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30/06/2007

PAUVRES JOURNALISTES DU SYSTEME !!!

Etonnant ! Voilà que les journalistes, tout à coup, s’avisent d’une chose extraordinaire, impensable dans un pays aussi démocratique que la France et qu’apparemment ils n’avaient pas encore remarquée. Cette prise de conscience est si terrifiante que les représentants de 27 médias – presse écrite et stations de radios pour une fois confraternellement réunis - viennent de tenir une session extraordinaire et demandent à rencontrer au plus tôt Sarkozy. Il paraît que cette volonté commune et unanime constitue un événement historique. Du jamais vu. Et devinez le motif de ce juste courroux ? Eh bien, il paraîtrait qu’ils se posent de graves questions … sur l’indépendance des médias. Parfaitement. Je parie que si je ne vous l’avais pas dit, vous ne vous en seriez jamais douté, n’est-ce pas ?

Le déclencheur de cette crise aiguë, c’est la tentative de Bernard Arnault (LVMH) de racheter le journal Les Echos, alors qu’il possède déjà La Tribune (entre autres). Cette boulimie serait la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Déjà bien rempli après divers incidents comme l’éviction d’Alain Genestar de Paris-Match pour crime de lèse-Cécilia Sarkozy, la tentative de perquisition au Canard Enchaîné, la suppression de l’émission Arrêt sur Images, etc.

886f94845bc2a53cf1c130b24637123f.gifIls ne se sont donc jamais demandé auparavant, ces journalistes si déontologiques, à qui appartenaient les divers médias où ils exerçaient leurs talents? S’il était normal que l’industrie et la presse fassent à ce point bon ménage ? Ce n’est pourtant pas d’aujourd’hui que la presse française est entièrement dominée par de grands groupes industriels, d’où une uniformité et un conformisme de pensée et d’expression consternants. Sans parler de l’autocensure obligatoire pour complaire à la pensée dominante et garder sa place.

Petit rappel, très succinct et incomplet: Edouard de Rotschild est propriétaire de Libération  - Bernard Arnault contrôle six titres, dont La Tribune, Connaissance des Arts, Investir – François Pinault est propriétaire du Point, de La Recherche, de L’Histoire, du Magazine Littéraire – la filiale de Lagardère Hachette Filipachhi Médias, contrôle notamment Elle, Paris-Match, Télé 7 Jours – Dassault contrôle la Socpresse, soit 70 titres, dont Le Figaro.

 

Alors, hein, l’indépendance des médias, si on veut vraiment la trouver, il faut la chercher du côté des maudits, de ceux comme Rivarol et quelques autres, qui ne subsistent, eux, que grâce à leur talent et à la fidélité de leurs lecteurs.

Donc, les déconvenues des journalistes du système me font franchement rigoler et j’ai bien aimé à cet égard deux commentaires parus sur le site www.fairelejour.org, qui, bien qu’attaquant sous deux angles différents, sont pertinents tous les deux, et que je vous donne ci-après :

« Les journalistes de ces canards qui encensent le libéralisme et trouvent nécessaires les ajustements dans les entreprises pour libérer les énergies et ainsi augmenter les revenus boursiers, devraient sauter de joie. A eux de connaître le bonheur des regroupements, des licenciements, des coupes sombres et autres corrections d’ajustements économiques. Ils vont pouvoir rebondir, et commencer une nouvelle vie. Ils pourront prouver à tout le monde qu’un licenciement, ce n’est pas si terrible que ça et que la vie continue dans la joie et la bonne humeur. L’actionnaire a toujours raison, et il ne faut pas le contrarier. Une formation pour un autre job, et le tour est joué ! Franchement, pourquoi ces pleurnichards de chômeurs ne trouvent-ils pas de travail ? C’est tellement facile selon eux ! Il suffit d’accepter les délocalisations et d’avoir une "employabilité" à toute épreuve. Des gens instruits et superformés comme eux n’ont aucun souci à se faire. Allons mesdames et messieurs les adorateurs de l’ultra-libéralisme, à vous de jouer. Mais cette fois-ci vous êtes du mauvais côté de la barrière. »

« Le réveil est plus que tardif, alors que les textes anti-concentration sont bafoués depuis des années et que les campagnes - qu’elles soient du traité européen ou présidentielle - ont affiché sans vergogne et surtout sans scrupule une dérive (c’est bien doux) de l’information, transformée en prise de position ouverte et à la grande satisfaction du propriétaire pour qui les plumitifs gribouillent. Reste-t-il des journalistes dans la presse nationale quotidienne dite d’information ? ? Réponse non ! ! En dehors du Canard enchaîné (hebdomadaire) et on a cru de Marianne (mais il a pris position) il n’y a aucun journal impartial, sans parler d’objectivité. Les thuriféraires ou mercenaires de l’intoxication mangent dans la main qui les nourrit, écoutent et transcrivent ce qui leur est dicté, ce qui peut expliquer cette dérive du français châtié. Comme les propriétaires de média sont siamois, le contenu de leurs colonnes sont interchangeables. Et que dire de la demande d’intervention de M. Sarkozy sinon que ça se compare à la plainte de l’esclave contre son maître adressée au régisseur. Pauvre presse ! ! Mais la messe est dite, amen, comme dirait Christin (abréviation de Christine Boutin et de sacristain). Et puis, c’est ce qu’espéraient 53 % des français, donc ils l’ont. Avec la bénédiction des médias, re-amen (et la ramène pas) ! ! »

Source : www.fairelejour.org

Dessin de Chard

29/06/2007

UN ISRAELO-RUSSE A LA TETE DU CONGRES JUIF EUROPEEN

e011af2611bfdd90adc27d479d6f5358.jpgJ’avais fait état il y a quelque temps du tangage et des conflits de personnes à la tête des institutions juives mondiales. A ce petit jeu, c’est le Français qui a perdu. Pierre Besnainou, 52 ans, ex président du Congrès juif européen (CJE), qui était quasiment en conflit ouvert avec le Congrès juif mondial (CJM) en a certainement payé le prix. Il n’a  pas été renconduit dans ses fonctions et c’est l’israélo-russe Moshé Kantor qui lui succède.

L’élection s’est déroulée il y a une semaine à Bruxelles en présence de 87 délégués de 40 communautés juives européennes. Et le résultat est sans appel puisque 30 voix sont allées à Besnainou contre 55 à son challenger.

Le nouveau président, Moshé Kantor, 54 ans, est le fils d’un soldat de l’Armée rouge de Zaporozhye, en Ukraine. Possédant la double nationalité israélienne et russe, il était jusqu’à présent président du Congrès juif de Russie. Il est à la tête du groupe agrochimique Acron (engrais) qu’il a fondé et qui est l’une des quarante plus grosses entreprises de Russie. Un million de juifs environ vivent en Russie où la vie de la communauté juive est en plein essor, de l’aveu même de Moshé Kantor.

Parmi ses premières décisions figure celle d’ouvrir un bureau du CJE à Bruxelles pour travailler plus étroitement avec l’Union Européenne. Ce que faisait d’ailleurs déjà, même sans bureau, Pierre Besnainou, qui se livrait à un lobbying intense auprès des dirigeants européens. La Turquie perd en tout cas en sa personne un ardent défenseur, qui déclarait récemment :

« (…) Voilà un pays qui fait exception à toutes les théories selon lesquelles l'Islam est incompatible avec la démocratie. Au contraire tout en affirmant sans ambages sa culture musulmane, la Turquie parvient à assurer un Etat de droit à l'image des démocraties occidentales.(…) Par ailleurs, faut-il le rappeler, la Turquie a été le premier pays musulman à reconnaître Israël en 1949, et pendant trente ans le seul. Depuis plusieurs années, la Turquie est devenue un partenaire stratégique essentiel de la politique étrangère israélienne. Ce partenariat repose sur plusieurs piliers : une alliance militaire solide, une préoccupation commune pour lutter contre le terrorisme, des accords commerciaux dynamiques, notamment sur la question très sensible de l'eau, sans oublier que la péninsule Anatolienne est une destination touristique très prisée des Israéliens. »

Ne sont-ce pas d’excellentes raisons pour faire bon accueil à la Turquie dans le concert européen ? Reste que Pierre Besnainou, juif séfarade né en Tunisie, qui a fait fortune dans la netéconomie, trouvera encore bien des occasions d’agir puisqu’il demeure président du Fonds social juif unifié (FSJU).

Ronald Lauder – le fils d’Estée Lauder, des cosmétiques bien connus – nouveau président  depuis le 10 juin dernier du Congrès juif mondial, qui chapeaute le CJE, et qui n’était de loin pas le candidat favori de Besnainou, avait fait le voyage de Bruxelles pour assister aux opérations. Cette élection intervient dans un contexte de rafraîchissement des relations entre la Russie et Israël, en raison de la volonté de Moscou de renforcer son rôle géostratégique au Proche Orient, qui se manifeste, au grand dam des Israéliens, par des soutiens apportés à l’Iran et à la Syrie.

28/06/2007

BAH, TOUT NE VA PAS SI MAL, NON ?

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La firme Merrill Lynch vient de rendre public son 11e rapport sur les grandes fortunes privées dans le monde et le site Ynetnews nous informe fièrement que 7 200 millionnaires vivent en Israël. Sur sept millions d’habitants. Soit 12,9% de plus que les années précédentes et 50% de plus que la moyenne rapportée à la population mondiale, puisque le rapport chiffre à 9,5 millions au total le nombre de personnes possédant au moins 1 million de dollars US. Au fil des années, ce chiffre, ainsi que les capitaux qui vont avec, ne cessent du reste d’augmenter. Ce qui prouve que tout ne va pas si mal pour tout le monde.

 

Ynetnews nous apprend que, toujours en Israël, les multi-millionnaires – ceux qui possèdent plus de 30 millions de dollars US - ont augmenté de 15% et sont à présent au nombre de 87. Leur capital moyen est de 35 millions de dollars US, soit 17% de plus que l’année précédente. Cette augmentation serait due essentiellement aux investissements dans les pays en voie de développement et à la montée de la Bourse de Tel Aviv.

 

L’homme le plus riche du pays est Stef Wertheimer, 80 ans, dont la famille a émigré d’Allemagne en Palestine en 1937. Il dirige l’un des principaux groupes industriels du pays, dont un parc est implanté en Turquie : « La Turquie, qui veut intégrer l’Union européenne, est avec Israël le seul autre pays du Moyen Orient sans pétrole qui va de l’avant. Elle est donc notre partenaire naturel. (…) Mon plus grand espoir est que ce nouvel Empire ottoman soit associé à l’Europe dans vingt ans », a-t-il déclaré au journal Les Echos.

La femme la plus riche d’Israël, qui fait les beaux jours de la presse people, s’appelle Shari Arison, 49 ans.  Elle n’a pas bâti d’empire mais s’est contentée d’hériter celui de son père, l’homme d’affaires israélo-américain Ted Arison, décédé en 1999.

Cet étalage d’autosatisfaction sur le site n’a, semble-t-il, pas fait que des heureux en Israël. Et les commentaires sont plutôt aigrelets…

Source : www.ynetnews.com

27/06/2007

LES JEUNES ISRAELIENS MAL VUS EN POLOGNE

b7ed9df835b8cfed30aae48abb8492f9.jpgUn site polonais et plusieurs articles de journaux font état de nombreux incidents fâcheux qui émaillent régulièrement les séjours de plus en plus mouvementés de jeunes Israéliens en Pologne. Ces derniers viennent faire le tour des camps d’extermination et ont tendance à se comporter de façon peu orthodoxe envers les autochtones. A tel point que, devant l’afflux des plaintes, l’ambassade d’Israël en Pologne a fini par se saisir du problème.

Cela commence en général dans les avions qui ressemblent à des champs de bataille après leur passage. Et cela continue par les hôtels : chambres dévastées, meubles démolis, tapis brûlés, excréments dans les lavabos et les poubelles, fuite des autres clients, j’en passe et des meilleures.

Encore s’il ne s’agissait que de quelques jeunes excités, mais ils sont systématiquement accompagnés d’agents de sécurité israéliens armés qui eux non plus, ne passent pas inaperçus. Les Polonais rudoyés ou carrément molestés par ces cerbères à l’attitude arrogante ne sont pas rares.

Cela devient un vrai problème : chaque année, ce sont environ 30 000 jeunes qui vont ainsi visiter le pays de leurs ancêtres en compagnie de 800 gardes du corps. A 1 400 dollars US le voyage en moyenne, c’est tout un business pour ceux qui organisent ces circuits à partir d’Israël. Bien évidemment, ce ne sont pas les parents qui paient, mais l'Etat ou des organisations internationales pour qui l’argent ne semble pas être un problème.

Il faut reconnaître qu’ils ont quand même une circonstance atténuante, ces jeunes : faire le tour des camps d’extermination comme d’autres font la tournée des grands ducs, a franchement de quoi déboussoler, à leur âge. Et tout est fait pour limiter au maximum les contacts avec la population locale, y compris avec des jeunes de leur âge. Cette absence de contact favorise bien sûr les idées toutes faites et les préjugés bien ancrés dans les cervelles.

Le professeur Moshe Zimmermann, directeur de l’Institut d’Histoire de l’Allemagne à l’Université hébraïque de Jérusalem, estime que le problème est bien plus profond que la seule conduite des agents de sécurité ou des jeunes. Il pense qu’à la base, les Israéliens estiment que les Polonais ne sont pas à égalité avec eux : « Ils considèrent que ce ne sont en aucun cas des partenaires égaux. Cela s’applique également à notre histoire contemporaine commune et à la politique. Le résultat, c’est que les jeunes Israéliens voient  les Polonais comme un peuple de seconde catégorie, comme des ennemis potentiels ».

A telle enseigne qu’une instruction sur la conduite à tenir avec les autochtones fournie aux jeunes partant pour la Pologne contenait il y a quelques années ce paragraphe des plus explicites : « Partout, nous seront entourés de Polonais. Nous les haïrons en raison de leur participation à l’Holocauste ».

Apparemment, l’instruction a été modifiée, mais les comportements, eux, demeurent.


Source :http://polishpress.wordpress.com   

26/06/2007

DEMOCRATIE AMERICAINE ET FRAIS DE BOUCHE FRANCAIS

49827c30047abf611b110484f36f3b31.jpgJe ne suis pas une fanatique des Etats-Unis. Leur brutalité, leur impérialisme et leur soutien inconditionnel à des causes discutables m’ont éloignée d’un pays qui avait su montrer un visage bien plus avenant en d’autres temps. Reste que malgré tous leurs défauts, ils demeurent une démocratie bien plus réelle et solide que la nôtre.

 

En farfouillant dans une bouquinerie au Canada, je suis tombée sur les mémoires du chef pâtissier de la Maison-Blanche, Roland Mesnier. Français devenu Américain, il a pris sa retraite en 2004 après 25 ans passés aux fourneaux les plus prestigieux du monde. Comme les délices politico-pâtissiers ne font pas grossir, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ces pages pleines d’humour et d’infos.

Le diable, dit-on, se cache dans les détails. C’est en tout cas davantage dans les petites choses de la vie quotidienne que l’on mesure le degré réel de démocratie d’un pays, que dans les discours pompeux et le baratin habituels.

Je n’en suis qu’au tiers du livre, mais je ne résiste pas au plaisir de vous livrer deux infos édifiantes pour illustrer mon propos. Encore une fois, ce ne sont que des détails, c’est vrai, mais bien révélateurs d’un mode de fonctionnement qui nous est, hélas, totalement étranger.

Roland Mesnier arrive à la Maison-Blanche début 1980 et nous fait visiter les lieux. C’est facile, car « …chaque jour, la propriété est ouverte aux visiteurs – jusqu’à huit mille par jours. En fait, elle est ouverte symboliquement à tous les Américains. Le président l’occupe pendant la durée de son mandat mais la Maison-Blanche appartient aux citoyens des Etats-Unis. » Bon, c’est vrai, ce n’est qu’un symbole qui n’améliore pas le sort des sans-abris. Mais c’est quand même un symbole fort. Rien de tel dans notre belle « démocratie » à nous, où la résidence présidentielle est soigneusement soustraite à la curiosité vulgaire du profane, qui a intérêt à passer au large. Sauf un jour par an, soyons justes, pour la journée du patrimoine. On aurait donc mauvaise grâce à se plaindre.

Mais il y a mieux : écoutons notre chef pâtissier qui raconte les débuts de la présidence Reagan, vus des cuisines : « Cette première journée s’est déroulée sans heurts ; elle ne comptait pas vraiment, car les Reagan, pris par toutes ces mondanités, n’ont pas eu beaucoup d’occasions de manger. Les choses sérieuses ont commencé le lendemain. Il a été décidé de composer chaque semaine un programme de menus qui serait présenté à Mme Reagan pour les repas familiaux. Il faut savoir que tout ce qu’on achète à la Maison-Blanche doit être soigneusement répertorié, en distinguant, justificatifs à l’appui, ce qui est utilisé pour les manifestations officielles, de ce qui sert au Président et aux siens. Dans le premier cas, les dépenses sont remboursées par le State Department ; dans le second, elles incombent à la famille. Il est donc recommandé de faire très attention à ce qu’on utilise pour elle, car cela va apparaître sur l’addition. »

Edifiant, non ? Ayons une pensée émue, au passage, pour les frais de bouche des Chirac – la bagatelle de 14 millions de francs – engloutis entre 1987 et 1995. Oui, bon, c’était à la mairie de Paris et pas à l’Elysée. Y a-t-il une différence ? D’autant que sous le même Chirac, vous savez, le type de « l’Etat modeste », le budget officiel de l’Elysée, a progressé de … 745% entre 1995 et 2005 !

Ce n’est pas ça qui a ruiné le pays, d’accord, mais ces mœurs politiques plus que contestables, marquées par l’opacité et l’absence totale de contrôle ou de clarification entre dépenses publiques et dépenses privées, ont largement contribué en tout cas à agrandir le fossé entre France d’en-bas et France d’en-haut. Et ne font pas honneur à une « démocratie » qui n’est en réalité que trompe l’œil et carton-pâte.

Source : Sucré d’Etat, Roland Mesnier, Editions Flammarion, 2006

25/06/2007

ANTISEMITISME?

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Avant mon départ, j’ai été prise à partie par un correspondant, en dehors du blog, dans le registre : “votre antisémitisme est indécent, votre judéophobie obsessionnelle, vos idées haineuses, etc, etc”. J’ai donc décidé de faire une mise au point pour moi-même, car il faut toujours se remettre en question, et pour ceux qui me lisent.

Ce blog reflète-t-il de l’antisémitisme ? Franchement, je ne le crois pas et je pense avoir d’excellentes raisons à cela. J’ai épousé un juif il y a trente ans, à une époque bénie où cette « qualité » relevait du seul domaine privé et n’avait pas encore envahi pratiquement tout l’espace public. Pour tout dire, à cette époque, être juif ou pas n’avait strictement aucune importance. Et on ne parlait pas d’antisémitisme car, à part quelques irréductibles, personne ne se sentait concerné.

La situation est à ce point différente aujourd’hui qu’on finit par avoir l’impression que la planète entière tourne exclusivement autour des juifs et de l’antisémitisme. Bizarre, non ? Or, pour apprécier le phénomène dans sa réalité, il faut bien se rendre compte que ce terme a totalement changé de sens. « L’antisémite n’est pas celui qui n’aime pas les juifs, c’est celui que les juifs n’aiment pas ». J’adore cette formule, que j’ai trouvée au hasard de mes lectures et qui est parfaitement pertinente. La voilà, la nouvelle définition de l’antisémitisme. Un  retournement assez génial, il faut le reconnaître.

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que mon regard sur cette communauté, qui était très chaleureux il y a trente ans, a considérablement évolué. Peu à peu, au fil de mes activités politiques, j’ai été amenée à constater un certain nombre de réalités que je ne percevais pas auparavant. Et surtout, je me suis rendu compte qu’il était faux de parler, en France en tout cas, « des juifs » en général car, outre les disparités inhérentes à tout groupe humain, cohabitent sous ce vocable deux groupes profondément différents: la majorité, comme mon mari, qui vit sa judéité de façon distanciée et pour qui elle constitue une identité relèvant de la tradition familiale, sans plus. Qui ne se sent pas spécialement concerné par Israël et qui n’y a même jamais mis les pieds.

Et une minorité particulièrement agissante, généralement très engagée politiquement – à gauche jusqu’à une époque récente, mais les choses ont évolué – qui, elle, mène, à l’intérieur de notre pays, un combat différent et accapare la sphère publique dans des proportions sans commune mesure avec son importance numérique. C’est cette minorité, pour laquelle je ne cache pas ma profonde antipathie, qui constitue ma cible. Pour des raisons politiques, est-il besoin de le préciser.

Tout l’objet du livre La France LICRAtisée a été de démontrer de façon claire et difficilement réfutable, l’incroyable puissance de cette minorité dans la vie politique française des dernières décennies. Cette puissance, elle l’a exercée principalement à travers les médias. Car oui, c’est vrai, ce n’est pas un fantasme, cette frange minoritaire numériquement, mais très influente, très agissante, très soudée, très solidaire, est particulièrement présente dans les médias. Il y aurait une étude intéressante à faire sur la question. On remonte d’ailleurs assez facilement à la source de cette influence. Qui, au lendemain de la guerre, a été chargé de la liquidation des entreprises de presse confisquées aux pétainistes ou présumés tels ? Un député socialiste (nous étions sous la présidence de Vincent Auriol, président socialiste) qui s’appelait, le monde est petit, Jean Pierre-Bloch, futur président inamovible de la LICRA. Cet homme a eu la haute main sur la réorganisation de toute la presse française au lendemain de la guerre. Personne ne s’étonnera que beaucoup de ruisseaux d’aujourd’hui soient issus de cette source mirifique.

Etant à ce point présente dans les médias à des postes de direction, cette minorité parvient sur bien des points à faire passer son message de façon quasi totalitaire. Gare aux opinions éventuellement divergentes ! Elles se verraient automatiquement frappées du tabou suprême: antisémitisme. Mais la plupart du temps, il n’est même pas utile de brandir cette menace terrifiante. L’autocensure, obligatoire pour tous ceux qui ne souhaitent pas se suicider professionnellement et socialement, veille à la bonne conformité des opinions. Comme c’est simple ! Et efficace. Le verrouillage est particulièrement bien fait.

Face à cette situation de pouvoir quasi absolu, je considère qu’il faut malgré tout essayer de lutter et de préserver quelques espaces de parole divergente. Même si ces espaces sont limités et menacés, ils doivent au moins exister. Et semer quelques graines.

Voilà pourquoi je continuerai tant que je le pourrai à apporter d’autres éclairages, à braquer quelques projecteurs sur les zones d’ombre bien camouflées, à essayer d’appuyer là où ça risque de faire mal. Dieu sait qu’il ne manque pas de lieux où la parole totalitaire règne sans partage, sur ce blog en tout cas, on entendra autre chose.

Pas par « antisémitisme », aussi débile que n’importe quel racisme, mais par souci de rétablir quelques vérités dans leur complexité et leurs nuances, bien éloignées de l’indigeste et incroyable pâtée que l’on fait ingurgiter à une masse élevée à la pensée unique. Et qui ne s’en rend même plus compte.

Et je revendique le droit à la virulence, et même à la méchanceté. Malgré tous mes efforts, je sais que je n’arriverai jamais à atteindre le niveau de haine et de violence que ces gens ont déversées sans désemparer sur nous et nos idées depuis si longtemps. Et avec succès puisque plein de petits citoyens bien formatés volent à leur secours dès qu’ils entendent le mot fatidique : « antisémitisme ».

Nous, nous ne sommes pas des chiens de Pavlov et dans notre camp retranché, nous résisterons encore et toujours aux envahisseurs et à la pensée unique et obligatoire…Avec ou sans potion magique.

 Dessin de Konk

08/06/2007

A BIENTOT…

 

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Je prends congé de vous, chers lecteurs et participants de ce blog, pour quinze jours. Je serai de retour le 25 juin, avec, je l’espère, une combativité intacte. Si ce n’est accrue. Car ce ne sont certes pas les sujets d’intérêt qui manquent, bien au contraire.

 

Vous pouvez continuer à envoyer des commentaires à des articles anciens, si vous le souhaitez. J’y aurai accès.

 

Pour les commandes du livre La France LICRAtisée qui me parviendraient durant cette période, sachez que je vous en remercie d’avance et que je les traiterai dès mon retour.

 

Anne Kling

 

 

 

 

 

07/06/2007

COMBIEN COUTE L’EUROPE A LA FRANCE ?

873935fdc9ad3301954deaafd975f061.jpgUn flou artistique est généralement entretenu autour du budget européen et nous en savons finalement peu de chose. A part les sinécures qu’il offre, comme on a eu l’occasion de le voir, aux députés européens. Le Cri du Contribuable s’est penché sur la question et nous rappelle un certain nombre de chiffres intéressants.

Le budget de l’Union européenne est de 126 milliards d’euros. Il a été multiplié par dix en trente ans. La contribution de notre pays sera cette année de 18,7 milliards d’euros, soit quand même 300 euros par habitant. 

De cette somme, elle récupère en moyenne 84%. Ce qui en fait, avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, l’un des plus gros contributeurs européens. « Depuis trente ans, l’Europe a coûté à la France trente milliards, en solde net (la différence entre notre contribution et nos subventions , commente Nicolas-Jean Brehon, enseignant en finances publiques à Paris I. Soit 1,5 milliard par an ».

Que fait l’Union européenne de cet argent ? Ses deux principaux postes de dépenses sont la PAC (40% du budget) et les « fonds structurels » (35%), qui bénéficient surtout aux pays les moins riches de l’UE : routes, gares, réseaux… En ce qui concerne la France, l’aide agricole représente 80% des subventions qu’elle reçoit.

Le budget est alimenté par des contributions prélevées sur les recettes des impôts de chaque Etat. Exemples : sur 100 euros d’impôt sur le revenu, 6,70 vont à l’UE. De même que 2,60 euros sur un plein d’essence de 50 euros.

Elargissements : comment on cache les chiffres

Si, au niveau du budget européen, règne un certain flou, en matière d’élargissement de l’Europe, c’est plutôt à une manipulation que nous avons affaire. « Le coût a été occulté à dessein », constate Nicolas-Jean Brehon. Lors de l’élargissement de 2004 – quand l’Europe est passée de 15 à 25 – le chiffre officiel était de 15 euros par habitant et par an, soit 41 milliards en tout. C’était vrai…en partie. Cela concernait le premier chapitre, celui qui va de 2004 à 2006. On avait « oublié » le chapitre suivant : celui qui va de 2007 à 2013. Celui-ci va coûter aux Européens 66 euros par an et par habitant en moyenne. Pour la France, cela reviendra à une somme comprise entre 80 et 90 euros.

C’est que les élargissements successifs ont considérablement évolué. On intègre de plus en plus de pays (3 en 1973, 10 en 2004) et des pays de plus en plus pauvres. En 1973, le pays entrant est l’Irlande. Son niveau de vie par habitant atteint 61% de la moyenne des niveaux de vie des six pays européens. 1986 : le niveau de vie du Portugal, le plus pauvre des pays entrants, est de 54% de la moyenne des dix pays européens. En 2004, les deux pays les plus pauvres sont la Roumanie et la Lettonie : leur niveau de vie, rapporté à la moyenne des quinze, est de … 35%.

Quant à l’adhésion de la Turquie, elle coûterait, à elle seule, autant que l’adhésion des dix.

Source : www.contribuables.org