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21/12/2006

5) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée"

SON ORIGINE -  5ème extrait: Qui était Bernard Lecache, fondateur de la LICRA?

Comme son nom ne l'indique pas, Bernard Lecache est né en 1895 à Paris dans une famille juive d'origine ukrainienne. Ses parents, tous deux nés en Ukraine, avaient émigré en France en 1890. Il sera journaliste dans divers organes de la presse de gauche et d'extrême-gauche, notamment à La Volonté et au Journal du Peuple, "le premier journal bolcheviste français". Il fondera même un hebdomadaire, Le Cri des Peuples, qui disparaîtra après quelques mois d'existence. Dans les années qui suivent la révolution, il fréquente les milieux socialistes et communistes franco-russes, et notamment Boris Souvarine, comme lui juif d'origine ukrainienne, comme lui né en 1895, comme lui journaliste. Boris Souvarine sera l'un des créateurs, en décembre 1920, du parti communiste français. il assistera également Henry Torrès au procès Schwartzbard.

La révolution de 1917, qualifiée de "grande annonciation", est saluée avec enthousiasme par ces milieux d'intellectuels parisiens de gauche et Bernard Lecache est l'un des premiers à adhérer, dès 1921, à la section française du parti communiste. il collabore à partir de ce moment-là à L'Humanité, où il tient la rubrique antimilitariste. Deux ans plus tard, le PC fait le ménage à la demande de l'Internationale Communiste, le Komintern. Nombreux sont en effet les francs-maçons, surtout au Grand Orient, à avoir rejoint le parti communiste. Or cette affiliation maçonnique est mal vue à Moscou. Les "intellos", ou présumés tels, sont donc sommés de choisir entre l'appartenance à la franc-maçonnerie, à la Ligue des Droits de l'Homme - assimilée à la maçonnerie en raison de ses liens avec elle - ou au Parti, et ce, avant le 1er janvier 1923. Bernard Lecache, qui est membre de la Ligue des Droits de l'Homme et proche de la franc-maçonnerie dont il sera membre un peu plus tard, refuse de se soumettre à cet ukase, ainsi que d'autres. Il est exclu du Parti en 1923.

Cela ne l'empêche apparemment pas de rester un communiste convaincu, ni de garder des liens étroits avec ses anciens camarades, puisque le 17 octobre 1927, soit quelques jours avant l'acquittement de Samuel Schwartzbard, on le voit présider un meeting célébrant le 10ème anniversaire de la révolution russe. A partir de janvier 1928, il adhère par ailleurs à l'Association des Amis de l'Union soviétique et collabore à la revue L'Appel des Soviets. Dépend-il d'eux financièrement?

C'est ce que nous apprendrons dans un prochain article...

 

Commentaires

Si chacun regardait sa propre poutre avant d'aller fouiner dans la paille des autres, on pourrait peut-être vivre en paix.
On en a marre de cette culture du commérage de droite de gauche, de la cuisine, des chiottes et du trottoir !
Qu'est ce que vous même avez fait de si merveilleux, à part la jactance ?

Écrit par : irise | 23/12/2006

S'agissant de la parabole de la paille et de la poutre, je suis bien d'accord avec vous. Dommage que la LICRA n'ait jamais songé à appliquer cette recette de bon sens à sa propre démarche...
Quant aux "commérages", il faut être de bien mauvaise foi pour les discerner. Je borne toujours mon propos à la partie publique de la vie des personnages que j'évoque. Et c'est largement suffisant. Bernard Lecache, président de la LICRA de 1927 à 1968, est à ce titre un personnage public dont la vie publique mérite intérêt et examen. Mais il est plus satisfaisant de manier l'invective que d'accepter les remises en cause, n'est-ce pas?

Écrit par : Anne Kling | 24/12/2006

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