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14/12/2006

3) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre illustrant ces diverses facettes vous seront régulièrement proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée".

SON ORIGINE - 3ème extrait: Simon Petlura et les pogroms en Ukraine

Les pogroms, mot qui signifie « destruction totale » en russe, étaient des actes de violence, voire des massacres perpétrés par le régime tsariste contre les juifs, particulièrement nombreux en Ukraine. Le tiers de la population juive mondiale est alors concentrée dans cette région. Mais nous sommes dans les années 1917-1920. La révolution d’octobre est passée par là, et il ne devrait donc plus y avoir de pogroms ? D’autant que dès juillet 1918, le gouvernement bolchevique a interdit toute manifestation d’antisémitisme, désormais passible de la peine de mort. Une mesure qui sera d’ailleurs considérée par les juifs du monde entier comme une preuve de la libéralité du régime ! Il ne devrait effectivement plus y avoir de pogroms, et pourtant ils continuent. C’est qu’en Ukraine, la guerre civile fait rage, et dans l’esprit des habitants des campagnes, juifs et communistes forment bien vite un duo inséparable. Le nouveau pouvoir a en effet recruté l’essentiel de ses cadres et de sa bureaucratie, qui est d’emblée très importante, dans la population urbaine juive, traditionnellement plus instruite. Il va sans dire que l’aversion des Russes – surtout dans les campagnes – pour la bureaucratie bolchevique ne tarde pas à renforcer leur antisémitisme « traditionnel ».

Un antisémitisme aggravé encore par le rôle que joue la tchéka, police secrète de sinistre mémoire chargée d’éliminer les « contre-révolutionnaires », au sein de laquelle les juifs sont très nombreux à s’enrôler. Notamment en Ukraine, où ils constituent environ 80% de ses effectifs. Cette vaste région est donc durant cette période et pour son malheur, le théâtre de violents combats. Le désordre le plus complet y règne, et dans ce climat d’anarchie, toutes les bandes armées sans exception se livrent à des exactions et à des pogroms, en tâchant si possible d’en faire porter la responsabilité à d’autres. « S’il se produit des cas de brigandage dans l’Armée rouge, il est indispensable de les imputer aux petluristes. L’Ukraine doit être soviétique et Petlura effacé de la mémoire pour toujours ». Qui adresse cette recommandation en 1920 aux agitateurs envoyés en Ukraine ? Léon Trotski, commissaire du peuple à la guerre.

La part réelle de la responsabilité de Simon Petlura dans les pogroms perpétrés par son armée ne sera même pas établie durant le procès de Schwartzbard. Un certain nombre d’historiens sont d’avis qu’il a au contraire tenté de les limiter et de punir les coupables. Auteur de pogroms ou pas, il n’en demeure pas moins qu’il constituait un danger pour les bolcheviques car il était nationaliste. Il avait déjà échappé à une tentative d’assassinat en Ukraine et à présent, il entendait poursuivre son combat politique à Paris où il avait créé un journal. Il représentait donc une menace à éliminer. Ce crime "passionnel", pour ne pas dire "moral", fut-il en réalité un crime politique et Samuel Schwartzbard un agent soviétique? Un certain nombre d'indices donnent à le penser et c'est là une question toujours ouverte.

Commentaires

Lisez donc le livre de Israël Shahak "Histoire juice, religion juive, le poids de trois millénaires"

Passionant et tres instructif

http://fr.wikipedia.org/wiki/Isra%C3%ABl_Shahak

Écrit par : Kroukrouk | 21/12/2006

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