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21/03/2007

16) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique « Extraits de La France LICRAtisée »

SES MOYENS D’ACTION – 16e extrait : VIVE L’IMMIGRATION MASSIVE ! (1)

medium_immigr.4.gifFrères ennemis au Proche-Orient, mais frères en Europe

Il apparaît clairement à la lecture des DDV que juifs et arabes sont fondamentalement considérés comme frères. On y évoque à plusieurs reprises leur origine commune, les uns et les autres étant des sémites, c’est-à-dire des descendants de Sem, fils de Noé. Selon la tradition biblique, les arabes se seraient ensuite détachés à partir d’Ismaël, fils d’Abraham, et les juifs à partir d’Israël (autre nom de Jacob), petit-fils d’Abraham.

Ces considérations bibliques établies, et avant de développer le thème proprement dit de l’immigration, il faut prendre en compte deux aspects qui lui sont étroitement liés et qui permettent de mieux comprendre les actions et réactions de la LICRA :

– Il existe une double vision du monde arabo-musulman, selon qu’il est considéré sous l’angle des rapports avec l’État d’Israël ou sous l’angle de l’immigration vers l’Europe, et par voie de conséquence, il existe un double discours adapté à ces deux cas de figure

– L’assimilation, celle des juifs comme celle des arabes, est toujours condamnée en termes très virulents. Ce qui amènera la LICRA dans un premier temps à défendre bec et ongles le droit à la différence. Avant de se rendre compte de ses effets pervers, ce qui la conduira à infléchir quelque peu son discours.

Une double vision du monde arabo-musulman et un double discours : La version « lune de miel »

C’est la version destinée à faire accepter la poussée migratoire massive en direction, notamment, de la France et de sa communauté juive. Elle nous apprend, à travers les pages du DDV, que juifs et arabes ont généralement cohabité pacifiquement. Et qu’en tout état de cause, la situation des juifs a toujours été bien moins cruelle dans les pays arabes qu’en occident. Pas d’holocauste, peu de pogroms antijuifs dans le monde musulman. Rien à voir avec ce qui se passait dans cette Europe foncièrement hostile.

André Chouraqui, Français juif né en Algérie, installé ensuite en Israël où il devient maire-adjoint de Jérusalem, illustre parfaitement cette vision des choses dans ces propos tenus en avril 1969 et rapportés par Le Droit de Vivre : « La division est moins profonde qu’il y paraît. Nos deux peuples sont frères, nos langues sont jumelles, nos histoires, depuis la Bible, sont parallèles. Nous avons une même vocation : que notre Dieu, celui d’Abraham, devienne le Dieu des nations. En fait, depuis trois mille ans, nous avons vécu en symbiose : Hérode, le roi des juifs, était iduméen, c’est-à-dire arabe. Mahomet a pris son inspiration dans l’héritage biblique. Pendant tout le Moyen Age, les juifs ont vécu généralement en paix au milieu des arabes. Les pogroms eux-mêmes y étaient moins graves que les incidents entre tribus arabes. L’histoire des juifs dans ces pays ressemble à une idylle par rapport à ce qu’ils ont connu en occident, depuis les bûchers jusqu’aux fours crématoires ».


Outre cette communauté de destin fréquemment soulignée, la LICRA insiste également sur le fait qu’en protégeant les droits des immigrés, elle protége en même temps ceux de la communauté juive. Elle le fait à plusieurs reprises, dans le but assez évident de justifier cette pression immigrationniste auprès de certains de ses propres adhérents qui pourraient s’en étonner.

Le Droit de Vivre déclare ainsi en mai 1974 sous la plume de Jean Pierre-Bloch : « S’il [le racisme, ndla] s’en prend aujourd’hui aux arabes, aux nord-africains, aux travailleurs étrangers, il peut désigner demain d’autres victimes. Nul ne saurait se flatter d’être à l’abri de ses ravages ».

L’année suivante, en juin 1975, sous le titre « Arabes et juifs… un même combat antiraciste », on peut lire :  « Aujourd’hui les originaires d’Afrique du nord en sont les principales victimes. Demain cette haine pourrait se retourner au gré des circonstances ou des événements politiques contre n’importe qui, gens de couleur, gitans, arméniens ou juifs. C’est pourquoi tous doivent marquer leur solidarité avec ceux qui subissent les conséquences des préjugés raciaux. Certes entre juifs et musulmans de sérieux différends se sont élevés à la suite du conflit israélo-arabe. Le déferlement du racisme n’en devrait pas moins provoquer la constitution d’un front commun de défense».

Au début du septennat de Giscard, en 1976, un décret officialise la religion musulmane en France. Un temps d’antenne à la radio et à la télévision est désormais réservé à l’islam. Il est intéressant de noter que cette décision intervient au moment même où l’Algérie nationalise les écoles privées, notamment catholiques, et chasse sans états d’âme les religieux qui y enseignaient.

La LICA réclamait cette reconnaissance officielle de l’islam en France depuis trois ans et elle s’en félicite en ces termes : « Nous sommes heureux et fiers de penser que la LICA n’est pas étrangère à ce décret. En effet, depuis des mois, son président oeuvrait auprès des pouvoirs publics pour obtenir pour tous les musulmans vivant sur notre sol des droits égaux pour leur religion ».

Le Droit de Vivre indique – nous sommes en 1976 – le chiffre de « plus de deux millions de musulmans en France », ce qui en fait déjà à cette époque, par le nombre, la deuxième religion présente sur notre sol, et se prononce pour le respect, en particulier de la part des employeurs, des grandes fêtes islamiques, allant jusqu’à préciser : « Espérons que les communautés musulmanes pourront dorénavant donner à ces fêtes tout l’éclat qu’elles méritent, car bien souvent elles étaient éclipsées par les fastes du Noël chrétien et leurs enfants finissaient par ne plus les connaître ».

Pourtant, déjà à cette époque-là, la LICA sait parfaitement à quoi s'en tenir sur un certain nombre de réalités concernant l'islam. Et ceci nous amène tout droit à: La version "lune de fiel".

(suite demain)

dessin de Chard

Commentaires

Ce qui me fait rire c'est de voir des personnalités juives de france jouer des simulacres de paix avec des artistes d'origine algerienne, marocaine ou tunisienne, ils se degottent des palestiniens de rechange dont les pays d'origine ne sont pas en guerre contre israel, en effet sous couverture de rapprochement avec le sois disant "arabe" ils creent de l'amalgame et attisent de futures haines injustifiées.

Le gamin d'origine algerienne qui n'a aucun lien ni de pres ni de loin avec israel ou la palestine, qui verra jean jacques goldman et le chanteur Khaled chanter pour une fausse paix à la télé, se dira "mais ouiii puisqu'ils font la paix c'est qu'on est des enemis alors !", donc qu'ils ne s'etonnent pas si ce gamin 15 ans après irait cramer une synaguogue ou aggresser un loubavitch.

Alors qu'ils n'ont ni à faire de paix ni de guerre !

C'est une methode perfide de lancer une guerre de communauté dans ce pays et elle denote une chose importante, c'est qu'ils ne trouveront jamais d'artiste d'origine palestinienne pour montrer une veritable image de paix au monde.

Écrit par : Kabyle | 29/07/2007

Et la bande black blanc beur de Mr Fofanna ("cerveau" d'après la police) qui a torturé Ilan Halimi et qui doit être jugé notamment pour des faits commis en lien avec l'origine d'Ilan ? Personne n'en parle à la Licra ? On peut aussi lire ce bon bouquin sur la bonne ambiance en banlieue pour les feujs "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte" http://thierry.jonquet.free.fr/ . C'est drôle mais ils s'entendaient tous bien au Magrebh et en France ils se détestent ! C'est le climat ?

Écrit par : juno | 08/06/2008

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