Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06/03/2007

LES SUBVENTIONS AUX ASSOCIATIONS: UN SACRE MARIGOT!

medium_images.5.jpgOpacité totale, absence complète de contrôle, clientélisme : voilà ce qui caractérise l’attribution de subventions aux associations loi de 1901  par les généreux donateurs que sont : ministères, collectivités locales et régionales, établissements publics, etc. Un argent d’autant plus facile à dilapider qu’il ne sort pas de leur poche, mais de celle du contribuable. Qui reste soigneusement tenu à l’écart de ce pactole qui n’est pas perdu pour tout le monde. Et le gâteau ne cesse de grossir : en 10 ans, les subventions ministérielles ont carrément triplé. C’est qu’il y en a, des clients exigeants à satisfaire ! Les Contribuables associés, qui viennent de réaliser une enquête sur la question, annoncent le chiffre presque incroyable de …44% des dépenses de l’Etat qui passeraient en subventions publiques.

Mais attention ! tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et les torchons ne sont pas mélangés avec les serviettes ! Sur les quelque 800 000 associations que compte notre beau pays, seules 8 000 environ, plus « chanceuses », ou mieux pistonnées, ou plus virulentes – généralement les trois à la fois - verront la couleur d’une ou de plusieurs subventions, soit 0,1%. Et sur ces 8 000 vernies…1% - oui, 1% - se répartiront la plus grosse part du gâteau. Ce qui signifie en clair que 40% des subventions publiques attribuées en France à l’heure actuelle sont captés par 0,01% des associations. Edifiant, non ?

Mais chacun sait que nous vivons dans une démocratie modèle, qui se veut donc transparente. C’est pourquoi tout cela va changer. Voui. Quand, on ne sait pas trop, mais l’intention y est. Les ministères et collectivités territoriales attribuant des subventions aux associations reconnues d’utilité publique seront dorénavant tenus d’en publier la liste. Ces listes seront transmises au préfet chaque année avant le 30 avril pour l’exercice précédent. Pour l’exercice 2005, la date a été exceptionnellement repoussée au 30 novembre 2006. Nous sommes déjà en mars et nous attendons avec impatience cette fameuse liste sur ce  fameux site promis par le ministre chargé de la vie associative, qui s’est engagé à publier ce bilan national des subventions versées. Seul problème : cette promesse engage-t-elle son successeur ?

On s’en doute, dans cette distribution générale, la LICRA n’a pas trop à se plaindre, elle est même plutôt gâtée par le système. Il sera d’ailleurs intéressant, lors de ce fameux bilan – s’il voit jamais le jour - de se livrer à quelques pointages. Mais ces subventions sont-elles bien légales ? Il semblerait que non, justement, et un conseiller municipal de Draguignan a soulevé un fameux lièvre il y a quelques années, en contestant la légalité d’une subvention attribuée à la LICRA par la commune de Draguignan. L’affaire est allée jusqu’au Conseil d’Etat qui a bel et bien cassé la décision de la commune au motif suivant : « Dès lors que celle-ci [l’association] a une action partisane, l’intérêt public n’existe plus. Quelles que soient leurs intentions, les autorités locales ne peuvent subventionner une association engagée dans le combat politique ». Un bel exemple à suivre, en tout cas.

Source : www.contribuables.org

Commentaires

À l'époque où j'arrivais encore à supporter la télévision, je sursautais chaque fois que j'entendais dans la bouche des journalistes des merdias ( genre Claire Chazal, PPDA) l'expression " manifester, à l'appel des associations et du parti socialiste" (Ça fait déjà beaucoup de "s",autant de sssifflements qui devraient laissser deviner quelque cose de sssuspect). Je sursautais d'autant plus quand ce parti était au pouvoir. Les politiciens tuaient dans l'oeuf les revendications au nez et à la barbe du peuple, en l'accompagnant jusque dans la rue. De plus, la multiplication des "assoces" procédant comme autant de diviseurs, cela empêche tout regroupement conséquent qui pourrait peser contre le système. L'union fait la force, mais dans ce cas précis, l'union est subtilement canalisée. C'est aussi un moyen très subtil de décourager toute entreprise individuelle et de marginaliser l'individu dont les projets ne sont partagés par personne, a fortiori quand ils sont révolutionnaires. C'est également un moyen pour l'État de se défaire de ses responsabilités et de banaliser son incompétence, tout en renforçant son pouvoir. Et si de surcroît l'État choisit minutieusement ceux qui bénéficient de ses largesses, là, on est vraiment dans un système pourri.

Écrit par : Hervé | 06/03/2007

Les associations ? Détournement de fonds publics et instrumentalisation des bons sentiments, voilà à quoi elles servent !

Extrait :
"On peut d'ailleurs dresser un parallèle entre les ONG et les simples associations locales ou nationales dont le nombre s'est tellement accru ces dernières années que là aussi, c'en est suspect. Je ne parle pas bien sûr des associations authentiquement charitables qui s'occupent des pauvres gens ou de la protection des enfants, ni des sociétés savantes elles-aussi respectables... et frugales. Mais d'associations en tous genres qui bénéficient largement de financements publics sans que la générosité des institutions à distribuer les deniers du contribuable soit toujours pertinente. Plus exactement, ce qui est très suspect ce sont les sommes distribuées sans obligation de résultat à des associations fort dépourvues en adhérents (et donc en cotisations), qui tirent donc de l'Etat ou des collectivités territoriales l'essentiel de leur revenu et dont le bénéfice pour la communauté nationale ou locale des actions qu'elles sont censées mener laisse dubitatif. On se demande, par exemple, si le financement de l'association Cineffable dont l'unique activité est d'organiser un festival du film lesbien à Paris, est vraiment une priorité aux yeux des Parisiens (cf. www.leperroquetlibere.com). La Mairie de Paris a tout de même versé 15.000 euros en 2004 à l'association en question, 15.000 euros pour la promotion du film porno ! Il y avait peut-être meilleure façon d'employer cet argent, non ? Dans bien des cas, il s'agit sans doute d'une forme de clientélisme. Pour contourner la législation sur le financement des partis politiques, des associations-écrans remplacent avantageusement les emplois fictifs puisqu'elles réduisent les risques de poursuites judiciaires..."
http://geopolis.over-blog.net

Écrit par : Mélusine | 07/03/2007

Les commentaires sont fermés.