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15/12/2006

Jeune Alsace - Entretien avec Anne Kling

medium_alsace.jpgAnne Kling, vous venez de faire paraître une enquête au pays de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme. Quelles sont les raisons qui vous y ont poussée?

En 2000, j’ai été poursuivie sur dénonciation de la LICRA pour incitation à la haine raciale à propos d’un tract évoquant un lien possible entre immigration et délinquance des jeunes. J’ai été relaxée, mais j’ai pu constater en cette occasion, et plutôt douloureusement, le très fort pouvoir exercé en France par la LICRA. Un pouvoir qui fait d’elle, depuis des décennies, le partenaire quasi obligé du monde politique, de la justice et même de l’éducation nationale. Etonnant, non ? Comment une « simple » association, que ses statuts qualifient d’apolitique, peut-elle réussir à exercer pareil pouvoir ?

J’ai souhaité en savoir un peu plus sur une officine aussi puissante, et me suis aperçue qu’à part quelques hagiographies publiées par la Ligue elle-même, il n’existait en réalité aucun ouvrage documenté sur la question. J’ai donc décidé de mener l’enquête moi-même. Elle s’est avérée en tous points passionnante et instructive. Elle m’a menée en droite ligne jusqu’à la révolution bolchevique de 1917, la LICRA ayant été créée en 1927 par des communistes de la première heure. Ce qui projette, vous en conviendrez, un éclairage singulièrement révélateur sur l’action qu’elle mènera avec constance à partir de ce moment-là.

Dans la préface qu’il vous accorde, l’écrivain Alain Soral écrit : «…Pour en revenir à la LICRA, en fonction des valeurs qu’elle affiche et qu’elle prétend défendre, là on se situerait plutôt dans l’exploitation…de la crédulité humaine ! C’est d’ailleurs la vertu de ce livre, et son sérieux, de l’expliquer très bien. » Au-delà de l’exploitation d’une telle crédulité, que doit savoir le grand public qu’il ne sait pas encore sur la LICRA ?

Le grand public sait de la LICRA ce qu’il est autorisé à croire. C’est-à-dire ce que les médias relaient à longueur de colonnes. Des médias qui, je ne vous apprendrai rien, sont très majoritairement à gauche en France. Ou ralliés à la pensée unique dominante et au politiquement correct imposé, ce qui revient strictement au même. Pour l’essentiel, le combat LICRA/médias est donc commun : imposer aux esprits les dogmes internationalistes et anti-identitaires propres à la gauche pour les faire accéder au pouvoir. Car il faut savoir que depuis sa création, bien avant la seconde guerre mondiale, la LICRA n’a jamais cessé de mener un véritable combat politique, quoique bien dissimulé par le rideau de fumée de l’antiracisme.

Elle a ainsi soutenu de toutes ses forces l’immigration de peuplement arabo-musulmane et imposé une série de lois liberticides pour empêcher toute contestation. Tout comme elle a systématiquement diabolisé les partis défenseurs de l’identité, au point de les expulser purement et simplement de la vie publique. Encore une fois, elle a parfaitement réussi à mener à bien ce véritable programme politique en s’abritant derrière l’affichage neutre d’une association « apolitique » et « non-confessionnelle », uniquement préoccupée de morale et de défense des droits de l’homme !

Que sait le grand public de la réalité de ce combat mené avec opiniâtreté – et pleine réussite - depuis des décennies? Rien ou pas grand-chose. Cela dit, en matière d’ignorance et de crédulité, la LICRA n’est de loin pas seule en cause. On pourrait remplir une encyclopédie avec tout ce que l’on cache soigneusement aux Français. Finiront-ils par ouvrir un jour les yeux ?


Votre livre au titre évocateur, La France LICRAtisée, va sans doute faire scandale. Il a vocation à éveiller les consciences, quels messages souhaiteriez-vous que les gens retiennent ?

Dans les années 80, un numéro du Droit de Vivre (le journal de la LICRA) s’indignait d’un tract qui dénonçait (déjà !) « la démocratie LICRAtisée ». J’ai trouvé l’expression excellente, et l’ai adoptée derechef pour mon livre - en la transformant un peu - car elle exprime parfaitement la situation. Si l’auteur de cette expression, et du tract, me lit aujourd’hui, qu’il en soit remercié, à vingt ans de distance.

En fait d’éveil des consciences, j’ai surtout essayé de rétablir certaines vérités occultées ou déformées concernant les liens de la LICRA avec un régime communiste qui, bien que particulièrement nocif et pervers, reste mystérieusement épargné par la rage des repentances, les raisons du tabou qu’elle a jeté sur la période troublée de Vichy, qui mérite un jugement bien plus nuancé que ce qu’il est de bon ton d’affirmer péremptoirement aujourd’hui, ainsi que bien d’autres points qui concernent notre histoire plus actuelle.  En fait, toute la période de notre histoire qui démarre à la seconde guerre mondiale a été soumise, en grande partie en raison des fortes pressions de la LICRA, à une lecture unilatérale, qui ne souffre aucun débat, ni aucune opinion contraire. C’est étouffant à la longue. Il serait salutaire que les Français se réveillent et que l’on cesse de confondre histoire et militantisme politique ou défense communautaire.

Jeune Alsace est, comme son nom l’indique, un mouvement régionaliste. Une question s’impose donc : l’Alsace est-elle licratisée ?

Je dirais même plus : l’Alsace est tout particulièrement licratisée. Dame ! n’a-t-elle pas une forte tendance naturelle à « mal » voter ? Il convient donc de la surveiller de très près, mais Dieu merci, ses (ir)responsables politiques et ses médias sont là pour y veiller. Tous plus serviles les uns que les autres à l’égard d’une LICRA locale qui a droit à tous les égards, y compris auprès de la justice.

J’en donne plusieurs exemples significatifs. Ainsi, pour assurer le suivi des lois dites antiracistes qu’elle a imposées, la LICRA entretient des contacts étroits avec la justice, les institutions politiques et la presse. Le Droit de Vivre va jusqu’à préciser benoîtement que les responsables locaux de la Ligue rencontrent mensuellement le procureur de la République pour des « échanges d’informations » et ajoute : « Depuis quelques années, le Parquet de Strasbourg nous avise d’ailleurs systématiquement lorsqu’il y a une procédure de racisme de façon à ce que nous puissions nous constituer partie civile ».

Les relations de la LICRA Bas-Rhin sont tout aussi idylliques avec la presse locale. Son  responsable local ne souligne-t-il pas qu’il « écrit systématiquement à l’AFP et aux Dernières Nouvelles d’Alsace qui prennent le relais de manière excellente ». ?

Encore plus fort : c’est carrément dans les locaux du Conseil Régional d’Alsace que la LICRA locale se réunit en juin 2005, ce qui permettra aux DNA de titrer : « La LICRA se pose en partenaire privilégié du Conseil Régional ».

« Vous êtes le président exemplaire d’une région exemplaire » dira à cette occasion le responsable local de la Ligue, l’élu socialiste Raphaël Nisand, à Adrien Zeller, président de la Région. Qu’ajouter de plus à ce merveilleux tableau ?

Peut-on libérer le débat politique de l’emprise du discours « licratisé » ?

Vous parlez de débat politique. Où est-il, le débat politique ? Où est le débat sur les questions vitales qui intéressent l’avenir des Français et sur les choix de société possibles? J’observe que tous les candidats du système, avec une touchante unanimité, se gardent bien d’évoquer le fond des problèmes. Pour une bonne raison : tous sont, peu ou prou, exactement sur la même longueur d’onde et ne diffèrent que sur des broutilles. Car le système auquel ils appartiennent, et qui seul peut leur permettre de se faire élire, n’autorise plus de choix divergent. C’est bel et bien une forme de totalitarisme. Soft, je vous l’accorde, mais totalitarisme tout de même.

En l’état actuel des choses, et dans ces conditions, que l’an prochain sorte des urnes la « droite » ou la « gauche » - illusions destinées à faire croire à une possibilité de choix -ne présentera en réalité qu’un intérêt très limité pour notre pays. Pour ne pas dire nul. Pour le faire émerger de la chape de plomb sous laquelle il étouffe, il faudrait qu’il parvienne, d’une façon ou d’une autre, à se libérer de la pensée unique imposée par la gauche et  se convertisse enfin au pluralisme politique. Mais un pluralisme et une démocratie réels et non d’apparence. Nous ne serions plus là dans le registre de la réforme, mais bel et bien dans celui de la révolution.

 Source: www.jeune-alsace.com

Commentaires

Cette association "apolitique" est-elle subventionnée par le pouvoir ?

Écrit par : Jean | 16/12/2006

Bien sûr, cette association "apolitique" et néanmoins "d'intérêt public" est largement subventionnée par le système, et ce, à tous les niveaux. Existe-t-il dans ce pays un seul conseil régional ou général qui prendrait le risque de refuser une subvention à la LICRA?

Écrit par : Anne Kling | 16/12/2006

Sait-on comment ils utilisent les sommes qui leur sont allouées ? Bref, peut-on avoir accès aux comptes de la LICRA ?

Écrit par : Hervé | 18/12/2006

La LICRA est une association aux activités particulièrement diversifiées: diffusion d'un journal appelé "Le Droit de Vivre", organisation de vastes campagnes en tous genres, procès à répétition, etc, etc. Tout ceci nécessite beaucoup d'argent.
S'agissant de ses comptes, je suppose que la LICRA, comme toute association, est tenue de les présenter à ses membres lors des assemblées générales...

Écrit par : Anne Kling | 18/12/2006

Il ne serait pas inintéressant un jour de jeter un oeil dans les comptes. Le sujet d'un nouvel ouvrage?

Je constate en tous cas avec le compteur de visites que votre site fait un "carton" : c'est amplement mérité vu la qualité de votre travail.

Écrit par : Nicolas | 18/12/2006

Le problême de la pseudo montée de l'antisémitisme en France remonte à la fin de la période giscardienne. Avant, il n'en était pratiquement jamais question. Militant de la cause nationaliste depuis 1973, je peux en témoigner.

En mai 1980 se déroule à Paris une réunion intitulée "6 heures pour Israël". Elle est organisée par un mouvement ultra sioniste qui faisait beaucoup parler de lui à cette époque, le Renouveau juif. Ses chefs ne sont autres que les frères Hadjenberg qui auront plus tard une place beaucoup plus importante dans cette communauté, puisque l'un d'entre eux sera patron du CRIF.

Revenons à cette réunion de mai 1980. C'est à cette occasion qu'Hadjenberg lance l'idée, au grand désarroi du Baron de Rotchild, lui-même alors président du CRIF, d'un "vote juif" en France. Comparable au vote juif américain. Un vote qui pourrait être monayé très cher auprès des futurs candidats à la présidentielle de 1981...

Mais il se trouve qu'en France la communauté juive vote à peu près comme l'ensemble des Français, c'est à dire aussi bien pour la droite que pour la gauche et même certains pour l'extrême droite.

Pour souder cette communauté certains esprits machiavéliques imaginèrent alors de la placer face à l'adversité. l'adversité avait un nom à leurs yeux : la FANE. Un groupuscule dont le nombre de militants se comptait sur les dix doigts des deux mains. Certes, à cette FANE on ajouta quelques profs révisionistes alors inconnus du grand public et une superproduction télévisée (Holocauste) qui tomba à pic pour couronner l'affaire.

S'en suivit une série d'attentats jamais élucidés (sauf un : un commercant de la rue d'Abpoukir qui avait mis le feu à sa boutique pour toucher l'assurance...) dont le plus grave fut celui de la rue Copernic. Attentat qui coûta la vie à 4 personnes dont "3 innocents" (entendez des non juifs qui passaient par hasard dans la rue au mauvais moment) pour reprendre la phrase malheureuse du malheureux Raymond Barre alors Premier ministre.

Finalement il n'y eu pas de "vote juif "à la présidentielle de 1981. Tout du moins comme l'entendaient les frères Hadjenberg.

Mais cette histoire fut le point de départ d'une nouvelle campagne de haine anti-française qui perdure encore aujourd'hui. A partir de ce moment là, la LICRA pu s'en donner à coeur joie. L'antiracisme patenté allait connaître à nouveau des beaux jours. L'affaire s'avère d'ailleurs très juteuse... En réalité c'est l'excès de zèle des antiracistes qui provoque le racisme et l'anti sémitisme en France.

Remercions donc Anne Kling d'avoir, dans son livre, éclairé les lecteurs sur les origines et les motivations réelles de la LICRA.

Écrit par : Roland Hélie | 18/12/2006

Ce qu'on appelle antiracisme est en réalité un racisme anti-national, anti-français, auto-immune, en somme. Faut-il détester son pays pour souhaiter le voir investi de plein droit par "toute la misère du monde", dont Michel Rocard a parlé un jour de lucidité !... Faut-il avoir envie de le détruire aussi bien de l'extérieur que de l'intérieur pour voter et appliquer sans failles une ignominie telle que la loi Gayssot, muselant ainsi les Français selon la bonne vieille formule des grands humanistes jacobins : "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté"... de raccourcir les ci-devants ou d'envahir "pacifiquement" un pays autrefois prospère !

Écrit par : Marc | 19/12/2006

Très intéressant comme enquête. Comme vous dites, LICRA n'est pas la seule association en cause. En effet, je pense qui s'il-y-a autant d'absenteïsme et votes pour les extrèmes en France c'est en partie du au fait que les citoyens se pose la question: "Qui nous gouverne vraiment?", réponse: "Pas particulièrement les gens pour qui nous avons voté."
J'espère que ce travail servira comme inspiration pour une recherche plus large, car, évidamment, quand on sait qu'en plus, on paye pour cette abbération, il-y-a de quoi se mettre en colère.

Écrit par : John HARRIS | 20/12/2006

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