministre des Affaires Etrangères de Hitler, déclarait déjà dans une circulaire que "l'Allemagne devait considérer la formation d'un Etat juif comme dangereuse", au sens où "cela apporterait un accroissement international à la puissance du Judaïsme mondial". La même année, un mémorandum interne de la section des Affaires Juives de la SS affirmait : "La proclamation d'un Etat juif ou d'une Palestine administrée par les Juifs créerait pour l'Allemagne un nouvel ennemi, qui aurait une profonde influence sur les développements [politiques] au Proche-Orient".

En réalité, force est de reconnaître, quand on a passé au peigne fin tous les documents relatifs à cette question, que les autorités allemandes ont favorisé pendant un certain temps, et sous certaines conditions, une émigration des juifs en Palestine, non pas pour des raisons idéologiques, mais par pur pragmatisme, et sans pression aucune d'un tiers (W.S. ou autre), mais que, en revanche, c'est pour des motifs essentiellement idéologiques qu'elles sont revenus sur l'"accord" en 1941, sans pression aucune d'un tiers non plus. De plus, lisez les textes des principaux spécialistes allemands de la question à cette époque, et vous vous rendrez compte qu'ils ne font absolument aucune fixation sur la Palestine comme lieu d'émigration : dans leur esprit, ça peut être la Palestine, mais ça peut être aussi tel ou tel autre pays.

Bref, il est faux de dire, comme certains le font, que "le gouvernement de Hitler appuya vigoureusement le sionisme". Ce qui est vrai, en revanche, c'est que le gouvernement de Hitler appuya vigoureusement l'émigration juive.

Quant aux "comptes", et alors? Libre à qui le veut d'alimenter un compte en banque, sans que celui qui l'a créé en soit tenu pour responsable. En fait, rien de plus normal à ce que des comptes en banque de Juifs en Suisse ou ailleurs soient alimentés par des banques d'affaires de W.S., peu importe qui a ouvert les comptes. Dans ce cas précis, ceux qui les ont ouverts l’ont fait pour faciliter la tâche des bénéficiaires.

Écrit par : Nic | 27/07/2007

Le bateau était sioniste mais il n'y a pas écrit que l'armateur était membre du NSDAP.

Après l'accord a été annulé en 1941 : d'accord, avec la guerre il y avait d'autres impératifs d'autant plus que la solution à l'est sur les territoires conquis prenait sens.

"vous rendrez compte qu'ils ne font absolument aucune fixation sur la Palestine comme lieu d'émigration" : d'accord !
La Palestine (un foyer juif existait) n'a pas été le seul territoire envisagé. Madagascar l'a été aussi, mais il appartenait à la France. Mais faute de mieux ! (Par pragmatisme comme vous dites)

La priorité était de les chasser d'Allemagne. En soi , ce n'est pas une nouveauté de l'histoire (Philippe le Bel, Isabelle la Catholique, ...)

Il y avait donc convergence d'intérêt avec les banquiers de Wall-Street et de la City (en très grande majorité juifs) pour l'émigration des juifs d'Allemagne sur un territoire à eux.

Là les juifs auraient dû se réaliser par eux-mêmes, sans les moyens sans limites (militaires, industriels et financiers) qu'a eu l'état d'Israël après guerre.

Hitler esperait certainement que l'état se ghéottise et qu'ils se "dévorent" entre eux.

Je reviens donc au sujet premier de ce post : "Montée et Descente". Des bateaux pavillon allemands, de propriété juive, à équipages allemands, ont transporté des juifs allemands en Palestine avant la guerre (je suis précis). Tout ça grâce en partie au financement de la diaspora banquière.

Permettez donc que je rigole doucement de cette image. Plusieurs journaleux s'étrangleraient à sa vue !

Écrit par : Jérôme | 28/07/2007

Les commentaires sont fermés.