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31/01/2007

1) Quelques procès de la LICRA

J’ai évoqué récemment, lors du décès de l’abbé Pierre, les mémoires de l’avocat Georges-Paul Wagner, publiés en 2000 sous le titre D’un Palais l’autre. Dans ces morceaux choisis, relatés avec une grande finesse, apparaissent un certain nombre de conflits initiés par la LICRA. Il est intéressant d’en rappeler un certain nombre.

1) L’affaire François Brigneau

« Un an et demi plus tard [début 1979], c’est François Brigneau qui me demanda d’être son avocat et de me charger d’une procédure engagée contre lui par la LICA (qui n’était pas encore la LICRA). Il lui était reproché, en application de la loi Pleven, des diffamations raciales et des incitations à la haine raciale. L’affaire était fixée pour le 25 mai 1979 devant la XVIIe chambre du tribunal. (…).

François Brigneau a raconté, mieux que je ne saurais le faire, les conditions dans lesquelles il avait été piégé, comme un plouc selon son expression, ou comme un paysan breton, par André Harris et Alain de Sédouy, qui l’avaient contacté téléphoniquement pour lui indiquer qu’ils projetaient de publier aux éditions du Seuil un livre qui aurait porté le titre : Qui n’est pas de droite ? Pour écrire ce livre, ils avaient l’intention d’interroger un certain nombre de personnalités politiques, d’écrivains, de journalistes et parmi eux, ils avaient choisi François Brigneau qu’Alain de Sédouy avait connu jadis à Paris-Presse.

François Brigneau croit à l’amitié et à la camaraderie. Il est généreux et accueillant. Rien ne lui fait plus grand plaisir que de préparer chez lui « une petite bouffe » bien arrosée. Il invita donc à dîner les deux compères à Saint-Cloud, où il a son domicile et, après le dîner, les installa autour de la table de son salon où, avec vue sur un jardin paisible et un bouleau pleureur, un magnétophone fut mis en marche.

Parmi les questions posées, beaucoup concernaient les juifs et l’opinion de François Brigneau sur eux, sur leur influence, sur leur rôle en Israël et en France. François Brigneau répondit avec netteté, une franchise qui ne supporte pas la censure, et en vint à dire un certain nombre de choses qu’il n’était pas permis de dire, selon la LICA et tout au moins lorsqu’on s’appelle François Brigneau. Il était entendu, entre celui-ci et les deux auteurs qui l’interrogeaient, que ses réponses lui seraient soumises avant d’être publiées. Le temps passa. François Brigneau avait oublié l’entretien, les questions et les réponses, et reçut presque en même temps le livre qui venait de paraître, avec envoi d’auteur, et une citation l’invitant à se présenter devant la XVIIe chambre du tribunal et à y répondre des propos qu’il avait tenus un soir chez lui devant deux hommes qu’il prenait pour des amis, et devant une machine qui avait enregistré toutes ses phrases, mais dont les deux compères avaient extrait celles seulement qui étaient capables de le faire pendre. Ils vinrent d’ailleurs sans vergogne expliquer la manœuvre devant la Cour où je les avais fait citer comme témoins, faute de mieux. L’originalité de la procédure était que seul François Brigneau était poursuivi alors que, selon le droit de la presse, l’auteur principal est l’éditeur, les complices les auteurs qui signent le livre, ce qui est non seulement juridique mais normal puisque les uns et les autres en tirent la gloire et le profit.

 

Vainement à l’audience j’ai plaidé que les réponses publiées n’avaient été fournies par Brigneau que sous réserve de les revoir, de les relire, de les transformer en propos publics après révision et autorisation.

Vainement je me suis étonné de la solitude « au banc d’infamie » de celui qui, au regard de la loi sur la presse, n’était pas le principal coupable.

Vainement ai-je réclamé pour Brigneau le droit de dire des juifs ce que d’autres peuvent dire des catholiques, sans protestation ni sanction. Brigneau fut seul condamné sur la plainte de la LICA par le tribunal et la Cour, et après un très long délai, par la Cour de cassation qui rejeta le pourvoi qu’il avait formé. »

 

Commentaires

Outre la réaction automatique, donc prévisible de la LICA, qui manquait encore d'R à cette époque, mais n'a décidément jamais manqué d'air, il faut insister sur le comportement méprisable des deux journalistes en question, pique-assiettes profitant bassement de la confiance de leur hôte pour mieux le trahir, menteurs, sournois et objectivement délateurs. Tout régime totalitaire a décidément ses collabos, y compris la démocrasse, fille renégate de la démocratie. Ces deux individus méritent de finir dans les poubelles les plus nauséabondes de leur profession, qui n'en manque pas.

Et puis, l'avouerai-je ? J'ai en sainte horreur les "de Quelque Chose", les "ci-devant" retournés, les "fins-de-race" qui se font avec enthousiasme les chiens courants du néo-jacobinisme, méritant ainsi qu'on leur colle cette infamante étiquette de gauche : "social-traître".

Écrit par : martial | 31/01/2007

In the world we found a number of towns and other objects, named to Plevna - Russian name of Pleven and in connection with Russian Turkish war 1877 – 1878.

You are invited to add all facts you know in this connection!

Thank you in advance!
NGO Memory

Écrit par : Pleven Bulgaria | 09/02/2007

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