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31/12/2006

Subventions publiques et LICRA

A quels critères répond l’attribution des subventions par les collectivités publiques ? En principe à l’intérêt public, justement, qu’il soit local ou national. Cet intérêt s’apprécie en fonction des activités de l’association telles qu’elles apparaissent dans ses statuts, mais également en fonction des priorités de la collectivité en question. On peut donc se demander dans quelle mesure l’intérêt public est réellement en jeu lorsqu’une association déploie une activité manifestement partisane ? Il est difficile de nier que la LICRA, dont l’obsession de tous les instants est la lutte contre  "l’extrême-droite » fasse bel et bien partie de cette catégorie.
Cela n’empêche pourtant pas la Ligue de bénéficier très largement de la manne publique et de l’argent du contribuable bien que dans des proportions difficiles à établir en raison du saupoudrage et de l’extrême diversité de ces dons.

Dans le registre de l’importance de l’argent public attribué à la LICRA, on y verra peut-être plus clair à l’avenir si le décret 2006-887 du 17 juillet 2006 est réellement suivi d’effet. Et s’il ne reste pas, lui aussi, au rayon des vœux pieux formulés pour la nouvelle année.
C’est qu’il est clairement novateur, ce décret ! Il prévoit que les subventions versées aux associations de droit français et aux fondations reconnues d’utilité publique devront dorénavant, dans les communes de plus de 3 500 habitants, faire l’objet d’une liste annuelle rendue accessible au public sur internet. Cette liste devra être transmise au préfet au plus tard le 30 avril suivant la fin de l’exercice pour lequel ces subventions auront été attribuées. Pour l’exercice 2005, cette date est reportée au 30 novembre 2006. Ce bilan national, établi est sous la responsabilité du ministre chargé de la vie associative, en l’occurrence Jean-François Lamour, sera publié sur le site internet de ce ministère : www.jeunesse-sports.gouv.fr
Inutile de dire que nous attendons cette parution – qui ne devrait plus tarder pour 2005 - avec un grand intérêt.

29/12/2006

7) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée"

SON ORIGINE - 7ème extrait: Le soutien de la LICA au Front populaire 

 

Les émeutes et la grève de février 1934 réconcilient socialistes de la SFIO et communistes. Une réconciliation exigée par Moscou dans son objectif de conquête du pouvoir en Europe occidentale. La LICA appelle, elle aussi, au rassemblement de toutes les forces de gauche "contre le fascisme". Un comité de liaison se constitue, qui aboutira au Front populaire. Cette alliance va porter ses fruits. En avril 1936, en dépit de son apolitisme officiel, la Ligue appelle à voter pour le Front populaire de Léon Blum. La gauche gagne les législatives et parmi ses nouveaux élus figurent quatre membres du comité central de la LICA: Jean Pierre-Bloch, André Philip, Gaston Monnerville, Salomon Grunbach. Deux d'entre eux imprimeront plus tard une très forte marque sur la Ligue: Jean Pierre-Bloch, tout d'abord, le plus jeune député du Front populaire. Après avoir milité aux jeunesses socialistes et à la Laurs - Ligue d'Action Universitaire Républicaine et Socialiste, qui regroupe les étudiants de gauche - il est entré comme journaliste au Populaire de Léon Blum. L'importance de Jean Pierre-Bloch sera déterminante par la suite puisqu'il succèdera à Bernard Lecache à la tête de la LICA à la mort de ce dernier, en 1968. Il y restera à son tour jusqu'en 1993.

Ce qui signifie que la LICRA, de 1927 à 1993, soit durant 66 ans, a connu en tout et pour tout deux présidents. Journalistes tous les deux. De gauche tous les deux. Une remarquable et éclairante continuité. Jean Pierre-Bloch écrira bien plus tard dans ses Mémoires, intitulées Jusqu'au dernier jour: "Je crois que jusqu'à ma mort, le virus de la politique ne me quittera pas". On le croit sur parole.

Le second de ces jeunes espoirs de 1936 est Gaston Monnerville, radical de gauche, qui accompagnera la Ligue tout au long des décennies suivantes. Son soutien constant sera très important puisqu'il occupera la haute fonction de président du Sénat de 1948 à 1968, ce qui fera de lui le deuxième personnage de l'Etat.

Durant ces années d'avant-guerre, la LICA est donc déjà bien implantée et jouit, grâce à ses élus et à ses appuis, de nombreux relais dans la presse et le monde politique. Cette visibilité lui permet de faire bruyamment entendre sa voix et de déployer un activisme politique dont s'inquiète une bonne partie de la communauté juive française, nettement plus modérée. C'est ainsi qu'en juillet 1937, l'imprimeur Georges Lang adresse au Consistoire une lettre s'inquiétant du tort que la LICA causerait aux juifs par son agitation désordonnée et conclut: "C'est bruyamment, par tous les moyens possibles, que le judaïsme devrait renier la LICA (...) Un Lecache justifierait, si c'était possible, un Darquier de Pellepoix, mais un Lecache est bien plus dangereux pour les juifs qu'un Darquier de Pellepoix" (lettre citée par Ralph Schor dans son ouvrage L'antisémitisme en France dans l'entre-deux-guerres

27/12/2006

Encore un Noël derrière les barreaux pour Michel Lajoye: merci la LICRA!

medium_michel_lajoye.GIFEn cette période de fêtes et de réjouissances familiales et amicales, ayons une pensée pour Michel Lajoye qui croupit à la centrale de Clairvaux depuis 19 ans pour un acte stupide commis alors qu’il n’avait que vingt ans. Oui, il a bel et bien plastiqué en novembre 1989 un bar fréquenté par des maghrébins. Non, cet acte idiot et largement manipulé n’a fait aucune victime et n’a occasionné aucun dégât important. Oui, il méritait certes un châtiment. Mais sûrement pas la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 18 ans qui lui sera infligée. C’est qu’il est mal tombé, Michel Lajoye ! Son procès va s’ouvrir alors que la France entière est soumise à l’hystérie collective qui suivra la profanation de Carpentras, en mai 1990. Racisme, antisémitisme, « heures les plus sombres de notre histoire », rien ne sera épargné pour, une fois de plus, clouer tout le pays au pilori. Dans ce contexte, il fallait un condamné « pour l’exemple ». Il fera l’affaire.

 

Sa peine de sûreté purgée, on aurait pu penser qu’il avait enfin payé la note. Que nenni ! La LICRA a la mémoire longue et la rancune tenace. Sollicitée par la justice, ainsi que la Ligue des Droits de l’Homme, de donner son avis sur la demande de liberté conditionnelle de Michel Lajoye, elle s’y est opposée avec la dernière énergie au motif qu’il serait antisémite ! Alors qu’il a été condamné pour  un acte anti-maghrébin ! La LDH a répondu, quant à elle, qu’elle n’avait pas d’avis à formuler.

L’injonction de la LICRA a été suivie avec la servilité et la célérité habituelles. La justice a rejeté la demande de Michel Lajoye en octobre 2006. Voilà pourquoi le condamné "pour l’exemple" est toujours en prison.

 

24/12/2006

Joyeux Noël à tous

medium_noel_002.2.jpgMerci du soutien que vous apportez à ce blog depuis sa création, il y a presque deux semaines.

Et merci aussi de faire circuler au maximum son adresse.

Anne Kling

23/12/2006

Entrevue avec Anne Kling pour NovoPress

1) Anne Kling, vous publiez un livre au titre évocateur, La France LICRAtisée. Qu’est-ce qui pousse une femme à partir en croisade contre une officine aussi influente ?

J’ai constaté dans le cadre de mon combat politique la forte influence de la LICRA dans des domaines aussi sensibles et variés que la vie politique, la justice, l’éducation nationale. J’ai moi-même été victime de l’acharnement judiciaire qu’elle manifeste à l’encontre de tous ceux qui ne partagent pas ses dogmes, puisque j’ai été poursuivie en 2000, à son instigation, pour incitation à la haine raciale. J’avais commis le crime inexpiable d’évoquer dans un tract un lien possible entre immigration et délinquance des jeunes. J’ai été relaxée en 2001.
Par ailleurs, et assez curieusement, j’ai également pu constater dans le public en général, mais aussi dans nos propres rangs, une méconnaissance certaine de l’étendue et de la puissance de la capacité « d’action », dirons-nous, de la LICRA. Et pourtant, des décennies de pressions, vetos et diktats incessants de sa part ont largement contribué à façonner le visage de la France d’aujourd’hui. J’ai souhaité en savoir plus, découvrir la façon dont elle parvenait à des résultats aussi étonnants et, devant la quasi absence de documents sur la question, j’ai décidé de mener l’enquête moi-même.

2) Dans votre enquête sur la LICRA, avez-vous trouvé des révélations concernant cette structure au sein de laquelle se retrouvent bon nombre de professionnels du soi-disant antiracisme? Quelles furent simplement vos sources ?

Mais les écrits de la LICRA, tout simplement ! Quelles sources plus irréprochables et moins contestables pourrait-on trouver? La LICRA publie depuis 1932 un journal intitulé Le Droit de Vivre, véritable organe de combat dans lequel s’expriment toutes ses actions et réactions, thèmes et anathèmes. Il constitue une source précieuse et éminemment instructive. Je souhaitais au départ démontrer l’influence déterminante de la LICRA dans la vie politique française au cours des trente dernières années, qui ont marqué une véritable mutation de la France. Mais je me suis vite rendue compte qu’il fallait démarrer cette enquête bien plus tôt, car les racines de son pouvoir étaient en réalité beaucoup plus anciennes. Les circonstances de la création de la LICRA sont passionnantes et très éclairantes pour la suite des événements. Elle a été créée en 1927 dans le droit fil de la révolution bolchevique d’octobre 1917, par des communistes de la première heure. C’est donc tout l’historique de ce pouvoir que j’ai commencé par retracer. J’ai ensuite examiné l’action plus directement contemporaine de la LICRA à partir de 1967, date qui inaugure une nouvelle période de notre histoire : de profonds bouleversements s’annoncent pour notre pays et au plan international, la guerre des Six Jours va entraîner de fortes évolutions au sein de la communauté juive mondiale, qui influenceront à leur tour l’action de la LICRA.

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22/12/2006

6) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée"

SON ORIGINE - 6ème extrait: Qui était Bernard Lecache, fondateur de la LICRA? (suite)

Dépend-il d'eux financièrement? Dans son livre Les professionnels de l'antiracisme, paru en 1987, Yann Moncomble reproduit une note adressée le 18 janvier 1936 par Joseph Paganon, du ministère de l'Intérieur, au président du Conseil, Pierre Laval, rédigée en ces termes: "Bernard Lecache, le secrétaire de la LICA, est subventionné par les soviets depuis 1927. A cette époque, il était très lié avec l'ambassadeur Rakovsky, qui le fit nommer comme rédacteur au journal Le Soir fondé par M.L.O. Frossard, actuellement ministre du Travail. Après la disparition de ce journal, Lecache, de sa propre initiative, publia une feuille intitulée Le Cri des Peuples et fut aidé par l'ambassade soviétique en la personne du conseiller Arens. (...) Actuellement, pour la publication de son nouveau journal, Le Droit de Vivre, Bernard Lecache reçoit chaque mois 10 000 francs de l'ambassade soviétique.

Pendant la guerre, Bernard Lecache sera arrêté par la police de Vichy à la suite d'un article paru dans Marianne et intitulé "Rien n'est fini". Il est transféré en Algérie, au camp de Bossuet, où il se retrouve compagnon d'infortune de Roger Garaudy, futur célèbre révisionniste. Il est libéré en décembre 1942 par les troupes alliées débarquées en Afrique du nord. Après la guerre, il reprend ses activités de journaliste et restera à la tête de la LICA jusqu'à sa mort, en 1968, à l'âge de 73 ans.

LICA ou LICRA?

En 1928 s'est créée la LICA, ou Ligue internationale contre l'antisémitisme. En 1932, la Ligue change son intitulé pour devenir Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme sans modifier cependant son sigle LICA, déjà bien connu. Ce n'est qu'en 1979 que tout en conservant son précédent intitulé, elle modifiera cette fois son sigle et deviendra la LICRA. C'est la raison pour laquelle, suivant les dates des événements mentionnés, on pourra lire LICA ou LICRA. 

 

21/12/2006

5) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée"

SON ORIGINE -  5ème extrait: Qui était Bernard Lecache, fondateur de la LICRA?

Comme son nom ne l'indique pas, Bernard Lecache est né en 1895 à Paris dans une famille juive d'origine ukrainienne. Ses parents, tous deux nés en Ukraine, avaient émigré en France en 1890. Il sera journaliste dans divers organes de la presse de gauche et d'extrême-gauche, notamment à La Volonté et au Journal du Peuple, "le premier journal bolcheviste français". Il fondera même un hebdomadaire, Le Cri des Peuples, qui disparaîtra après quelques mois d'existence. Dans les années qui suivent la révolution, il fréquente les milieux socialistes et communistes franco-russes, et notamment Boris Souvarine, comme lui juif d'origine ukrainienne, comme lui né en 1895, comme lui journaliste. Boris Souvarine sera l'un des créateurs, en décembre 1920, du parti communiste français. il assistera également Henry Torrès au procès Schwartzbard.

La révolution de 1917, qualifiée de "grande annonciation", est saluée avec enthousiasme par ces milieux d'intellectuels parisiens de gauche et Bernard Lecache est l'un des premiers à adhérer, dès 1921, à la section française du parti communiste. il collabore à partir de ce moment-là à L'Humanité, où il tient la rubrique antimilitariste. Deux ans plus tard, le PC fait le ménage à la demande de l'Internationale Communiste, le Komintern. Nombreux sont en effet les francs-maçons, surtout au Grand Orient, à avoir rejoint le parti communiste. Or cette affiliation maçonnique est mal vue à Moscou. Les "intellos", ou présumés tels, sont donc sommés de choisir entre l'appartenance à la franc-maçonnerie, à la Ligue des Droits de l'Homme - assimilée à la maçonnerie en raison de ses liens avec elle - ou au Parti, et ce, avant le 1er janvier 1923. Bernard Lecache, qui est membre de la Ligue des Droits de l'Homme et proche de la franc-maçonnerie dont il sera membre un peu plus tard, refuse de se soumettre à cet ukase, ainsi que d'autres. Il est exclu du Parti en 1923.

Cela ne l'empêche apparemment pas de rester un communiste convaincu, ni de garder des liens étroits avec ses anciens camarades, puisque le 17 octobre 1927, soit quelques jours avant l'acquittement de Samuel Schwartzbard, on le voit présider un meeting célébrant le 10ème anniversaire de la révolution russe. A partir de janvier 1928, il adhère par ailleurs à l'Association des Amis de l'Union soviétique et collabore à la revue L'Appel des Soviets. Dépend-il d'eux financièrement?

C'est ce que nous apprendrons dans un prochain article...

 

19/12/2006

4) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée"

 

SON ORIGINE  -  4ème extrait: La Ligue internationale contre les pogroms, qui deviendra LICA, puis  LICRA

Bernard Lecache avait donc pris en main la défense de Samuel Schwartzbard et créé à cet effet, pour lui donner tout l’impact médiatique possible, la Ligue internationale contre les pogroms. Il poussera encore plus loin son soutien puisqu’il se rendra lui-même en Ukraine durant l’été 1926 dans le but très précis de rassembler, afin de les produire au procès l’année suivante, le maximum de témoignages à charge contre Petlura. Ardent supporter des bolcheviques, il est largement aidé par les autorités durant son voyage et bénéficie d’une grande couverture de presse dans les Izvestia. A son retour, il publie un livre intitulé Quand Israël meurt…Au pays des pogroms qui constitue un véritable réquisitoire contre le nationaliste ukrainien et assène des chiffres que les recherches historiques ultérieures reverront largement à la baisse. Des extraits du livre de Bernard Lecache vont être publiés durant tout le mois de février 1927 – soit quelques mois avant le procès qui aura lieu en octobre – dans son journal, Le Quotidien. Ils contribueront largement à créer le climat voulu.

Ce que Bernard Lecache ne précise pas dans son livre, c’est qu’aux pogroms proprement dits s’ajoutaient de toute manière les ravages « classiques » causés par les armées en Ukraine. Et tout particulièrement par l’Armée rouge, qui exercera une terreur particulière contre les masses paysannes suspectées de soutenir les anarchistes. Plus de 200 000 paysans et ouvriers vont être exécutés à cette époque, et à peu près autant déportés vers la Sibérie ou emprisonnés. Des morts dont il ne sera plus jamais question. Mais qui peuvent contribuer à expliquer un certain climat antisémite dans l’Ukraine d’alors.

Un livre de Serge Melgounov intitulé La terreur rouge en Russie, 1918-1924 dénonçant les exactions de l’Armée rouge avait d’ailleurs paru à Londres en 1924. Il rapportait les témoignages recueillis par la commission d’enquête sur les crimes bolcheviques, créée en 1919 par le général blanc Denikine. Et il décrivait les atrocités commises en masse en Ukraine par les tchékistes dès 1918 contre « les ennemis du peuple ». Le livre de Bernard Lecache, très similaire dans sa conception et paru deux années plus tard, en 1926, semble destiné à effacer cette fâcheuse impression en faisant porter tout le poids et la responsabilité des exactions sur les seuls nationalistes. Etait-ce une façon de faire oublier d’autres crimes ?