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12/12/2006

1) La LICRA: son origine - ses objectifs - ses moyens d'action - le secret de son influence

Quelques courts extraits du livre, illustrant ces diverses facettes, vous seront proposés sur ce blog sous la rubrique "Extraits de La France LICRAtisée"

SON ORIGINE - 1er extrait: Un crime sensationnel à l’origine de la LICRA

Nous sommes en 1926. Le pouvoir bolchevique règne d’une main de fer sur l’URSS depuis huit ans et le parti communiste français existe depuis cinq ans. Il est totalement aligné sur Moscou et son plus vif souhait est d’importer les bienfaits de la révolution russe en France.

Ce 25 mai 1926, en plein Paris, Samuel Schwartzbard vide son chargeur sur Simon Petlura et se constitue prisonnier. Il déclare aux policiers avoir agi pour venger ses frères juifs victimes des pogroms perpétrés en Ukraine par Petlura. Bernard Lecache, journaliste au Quotidien et membre de la Ligue des Droits de l’Homme – association de gauche créée en 1898 à la suite de l’Affaire Dreyfus – mobilise en sa faveur un certain nombre de personnalités et demande à l’avocat Henry Torrès d’assurer sa défense. Le choix d’Henry Torrès ne doit rien au hasard. Juif originaire d’Afrique du nord, « défenseur puissant des communistes français et des communistes d’importation » comme l’indique à l’époque Le Figaro, membre lui aussi de la Ligue des Droits de l’Homme, il a déjà par le passé assuré la défense d’anarchistes célèbres. Il sera assisté durant le procès par Boris Souvarine, proche de Bernard Lecache, et l’un des fondateurs du parti communiste français.

Le procès de Schwarzbard fait sensation et attire la foule, y compris de l’étranger. La population et la presse juives, surtout américaines, prennent fait et cause pour le meurtrier et rendent le monde entier responsable, par son silence, des pogroms. Dès le départ, il est clair que ce sera le procès des pogroms et qu’on ne jugera pas le coupable du meurtre, mais sa victime.

Aux yeux du public, Samuel Schwarzbard n’a donc fait que venger ses coréligionnaires, victimes innocentes d’épouvantables atrocités. En conséquence de quoi il est triomphalement acquitté le 26 octobre 1927. C’est une grande victoire pour la Ligue internationale contre les pogroms constituée pour l’occasion par Bernard Lecache afin d’assurer la défense de l’accusé et le battage médiatique adéquat. Ce sera d’ailleurs sa seule victoire, puisque la Ligue contre les pogroms se transformera dès l’année suivante en Ligue internationale contre l’antisémitisme, ou LICA. Mais n’anticipons pas.

Je reviendrai, dans un prochain article, sur les acteurs, étonnants, de cette histoire infiniment plus complexe que la manière dont elle fut présentée.

Commentaires

Intéressant. Cette association, comme ses consoeures, n'est qu'une association de lutte anti français.

Écrit par : Jean | 16/12/2006

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