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02/03/2007

La "justice" française ne cesse de se déconsidérer

D’un côté, le tribunal d’application des peines de Troyes a refusé de remettre en liberté conditionnelle Michel medium_lajoye.2.jpgLajoye au terme de sa peine incompressible de dix-huit ans de prison. Lajoye avait été condamné en décembre 1987, à l’âge de vingt ans, à la réclusion à perpétuité pour avoir déposé dans un café maghrébin une bombe n’ayant fait ni tué, ni blessé, ni même de gros dégâts.

 De l’autre, Philippe Bidart, chef historique du mouvement indépendantiste basque Imarretarrak, a été libéré dernièrement. Arrêté en 1988, le leader indépendantiste, âgé aujourd’hui de cinquante-trois ans, est sorti de la centrale de Clairvaux, dans l’Aube. Bidart avait été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité : en 1992 pour le meurtre de deux CRS, et en 1993 pour le meurtre d’un gendarme.medium_bidart.4.jpg

 

Moralité : le meurtre de trois représentants des forces de l’ordre – surtout s’il est le fait d’un terroriste d’extrême gauche, c’est-à-dire d’un héros par définition – est jugé moins grave qu’un acte (certes répréhensible) ayant consisté en une mise en péril de la vie et de l’intégrité physique d’un nombre indéfini d’individus - surtout s’il s’agit de Maghrébins, c’est-à-dire de victimes par définition.

 

C’est ce qu’il faut déduire de cette invraisemblable incohérence, de cette inqualifiable iniquité de la « justice » française. Il y a là une nouvelle preuve de la politisation féroce et de l’inféodation totale des magistrats à la pensée unique, obligatoire et politiquement correcte que l’UMPS & Co. fait entrer à coup de trique, depuis trente ans au moins, dans les cervelles citoyennes.

 

Martial

Commentaires

En outre, les juges d'instruction vont pouvoir continuer à faire tout ce qu'ils veulent sans risquer la moindre sanction, au nom (soyons-en certains) de l'"indépendance de la magristrature". Le Conseil constitutionnel, dans son infaillible sagesse, vient en effet de retoquer plusieurs dispositions de la loi de réforme de la justice, dont celle prévoyant de sanctionner les juges irresponsables de type Burgaud.

L'erronitude judiciaire a encore de beaux jours devant elle !

Écrit par : Martial | 02/03/2007

Vous ne trouvez pas bizarre ce lâché de "nationaliste" poseur de bombes et tueurs de gendarmes dans la nature, juste avant les élections ? Il ne fait aucun doute que c'est pour associer dans l'esprit du public le Nationalisme avec la mort. Ce sont les méthodes répugnantes des gens qui nous gouvernent.

Écrit par : Hervé | 02/03/2007

Pour être précis, un appel est en cours. La première décision de la cour de Troyes, relayant l'opposition de la Licra à la libération de Michel Lajoye n'avait cependant pas interdit pour deux ans, ce qui est coutumier, une nouvelle demande de mise en liberté probatoire. Me Eric Delcroix a donc déposé cette nouvelle demande qui a été plaidée le 22 février devant le tribunal d'application des peines de Troyes. A noter que la Licra ne s'est pas opposée cette fois ci à sa libération. Nous aurons le résultat le 22 mars. On peut raisonnablement considérer que cette fois ci, tous les espoirs d'une libération sont permis.

Écrit par : Robert Spieler | 02/03/2007

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