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17/02/2007

1917-2007: UN ANNIVERSAIRE OUBLIE?

affiche antibolchevique de l'armée blanche: Trotsky en diable rougemedium_200px-WhiteArmyPropagandaPosterOfTrotsky.jpg 

En ces temps de repentance frénétique, ce ne sont pas les commémorations qui manquent. Toujours à sens unique, cependant. Raison de plus pour ne pas oublier un anniversaire très important, celui de la révolution bolchevique de 1917. Car très curieusement, cet événement majeur qui a changé la face du monde, ne semble pas devoir connaître les feux de la rampe. Pourquoi cette retenue, plutôt inhabituelle?

Si la révolution d’octobre, comme son nom l’indique, n’éclatera que plus tard dans l’année, tout commence en réalité dès le début de 1917 dans un climat détestable: défaites à répétition de l’armée russe, pénurie alimentaire, hiver terrible. Les premières grèves générales vont éclater à Petrograd. Le tsar Nicolas II n’arrivera pas à endiguer la vague qui l’emportera et se verra contraint d’abdiquer le 15 mars.

Où se trouve, pendant ce temps, Lev Davidovitch Bronstein, plus connu sous le nom  de Léon Trotsky ? Eh bien, l’un des principaux artisans de la « révolution mondiale », le futur créateur de l’Armée rouge et de la tchéka – police secrète de sinistre mémoire – se trouve à ce moment-là…aux Etats-Unis.

Il  est en effet arrivé à New-York le 13 janvier 1917 avec sa femme et ses deux fils et, durant son séjour de deux mois, il s’y livrera à diverses activités, dont une contribution au journal Novy Mir (Nouveau Monde), fondé par des émigrés russes, dont Boukharine et Volodarsky. Il y nouera surtout de bien fructueux contacts. Car pour faire la guerre ou la révolution, surtout mondiale, il faut de l’argent. Beaucoup d’argent.

Argent et soutien vont être en grande partie fournis aux révolutionnaires par des financiers juifs américains et européens, notamment allemands et suédois. Il faut se souvenir que la communauté juive américaine était passée de 15 000 membres en 1840 à 3 500 000 en 1920 ! Une formidable explosion due essentiellement à la très forte émigration en provenance d’Europe de l’est.  Les liens qui unissaient les émigrés, Américains de fraîche date, à leurs frères demeurés sur le vieux continent restaient donc puissants. Même si certains d’entre eux avaient édifié depuis de véritables fortunes, ils n’oubliaient ni leurs origines, ni leur détestation de régimes qui les avaient contraint à l’exil.

Outre la perspective d'abattre un régime qualifié d'antisémite, le soutien aux révolutionnaires ouvrait la perspective d’un énorme marché et  était de surcroît de nature à déstabiliser l’Europe entière qui se trouvait alors engagée dans une guerre terriblement meurtrière.

Le principal bailleur de fonds américain sera Jacob Schiff, dirigeant de la puissante banque Kuhn, Loeb et Cie de New-York, et l’un  des membres les plus influents de la communauté juive américaine, de 1880 jusqu’à sa mort en 1920. Il ne sera cependant pas le seul. Bien d’autres financiers juifs vont transférer durant ces années des fonds importants de leurs firmes de Wall Street vers les caisses des mouvements révolutionnaires.

Au lendemain de l’abdication du tsar, le 16 mars 1917, Trotsky est interviewé dans les locaux de son journal et déclare, entre autres : « …le comité qui a pris la place du ministère déposé en Russie ne représente pas les intérêts et les buts des révolutionnaires, et il sera probablement de courte durée et remplacé en faveur d’hommes plus sûrs pour renforcer la démocratisation de la Russie ».

Pour renforcer la démocratisation de la Russie…Le sieur Bronstein cultivait un sens de l’humour que les Russes ne tarderont pas à apprécier à sa juste valeur.

Bref, les choses bougeaient, des perspectives radieuses s’ouvraient, il fallait partir. Le 26 mars, Trotsky quitte donc New-York à bord du bateau Kristianiafjord, muni d’un passeport américain dû à la libéralité du président Woodrow Wilson, passeport accompagné d’un permis d’entrée en Russie et d’un visa de transit britannique. Muni surtout de compagnons juifs prêts au combat recrutés dans les villes américaines. Et d'un pactole en or et dollars. Il retrouvera en Suisse, pays neutre, Lénine, Staline, Kaganovitch, Litvinov. De là, aidés par les Allemands et notamment par le chef de la police secrète allemande Max Warburg, tous feront bientôt leur entrée triomphale à Petrograd. Avec les suites que l’on sait.

medium_250px-TrotskySlayingtheDragon1918.4.jpgPeu de temps après, le 6 avril, les Etats-Unis, renonçant à leur neutralité, déclaraient la guerre à l’Allemagne.

1918 - affiche bolchevique présentant Trotsky en St Georges terrassant le dragon de la réaction

Commentaires

Détail amusant : les adorateurs plus ou moins repentis de l'illustre et sanglante charogne se pressent en rangs serrés au sein de la gauche "française".

VIVA MEXICO, TORTILLAS, CHILI CON CARNE... ET L'INVENTEUR DU PIC À GLACE, CARAJO !!

Écrit par : Martial | 17/02/2007

Merci de nous rappeller ces FAITS historiques...dommage que cela ne soit relayé que par le Net; c'est encore loin de figurer dans les manuels d'Histoire...
Hé oui, en France on aime l' Histoire,la vraie :on a la loi Gayssot!

Écrit par : bernard | 16/08/2007

"De là, aidés par les Allemands et notamment par le chef de la police secrète allemande Max Warburg,"

Inutile, je suppose, de préciser :

1. que Max Warburg n'était autre que le frère du gendre de l'usurier new-yorkais Jacob Schiff ;
2. que Max Warburg faisait partie de la délégation "allemande" qui se rendit à la tristement célèbre conférence de Versailles en 1919, laquelle délégation "allemande" était composée quasiment exclusivement de Juifs ; idem pour les autres délégations (Cf. Léon de Poncins et Emanuel Malinsky).

C'est dire à quel point la "police allemande secrète" était allemande et secrète, et à quel point ces "Allemands" étaient allemands.

Goethe devait se retourner dans sa tombe - en se pinçant le nez. Lui dont l'oeuvre, que je sache, n'est pas interdite en Allemagne, ni dans les Goethe Institute que les dignes héritiers de la république de Weimar ont disséminés dans le monde entier depuis 1945. Lui qui, comme le rappelle H.S. Chamberlain, déclarait fermement : "Nous ne disputerons en aucun façon au peuple élu l'honneur de descendre d'Adam. mais nous autres, nous avons certainement d'autres aïeux." (allusion au polygénisme, doctrine défendue, entre autres, par l'Empereur Julien, selon laquelle l'espèce humaine est apparue en plusieurs points du globe, à partir d'ancêtres différents ; et qui s'oppose au fantaisiste monogénisme judéo-chrétien, selon lequel l'ensemble des populations humaines a une origine commune).

Lui qui se demande : "Comment concéderions-nous au Juif la participation à la culture supérieure dont il désavoue l'origine et la provenance?" Et il est transporté de colère lors de la promulgation de la loi (1823) qui autorise le mariage entre Juifs et Allemands ; il prévoit qu'elle aura "les pires et les plus criants effets", notamment "l'extinction de tous sentiments moraux" ; bien avant nos touchants conspirationnistes chrétiens, il dénonce dans cette "indécente niaiserie" l'action corruptrice de l'"omnipotent Rothschild".

Chose peu connue - pour ceux qui s'intéressent et sont sensibles au symbolisme - le camp de Buchenwald, un des tout premiers camps de concentration en Allemagne, se situe près de Weimar, et a été construit autour du "chêne de Goethe", l'arbre au dessous duquel Goethe avait l'habitude de s'asseoir pour écrire.

Écrit par : nic | 17/08/2007

Je suppose que vous connaissez ce site :

http://www.jewwatch.com/index.html

Écrit par : l'Eurasien | 28/05/2009

Il faut aussi rappeler que Kuhn&Loeb ont jouéun rôle capital dans le financement de l'effort de guerre du Japon contre la Russie en 1905.

Écrit par : Tchetnik | 21/01/2012

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