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12/05/2007

CE N’EST PAS LA QUANTITE QUI COMPTE, C’EST LA QUALITE

medium_repartpopmdle.jpgLes chiffres sont étonnants et révélateurs. Bien plus que des discours. Ainsi, il y a à l’heure actuelle sur la planète 6 614 481 000 habitants. Six milliards six cent quinze millions, pour faire plus court. D’ailleurs ce chiffre augmente chaque jour de près de 200 000 habitants, car les naissances sont plus nombreuses que les décès.

Sur ce total, les juifs ne représentent pas tout à fait 14 millions de personnes, dont environ 40% vivent en Israël. Soit une personne sur cinq cents environ. Soit 1/500e de la population mondiale.

Eh bien, force est de reconnaître que ce 1/500e a réussi le tour de force d'être étonnamment présent et actif dans toutes les affaires de la planète et ce, au plus haut niveau. Qui pourrait le nier? Est-ce de l'antisémitisme que de les en féliciter?

Les spécialistes israéliens de la démographie font les projections suivantes pour l’avenir : selon que les politiques menées par le gouvernement israélien et les dirigeants des communautés juives de la diaspora seront plus ou moins efficaces en matière de natalité, d’éducation juive, d’accueil des conjoints non juifs dans les mariages mixtes, etc, ils prévoient que  la population juive pourrait atteindre 18 millions vers 2050, ou au contraire s’abaisser jusqu’à 12 millions, à la même époque.

La population juive est cependant loin d’être monolithique. Réagissant à l’article Du rififi au Congrès juif mondial, paru il y a quelques jours, un participant du blog, Radwulf, nous a fait parvenir à cet égard le long commentaire très intéressant que voici :

« Des juifs ashkénazes américains qui affichent leur dédain pour les juifs sépharades tunisiens de France, voilà qui ne peut effectivement qu’être amusant. Il est toujours gratifiant de constater que ceux qui s’acharnent à nous culpabiliser pour notre propension à discriminer ou à « inciter à la haine raciale » sont en fait eux-mêmes d’affreux « racistes », comme ils le diraient. Encore que cela n’a rien de vraiment surprenant.

On sait en effet que la dichotomie entre juifs ashkénazes et juifs sépharades est beaucoup plus importante qu’on ne tend en général à le reconnaître. Et c’est surtout en Israël que la rivalité entre les deux groupes s’affiche le plus ouvertement puisqu’il n’y a plus ici la nécessité de se serrer les coudes au détriment du goy. En fait, comme en Amérique du Sud, une hiérarchie s’est également constituée parmi les juifs israéliens pour la « cote raciale », allant du type germano-slave pour le niveau supérieur jusqu’au falashas d’origine africaine au bas de l’échelle. Les considérations raciales sont omniprésentes et interviennent à tous les niveaux : matrimonial, politique, économique, professionnel, etc. Au point que la réalité même de l’existence d’un peuple juif unique laisse très sceptique.

L’historien soucieux d’un minimum d’objectivité se doit alors de le reconnaître. Toutes nos sources poussent à conclure que la grande masse des juifs d’Europe centrale et orientale sont en fait d’origine khazar, compte non tenu des mélanges ultérieurs avec leurs voisins. Les khazar eux-mêmes résultent du brassage entre diverses populations habitant entre la mer Noire et la mer Caspienne, comprenant des éléments slaves, magyars ou caucasiens, sous l’égide d’une classe dirigeante d’origine turque convertie au judaïsme au début du IXe siècle. C’est de là qu’à partir du Xe-XIe siècle, une fois l’empire khazar démantelé par l’expansion russe, ils essaimèrent peu à peu dans le reste de l’Europe centrale, le judaïsme leur servant d’élément fédérateur. Ils perdirent alors leur(s) langue(s) d’origine pour adopter un sabir germanique utilisé par les marchands et qui allait devenir le yiddish.

Quant aux juifs sépharades d’Afrique du nord, ils descendent essentiellement d’éléments berbères et post-romains convertis en masse au judaïsme dès avant l’islamisation de la région. Les autres, comme ceux du nord et de l’est de la Méditerranée résultent de la fusion entre les autochtones et les migrants originaires de la Palestine. Il faut dire que durant les premiers siècles de notre ère, les conversions étaient fréquentes, que ce soit à partir du judaïsme ou vers celui-ci, de la part des païens ou d’anciens chrétiens.

Tout ceci permet de dire que l’ensemble des juifs actuels descendent en fait de non-juifs convertis au judaïsme, soit entièrement, soit partiellement sans qu’il soit possible d’en faire la différentiation. Les patronymes même ne signifient rien car les plus anciens d’entre eux n’ont été fixés qu’au cours des derniers siècles. A la rigueur, les seuls qui pourraient peut-être se prévaloir d’avoir beaucoup de « sang hébreu » dans les veines sont certains palestiniens. Lorsqu’on sait enfin que même les Hébreux de la dernière période dite post-exilique résultent en fait d’une « recomposition ethnique » à partir d’éléments divers (d’où le passage de la monolâtrie au monothéisme pour en assurer la cohésion, ainsi que l’adoption de l’araméen comme langue d’usage à la place de l’hébreu), on voit jusqu’à quel point la prétention de certains à la pureté mosaïque est injustifiée.

Tout ceci est largement reconnu par les historiens qui ont travaillé sur le sujet mais les juifs eux-mêmes préfèrent continuer à voir les choses autrement, pour des raisons qui ne font pas mystère. Outre en effet la remise en cause de la légitimité d’Israël, tout au moins dans sa prétention à prolonger l’ancien royaume biblique, c’est toute l’identité juive qui s’en trouverait bouleversée. De ce qui caractérise le « peuple juif », il ne resterait plus alors qu’une certaine mentalité, définie avant tout par rapport au voisinage, lequel finit pratiquement toujours par y être hostile. On connaît la formule : les juifs sont avant tout une race mentale ! Mais ce serait aussi, semble-t-il, à cause de l’antisémitisme, récurrent depuis justement que ce peuple, se considérant comme l’élu du seul Dieu qui lui a promis la domination universelle a dû coexister avec les autres. Peu importe cependant les explications, l’antisémitisme reste quand même le péché absolu (une opposition à la volonté divine... ) que l’on ne doit pas essayer de comprendre mais seulement de combattre. C’est en tout cas ce qu’avait déclaré le nouveau président élu par 53 % des gens de France et d’ailleurs lors de son séjour en Israël en 2004 : « L’antisémitisme ne s’explique pas puisqu’il est inexcusable. Il se combat. Chercher à expliquer l’inexplicable, c’est se préparer à excuser l’inexcusable ». Bonjour le sophisme et le souci d’efficacité.

Voici quelques lectures intéressantes pour ceux qui veulent aller plus loin :

Arthur Koestler, « La treizième tribu. L’empire khazar et son héritage ». Calmann-Levy, 1976. Ouvrage difficile à trouver mais il existe plusieurs rééditions en livre de poche.

Benjamin Freedman, « L’histoire occultée des faux hébreux : les Khazars », consultable en ligne : http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=prin...

Du même B.Freedman qui était un milliardaire juif américain ayant décidé d’abandonner sa communauté d’origine, on a également une conférence célèbre généralement intitulée : « Un juif fait défection et met en garde l’Amérique » dont voici une traduction française : http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=prin....

Un article intéressant sur les « Contradictions et divisions de la société israélienne » : http://www.ifri.org/files/Securite_defense/Hecker_societe....

Enfin, pour ceux qui lisent l’anglais, la thèse de Jeremy Allouche intitulée : « The Oriental Communities in Israel, 1948-2003 » vaut le coup d’œil. On peut le télécharger sur : http://hei.unige.ch/publ/workingpapers/03/oriental%20comm...

Commentaires

Très intéressant commentaire de Radwulf, qui a néanmoins omis une autre origine des juifs ashkénazes : de purs européens slaves.

En effet, lorsque la pologne fut christianisée par les chevaliers teutoniques, ces derniers avaient instruction de Pape de laisser les juifs tranquilles. De nombreux païens se sont alors déclarés juifs à la manière des maranes quelques siècles plus tard. Il faut croire que le monothéisme a exercé une attraction plus forte que le paganisme puisque sa pratique "officielle" a cannibalisé ce dernier.

Mais il en est résulté un type de juif très typé "aryen" en Pologne.

Écrit par : Eric Lerouge | 12/05/2007

Merci à Eric Lerouge pour ces utiles précisions. Comme quoi lorsque certains mondialistes prônent le brassage ethnique universel, mais plus particulièrement en Europe, afin que le "fascisme" ne puisse plus jamais y renaître, comme ils disent, il y a un côté auto-destruction quelque part. Dans le genre scier l’arbre sur lequel on est assis.
Pour accéder à la version française du texte de B.Freedman : « L’histoire occultée des faux-hébreux, les Khazars », voici un meilleur lien :
http://moissondeselus.com/faux_hebreux_Khazars.htm
L’original anglais (Facts are Facts, The Truth about Khazars, the so-called Jews) est proposé en ligne par de nombreux sites, dont celui-ci :
http://www.biblestudysite.com/factsarefacts.htm
Pour obtenir la version audio (en mp3) et une transcription du discours original du même personnage prononcé en 1961 à l’Hotel Willard de Washington, c’est ici :
http://opposingdigits.com/benfreedman/
Pour avoir enfin une carte intéressante du royaume khazar :
http://www.geocities.com/ayatoles/webmap4.jpg

Écrit par : Radwulf | 12/05/2007

Votre article me va droit au coeur, d'autant que j'en préparais un tout à fait similaire depuis que j'ai vu un documentaire à la télévision concernant les migrations de soi-disant "Hébreux" vers Israël : on y voyait arriver à l'aéroport de Tel-Aviv, pêle-mêle, des Indiens, des Japonais, des Chinois, des Mongols, des Somaliens, des Sud-Africains, des Slaves, des Latinos, tout ce beau monde étant ABSOLUMENT convaincu - SANS L'OMBRE D'UN DOUTE - d'être d'authentiques Hébreux. J'ai sérieusement dû me retenir pour ne pas mourir de rire.

Comme vous le dites si bien, les seuls vrais Hébreux sont... en Palestine, et ne l'ont jamais quitté ; et pour cause : ils sont CHRÉTIENS depuis 2000 ans !

En effet, dès la fin du premier siècle, les juifs de Judée qui n'avaient pas péri sous les coups des Romains, s'étaient convertis en masse au christianisme : plusieurs milliers avant même la mort du Christ. Mais allez expliquer à toutes ces sectes de faux juifs que les seuls vrais juifs sont des chrétiens...

Tout cela prêterait à rire, si ce n'était pas si dramatique pour la paix universelle !

De quoi est né le Nazisme ? D'une bande de rigolos qui ont prétendu, arbre généalogique à la main sur au moins 200 générations (faut ce qu'il faut), qu'ils descendaient d'un peuple mythique appelé peuple Aryen. Au nom de cette découverte fondamentale doctement démontrée par les plus grands savants aryens, sans qu'il n'y ait la moindre place pour le doute, ils décrétèrent que les Aryens avaient légitimement droit à une terre qu'ils appelèrent "l'espace vital" ; et bien sûr, ils s'en emparèrent, et placèrent tous les résistants dans des camps.

De quoi est né le Sionisme ? Je vous laisse écrire la suite (il n'y a qu'à remplacer Aryens par Hébreux dans le paragraphe qui précède...).

Apprenez, Gentil Radwulf, que j'ai un jour déjeuné à l'Europ'Café, à Strasbourg, à côté d'un "prince" (oui, Messieurs-Dames, un PRINCE) qui s'est pour ainsi dire invité dans mon assiette sans que je ne lui aie rien demandé. Pour feindre de m'intéresser un peu à son très pompeux et orgueilleux monologue, je lui demande, entre la poire et le fromage, de qu'elle auguste maison il prétend descendre. Et là, à sa réponse, j'ai eu une telle crise de fou-rire, que j'ai dû demander l'addition en urgence pour ne pas incommoder mes autres voisins ; car, le croirez-vous, ce MONSIEUR m'a répondu, avec le plus grand sérieux du monde, qu'il était un prince de la maison de... David, et que, puisque je lui prétais si bien attention, il me proposait de l'accompagner jusqu'à chez lui pour étudier son arbre généalogique. Au fou !

Il m'a fallu 15 années de travail pour obtenir mon arbre jusqu'en 1525, année où fut créé, par le fameux édit de François Ier, l'état religieux et civil de la nation française (et les actes de naturalisation, par la même occasion). Alors j'attends de pied ferme ceux qui prétendent avoir un arbre jusqu'aux grandes invasions "Aryennes" ou... jusqu'à David, et ce en des temps et en des lieux où les actes de naissances n'existaient pas. Quant aux Alsaciens, ils furent exterminés à 80% lors de la guère de 30 ans, et la région fut entièrement repeuplée de Picards et de Champenois sans terres (dont bibi), plus quelques Autrichiens dans la vallée de la Thur. Enfin, quand on a un patronyme bien parigot-tête-de-veaux du genre Bidart, on ne se fait pas poseur de bombes du parti basque. Il me semble donc nécessaire de relativiser toute notion de race pure : tout au plus un Européen de souche peut-il prétendre, sans risque de se tromper, être beaucoup Celte, beaucoup Germain, un peu Latin, un peu Grec, un peu Ibère, un peu Etrusque, un peu Finnois, un peu Slave. Mais pur Juif, pur Aryen, pur Breton, pur Alsacien, pur Basque, alors là, on sombre dans le néo-folklore de bas étage.

Hormis que le Christ est vrai Dieu, s'il y a bien une autre certitude que j'ai, c'est que le sionisme est l'ESCROQUERIE du siècle ! Les sectes juives ont si bien convaincu l'univers qu'elles n'étaient composées que d'Hébreux, peuple élu de Yahvé, qu'il n'y a pas jusqu'à notre bon Bernard Antony qui ne s'en soit persuadé lui-même... Alors là, je m'inquiète sérieusement ! Non, Bernard, pas vous ! Vous avez si bien su démontrer que l'Islam n'est ni une religion ni une race, mais une association d'arnaqueurs et de malfaiteurs ; comment ne voyez-vous pas qu'il en va exactement de même des juifs ? Car enfin, les seuls vrais Hébreux sont chrétiens ; et le seul peuple de Dieu, c'est le corps du Christ, la Jérusalem céleste.

S. de La Pâture (Strasbourg).
P.-S. : Tout cela me rappelle un JT de 20H de France Télévision d'il y a quelques semaines : la Police venait d'intercepter une petite centaine d'immigrés clandestins, qui tous réclamèrent - bien sûr - le statut de réfugiés politiques, attendu qu'ils étaient des Kurdes Irakiens en grand péril... Sauf que, vérifications faites, il s'agissait de Turcs authentiques et de quelques Maghrébins...

Écrit par : S. de La Pâture | 13/05/2007

Il est vrai que depuis plusieurs années maintenant, avec la mondialisation et la crise d’identité que cela provoque chez bien des gens, on assiste à une sorte d’explosion de revendications de judéité. Et le plus surprenant est que cela se fonde en général sur des considérations ethniques, ou plutôt pseudo-ethniques puisque les plus concernés sont, en la circonstance, des Africains ou des gens christianisés d’Amérique.

L’argumentation se fonde alors sur le vieux thème des « tribus perdues » d’Israël que certains chrétiens du Moyen-âge avaient eux-mêmes essayé de localiser un peu partout. Pour mémoire, je rappelle que, du point de vue historique, ce dont il est question sont les « tribus » hébraïques du royaume septentrional d’Israël qui, après son annexion par les Assyriens en 722 avant notre ère se fondirent dans l’empire du vainqueur ou émigrèrent dans le royaume méridional de Juda qui a pu préserver son indépendance jusqu’en 586. Mais pour la mythologie religieuse, ces « tribus » ont mystérieusement disparu, en se dispersant peut-être aux quatre coins de la terre. C’est ainsi qu’au XIXe siècle encore, les Mormons d’Amérique ont cru retrouver certaines d’entre elles avec les Amérindiens. Il n’est donc pas surprenant si, de nos jours, toutes les nouvelles prétentions à la judéité ethnique s’en réclament également. Comme dans leur croyance, tous les hommes descendent d’Adam et Eve et que les discriminations raciales, d’après ce qu’on leur inculque, ne devraient pas avoir lieu d’être, des gens de la forêt congolaise ou du fin fond des Andes peuvent très bien se persuader que leurs ancêtres avaient fait partie de l’ancien royaume d’Israël. Une déduction d’autant plus facile que dans les religions traditionnelles de bien des peuples, on identifie volontiers les dieux aux ancêtres. En devenant donc chrétiens (prélude ici aux revendications de judéité), certains en ont conclu que leurs propres ancêtres sont ceux dont la Bible parle. C’est aussi, bien sûr, une façon de s’inventer une longue histoire perçue comme prestigieuse pour des gens dont la mémoire historique particulière peut ne remonter qu’à quelques générations à peine.

Pour les cas particuliers, on a aussi par exemple celui des Tutsi du Rwanda dont beaucoup de membres se réclament maintenant d’être plutôt « juifs » que chrétiens. La stratégie est ici facile à comprendre. Outre que cela leur permet de se différencier de leurs ennemis et voisins hutus dont ils partagent traditionnellement la langue et la culture, la judéité pourrait peut-être leur fournir les moyens de se venger tout en dominant de nouveau le pays. En s’assimilant aux Juifs, avec même éventuellement leurs aides, ils pourraient revendiquer d’être les martyrs de « l’autre shoah » et réclamer des réparations en rapport.

Les Juifs eux-mêmes sont évidemment très perplexes devant tout ceci. D’un côté, ils peuvent se dire que cela leur fait toujours de nouveaux « supporters ». Mais de l’autre, ils savent pertinemment qu’est-ce que ces nouveaux « juifs » du Tiers Monde réclament réellement. A savoir, des aides financières et, pour certains, ou même beaucoup, la possibilité d’émigrer en Israël pour y trouver du travail avec, cerise sur le gâteau, des privilèges de juifs. Or, s’ils ont bien besoin de nouveaux immigrants pour occuper davantage le pays, le profil des candidats est loin de correspondre à leurs exigences. Et pour la main-d’œuvre même, faire venir des contractuels asiatiques semble infiniment plus rentable. Ces derniers sont efficaces, tranquilles et ne demandent qu’à repartir chez eux avec un petit pactole une fois leur contrat terminé.

Mais la plus intéressante question est évidemment celle concernant l’identité juive elle-même, du point de vue de l’ethnicité. En théorie, les Juifs se veulent les descendants directs des anciens hébreux, c’est-à-dire de sémites du nord, proches des Cananéens, des Phéniciens, des Assyriens, etc. Autant de peuples devenus de nos jours des Arabes, comme les Palestiniens eux-mêmes. Dans la réalité, les trois-quarts des Juifs sont d’origine ashkénaze avec tout ce que cela implique. Et on a vu que les relations de ces derniers avec les Juifs sépharades ne sont pas toujours des plus harmonieuses. Avec les autres, comme les Falashas africains ou les Indiens, elles sont ce que pouvaient être les rapports entre les européens et les indigènes plus ou moins assimilés des colonies. L’état d’Israël lui-même est avant tout un rêve de juifs ashkénazes, formulé à l’époque coloniale. D’ailleurs, avant de se fixer sur la Palestine, les sionistes avaient envisagé d’autres territoires colonisés comme l’Ouganda, Madagascar, l’Angola, ou même un Etat américain, en prenant pour exemple les Mormons de l’Utah.

Dans ces conditions, cela les arrange en quoi de noyer Israël d’immigrants venus du Tiers Monde, avec en majorité des Africains ? En quoi cela pourrait-il les aider à occuper davantage ce pays au détriment des Palestiniens dont les réfugiés, au nombre maintenant de plusieurs millions, se voient interdits de retourner dans le pays de leurs parents, ou même de leur naissance ? Déjà on sait qu’avec les conditions de vie qui règnent en Israël, de plus en plus d’Israéliens « classiques » préfèrent retourner en Europe ou émigrent en Amérique.

Bref, on voit que le rêve sioniste est en train de partir en fumée. L’ainsi nomme « peuple juif » lui-même est en train de se dissoudre lentement mais sûrement. Dans les pays occidentaux, le pourcentage des mariages avec les non-juifs dépasse parfois les 50 %, au point que beaucoup de « juifs » célèbres sont en fait des demi-juifs, ou même des quarterons de juifs. Il est vrai que, d’une certaine manière, c’est avant tout le mental qui caractérise la judéité mais, tout de même. Pour l’instant, comme cela rapporte, bien de ces « juifs d’un côté » (titre d’un ouvrage de Catherine Grandsard, 2005) affichent leur judéité en faisant même parfois de la surenchère mais en cas de crise majeure ? Et si un de ces jours, les mythes fondateurs s’effondrent pour de bon ? D'ailleurs, je constate qu'après avoir été mise longtemps sous le boisseau, la « question khazar » semble maintenant intéresser de plus en plus les Juifs. Doit-on en conclure que certains commencent à rechercher une porte de sortie?...

Voilà pourquoi à leur place, je m’efforcerais de ne pas trop « inciter à la haine raciale » comme le veut la formule que bien d’entre eux affectionnent si tant.

Écrit par : Radwulf | 13/05/2007

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