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13/04/2007

1) CE QUE COUTE LE PERSONNEL POLITIQUE : ON EST LOIN D’EN AVOIR POUR NOTRE ARGENT !

medium_peurdusiege.jpg78 députés européens, 577 députés nationaux, 331 sénateurs, 2 040 conseillers régionaux, 4 054 conseillers généraux, 36 785 maires et adjoints : on ne peut pas reprocher à notre pays de manquer d’élus en tous genres. Et je ne parle même pas à ce stade des ministres et de leur copieux entourage.

Etant donné l’état calamiteux de la France, on est en droit de se demander si l’argent versé par le contribuable pour financer ce personnel pléthorique - et de surcroît peu représentatif du corps électoral - est bien employé. Et d’ailleurs, qui sait exactement ce que perçoivent, pour tel ou tel mandat ou fonction, les divers responsables et élus ? Sans même parler de tous ceux qui continuent, malgré les pseudo limitations, à cumuler allègrement mandats, revenus et avantages multiples liés à des fonctions généralement juteuses, comme nous allons le voir.

Tous les chiffres qui suivent sont tirés d’une monographie publiée en avril 2006 par les Contribuables Associés, dont la réputation de sérieux n’est plus à faire.

Et voilà. C’est parti pour un petit voyage au pays de la France d’en-haut (et l’on comprendra aisément pourquoi ils ne tiennent plus tellement à regagner la France d’en-bas) :

Députés et sénateurs :

Interrogé sur le revenu qu’il perçoit au titre d’élu de la nation, votre député ou votre sénateur vous répondra : 5 106,73 ou 5 307,62 euros nets par mois seulement. C’est exact, mais très incomplet. Car ce n’est là que l’indemnité dite parlementaire, revalorisée au 1er novembre 2005. Pour compléter cette modeste allocation, l’Etat verse aux élus une indemnité représentative de frais de mandat dont le montant s’élève une nouvelle fois à 6 192 euros bruts pour les députés et à 6 534,37 euros bruts pour les sénateurs (soit 6 027,30 euros nets).

Ce n’est toujours pas tout. Vient ensuite le crédit affecté à la rémunération d’un ou plusieurs collaborateurs. Ce crédit se monte à 8 784 euros mensuels pour un député, somme calculée pour rémunérer en principe trois personnes. Mais l’élu peut, à son gré, employer entre 1 et 5 assistants. Beaucoup recrutent d’ailleurs dans leur entourage familial, le mandat devenant ainsi une plaisante affaire de famille.

Les sénateurs, quant à eux, peuvent salarier entre 1 et 3 assistants à temps plein, payés chacun 2 328,14 euros bruts par mois, soit au total 6 984,42 euros. Au Sénat, une subvention est en outre versée aux groupes politiques pour assurer leur fonctionnement et leur permettre de payer leurs collaborateurs. A ce titre, chaque groupe perçoit 1 330,02 euros par élu.

A ce stade, on arrive déjà à la coquette somme mensuelle de : 21 833,66 euros par député, et de 21 706,47 euros par sénateur.

Mais nous sommes encore loin du compte. Restent à répertorier les nombreux avantages en tous genres que nous examinerons avec gourmandise plus tard. Et ce n’est toujours pas tout. « Comme si cela ne suffisait pas, une indemnité versée pendant 6 mois permettra aux « malheureux » députés que le suffrage universel sortira en 2007 de quitter l’hémicycle en douceur, avec un revenu tout de même égal à l’indemnité parlementaire de base ». Voilà ce qu’écrivaient l’an dernier les Contribuables Associés dans leur monographie.

Mais comme vous le savez bien, chers lecteurs, ce n’est plus vrai aujourd’hui. Tout récemment, nos députés, qui sont des petits malins, et qui ont beaucoup d’imagination lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts, ont grandement amélioré le système.

Nous verrons demain ce qu’ils se sont attribué – pour une fois tous ensemble en une parfaite unanimité, c’était touchant - et ainsi, à travers eux, nous pourrons continuer à rêver …

Source : www.contribuables.org 

(dessin de Konk) 

Commentaires

finalement les grands patrons d'entreprise ne sont pas les seuls à se gorger...
avec les nouvelles mesures annoncées les places vont être de plus en plus convoitées. je suis prêt à parier que le sang coulera pour décrocher le poste. quel écoeurement !

Écrit par : esprit5 | 13/04/2007

"Bon appétit, messieurs, ô ministres intègres !"

Lorsqu'il apparaîtra qu'en plus du calibre du trou des nouilles (ne cherchez pas la contrepèterie), l'Europe de Bruxelles en vient à régir jusqu'aux adductions d'eau de nos communes rurales - et on n'en est pas loin -, nous pourrons faire l'économie de tous ces parasites raie-publicains, de tous ces nuisibles démocrasseux. Mais à propos, ne pourrions-nous en faire déjà l'économie dès à présent ?

Écrit par : Martial | 13/04/2007

Les commentaires sont fermés.