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27/12/2006

Encore un Noël derrière les barreaux pour Michel Lajoye: merci la LICRA!

medium_michel_lajoye.GIFEn cette période de fêtes et de réjouissances familiales et amicales, ayons une pensée pour Michel Lajoye qui croupit à la centrale de Clairvaux depuis 19 ans pour un acte stupide commis alors qu’il n’avait que vingt ans. Oui, il a bel et bien plastiqué en novembre 1989 un bar fréquenté par des maghrébins. Non, cet acte idiot et largement manipulé n’a fait aucune victime et n’a occasionné aucun dégât important. Oui, il méritait certes un châtiment. Mais sûrement pas la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 18 ans qui lui sera infligée. C’est qu’il est mal tombé, Michel Lajoye ! Son procès va s’ouvrir alors que la France entière est soumise à l’hystérie collective qui suivra la profanation de Carpentras, en mai 1990. Racisme, antisémitisme, « heures les plus sombres de notre histoire », rien ne sera épargné pour, une fois de plus, clouer tout le pays au pilori. Dans ce contexte, il fallait un condamné « pour l’exemple ». Il fera l’affaire.

 

Sa peine de sûreté purgée, on aurait pu penser qu’il avait enfin payé la note. Que nenni ! La LICRA a la mémoire longue et la rancune tenace. Sollicitée par la justice, ainsi que la Ligue des Droits de l’Homme, de donner son avis sur la demande de liberté conditionnelle de Michel Lajoye, elle s’y est opposée avec la dernière énergie au motif qu’il serait antisémite ! Alors qu’il a été condamné pour  un acte anti-maghrébin ! La LDH a répondu, quant à elle, qu’elle n’avait pas d’avis à formuler.

L’injonction de la LICRA a été suivie avec la servilité et la célérité habituelles. La justice a rejeté la demande de Michel Lajoye en octobre 2006. Voilà pourquoi le condamné "pour l’exemple" est toujours en prison.

 

Commentaires

Le pauvre Lajoie a eu tout faux : il est endogène, et le café qu'il a plastiqué était fréquenté par des allogènes. Dans une petite ville d'Alsace, il y a quelques années, deux ou trois jeunes Turcs ont balancé une bombe dans un local municipal heureusement sans faire de blessés graves, mais avec pas mal de dégâts. Détail presque anodin : c'était l'époque de Noël. L'affaire a été rapidement étouffée et enterrée. Ne parlons pas de la presse nationale, qui est restée citoyennement muette sur le "non-événement". Quant à la presse locale, et surtout les DNA (Désolantes Niaiseries d'Alsace), noyautée qu'elle est par la gauche, voire l'extrême gauche depuis des lustres, elle s'est bornée à répercuter les commentaires-édredons du maire local, du procureur local et de quelques autres nullités locales dont il ressortait que les "jeunes" en question avaient certes commis une fort regrettable bêtise, mais-qu'il-ne-fallait-surtout-pas-généraliser-ni-faire-d'amalgames, gnagnagna gnagnagna. Bref, le soupe aux coch... Pardon !... Bref, le brouet habituel en pareil cas. Gageons que les "jeunes" en question ont été relâchés avec les plates excuses auxquelles ils sont désormais accoutumés.

Il faut TOUJOURS citer La Fontaine :

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vons rendront blanc ou noir" (pardon pour cette odieuse stigmatisation de la noircitude).

Ce qu'on pourrait transposer aujourd'hui en ces termes :

"Selon que vous serez d'ailleurs ou bien d'ici, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir (pardon pour cette odieuse... etc. Voir ci-dessus).

Écrit par : Gaston | 27/12/2006

Chère Madame,

Bien reçu votre livre ce jour, je le commence dès que possible et je vous tiens au courant.
Une petite déception à la réception : s'il y a autant de pages, c'est parce que c'est écrit gros, très gros ! Une police moins grande et un espacement entre les lignes moins important, et ce ne sont que 300 pages réelles...
D'où un prix, 40€ avec les frais de port, excusez du peu, légèrement prohibitif pour ce nombre de pages-là. Mais enfin, j'imagine que ce n'est pas vous qui fixez le prix et la pagination de votre livre.

Petit commentaire sur votre article du jour : il me semble que vous ne dites pas tout. Pour que chacun puisse se faire son opinion et juger des faits tels qu'ils se sont produits, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ce monsieur a été accusé par la LICRA d'être antisémite ? Ce n'est en effet certainement pas parce qu'il a commis cet acte anti-maghrébin il y a longtemps, comme vous feignez de le croire.

D'après mes renseignements, des insultes à caractère antisémites auraient été portées publiquement par M. Lajoie très récemment... Pouvez-vous confirmer ou infirmer ceci ?

Enfin, je cite une phrase de la lettre de M. Lajoie à ses amis et soutiens, en date du 22 mai 2006 (que l'on peut retrouver sur Internet en intégralité) :
"Dès lors, puisque la Licra est contre ma libération, et que l’on sait qui gouverne nos territoires occupés..."
C'est intéressant, si je comprends bien après avoir été sous occupation nazie, la France serait sous une autre occupation ? Mais laquelle ? Cela aurait-il un lien avec les accusations d'antisémitisme portées contre lui, ou bien aucun ?

Conclusion : mettre une bombe dans un lieu, c'est un acte terroriste, et je fais confiance à la justice de mon pays pour avoir décidé d'une peine juste. La justice française n'est pas "LICRAtisée", sinon comment aurait-elle pu relaxer autant de fois Dieudonné, Eric Bénier-Bürckel, Norman Finkielstein et tant d'autres mis en cause pour antisémitisme ?

Écrit par : Jean Robin | 28/12/2006

Michel Lajoye, le détenu ayant fait la plus longue peine de prison pour n'avoi tué personne.

Les juges sont les premiers à couiner dès que Sarkozy promulgue une loi dite "sécuritaie" (qui ne sera de toutes façons pas appliquée); mais lorsque des associations privées dictent leur loi aux juges, personne ne réagit.

Tout va bien Madame la Marquise, nous sommes en France... LICRAtisée!

Écrit par : Nicolas | 28/12/2006

M. Robin,
Comme vous le remarquez très justement, ce n'est pas moi qui ai fixé le prix de cet ouvrage, ni sa pagination. Mes choix auraient été différents.
S'agissant de Michel Lajoye, il n'a certes pas tenu des propos tombant sous le coup de la loi, car sinon une procédure complémentaire aurait été engagée à son encontre. Doit-on dès lors le condamner d'office et a priori pour des pensées, des idées ou même des propos qui n'ont pas eu une formulation tombant sous le coup de la loi? Et quand bien même il serait supposé être "antisémite" - quelle définition donner à ce terme d'ailleurs? l'antisémite est-il celui qui n'aime pas les juifs ou celui que les juifs n'aiment pas? - est-ce une raison pour le maintenir en prison et lui infliger une telle peine complémentaire? Vous citez quelques cas fortement médiatisés de relaxe. Mais qu'en est-il de tous les autres? De la pléthore de ceux qui ont connu les innombrables comparutions en correctionnelle à l'initiative de la LICRA qui est généralement, vous le lirez dans mon livre, du dernier bien avec les autorités judiciaires.

Écrit par : Anne Kling | 28/12/2006

Message après message, le courtois Jean Robin affine son profil d'esprit exigeant, voire pointilleux. Mais à force d'exigence, voire de pointillisme, on finit par apercevoir, dépassant de la poche de poitrine de son veston, ce qui pourrait bien être une carte de la LICRA ou du MRAP, bref d'un de ces indispensables cercles de pouvoir réel qui tirent les ficelles du pouvoir postiche depuis la "Libération". Le coup de menton en faveur de la "justice" de son pays est du plus bel effet. On en redemande, à commencer par les condamnés-acquittés d'Outreau. En tout cas, on ne saurait nier à Jean Robin une belle continuité dans la distillation du venin "antiraciste".

(Mon petit doigt me souffle que les guillemets ci-dessus vont tous plaire beaucoup)

Écrit par : Martial | 28/12/2006

Cher Martial,

Il faudrait vous renseigner un peu avant d'écrire autant de bêtises, ça vous dissuaderait sans doute de le faire.
Ainsi, je vous invite à lire mes livres, et notamment le dernier, où je fustige l'antiracisme idéologique, et tout particulièrement l'anti-antisémitisme forcené, dans un livre qui je crois porte un nom suffisamment explicite : la judéomanie.
Je vous invite aussi à aller sur dailymotion et à taper "Jean Robin", vous tomberez sur l'interview que j'ai donnée récemment à Vox Galliae (en 2 parties), où j'explique par oral ce que j'ai écrit dans ce livre.
Je vous invite enfin à visiter le blog que je consacre à ce livre, et notamment une note récente sur l'UEJF, vous constaterez à nouveau que votre perspicacité est loin d'être au rendez-vous :
http://judeomanie.blogspot.com/2006/12/une-vido-de-et-sur-luejf.html

Si vous ne voulez pas prendre cette peine, en voici juste le début :
"L'UEJF signifie l'Union des Etudiants Juifs de France.
C'est une énième association antiraciste, commel la LICRA, SOS-Racisme, la LDH, le MRAP, le Monde, Le Figaro, Libération, L'Humanité, Le Point, L'Express, Marianne, Le Nouvel Observateur, TF1, France 2, France 3, France 5, M6, l'UMP, le PS, la LCR, le PC, les Verts, etc.
J'ai rappelé dans "La judéomanie" à quel point l'UEJF avait tendance à se laisser emporter par son antiracisme idéologique, avec un exemple qui m'a paru particulièrement démontrer l'effet contre-productif de ces associations ..."

Alors quand vous aurez retrouvé le n° de ma carte à la LICRA, vous n'oublierez pas de tenir les lecteurs de ce blog au courant, je compte sur vous.

Écrit par : Jean Robin | 29/12/2006

J'ajoute à mon post précédant, que Mme Kling a bien voulu publier (comme tous les autres que j'avais envoyés d'ailleurs), que la critique d'une thèse ne signifie pas que c'est la thèse contraire qui est la bonne. A moins d'être manichéiste, ce que je ne suis pas, puisque je préfère cultiver le sens de la nuance et de la complexité, chère à Edgar Morin, une de mes références.
Ainsi, ce n'est pas parce qu'on critique l'antiracisme qu'on est raciste, ni parce qu'on critique le racisme qu'on est antiraciste.
Jean Sévillia l'a mieux expliqué que moi, notamment dans Le terrorisme intellectuel : http://www.occidentalis.com/article.php?sid=2144&PHPSESSID=3292b7b632e31c0cd7d4a99cd88a7162

Mais je revendique le droit à la critique de la critique de l'antiracisme, tout comme celle du racisme, car ma religion est celle des faits et non telle ou telle idéologie.
Contrairement à vous, cher Martial, Mme Kling a très bien compris que ce n'est pas parce que je critique sur certains points sa critique de l'antiracisme que je la taxe pour autant de raciste, loin de là évidemment.

J'ai avancé dans la lecture de son livre et je le trouve passionnant.
Comme le mien je crois, il vient combler un manque cruel d'information sur ce sujet, les grands médias ne faisant pas ce travail d'analyse de fond, pourtant essentiel aux citoyens qui veulent comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Je réserve toutefois mon analyse une fois que j'aurais terminé son livre.

Écrit par : Jean Robin | 30/12/2006

Monsieur Robin,

Admettons que j'ai tapé à côté de la plaque en ce qui vous concerne. J'en fais amende honorable. Cela dit, je suis heureux que mon petit message quelque peu vitriolé vous ait amené à énoncer plus clairement votre position, parce que - mauvaise interprétation ou lecture superficielle de ma part (ou encore manque de précision de votre côté ?) - j'avais cru déceler en vous un de ces innombrables antiracistes épidermique sécrétés et formatés par notre société schizophrène. Je n'irai pas jusqu'à me féliciter de m'être trompé à votre sujet, mais comme on dit, "le diable porte pierre" ! Je prends acte de votre mise au point et vous en remercie, tout en vous promettant de vous lire désormais avec une parfaite attention.

Écrit par : Martial | 30/12/2006

"je suis heureux que mon petit message quelque peu vitriolé vous ait amené à énoncer plus clairement votre position"

Ma position a toujours été claire pour ceux qui prenaient la peine de l'écouter, et/ou de la lire, ce qui n'a vraisemblablement pas été votre cas, dont acte.

Écrit par : Jean Robin | 30/12/2006

Monsieur Robin,

J'ai essayé d'être objectif à votre sujet, mais vous êtes manifestement confit dans votre bonne conscience et votre quant-à-soi. Non, votre position n'a pas toujours été claire, ce que je tentais de vous faire comprendre à demi-mot. Alors, mettons les points sur les i, puisque vous nous y forcez : avant même d'avoir commencé de lire le livre de Mme Kling, vous avez fait montre d'une hostilité sournoise vis-à-vis de celle-ci, sans doute au seul vu du TITRE ; est-ce parce qu'à vos yeux, elle chasse sur les mêmes terres que vous, qui dites vous être exprimé dans un sens identique au sien ? Faudrait-il voir là une vanité d'auteur, qui redoute que l'on vienne manger dans sa gamelle ? En outre, vous n'avez pas répondu à mon objection quant à cette phrase de vous :

"...je fais confiance à la justice de mon pays pour avoir décidé d'une peine juste."

Cette phrase, Monsieur Robin, ne mérite qu'un énorme éclat de rire et suffit à vous déconsidérer. Comment peut-on faire confiance à la "justice" de notre pays pour décider de "peines justes" ? J'aimerais beaucoup entendre votre avis à ce sujet. Faut-il vous rappeler une nouvelle fois l'affaire d'Outreau, dont vous avez fait mine d'ignorer l'évocation ? Faut-il penser que la "justice" de VOTRE pays (pas le mien) peut se tromper sur une affaire de moeurs qui implique des enfants et qui a détruit la vie de nombreux innocents alors même qu'elle se montrerait infaillible sur tout ce qui touche au racizzzme ?

Vous ne seriez pas juge d'instruction, par hasard ?

Écrit par : Martial | 31/12/2006

Désolé, je ne comprends pas votre acharnement contre moi.

Je n'ai rien contre le titre du livre de Mme Kling, comment le pourrais-je, moi qui viens de publier un livre ayant pour titre "La judéomanie" ?
Je n'ai jamais parlé du titre de son livre, ni en bien ni en mal, vous l'avez rêvé ou bien c'est un procès (stalinien) d'intention que vous me faites.
J'ai émis des doutes, avant même la lecture du livre comme je l'ai expliqué, par rapport au préfacier de ce livre et aux déclarations récentes de celui-ci sur les juifs, ainsi que sur son soutien encore plus récent au FN. Quand vous arrêterez de faire de la désinformation, j'arrêterai de rétablir la vérité.

La critique de l'antiracisme n'est pas une "gamelle", ni un domaine réservé, chaque citoyen a le droit d'exercer une telle critique, j'encourage même pour ma part le plus de gens possible à le faire, et notamment ceux qui ne sont pas racistes. Là encore, c'est un procès d'intention que vous me faites gratuitement.

Oui, je fais confiance à la justice de mon pays, et je n'ai pas tendance à la remettre entièrement en cause parce qu'une affaire, aussi terrible soit-elle, ait démontré que la justice n'est pas parfaite, ce qui n'est que truisme, la justice étant rendue par les hommes qui ne sont eux-mêmes par parfaits.
Les erreurs que la justice française commet ne sauraient cachent la forêt de décisions justes qu'elle rend constamment, et qui est la tendance générale dans notre pays, et non l'exception.

Je reprends cet exemple : si Dieudonné a été relaxé plus de vingt fois, dans tous les procès en antisémitisme qui lui ont été fait, même quand il avait perdu en 1ère instance, il s'agit de plus de vingt décisions de justice. Quand bien même plus d'une dizaine de personnes ont été touchées et meurtries, Outreau ne représente qu'une seule décision de justice, et de plus cette affaire n'est pas une affaire d'antisémitisme (je vous rappelle qu'on est sur le blog de la France LICRAtisée, essayons de rester dans le sujet).
Je ne suis pas non plus du genre à croire à un grand complot judéo-maçonnique, ou américano-sioniste, ou d'une autre nature, qui tirerait les ficelles du pouvoir politique, législatif et/ou judicaire dans mon pays, désolé de vous décevoir.
Il y a séparation des pouvoirs dans notre pays, qui est une démocratie, si vous n'en êtes pas d'accord je vous invite à aller vivre dans un pays islamique ou communiste, dans lesquels un blog comme celui-ci aurait été interdit depuis belle lurette (je pense à la Chine notamment).
Je ne dis pas que tout va bien en France, très loin de là, sinon je n'aurais pas écrit La judéomanie notamment. Mais je sais encore faire la différence entre démocratie et dictature, et je ne mélange pas tout.

La justice, comme la démocratie, nécessitent pour perdurer de constamment se battre pour elles. Je n'ose pas vous demander ce que vous avez fait pour améliorer notre justice, mais il est clair que stigmatiser Outreau comme la preuve que la justice française dans son ensemble est pourrie ne sert pas à grand chose. Je prépare pour ma part une série d'ouvrages sur la justice et ses dysfonctionnements, je vous en laisse la surprise pour 2007.

Enfin, je vois que vous voulez absolument ranger les gens dans des cases, d'abord j'avais ma carte à la LICRA, maintenant je suis juge d'instruction. Vous avez décidément beaucoup d'imagination, et peu de démarche scientifique.
Si je puis vous donner un conseil, gardez l'imagination, mais arrêtez de planer, et tenez vous-en aux faits, même si ceux-ci sont de nature à rendre ridicule une théorie du complot comme celle que vous venez de servir aux lecteurs de ce blog.

Écrit par : Jean Robin | 31/12/2006

Messieurs,
A la lecture de vos échanges, je ne peux m'empêcher de me demander comment on a pu en arriver là en France: faire de tout ce qui touche de près ou de loin aux juifs un tel sujet passionnel et brûlant qu'il interdit toute approche mesurée et impartiale même entre gens intelligents? Force est de reconnaître qu'à force de crier au loup! au loup! la LICRA et consorts sont arrivés à ce brillant résultat. Ils ont réussi à dominer ainsi toute la vie politique de ce pays, mais à quel prix!
Je vais vous faire une confidence: lorsque je me suis mariée il y a trente et un ans, avec un juif (mais oui), j'ignorais même ce que voulait dire le mot antisémitisme. Lui aussi d'ailleurs. A cette époque là, être juif ou non juif relevait strictement du domaine privé, pour ne pas dire intime. Cette appartenance n'entrait pas dans la sphère publique. Aujourd'hui, et ce n'est pas un progrès, on a le sentiment que la planète entière tourne exclusivement autour de ce problème. Pourquoi est-ce devenu un tel abcès de fixation?
Je crois que c'est bel et bien là tout le noeud du problème. Dans ce contexte, la thèse de M. Robin, à savoir que la conséquence en France de cet état de fait, c'est-à-dire cette "discrimination positive" à l'égard des juifs, qui est incontestable, finira fatalement par se retourner contre eux, ne serait-ce qu'en raison de l'exaspération de tous les autres, me paraît assez vraisemblable. Mais qui est responsable de cette discrimination positive? Qui a fini par l'enfoncer dans les esprits, de gré ou de force? Qui l'a imposée?

Écrit par : Anne Kling | 01/01/2007

Excellente question.
Voici ma réponse : ce ne sont pas les LICRA, BHL, ou autres médias qui font que nous en sommes arrivés là où nous en sommes aujourd'hui, à savoir en état de judéomanie.
Non, le seul responsable, c'est le pouvoir qui procède du peuple, ce sont les Présidents de la République et leurs gouvernements qui se sont succédés depuis 30 ans en France.
Ce sont eux qui ont donné la légimité (propre à leur fonction) aux thèses portées en effet par les LICRA, BHL, ou autres médias, et en leur donnant la légitimité du peuple, ils ont renforcé les thèses initiales portées par ces associations, personnalités ou médias.
Quand je lis l'Idéologie Française, je me dis que ce ramassis de conneries francophobes et judéomanes n'auraient pas dû avoir le retentissement qu'il a eu. Et pourtant, c'est François Mitterrand qui a appliqué à la lettre l'esprit de ce livre :
- en instaurant un dîner annuel du CRIF
- en faisant voter la loi Gayssot
- en descendant manifester dans la rue après Carpentras (ce fut la 1ère et pour l'instant seule fois qu'un Président de la République le fit)
- en confiant les clés de SOS-Racisme, dont il ne faut pas minimiser le rôle, à BHL lui-même, etc.

Chirac lui emboîta le pas, dès son accession au pouvoir, comme je l'explique longuement dans mon livre et comme Mme Kling en parle aussi dans son livre, avec sa fameuse et fumeuse déclaration du 16 juillet 1995 au Vel d'Hiv, rendant la France tout entière coupable des déportations de juifs.

Le reste est dans mon livre, mais il est clair que la responsabilité incombe d'abord et avant tout aux politiques au pouvoir. Les associations, personnalités et médias ont tout à fait le droit de défendre une position, tant qu'elle reste dans la légalité. Mais le pouvoir politique ne doit pas y céder si cette position va à l'encontre des intérêts supérieurs de la nation, et des principes républicains, or il a cédé, et ne cesse de céder là-dessus comme sur tant d'autres choses.

Écrit par : Jean Robin | 01/01/2007

M. Robin,
C'est là où nos chemins se séparent. Vous incriminez le "pouvoir politique", seul responsable à vos yeux de cette situation qui a effectivement abouti à la "judéomanie" ou à la France "licratisée". Mais pourquoi le pouvoir politique aurait-il spontanément fait cela? N'est-ce pas confondre cause et conséquence? Et de quel pouvoir politique s'agit-il d'ailleurs? De la droite ou de la gauche? Cette différence n'existe plus aujourd'hui, mais elle était bien réelle dans les années 70. N'oublions pas que la LICRA est de gauche, fondamentalement. Dans les années 70/80, l'objectif commun de toutes les gauches - politique, morale, associative, communautaire, etc - était d'arriver au pouvoir puis de s'y maintenir. Comment faire? Il fallait transformer le pays, le rendre "pluriel" et accessoirement, déconsidérer la droite. Il y avait à portée de main l'arme absolue: le chantage à Vichy et aux "heures les plus sombres de notre histoire". Cette arme absolue, maniée avec constance et maestria par l'ensemble des partenaires, tous parfaitement solidaires, servira à déconsidérer la droite dans son ensemble, et à en diaboliser toute une fraction à seule fin d'empêcher une entente qui aurait ruiné les chances de la gauche. Elle servira de surcroît à imposer au pays une immigration massive destinée à dissoudre identité et cohésion nationales. Et en prime, à renforcer électoralement la gauche. Ce scénario particulièrement cynique a été scrupuleusement suivi avec plein succès. Il a abouti à la situation que nous connaissons aujourd'hui: une pensée unique de plus en plus étouffante, de faux choix, une fausse démocratie. Mais un vrai ras-le-bol.

Écrit par : Anne Kling | 01/01/2007

Mme Kling,

Vous avez posé le vrai problème : quelle est la poule ? Quel est l'oeuf ? Je doute que le pouvoir (ou plutôt les pouvoirs) qui se sont succédé en France depuis la "Libération" aient voulu susciter à toutes forces les clubs et centres d'influence qui, comme la LICRA, font désormais la pluie et le beau temps dans notre pays comme ailleurs ; témoin, l'avis demandé à la Licra (!!!) quant à l'éventuelle libération d'un détenu : où va-t-on ?!! Il me semble beaucoup plus logique de penser que ce pouvoir (ou ces pouvoirs) ont succombé à l'incroyable pression culpabilisatrice qui a suivi la libération des camps de concentration. Une certaine gauche y a vu l'occasion en or de faire oublier les crimes commis par ses grands aînés (les bolcheviques, juifs pour beaucoup), et nous vivons sous la loi de ces clubs et centre d'influence, que cela plaise ou non.

Un dernier mot à Monsieur Robin : je n'éprouve aucune sorte d'antipathie pour vous, et je suis certain que si nous nous rencontrions, nous tomberions d'accord sur l'essentiel. J'ai une certaine expérience des blogs et autres forums, et je sais combien on y a tendance à se laisser emporter par la passion dans l'ignorance quasi complète de la personnalité et des opinions véritables de ses contradicteurs du moment. JE NE SUIS PAS EN GUERRE AVEC VOUS, peut-être même au contraire.

Écrit par : Martial | 01/01/2007

Un dernier mot à l'adresse de Monsieur Robin, et j'en aurai fini avec lui :

Comment peut-on faire confiance à une "justice" qui maintient en taule pendant près de vingt ans quelqu'un n'ayant tué ni blessé personne (mais qui présente évidemment la tare inexpiable d'être français de souche et nationaliste) ? Existerait-il - par hasard - un autre type irrémissible de "crime contre l'humanité", vis-à-vis - cette fois - des immigrés maghrébins, quand bien même aucun immigré maghrébin n'aurait été matériellement lésé par les faits reprochés à Lajoie ? Surtout, comment justifier que la justice prenne ses ordres à la LICRA, elle qui se prétend si chatouilleuse sur son "indépendance" (défense absolue de rigoler) ? Ce seront là mes deux ultimes questions, et j'aimerais fort y recevoir une réponse.

Écrit par : Martial | 01/01/2007

Chère Mme Kling,

Le pouvoir politique n'est pas le seul responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons, mais il y a une échelle des responsabilités. On ne peut pas mettre des associations, personnalités ou médias, qui ne représentent qu'eux-mêmes, au même niveau que des élus de la nation.
De Gaulle, pour ne citer que lui, n'a jamais cédé à des pressions communautaires, et de ce fait ces pressions communautaires étaient bien moindres.
Il ne faut pas oublier que la 5è République a été conçue par son fondateur pour que le Président, élu du peuple, donne le "la" pour les questions principales liées à la nation et à son avenir. Or, si ce Président cède aux lobbys et autres intérêts particuliers, il n'est pas étonnant que le reste de la société soit encouragé dans cette voie.

Par ailleurs, l'histoire selon laquelle cette stratégie aurait été employée par la gauche contre la droite ne tient pas, à mon humble avis. C'est Chirac qui a refusé de débattre avec Le Pen, pourtant il est de droite. Je suis plutôt d'accord avec l'idée selon laquelle des politiciens, de gauche comme de droite, laissent la France dépérir, sans stratégie de puissance, sans vision, parce que ce sont des gestionnaires. Or des gestionnaires cherchent les meilleures combinaisons politiques à court terme pour obtenir le pouvoir quand ils sont dans l'opposition, ou pour le garder quand ils sont aux affaires. Selon les cas et les périodes, la judéomanie a profité aux uns comme aux autres, à tel point que la gauche comme la droite l'ont développé chaque fois un peu plus quand ils arrivaient aux affaires.
Autre chose : si la judéomanie était d'abord et avant tout l'oeuvre de la gauche, pourquoi est-ce Chirac et non Mitterrand qui a fait le discours reconnaissant la responsabilité de la France dans la déportation des juifs de France ?

Enfin, vous aurez remarqué que je n'utilise pas vraiment l'expression de "France licratisée", lui préférant celle de judéomanie. Ce n'est pas seulement parce que j'ai écrit un livre qui porte ce nom, mais parce que l'expression "France licratisée" me paraît par trop réductrice. Si vous voulez bien excuser cette relative provocation, c'est selon moi aussi réducteur que de parler d' "Idéologie française", mettant tous les Français dans le même panier fasciste, raciste et nazi.
La LICRA joue un rôle non négligeable parmi les associations antiracistes, mais elle est loin d'être la seule : SOS-Racisme surtout, mais aussi le MRAP et la ligue des droits de l'homme lui font une sérieuse concurrence, et sont même beaucoup plus virulentes qu'elle depuis plusieurs années, ai-je trouvé. De plus, ce sont des associations qui ont été créées pour d'autres raisons, politiques en particulier, je pense notamment à SOS-Racisme qui a toujours été une véritable officine du PS, comme chacun sait aujourd'hui. D'où une question : pourquoi la gauche avait-elle besoin de créer une telle officine si elle disposait déjà de la LICRA ? C'est là aussi où les liens LICRA / gauche ne me semblent pas si évidents.

Et puis, il n'y a pas que les associations type LICRA, il ne faut pas oublier les personnalités judéomanes, les hommes et femmes politiques judéomanes, et les médias judéomanes, de telle sorte que le phénomène se voit à mon avis plus justement qualifié par le néologisme "judéomanie" qui englobe un système, une pensée dominante, sans faire de distinction entre tel et tel acteur de cette pensée outrancièrement antiraciste. Pourquoi attribuer plus de responsabilité à la LICRA qu'à SOS-Racisme, Le Monde ou Chirac ? Tous jouent un rôle plus ou moins important certes, mais un rôle tout de même, et personnellement je ne vois pas en quoi la LICRA jouerait le premier. Mais je peux me tromper...

Écrit par : Jean Robin | 02/01/2007

"De Gaulle, pour ne citer que lui, n'a jamais cédé à des pressions communautaires, et de ce fait, les pressions communautaires étaient bien moindres": je ne vous le fais pas dire. C'est que le contexte international n'était pas le même, et que De Gaulle était d'une autre trempe que les dirigeants que nous connaissons. Ce qui ne l'a pas empêché d'avoir des démêlés virulents avec la communauté juive française, à propos d'Israël justement. L'appétit vient en mangeant, c'est bien connu, et ces "pressions communautaires", basées sur une pseudo culpabilité de la France et partant, une dette qu'elle aurait ainsi contractée à l'égard des juifs, n'ont fait que s'amplifier dans les années qui ont suivi, jusqu'à l'arrivée de la gauche au pouvoir. Elles étaient du reste systématiquement relayées par une presse dont nous dirons par euphémisme qu'elle n'était pas ennemie de la communauté juive.

Une génération nous sépare, ce qui est une chance pour vous. Seul avantage pour moi, c'est que j'ai vécu toutes ces années et observé de près ce que je décris. Mitterrand, membre du comité d'honneur de la LICRA, a largement profité d'une connivence qui était avantageuse pour tous les partenaires. Mais il a agi comme le fin politique qu'il était: il a permis la montée en puissance du FN tout en orchestrant sa diabolisation avec la LICRA. Il n'acceptera cependant pas toutes ses exigences, laissant cela à son successeur. Vous citez Chirac à deux reprises en le qualifiant de "droite": où avez-vous pêché cela? Vous devriez savoir que cette fiction n'est destinée qu'aux gogos qui croient encore qu'ils ont le choix dans ce pays entre "droite" et "gauche". Où est la différence? N'oubliez pas qu'en 1981, déjà, les réseaux RPR avaient carrément fait appeler à voter Mitterrand. Oui, il a refusé de débattre avec Le Pen. Cela s'inscrivait tout à fait dans l'incroyable hystérie qui a suivi le premier tour, orchestrée par la LICRA et consorts.

Vous me reprochez de donner la vedette à la LICRA, au détriment d'autres associations, telles que la LDH, le MRAP ou SOS Racisme, "officine du PS". Je crois très sincèrement que la LICRA, de par son ancienneté, son histoire, son mode de fonctionnement et sa virulence, a toujours été à la pointe du combat dit antiraciste. Je crois le démontrer amplement, ne serait-ce que sous l'angle des législations antiracistes dont elle revendique ouvertement et clairement la paternité et qui ont joué un tel rôle dans l'installation de la pensée unique. SOS Racisme a bel et bien été créé en 1982 par la LICRA pour enrôler les jeunes sous la bannière de l'antiracisme, le président de la LICRA étant alors Jean Pierre-Bloch, membre du parti socialiste. La LICRA, comme la gauche dans son ensemble, avaient chacun tout intérêt à voir leur message "spontanément relayé" par d'autres associations, ce qui permettait de pénétrer d'autres milieux, d'irriguer d'autres terrains. Sous cette apparente diversité, c'est bien la LICRA qui a toujours constitué le vrai bras armé de l'antiracisme et donné le "la" à tous les autres. Elle n'a d'ailleurs jamais cessé de revendiquer cette suprématie.

Écrit par : Anne Kling | 02/01/2007

Chère Mme Kling,

Je ne nie pas l'importance ni l'influence ni l'ancienneté de la LICRA. Mais "La France LICRAtisée", ça me fait penser, non dans le fond mais dans la forme, à "L'idéologie française", cette façon d'englober tout un pays alors que seules ses élites médiatico-politico-associatives sont concernées.
Le peuple de France ne se reconnaît plus dans ces élites, il suffit de regarder les résultats du référendum sur la Constitution européenne, c'est bien la preuve que ce n'est pas la France qui est LICRAtisée, mais que ce sont ces élites qui sont judéomanes.

Je fais une distinction majeure entre une association, aussi influente soit-elle, et une idéologie. L'idéologie est bien plus puissante que n'importe quelle association, car elle ne repose pas sur quelques personnes, mais sur un système. Or la pensée antiraciste, qui englobe la pensée Licratisée si vous voulez, est au pouvoir aujourd'hui en France. Et la judéomanie est une expression de cette idéologie, qui va si loin qu'elle place une catégorie ethnico-religieuse de citoyens au-dessus des autres, avec les effets pervers qu'on connaît pour ces citoyens "catégorisée".

On pourrait tout aussi bien dire, sur la base d'autres critères, que SOS-racisme est plus influente, plus puissante, etc. que la LICRA. Tous les présidents de SOS sans exception ont rejoint le PS. Julien Dray, son co-fondateur, est aujourd'hui porte-parole de la candidate PS aux prochaines élections présidentielles. BHL, son autre co-fondateur, est la personnalité la plus invitée dans les médias en 2004 (cf biographie de Philippe Cohen), et sans doute très invitée aussi les autres années. Le financement de SOS par le PS est direct, et massif, bien plus que pour la LICRA, je ne sais pas si vous avez comparé ?

Il n'en reste pas moins que votre livre et pour l'instant fort instructif, j'en suis à la page 250, et que j'en apprends presque à chaque page. C'est très intéressant que nous n'ayons pas travaillé sur les mêmes sujets bien qu'ayant travaillé sur le même thème. Cela donne une vision encore plus complète de cette réalité judéomane dans notre pays.
Mais j'aurais l'occasion de dire, ici ou ailleurs, ce que je pense de votre livre, car évidemment je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il contient.

Écrit par : Jean Robin | 03/01/2007

Certes, les "élites" ou pseudo telles sont bien judéomanes dans ce pays. C'est même le moins que l'on puisse dire. Mais qu'ont-elles produit, ces "élites", si ce n'est justement une France LICRAtisée? C'est-à-dire soumise aux dogmes et diktats imposés par ces judéomanes, ou judéomaniaques, au premier rang desquels je persiste à placer la LICRA, inspirateur, maître d'oeuvre et bras armé de l'idéologie antiraciste. Ces dogmes se sont traduits principalement par la mise en place d'une législation "antiraciste" particulièrement dissuasive, la promotion d'une immigration massive arabo-musulmane, l'exclusion des partis défenseurs de l'identité ou de la nation. Dans ces domaines essentiels, il est indéniable que les pressions exercées sans relâche sur les pouvoirs publics ont profondément transformé le pays. C'est ce que j'ai exprimé à travers le terme "licratisée". Cette pression incessante, qui est allée jusqu'à carrément exiger d'exclure toute une partie de la population française de la vie publique, est finalement devenue si insupportable qu'elle contribue pour une large part au rejet massif de la classe politique et des "élites" de la part du peuple.

Encore une fois: SOS Racisme - et BHL, membre du comité d'honneur de la LICRA ne le démentira pas - et LICRA: c'est strictement la même boutique. Deux appellations pour les mêmes objectifs, voilà qui permet d'occuper le maximum de terrain, médiatique et autre.

Écrit par : Anne Kling | 04/01/2007

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