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12/04/2007

L'AFFAIRE GAUBERT: UN NOUVEL EPISODE DE "FRANCE, REPUBLIQUE BANANIERE"

medium_thierrygaubert.2.jpgIl faut reconnaître que les médias ont été d’une pudeur de vierge sur la question, et il a fallu vraiment chercher pour trouver. Eh bien, oui ! Je vous rassure tout de suite: Thierry Gaubert, grand copain et très proche collaborateur de Sarkozy pendant des lustres, qui se trouve présentement sous les fourches caudines de la justice, est bien le petit frère de Patrick, président de la LICRA et député européen UMP. Voilà une information qui n’a guère été relayée. Vous me direz qu’on n’est pas responsable de sa famille, et que ce n’est pas bien de dénoncer.

Je vous répondrai que pour des gens qui passent leur vie à faire la morale aux autres, à stigmatiser, à dénoncer… et à se poser en éternels exemples, quand ce n’est pas en victimes, ça fait quand même désordre. Et puis, imaginons un instant que Jean-Marie Le Pen ait eu un frère, et que ledit frère ait eu  affaire à la justice. Hein ? Je vous laisse imaginer la suite… Le scandale, l’artillerie lourde, et tutti quanti.

Donc, il n’y a pas de raisons que nous n’utilisions pas, nous aussi, les mêmes méthodes, puisqu’elles ont l’air de marcher.

Je ne vous raconterai pas à nouveau toute l’histoire, Libération et d’autres ayant relaté par le menu ce qui a finalement amené ce « témoin assisté » - car quand même, il s’agit de prendre des précautions, ce n’est pas n’importe qui – devant la justice. Je dis « finalement » car l’affaire traîne depuis 1998, et a en réalité démarré sous le gouvernement Jospin. Il faut reconnaître qu’en d’autres circonstances,  la justice a su faire preuve de bien plus de célérité et de curiosité. Bref, il est question, de la part de Thierry Gaubert et de son associé, le promoteur immobilier Philippe Smadja, d’abus de biens sociaux, de fonds qui auraient été détournés, pour le modique montant de 23,5 millions d’euros, rien qu’entre 1993 et 1997.

Une information judiciaire avait certes été ouverte en 1999 pour « abus de biens sociaux, abus de crédit, exercice illégal de la profession de banquier, abus de confiance, favoritisme, escroquerie au préjudice de l’Etat » pour ensuite mystérieusement s’enliser dans divers marécages. Cette information judiciaire n’avait d’ailleurs pas empêché le « témoin assisté » d’être nommé - en sus de son poste auprès du directoire de la Caisse nationale des Caisses d’épargne (CNCE), surnommée Sarkoland, devinez pourquoi - président du conseil de surveillance d’EFIDIS, début 2006.

Thierry Gaubert a tout nié, prétendant qu’il n’y avait pas eu d’argent détourné. « On confond collecte et détournement », a-t-il affirmé. Voilà, tout s’explique.

D’ailleurs, sept candidats, dont Nicolas Sarkozy, ont pris des engagements pour moraliser la vie publique et lutter contre la corruption, qui n’a plus qu’à bien se tenir à l’avenir. Et ça commencera très tôt et très fort : dès le primaire, on accordera plus de place à l’instruction civique. Alors, hein ! on aurait mauvaise grâce à se plaindre.

Commentaires

Tout ça ne vous rappelle-t-il pas l'énorme affaire dite "du Sentier", au sujet de laquelle on n'a guère entendu sonner les shofars de la grosse presse aux ordres ?

Écrit par : François | 12/04/2007

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