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18/03/2007

MEMOIRE POUR TOUS - 3

Assez de repentance à sens unique. Non au monopole du droit à la mémoire ! Si les juifs ont le droit de ne pas oublier leur holocauste et l’idéologie nazie qui l’a inspiré, les victimes du communisme ont, elles aussi, le droit de ne pas oublier leur propre holocauste et l’idéologie marxiste qui l’a inspiré.

 3) Quelques faits et chiffres concernant le goulag,  extraits de Holocauste de gauche de Anne Yélen

medium_marx_fildefer.3.jpgCe n’est pas Staline tout seul qui a créé le stalinisme. Il est trop facile de lui faire endosser la responsabilité des horreurs perpétrées par le communisme. Staline a trouvé dans le dogmatisme marxiste les justifications nécessaires à la dictature. Et d’ailleurs, la terreur rouge est apparue bien avant la monopolisation du pouvoir par Staline. Dès le mois de juin 1918, Lénine a déjà fait fusiller 16 000 personnes, et c’est Trotski qui « inventera » les premiers camps de concentration et de travail forcé, qui seront ouverts dès 1919. . Ce qui n’empêche nullement, soit dit en passant, nos intellos branchés de continuer à se déclarer « trotskystes »…

Environ 28 millions d’êtres humains auraient été jetés dans la machine à broyer du goulag, qui est bel et bien un holocauste perpétré au nom de l’égalité par des racistes de classe n’admettant pas les différences sociales. Ce faisant, ils ont fabriqué au moins deux classes : celle qui a droit de vie, de torture et de mort sur la seconde, écrasée comme un insecte avec d’autres moyens que les chambres à gaz, quoique tout aussi efficaces.

Dès 1920, il y avait au moins 107 camps en activité sur le territoire soviétique et plus tard apparut le modèle de ce système carcéral sadique : les îles Solovki, dans la mer Blanche. Au-dessus des entrées, on pouvait lire cette inscription cynique : « La liberté par le travail ». On voit que les nazis n’ont rien inventé. Le système des camps connut un essor cancéreux en 1930 quand Staline utilisa les prisonniers pour exploiter les terres inhabitables du Grand Nord (la Kolyma). Les motifs de châtiment étaient la plupart du temps dérisoires : avoir refusé de « coucher » avec un bolchevique…avoir possédé deux vaches, etc…

En 1980 – oui, 1980 – l’appareil soviétique de la terreur comptait approximativement : 2000 camps de travail forcé (oui, 2000), 275 prisons, 85 hôpitaux psychiatriques-prisons (17 à Moscou, 10 à Léningrad, 58 en province). Les « cliniques » où étaient acheminés les dissidents appartenaient à trois catégories : les « isolateurs », les « services réservés » et les cliniques spéciales où étaient envoyés les gens condamnés à des « traitements obligatoires ». Des centaines de milliers de victimes seront séquestrées et torturées dans ces dispositifs d’internement pour simple délit d’opinion.

Les cliniques spéciales étaient en réalité des prisons relevant du ministère de l’Intérieur. Le personnel de service (infirmier et « service général ») était composé de criminels de droit commun qui purgeaient leur peine en remplissant ces fonctions. « Ces infirmiers sont des gens tout à fait insensibles : ils ne sont absolument pas contrôlés par les médecins et ils peuvent frapper les malades comme bon leur semble. On enferme le malheureux dans une toile mouillée, de telle façon qu’il puisse à peine respirer. Quand la toile sèche, elle se rétrécit et la victime se sent encore plus mal. Le personnel médical veille toutefois à ce que le malade ne perde pas connaissance… Ceux qui ne supportent pas les injections, les tortures avec le drap mouillé, le séjour continuel au milieu des déments, finissent par se suicider » (extrait du livre de Vladimir Boukovski Une nouvelle maladie mentale en URSS : l’opposition).

Il est vrai que selon Jacques Attali, « la logique socialiste, c’est la liberté et la liberté fondamentale, c’est le suicide ».

Dans ce panorama de l’abominable, les témoignages foisonnent, quoique rarement mis en vedette. Ils disqualifient à tout jamais un régime qui pourtant, en France, n’est nullement diabolisé et trouve même des défenseurs et des apologistes. Pour quelle raison ? A qui profite le crime ?

Commentaires

Des défenseurs et des apologistes du communisme ? Oh, mais nous en avons des palanquins, dans ce pays, et le monde entier nous les envie, car c'est en passe de devenir une exclusivité hexagonale (sinon française) ! Il s'agit des maires "rouges" des municipalités "rouges", bien sûr, qui n'ont toujours pas débaptisé leurs boulevards Robespierre ou Lénine. La crapuleuse imbécillité de ces véritables déchets du genre humain ne connaît aucune limite... et les conduit à défiler au moindre prétexte avec l'ultra-gauche "antifâââchiste", naturellement.

Écrit par : Martial | 18/03/2007

Au-delà des apparatchiks rouges, il faut surtout dénoncer les immenses cohortes des collabos de tous acabits et spécialement les gens de la pseudo-droite, toujours prêts à leur cirer les bottes !

Chère Anne, le champ des crimes communistes est immense et ne couvre donc pas que " que " la Russie. Je me permets de signaler le beau livre de Michel Tauriac : " Viet-Nam, le dossier noir du communisme de 1945 à nos jours " , publié chez Plon en 2001, et donc en voie d'épuisement. Dans le crime, les Rouges ont su faire d'imagination. Les documentaires " historiques " consacrés au Viêt-Nam
occultent systématiquement les "exploits " des Rouges passés et présents.

Longue vie au blog ! Encore une femme courageuse ( et belle ! )qui nous montre le chemin.

Écrit par : l'Eurasien | 13/05/2007

Le bilan du communisme a été dressé par Stéphane Courtois dans un intéressant article :

www.catallaxia.org/article.php?sid=289

Écrit par : l'Eurasien | 17/05/2007

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