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13/12/2006

Union des Patriotes Alsace

Entretien avec Anne Kling

 Anne Kling, qui vient d'écrire son premier ouvrage "La France LICRAtisée" a accepté de répondre à nos questions sur son livre et sur l'Union des Patriotes en Alsace.

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Anne Kling, du RPR à diverses formations de la droite nationale ou identitaire, ou autrement dit du système à la résistance, pouvez-vous nous décrire votre parcours politique, et surtout quelles ont été les raisons de votre évolution?

C’est pourtant vrai que j’ai débuté au RPR…J’ai l’impression d’une vie antérieure…Vous avez parfaitement résumé la situation : j’ai parcouru en quelques années la route qui mène du système à la résistance. Ce qui me permet d’autant mieux de comprendre comment le système arrive à intoxiquer les Français. Songez que j’ai adhéré au RPR en 1995 parce que je croyais qu’il était à droite ! Toute mon éducation politique était à faire. J’ai relativement vite compris que ce parti fonctionnait curieusement et je l’ai quitté en 1998. A ce moment-là j’ai rejoint La Droite de Charles Millon, qui ressemblait à un espoir. Cet espoir a vite été déçu car le système tout entier s’est acharné sur Millon qui n’était malheureusement pas de taille à résister. Mais La Droite avait eu l’intelligence de nouer des contacts en dehors de Paris et c’est ainsi que j’ai rencontré Robert Spieler et son mouvement régionaliste. Enfin de vrais combattants ! Bien que n’étant pas régionaliste moi-même, j’ai travaillé avec eux, et sur ces entrefaites, la LICRA a jugé pertinent de me poursuivre en justice pour incitation à la haine raciale. C’était en 2000, et franchement, en cinq ans, j’avais eu le temps de comprendre comment le système fonctionnait, et au bénéfice de qui !

Pour la petite histoire, je précise que j’ai été relaxée en 2001.


Vous venez d’écrire un livre, La France LICRAtisée, dont le titre est à lui seul très évocateur. Quelles ont été vos motivations pour la rédaction de ce livre ?

Comme je viens de vous le dire, j’ai été poursuivie en 2000, sur dénonciation de la LICRA, pour incitation à la haine raciale, ce qui est quand même très violent. Qu’avais-je donc fait ou dit de si abominable pour me retrouver ainsi en correctionnelle ? Dans un tract, j’avais évoqué un lien possible entre immigration et délinquance des jeunes dans les termes suivants : « Non seulement les violences urbaines progressent, mais elles changent de nature, devenant de plus en plus le fait de mineurs, ce qui est nouveau et inquiétant. Osons le dire : ces jeunes violents, dans une forte proportion, sont des Français issus de l’immigration maghrébine et africaine, culturellement mal assimilés et socialement mal intégrés. C’est une réalité, pas un fantasme ». 

Voilà quel fut mon crime. J’eus ainsi l’occasion de constater le grand pouvoir d’une association capable de renvoyer devant les tribunaux des personnes coupables d’émettre de pareilles évidences ! Ce n’était d’ailleurs là qu’un petit échantillon de sa puissance de feu.

J’ai souhaité en savoir plus sur les buts que poursuivait en réalité la LICRA, découvrir les ressorts d’un tel pouvoir, et devant l’absence de documents sur la question, j’ai décidé de mener l’enquête moi-même.

Pourquoi votre choix s’est-il porté sur la seule LICRA ? Croyez-vous que la LICRA soit le centre névralgique des associations dites antiracistes, ou uniquement l’un de ses composants ?

D’autres associations ont accompagné la LICRA dans le combat dit antiraciste, qui est en réalité le combat anti-identitaire et antinational. La LICRA a cependant joué un rôle majeur que l’on ne peut sous-estimer. Pour réussir à imposer ses vues, elle disposait, à la différence des autres officines antiracistes, d’un atout décisif, dont elle a joué avec une virtuosité sans égale.

Il faut savoir que la LICRA a été créée en 1927, dans le droit fil de la révolution bolchevique, par des communistes de la première heure. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, elle a mené un combat très proche de celui des communistes, déployant le même activisme agressif. A l’issue de la seconde guerre mondiale cependant, un élément décisif, dont nous subissons toujours les effets, va intervenir et changer complètement la donne: la LICRA va considérer que le régime de Vichy a participé à la shoah. Cela lui permettra de faire désormais peser sur la France - et sur la « droite » - l’opprobre et la culpabilité liés à cette période. Soumis à un chantage permanent aux droits de l’homme, notre pays va dès lors devoir accepter sans broncher les diktats de la LICRA sous peine d’être accusé de racisme et d’antisémitisme. Il va notamment se voir imposer une immigration arabo-musulmane massive. Afin de neutraliser toute opposition, la LICRA inspirera une série de lois liberticides et arrivera même à expulser de la vie publique, en les diabolisant, tous les partis défenseurs de la nation ou de l’identité.

Un tel rayon d’action justifiait pleinement une étude toute particulière.

Quelles possibilités et perspectives entrevoyez-vous pour arracher la France de la décadence et de la dictature de la pensée unique qui lui est imposée?

La situation de notre pays est aujourd’hui très dégradée. Le système au pouvoir a beau essayer de colmater des brèches ici, d’éponger à grands frais des dégâts ailleurs, le désastre apparaît dans toute son ampleur.

N’oublions pas cependant que la période – globalement les trente dernières années – qui a vu s’installer dans notre pays l’immigration massive et son corollaire, la dictature de la pensée unique, a coïncidé, du moins à ses débuts, avec une période de relative prospérité. C’est cette prospérité, quoique assise sur des bases bien fragiles, qui a permis de masquer au début l’énormité des problèmes que nous avons à affronter aujourd’hui. Durant cette période, les Français ont vu globalement leur niveau de vie s’accroître. Comme on leur rabâchait sans cesse que puisqu’ils étaient « riches », ils devaient être généreux, tolérants et donc accepter tous ceux qui voulaient s’installer chez eux…ils ont obtempéré sans trop se poser de questions.

Cette fuite en avant est en train de s’achever dans la faillite que l’on sait, mais ce discours est pourtant toujours de mise. Comment le système pourrait-il sortir désormais de la pensée unique sans reconnaître qu’il a fait fausse route et trompé les Français depuis trente ans? Il continue donc d’accueillir de nouveaux arrivants dépourvus de toute qualification, pendant que les jeunes diplômés sont contraints de partir à l’étranger pour trouver du travail. Un invraisemblable gâchis !

A ce stade de dégradation généralisée, il faudrait, pour renverser la vapeur, une véritable alternative politique au système. Il n’y en a malheureusement pas de suffisamment crédible à l’heure actuelle.

Comment percevez-vous l’appel de Jean-Marie Le Pen à l’union patriotique pour les élections présidentielles et législatives ?

Depuis toujours, la gauche – ce qui fait sa force – est capable de s’unir. Elle sait surmonter les querelles de personnes comme les désaccords de fond lorsque la possibilité du pouvoir se profile. Je souhaiterais pouvoir en dire autant de la droite.

En vertu du principe vieux comme le monde, mais parfaitement d’actualité, que l’union fait la force, je serai en tout cas toujours aux côtés de ceux qui sont capables de rassembler toutes les forces et toutes les énergies contre l’ennemi commun. Et de surmonter, en faisant fi des petits calculs mesquins, ce qui les sépare lorsque l’intérêt général est en jeu.

Du reste, pour prétendre insuffler un espoir nouveau au pays tout entier, il faut d’abord savoir rassembler sans exclusive dans son propre camp. Donc oui, mille fois oui, à l’union patriotique si elle se réalise dans la sincérité et le respect des uns et des autres.

Que pensez-vous de l’initiative du collectif Alsace Union appelant au rassemblement des forces identitaires en Alsace pour les élections locales ? L’union vous paraît-elle nécessaire en Alsace et pourquoi ?

Regardez une carte de l’Alsace. Vous contemplerez la plus petite région de France, géographiquement parlant. Croyez-vous vraiment qu’il soit raisonnable d’y constater la présence de deux mouvements dits d’extrême-droite par nos ennemis, jouant à la guéguerre sous l’œil goguenard, mais satisfait, des responsables locaux du système ? Vous allez me répondre que l’un est régionaliste, l’autre national. La belle affaire ! N’avons-nous pas à affronter à l’heure actuelle des enjeux autrement plus importants qui demanderaient l’union sacrée de tous les résistants au système?

Soyons lucides et honnêtes : ce ne sont pas des questions de fond qui empêchent l’union, mais de minuscules ambitions personnelles et la crainte de perdre de non moins minuscules positions.

Alors, oui, malgré tous les obstacles, l’union est plus que nécessaire : elle est vitale pour nos divers mouvements et pour les idées que nous prétendons défendre. D’ailleurs, votre slogan est parfait pour la circonstance : unis, nous sommes forts, divisés, nous sommes morts ! On ne saurait mieux dire.

Source : www.alsace-union.com

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