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13/03/2007

4) Quelques procès de la LICRA

Dans la série "Quelques procès de la LICRA", voici le 4e épisode, tiré des mémoires de l'avocat Georges-Paul Wagner, publiés en 2000 sous le titre D'un Palais l'autre.

4) Mgr Lefebvre contre la LICRA (1ère partie)

medium_CA4TMJOT.jpg« Je n’avais eu jusque-là avec Mgr Marcel Lefebvre, que quelques contacts épisodiques. Je me souviens notamment d’un dîner à Suresnes, où j’avais été prié et où il présidait la table et servit lui-même le potage à ses hôtes avec une paternelle et souriante autorité. Puis, un jour de février 1990, il vint à mon cabinet avec l’abbé Aulagnier. Il avait reçu quelques jours plus tôt une citation qui, le qualifiant d’ecclésiastique, l’invitait à comparaître le 26 avril suivant devant la XVIIe chambre correctionnelle de Paris sous la double prévention d’incitation à la haine raciale et de diffamation raciale.

 

La date du 26 avril, suivant l’usage de cette chambre, ne devait pas être celle des plaidoiries mais seulement celle de la fixation d’une audience. J’expliquai à Mgr Lefebvre le mécanisme de ces procédures compliquées, la date probable des plaidoiries et ce que devait être notre système de défense. Il m’écouta  avec le sourire et l’apparence d’une grande impassibilité mais, je le vis et le compris plus tard, cette procédure l’avait touché et blessé, en ce qu’elle l’accusait de racisme alors qu’il avait passé trente ans de sa vie en Afrique pour y soigner les corps et les âmes. Dès qu’il apprit la procédure de la LICRA, Mgr Thiandoum, cardinal-archevêque de Dakar, écrivit à Jean Madiran son « écoeurement » devant cette accusation. Il faut dire en outre que ce premier contact avec la justice, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans, troublait et inquiétait Mgr Lefebvre. Il manifestait là une réaction qui est celle de presque tous les plaideurs « débutants » en présence du papier bleu et de ce qu’il représente.

 

(…) En dernière heure, quand la date des plaidoiries eut été fixée au 21 juin, je pris la responsabilité de dire à Mgr Lefebvre que je ne souhaitais pas qu’il vînt à l’audience. Venir, c’était déjà entrer dans le jeu d’une persécution qui le visait non pas pour ce qu’il avait pu dire, mais pour ce qu’il représentait.

Malgré son absence, il y eut le 21 juin une mobilisation importante de fidèles et d’amis de l’archevêque poursuivi autour de la XVIIe chambre. (…) Cette affluence autour de la salle et ce soutien apporté par un public si divers à Mgr Lefebvre avait vivement mécontenté Me Charrière-Bournazel déboulant par une porte dérobée « J’ai dû passer par là, ils bouchent l’entrée avec leur secte ! ».

Quel était le motif ou plutôt le prétexte de la poursuite ? Quelques propos tenus à l’hôtel Crillon à Paris le 14 novembre 1989, quelques jours avant la célébration au Bourget par Mgr Lefebvre du soixantième anniversaire de son sacerdoce. Celui-ci m’avait demandé d’insister sur le fait que ces propos n’avaient pas été prononcés au cours d’une conférence de presse. Il s’était seulement soumis aux questions des journalistes et borné à leur répondre, à l’occasion de la cérémonie qui devait avoir lieu quelques jours plus tard.

Comme les accusateurs avaient bien fait les choses, en spécialistes gourmands de la loi Pleven, ils avaient qualifié certains propos du prélat du délit d’incitation à la discrimination raciale retenant que, selon une dépêche AFP, il avait dit que le mieux pour les musulmans serait qu’ils rentrent chez eux ; qu’en France, ils allaient peu à peu imposer leur loi ; que le droit chrétien n’était pas compatible avec le droit islamique et que les musulmans ne pouvaient pas être vraiment français ; qu’il ne fallait pas dès lors leur permettre de s’organiser en France.

D’autres propos du prélat étaient considérés par les accusateurs comme diffamatoires, par exemple le fait d’avoir dit que la construction en France de mosquées serait une catastrophe : « Ce sont vos femmes, vos filles, vos enfants qui seront kidnappés et emmenés dans des quartiers réservés comme il en existe à Casablanca ».

Tels étaient les éléments du délit que Me Zaoui et Me Charrière-Bournazel avaient la charge d’établir et de transformer en accusation pathétique. Me Zaoui le fit avec une certaine mesure car il a l’habitude de plaider près du dossier et du sujet en évitant les digressions mais il parut toutefois considérer comme une incitation à la discrimination la seule volonté chez un prêtre de convertir quelqu’un ou quelques-uns au catholicisme. C’était la preuve, selon lui, qu’il ne supportait pas qu’un autre soit autre, et le racisme, ce serait cela."

Commentaires

Une chose m'a toujours sidéré à propos du racisme, ou plutôt de ce que présentent comme tels ceux qui - en haine pure de la France - continuent d'organiser l'invasion-colonisation de notre pays par des peuples n'ayant ni le moindre point commun avec elle, ni le moindre projet de s'intégrer à elle : ces gens-là hurlent sans cesse au "racisme" (prononcer racizzzme), mais à côté de cela, ils nient froidement l'existence des races, pourtant bien vérifiable, y compris sur des squelettes. Selon eux, que seraient donc ces dangereux "racistes", sinon des gens coupables uniquement d'imagination délirante ? Et dans ce cas, au nom de quoi pourchasser ces doux dingues, qui ne sauraient que se battre en vain pour la domination d'une race inexistante sur une autre race inexistante ? Mais une telle absurdité n'arrête évidemment pas nos Ubus-rois, habitués à en côtoyer et à en fabriquer bien d'autres !

Écrit par : Martial | 13/03/2007

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