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31/03/2007

« ANTISEMITISME » : CHURCHILL OU LES PHILOSOPHES ?

medium_racisme.gifWinston Churchill, Premier ministre britannique pendant la seconde guerre mondiale, estimait dans un article écrit en 1937 et non publié alors, que les juifs étaient "en partie responsables de l'hostilité dont ils souffrent".

Intitulé Comment les Juifs peuvent combattre la persécution, cet article a été découvert dans les archives de l’Université de Cambridge par un historien britannique, le Dr Richard Toye, qui vient de publier Lloyd George and Churchill : Rivals for Greatness.

Evoquant les persécutions antisémites menées par le régime nazi au pouvoir en Allemagne depuis 1933, Churchill déclarait notamment :
"Il serait facile d'attribuer [l'hostilité aux Juifs] à la méchanceté des persécuteurs, mais cela ne concorde pas avec tous les faits. (…)  L'antisémitisme existe même dans des pays où juifs et gentils sont égaux au regard de la loi et où de nombreux juifs ont trouvé non seulement un asile, mais aussi des opportunités".
"Ces faits doivent être pris en compte dans toute analyse de l'antisémitisme", poursuivait Churchill. "Ils devraient particulièrement être pris en considération par les juifs eux-mêmes.  (…) Il se peut en effet qu'involontairement, ils invitent à la persécution, qu'ils soient en partie responsables de l'hostilité dont ils souffrent".

Car toujours selon lui, "le fait central qui domine les relations entre juif et non juif est que le juif est « différent ». Il a l'air différent. Il pense différemment. Il a une tradition et un héritage culturel différents. Il refuse d'être assimilé".

Voilà donc, en 1937, l’opinion d’un homme politique européen qu'il est difficile de soupçonner d’antisémitisme.

Inutile de préciser que sur l'épineuse question de la responsabilité de l'antisémitisme, les intellectuels et/ou philosophes juifs ou non juifs français ont une opinion tout à fait différente. Pour appuyer leur démonstration, tous les arguments, même les plus follement tarabiscotés, sont appelés à la rescousse.

On en a un exemple assez frappant dans les extraits suivants, tirés d'un texte publié par Robert Redeker en mai 2004 sur le site de l’Arche, le mensuel du judaïsme français. Il est intitulé Les Pangloss de la gauche radicale et le théorème de Churchill, et sous-titré Pourquoi les orphelins de la révolution ont besoin de haïr le juif . Les arguments sont ceux d'un philosophe - assez fascinants dans leur genre - mais le postulat, lui, est bien clair:  l'antisémitisme,  c’est forcément de la faute des autres. Rien que des autres.

« Aujourd’hui, aux yeux de nombre de progressistes, les Juifs représentent l’anti-politique - comme ils ont été jadis pour d’autres l’anti-religion puis l’anti-race. Entendons : ils figurent l’obstacle à l’angélisation de la politique, à la représentation irénique de la politique que se fabrique le camp de la gauche radicale.

Le présupposé fondateur de cet angélisme se dit en quelques mots : les politiques possibles ; leur messianisme d’essence gnostique est un anti-leibnizianisme. Ils ne peuvent souffrir cette vérité : le pire a déjà existé. Ils ne peuvent accepter cette lumière : le libéralisme n’est pas la pire des choses qui puisse arriver à une société humaine.(…). Un des ressorts de l’antisémitisme progressiste apparaît : l’existence des Juifs empêche la gauche radicale de haïr radicalement les sociétés libérales modernes. Cette haine empêchée, cette haine impossible, ce reste de haine - ce qui reste de la haine anticapitaliste - se reporte dès lors sur les Juifs, alimentant la judéophobie progressiste actuelle.

La récente forme prise par la haine des Juifs - fort bien indexée par Taguieff comme « nouvelle judéophobie » - s’explique par l’obstacle qu’ils sont au déferlement du néo-gnosticime politique voyant dans le monde actuel, celui du libéralisme, le mal absolu. Le Juif est senti comme une menace parce qu’il incarne une triple réfutation : celle de l’illusion religieuse, de l’illusion raciste, et de l’illusion politique. »

C’est pourtant simple à comprendre, l'antisémitisme. Mais Churchill n’y avait pas pensé._,_.___
 

30/03/2007

DUR, DUR , DE RENONCER A SES ILLUSIONS…

medium_medium_rouge.jpgLes pays d’Europe de l’est, qui ont souffert dans leur chair et dans leur esprit des horreurs du communisme, veulent régler leurs comptes avec leur passé. Les initiatives pour révéler au grand jour les crimes d’un régime abhorré, les auteurs de ces crimes et les collabos du système, se multiplient malgré les obstacles, et c’est tant mieux.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la loi sur la décommunisation entrée en vigueur en Pologne le 15 mars dernier. Aux termes de cette nouvelle loi, toute personne née avant 1972 et assumant une fonction d’autorité – et cela inclut en particulier les journalistes et les universitaires - devra « se confesser ». En d’autres termes, elle sera tenue de certifier par  écrit si elle a, ou non, collaboré de quelque manière que ce soit avec la police secrète communiste qui faisait la loi avant la chute du régime, en 1989.

Environ 700 000 Polonais sont concernés par cette démarche. Toutes les déclarations seront ensuite transmises à l’Institut du souvenir national (IPN) qui vérifiera leur véracité.

Evidemment, la loi soulève une vague d’indignation, en particulier chez les journalistes, au motif qu’elle serait « contraire à la liberté de conscience », ou introduirait une « discrimination politique ». Et Bruxelles - qui s’en étonnera -  la désapprouve clairement.

Pourtant, en d’autres temps, et sous d’autres cieux, ont fait rage sans états d’âme dénazification, défascisation, épuration. Et qui oserait dire que c’est du passé dans notre pays ?

Mais le communisme, lui, continue à avoir droit à des égards pour le moins surprenants. La lecture manichéenne et idéologique de l’histoire perdure, en particulier au sein de nos molles démocraties européennes, toujours prêtes à trouver toutes les excuses possibles à certains totalitarismes. A certains, seulement. Jusqu’à quand cet aveuglement durera-t-il ? La statue du commandeur va-t-elle finir par rouler pour de bon dans la poussière ?

29/03/2007

SCANDALE A LA GARE DU NORD: LES FASCISTES ATTAQUENT!

medium_social_citoyen.2.jpgUn Congolais clandestin qui voyage aux frais de la collectivité de  "ceux qui se lèvent tôt" refuse le contrôle auquel prétendent le soumettre d'arrogants agents de la RATP qui croient faire leur  métier. Ils sont brutalisés par le quidam qui est finalement  intercepté par les forces de l'ordre.

Cette "chance pour la France", défavorablement connue, hélas, des services de police avait déjà 22  affaires à son actif.

Cette interpellation "au faciès" révolte, de manière bien compréhensible, les nombreux antiracistes qui fréquentent la gare du Nord à cette heure de grande affluence. Les provocateurs en uniforme sont assiégés dans leur local tandis qu'une partie de la gare est vandalisée par la légitime colère populaire. Deux cents personnes éprises de justice et caressant le rêve d'une société plus harmonieuse harcèlent les pandores jusqu'à une heure avancée de la nuit tandis que le trafic du métro et du RER est fortement perturbé.

L'opposition de "gauche" grisée par un "désir d'avenir" dont les contours se précisent ainsi peu à peu, met en cause "un climat sarkozien" fait de haine et de violences policières.

Quant au professeur François Bayrou qui sait à quel point certains de nos compatriotes se trouvent injustement stigmatisés (on se demande bien pourquoi en effet l'exclusion les frappe ainsi quand ils donnent chaque jour tant de preuves de leur volonté d'insertion) il propose de donner à ces victimes des cours de morale kantienne. Que n'était-il hier soir dans les sous-sol de la gare du Nord où son exposé ex cathedra aurait, c'est l'évidence même, soulevé l'enthousiasme juvénile de tous ceux qu'à défaut d'enseigner concrètement il se propose de diriger pour cinq ans.

Pierre Bérard

(dessin de Konk)

28/03/2007

QUI SONT LES VRAIS "EXTREMISTES"?

L’article qui suit émane de la lettre de mars 2007 de Polémia. Il donne un éclairage intéressant au mot « extrémisme », utilisé à tort et à travers par le système pour disqualifier et renvoyer dans les poubelles de l’histoire tous ceux qui osent penser en dehors des rails :

medium_amisrepublicains.jpg« Jacques Chirac a choisi de conclure son mandat, lors de son intervention télévisée du 11 mars 2007, en appelant les Français à ne jamais composer « avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre. Dans notre histoire l’extrémisme a déjà failli nous conduire à l’abîme. C’est un poison. Il divise. Il pervertit, il détruit. Tout dans l’âme de la France dit non à l’extrémisme ».

 Mais l’extrémisme est-il facile à définir ? Ce n’est pas l’avis de Laird Wilcox, chercheur américain indépendant. Explications :

Dans le numéro 28 de la revue  KRISIS  consacrée à la « Politique ? » on trouve un intéressant article consacré à l’ « extrémisme politique ». L’auteur, Laird Wilcox, universitaire américain, spécialiste des mouvements radicaux (de droite ou de gauche), fait part d’une observation iconoclaste : la plupart des personnes pouvant soutenir des opinions radicales ou hétérodoxes peuvent le faire en demeurant rationnelles, raisonnables et non dogmatiques. A contrario, bien des gens s’exprimant au nom de courants politiques majoritaires le font souvent de manière arrogante, brutale et fermée à tout compromis. Bref, il y a des conformistes extrémistes et des hétérodoxes modérés ! Dans les faits le mot « extrémiste » sert moins à qualifier une opinion ou un mode d’expression qu’il n’est utilisé comme invective.

Fort de ce décryptage, Laird Wilcox énumère 21 traits distinctifs des comportements extrémistes. Force est de constater que la quasi-totalité d’entre eux s’applique aujourd’hui aux tenants de l’idéologie dominante, fussent-ils réputés modérés ou centristes…

En voici la liste :

1. L’assassinat de la réputation   2.  L’injure et la disqualification par étiquette   3.  Les généralisations ravageuses irresponsables   4.  Les assertions démontrées par des preuves inadéquates   5.  La défense du double standard   6. La tendance à voir leurs adversaires et leurs détracteurs comme essentiellement maléfiques   7.  Une vision du monde manichéenne  8. Le désir de censure ou de répression à l’égard de leurs adversaires   9.  La tendance à s’identifier à leurs ennemis, c'est-à-dire à ceux qu’ils haïssent ou qui les haïssent   10.  La tendance à argumenter par intimidation   11.  L’utilisation de slogans, de mots-clés   12. L’affirmation d’une supériorité morale   13.  Une pensée apocalyptique   14. La conviction qu’il est permis de faire de mauvaises choses au service d’une « bonne » cause   15. L’accent mis sur les réponses émotionnelles  16. L’hypersensibilité et la vigilance   17.  Le recours à des justifications surnaturelles   18.  L’incapacité à tolérer l’ambiguïté et l’incertitude   19. Le penchant pour la pensée de groupe   20. La tendance à personnaliser l’hostilité   21. La conviction que le système n’est bon que s’ils gagnent

On ne peut manquer d’être frappé par le fait que les comportements évoqués aux points 1, 2, 6, 7,11, 12, 15 et 20 sont régulièrement utilisés par les forces dominantes pour diaboliser leurs adversaires.

De même les techniques évoquées aux points 4, 8, 10, 16, 18 et 19 sont couramment exploitées pour protéger les idées dominantes de la libre confrontation intellectuelle.

Censure et diabolisation sont aujourd’hui les chiens de garde de l’idéologie dominante. Ceux qui les pratiquent dans les médias le font avec la même bonne conscience qu’en d’autres temps les journalistes et les doctrinaires de l’ère soviétique. Ils se donnent l’aspect décontracté mais ont un uniforme dans la tête.  "

source: www.polemia.com

(dessin de Konk)

27/03/2007

LA FRANCE QUI DEGRINGOLE

medium_dsg20_4_2_1940franskfaksimil.3.jpgLe “débat” politique tourne en France autour de fariboles qui emplissent les colonnes des journaux. Tout est fait – et les candidats s’y prêtent complaisamment car c’est leur intérêt – pour occuper le terrain en dissimulant et en escamotant les vrais problèmes.

C’est donc dans l’indifférence générale, et sans que ces candidats soient même interrogés sur la question, qu’est tombée une nouvelle qui en dit plus long que bien des discours sur l’état de notre pays : la France se classe 45e dans l’indice de liberté économique publié chaque année par Heritage Foundation et The Wall Street Journal, avec un score moyen inférieur à celui des pays européens.

Publiés pour la 13e année consécutive, ces chiffres prennent en compte dix critères permettant de mesurer le degré de liberté économique dont jouissent les différents pays : respect de la liberté d’entreprendre, liberté fiscale et monétaire, taux d’imposition, droits à la propriété, etc, toutes  libertés essentielles à la bonne santé de l’économie.

Ont ainsi été examinés à la loupe 161 pays répartis en cinq zones géographiques : Europe, Asie/Pacifique, Amériques, Moyen-Orient/Afrique du nord, Afrique.

En tête du classement général: Hong Kong, Singapour, l’Australie, suivis des Etats-Unis et de la Nouvelle-Zélande. Arrivent ensuite les premiers Européens : Royaume-Uni, 6e, et Irlande, 7e. Ils sont suivis du Luxembourg (8e), de la Suisse (9e) et du Canada (10e).

L’ensemble des critères retenus aboutit à un pourcentage qui indique le degré de liberté économique global de chaque pays. Seuls les sept premiers de la liste, avec un pourcentage variant de 89,3 pour Hong Kong à 81,3 pour l’Irlande, sont considérés comme vraiment libres. Les vingt-trois suivants sont « libres en grande partie ». C’est dans cette catégorie que se classent l’Allemagne (19e) et l’Autriche (25e).

Arrivent ensuite les quarante-huit pays « modérément libres », avec un pourcentage allant de 69,9 à 60. C’est là que l’on trouve la France avec son pourcentage de 66,1.

La zone géographique « Europe » répertorie 41 pays : du 1er, le Royaume-Uni (6e au classement général, 81,6%) au dernier, le Belarus (145e, 47,4%). A l’intérieur de cette zone, la France occupe le 26ème  rang, entre la Hongrie et la Slovénie.

Beaucoup de chiffres, me direz-vous. Mais c’est qu’ils sont plus révélateurs que des mots et recouvrent des réalités quotidiennes bien tangibles, et plutôt désagréables en ce qui nous concerne. L’économie n’est pas tout, certes. Il n’en demeure pas moins qu’en règle générale, la liberté engendre la prospérité.

Le problème, c’est que la France n’est plus un pays libre.

Source : www.heritage.com  (2007 Index of Economic Freedom) – chaque pays y fait l’objet d’une analyse intéressante

26/03/2007

LES "ETATS-UNIS D'EUROPE"

L’article qui suit, signé d’un fidèle participant de ce blog, est inspiré d’un article paru dans le périodique Sous la bannière de janvier-févier 2007. Il constitue, hors des sentiers battus,  un point de vue et une participation au débat.

 

medium_theneweurope.gif"La dissolution des nations européennes et la constitution d’un conglomérat à l’image des États-Unis d’Amérique avance à grands pas: stricte application du solve et coagula (dissoudre et recomposer) cher aux sectes mondialistes ; stricte application également d’un oukase proféré dans les années 70 par le baron Edmond de Rothschild : « La structure qui doit sauter, c’est la nation ». Il ne faut plus de nations dans le plan mondialiste européen ; il faut substituer aux États-nations des régions, ce qui explique la régionalisation en cours, étape obligée du « Plan Mondial ».

Ainsi la France est-elle promise à devenir un gigantesque parc de tourisme et de loisirs en perdant ses activités primaires (son agriculture et sa pêche, de plus en plus sinistrées, sont vouées à la disparition) et secondaires (son industrie bat de l’aile et se délocalise à marche forcée) ; ses activités tertiaires elles-mêmes sont en passe de péricliter, par exemple dans le domaine de l’informatique, où excellent les Indiens, qui se contentent de si peu et qui coûtent si peu. Quelle autre explication donner au fait que la recherche fondamentale et appliquée soit chroniquement le parent pauvre du budget national, alors qu’elle seule garantit le maintien de la puissance matérielle d’une nation ?

Au niveau mondial, l’élevage sera confié à des pays extra-européens : par exemple, l’Argentine pour les bovins et l’Australie pour les ovins ; idem pour les autres activités humaines. D’où une totale interdépendance entre régions : il est déjà pratiquement impossible à un pays de s’opposer aux autres pays du monde dans quelque domaine que ce soit. Cette étroite complémentarité, cette spécialisation forcenée des nations devenant à ce point dépendantes les unes des autres sont évidemment voulues, programmées et en cours de réalisation. Dans l’esprit de ceux qui nous concoctent ce monde unifié préalablement découpé en régions, les oppositions génératrices de conflits ne seront plus pensables. Aucune région ne pourra affronter la coalition des autres régions liguées entre elles si, par extraordinaire, il lui reste assez de ressort pour faire une tentative de sécession : la répression sera immédiate, totale et sans pitié au nom de la « paix », de l’« unité » et de la « solidarité » universelles. Le découpage du monde en régions n’a pas d’autres raisons d’être : sous des prétextes ethniques ou linguistiques, on veut enfermer les ensembles régionaux dans leurs spécificités respectives et laisser la direction mondiale à des instances savamment cooptées qui ne toléreront aucun dérapage, aucune opposition, aucune sédition.

Deux ouvrages à lire d’urgence : Le plan de régionalisation et de mondialisation étant en bonne voie de réalisation, on ne peut que recommander la lecture de deux ouvrages de Pierre Hillard sur la question (éditions François-Xavier de Guilbert (ŒIL) :  La décomposition des nations européennes – de l’Union euro-atlantique à l’État mondial, géopolitique cachée de la Constitution européenne, 2001, et Minorités et régionalisme dans l’Europe fédérale des régions (enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l’Europe), 2005. "

Martial

(dessin de Chard)

24/03/2007

NICOLAS SARKOZY, LA « STAR » DES JUIFS DE FRANCE

medium_body1458faOKafOpsqiuQeB.jpg« Nicolas Sarkozy est une véritable star chez les juifs de France », a déclaré Patrick Gaubert, président de la LICRA et député européen UMP d’Ile-de-France.

Un certain nombre de déclarations et de faits permettent de comprendre la raison d’un tel engouement, bien éloigné à première vue des anciennes amours d’une communauté qui passait il n’y a pas si longtemps pour être plus proche de la gauche que de la « droite ». Il est vrai, et nous en voyons là une preuve nouvelle, que ces termes ne veulent strictement plus rien dire et ne sont désormais que des leurres destinés aux électeurs crédules.

Petit florilège récent, qui explique ces liens étroits:

Lors d’un voyage en Israël en 2004, celui qui est régulièrement présenté comme le fils d’un immigré hongrois et d’une descendante de juifs de Salonique - et qui pourrait donc devenir le premier président français d’origine immigrée - a déclaré : "J'ai changé quand j'ai visité le mémorial de Yad Vashem dédié aux victimes de la Shoah. Je me souviens, au bout d'un long couloir, d'une grande pièce avec des milliers de petites lumières et des prénoms d'enfants de 2 ans, de 4 ans, de 5 ans prononcés à voix basse de façon ininterrompue. C'était le murmure des âmes innocentes. Je me suis dit alors que c'était cela la politique : faire barrage à la folie des hommes en refusant de se laisser emporter par elle. "

A Tel Aviv, devant la communauté française, il avait affirmé : "L’antisémitisme ne s’explique pas, car il ne peut y avoir d’explications à l’inexplicable. L’antisémitisme, ça ne s’explique pas, ça se combat. (…) La question de l’antisémitisme n’est pas la question des Juifs. C’est la question de la République française. Chaque fois qu’un Juif est injurié en tant que Juif, c’est une tache sur la République".

Contrairement à la plupart des responsables politiques européens, Nicolas Sarkozy ne s’était pas rendu dans les territoires palestiniens. Ariel Sharon, le Premier ministre israélien, n’avait pas manqué de lui faire observer : "Je suis certain que vous avez bien conscience de faire partie de nos amis".

En septembre 2006, à l’occasion de sa visite au président George W. Bush, il rencontre à New York les principaux représentants des organisations juives américaines, dont le président du Congrès Juif Mondial, Israël Singer, qu'il avait décoré de la Légion d’Honneur en mai 2004 à Paris. Nicolas Sarkozy était accompagné des principaux responsables de l'UMP, dont le député "atlantiste" UMP et ancien conseiller diplomatique de Jacques Chirac, Pierre Lellouche, président de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, vice-président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée nationale. Israël Singer avait souligné que "les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'antisémitisme, la lutte contre l'islamisme et les positions en faveur d'Israël qu'il a rappelées au Président George W. Bush, le terrorisme palestinien et du Hezbollah, ou sur l'Iran, sont telles qu'elles pourraient avoir été faites par un leader d'une organisation juive."

Le ministre de l'Intérieur a remporté le prix de l'homme politique de l'année décerné par l'Union des patrons et professionnels juifs de France (UPJF). Lors du dîner de gala de l'UPJF, le 30 mars 2006 au cours de laquelle la récompense lui a été décernée, les organisateurs ont salué celui qui "saura sans doute redonner une nouvelle dynamique aux relations d'amitié solides qui lient Paris, Washington et Jérusalem".

Nicolas Sarkozy a par ailleurs confié un certain nombre de missions internes à Arno Klarsfeld, qui, en 2002, a pris la nationalité israélienne, et s’est engagé dans les Magav, les garde-frontières de l'armée israélienne.

medium_90timbreSarko.2.jpgDernier détail qui illustre des liens décidément très forts: on peut désormais affranchir - en Israël - son courrier avec un timbre "Sarkozy" puisque son comité de soutien en Israël vient d'y créer un timbre à son effigie.

Source: www.guysen.com

23/03/2007

"COMBATTRE L’OBSCURANTISME" : IL EST BIEN TEMPS !

medium_chard.gifLa LICRA organisait avant-hier soir à la Maison du Barreau à Paris - à la veille de l’arrêt dans  l’affaire des caricatures  publiées par Charlie Hebdo -  un grand raout sur le thème « Combattre l’obscurantisme ». Tous ses amis du microcosme et du système réunis étaient là pour réaffirmer à qui mieux mieux leur attachement viscéral aux  « valeurs de la République » et à la liberté d’expression. A géométrie variable, cependant, cela va de soi. Il ne faut rien exagérer.

Déjà,  lors du déclenchement de l’affaire, l’an dernier, la LICRA n’avait pas craint d’affirmer le plus sérieusement du monde: « La liberté d’expression et de caricatures étant un fondement de la démocratie, il est surprenant d’entendre des déclarations d’intention de poursuites judiciaires pour blasphème contre l’organe de presse qui a reproduit les caricatures de Mahomet. (…) La liberté de critique ou de caricature des dogmes religieux et des idéologies doit être défendue et préservée comme un bien précieux »

Il est bien temps aujourd’hui de venir pleurnicher  sur les manifestations – ô combien prévisibles - de « l’obscurantisme »,  alors que depuis quarante ans, la LICRA et ses amis du système n’ont cessé de  favoriser de toutes les façons possibles une immigration arabo-musulmane massive sur notre territoire. En imposant du même coup la diabolisation de tous ceux qui s’y opposaient et qui savaient fort bien quels problèmes elle provoquerait inévitablement. Des problèmes dont nous ne voyons d’ailleurs que le commencement et dont l’affaire des caricatures n’est que l’un des aspects.

Les musulmans, que la LICRA a largement contribué à faire entrer en masse chez nous n’ont en tout cas pas tardé à comprendre tout l’intérêt des lois « antiracistes » que la Ligue a imposées à notre pays. Et dont elle-même s’est servie sans relâche contre tous ceux qui s’opposaient à ses dogmes immigrationnistes.

(Et pourtant, la LICRA savait fort bien depuis toujours à quoi s’en tenir à propos de certaines réalités concernant l’islam – voir ma note d’hier)