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14/07/2007

LE POUVOIR D’ISRAEL AUX ETATS-UNIS (suite)

Nous évoquions hier le rapport Mearsheimer/Walt décrivant l’énorme influence du lobby pro-israélien sur la politique étrangère des Etats-Unis, qui avait paru en 2006. Cette même année, Jimmy Carter, l’ancien président des Etats-Unis, faisait lui aussi scandale avec son livre Palestine : la paix, pas l’apartheid (voir archives du blog – mai 2007).

 

f6cb48d358e58739c8e0f58de4ffffde.jpgIl faut croire que dans le monolithe a priori impénétrable que constitue le soutien massif et inconditionnel des USA à l’Etat d’Israël, quelques lignes sont peut-être en train de bouger, car durant la même période est paru un autre livre sur le même sujet : celui de James Petras, The power of Israël in the United States (Le pouvoir d’Israël aux Etats-Unis, non traduit en français).

James Petras, qui a été professeur de sociologie à l’université Binghamton de New-York, appartient à la gauche américaine. Il se définit lui-même comme un écrivain révolutionnaire et anti-impérialiste. Il a écrit un nombre appréciable de livres dont un seul a été traduit en français, La face cachée de la mondialisation – l’impérialisme au XXIe siècle (Parangon, Paris, 2002).

 

Lui aussi considère que la souveraineté des Etats-Unis est menacée par une coalition d’intérêts qui unit le complexe militaro-industriel et le lobby pro-israélien. Il s’est fait bien sûr  copieusement insulter et traiter d’antisioniste et d’antisémite. Du reste, ce fameux lobby est loin à son avis de représenter la masse des juifs américains, généralement plus circonspects à l’égard de l’Etat hébreu. Il estime qu’un petit tiers seulement d’entre eux sont des « enragés d’Israël », mais le problème, c'est que eux seuls se font entendre. Car ce petit tiers est hyperactif dans un pays marqué par une passivité politique de masse, d’ailleurs fortement encouragée par le pouvoir. Et ce petit tiers, qui occupe généralement des fonctions importantes, est largement présent dans les médias. La situation est assez analogue en France.

James Petras prône la constitution d’une alliance contre ce lobby, qui dépasserait les clivages traditionnels entre « droite » et « gauche ».

55387d3c4e0303d2f90f59e6c20ce3d8.jpgChers lecteurs, il ne vous aura pas échappé que le sujet des relations entre USA et Israël est de la plus haute importance, y compris pour nous Européens. Toute la géopolitique de notre époque tourne autour de cette question et de sombres nuages s’accumulent à l’horizon, délibérément gonflés par ceux qui y trouvent avantage.

Les infos débordent, mais en général dans le désordre. Je propose que dans les jours prochains, nous tâchions de mettre un peu d’ordre dans tout ça, sous forme de fiches d’informations sur les diverses facettes de ce fameux lobby. Je ne prétends certes pas à l’exhaustivité, mais à la clarté et à la véracité des infos. Ce sera déjà un bon début qui nous permettra d’en savoir un peu plus long sur le fonctionnement et les activités de ce qui est appelé là-bas en toute simplicité THE LOBBY.

Commentaires

Là-bas, on a tout de même le droit de faire un simple constat d'évidence en disant "THE LOBBY". En France (où l'on est toujours en retard), il est encore interdit de parler d'autre chose que du "LOBBY QUI N'EXISTE PAS", sous peine de se faire traîner devant les tribunaux pour le seul vrai péché irrémissible de notre époque : l'"antisémitisme". Prétendre que les Juifs puissent constituer un lobby, c'est déjà tenir des propos "antisémites", car chez nous, il est toujours prohibé de constater que la neige est froide et qu'il fait jour à midi.

Écrit par : Martial | 14/07/2007

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