21.11.2009
BARBARIES
Quelle différence entre ces deux scènes de rue?
Celle du bas se déroulait en 1942 dans le ghetto de Varsovie et celle du haut dans une rue de Kharkiv en 1933.
Celle du bas était due à Hitler et on en entend parler matin, midi et soir, celle du haut à un certain Lazar Kaganovitch qui eut pendant l’Holodomor la haute main sur l’Ukraine. L’Holodomor et ses six millions de victimes, dont deux millions d’enfants.
Mais de cela on n’entend JAMAIS parler. Serait-ce parce que Kaganovitch était juif ? Et que cette fois les victimes étaient surtout de l’autre côté ?
J’y pensais en relisant - suite à la note d’hier sur Jan Karski - l’article que lui consacra le New York Times à son décès, en juillet 2000. On apprend dans cet article que Karski avait réussi à "infiltrated both the Warsaw Ghetto and a German concentration camp".
Ce qui me paraît étonnant. Infiltrer le ghetto de Varsovie, passe encore, mais un camp de concentration allemand … On y entrait et on en sortait donc comme ça ? Bizarre.
Bref, contacté en 1942 par deux chefs de la résistance juive qui avaient eux aussi réussi à quitter le ghetto, il y entre à son tour avec eux afin de pouvoir témoigner. Pourquoi ces deux chefs, qui étaient à l’extérieur, n’ont-ils pas eux-mêmes fait le nécessaire pour alerter au moins des responsables de leur communauté à l’étranger ? On l’ignore.
Toujours est-il qu’ils le font pénétrer en août 1942 dans le ghetto où il pourra assister à des scènes comme celles indiquées plus haut.
“Decades later, when asked to describe what he had seen, Mr Karski, a fastidious man who hated violence even in films or on television, would usually simply say “I saw terrible things”. (Des décennies plus tard, lorsqu'on lui demandait de décrire ce qu'il avait vu, M. Karski, un homme délicat qui détestait la violence, même dans des films ou à la télévision, se contentait de dire généralement : «J'ai vu des choses terribles ».
“But on some occasions, such as in his appearance in « Shoah », Claude Lanzmann’s documentary film about the Holocaust, he would tell of seeing many naked dead bodies lying in the streets and describe emaciated and starving people, listless infants and older childre with expressionless eyes ». (Mais à certaines occasions, comme lors de son apparition dans "Shoah", le film documentaire de Claude Lanzmann sur l'Holocauste, il disait avoir vu les corps nus de nombreux morts gisant dans les rues et il décrivait les gens émaciés et affamés, les nourrissons et les enfants apathiques, aux yeux inexpressifs. )"
Horrible, bien sûr, mais très exactement ce que l’on voyait aussi durant l’Holodomor, neuf ans auparavant. Sans beaucoup de réaction non plus, reconnaissons-le.
J’ajoute même que les millions d’affamés d’aujourd’hui crèvent de faim dans la plus profonde indifférence de nos « dirigeants ». Du moment qu’eux n’ont jamais faim, peuvent-ils seulement imaginer ce que signifie avoir le ventre vide, et le cortège de malheurs qui vont avec ?
Tout ça pour dire que cette façon de se gratter toujours et éternellement au même endroit, sans rien voir autour, et surtout pas ce qui se passe aujourd’hui, m’insupporte. Disons-le et redisons-le, c’est notre devoir.
Pour en revenir à cet étonnant M. Karski, sorti du ghetto de Varsovie, il réussira à pénétrer avec ses mentors dans un camp de concentration allemand. Où il verra d’autres horreurs. Mais où on lui donnera une clé contenant des microfilms.
Heureusement pour lui, il parviendra à sortir du camp comme il y était entré et partira pour Londres, puis New York avec sa clé. Il rencontrera plein de monde afin de tenir sa promesse, qui était de témoigner de ce qu’il avait vu. Il verra des responsables juifs et non juifs - y compris un juge juif de la Cour Suprême des Etats-Unis, Félix Frankfurter – qui ne le croiront pas. Et même le premier ministre britannique et le président Roosevelt. The question is : pourquoi personne ne l’a-t-il cru ?
Source: http://www.nytimes.com/2000/07/15/world/jan-karski-dies-a...
08:27 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jan karski, ghetto varsovie, shoah, anne kling
20.11.2009
UN ROMAN TELLEMENT POLITIQUEMENT CORRECT
Avec un sujet pareil, un prix littéraire était quasiment dans la poche. D’ailleurs, pour faire bonne mesure, le roman Jan Karski, de Yannick Haenel, avait déjà obtenu le Prix du Roman Fnac 2009. Il vient de décrocher de surcroît l’Interallié. Nothing surprising.
Pour contraster un peu avec le son de cloche officiel, je rappelle ci-dessous l’article qui avait paru dans Valeurs actuelles du 15 octobre 2009, sous la plume de Juan Asensio :
"Yannick Haenel, le faux témoin
Roman. Son ouvrage sur le résistant polonais Jan Karski n’est pas convaincant.
Si, un jour,Yannick Haenel devait avoir une quelconque chance de passer à la postérité littéraire, ce serait sans doute comme compilateur passable, voire faussaire médiocre, plutôt que comme écrivain.
Dans Jan Karski, salué par une critique presque unanimement dithyrambique, Haenel évoque de façon fumeuse les notions de témoignage, de message et de parole, en rognant quelque peu, fort heureusement, les envolées ridicules de Prélude à la délivrance, qu’il a écrit avec son compère François Meyronnis. Nous pouvions lire dans ce dernier ouvrage qu’il existe dans le langage « un creuset résurrectionnel à partir duquel ce qui s’écrit recueille l’ensemble de ce qui s’est écrit à travers le temps ».
Cette image pseudo-théologique est illustrée, dans Jan Karski, de deux façons: d’abord, ce livre, qui ne mérite pas le terme de roman sous lequel le présentent les éditions Gallimard dans la collection dirigée par Philippe Sollers, L’Infini, n’est qu’une sommaire compilation de matériaux d’origines diverses. Ensuite, ses toutes dernières pages, où le personnage historique auquel Haenel prête sa voix meurt puis revient à la vie après l’expérience,extrême, d’une visite dans le camp de la mort d’Izbica Lubelska, veulent sans doute nous faire comprendre, fort pédagogiquement, que les livres les plus sincères ne peuvent naître que de conditions extrêmes. Hélas,Yannick Haenel, qui ne semble point présenter les caractéristiques d’un homme qui serait revenu de la mort, n’est même pas descendu aux Enfers.
Le sujet réel de ce livre trompeur n’est absolument pas de saluer la mémoire d’un résistant, ni même de prétendre que la littérature est un jeu de dupes si elle ne se fait le réceptacle de l’horreur absolue représentée par l’extermination de plusieurs millions de juifs. Il s’agit plutôt d’affirmer que la menace de mort et de ruine généralisées qui a provoqué la Shoah est encore présente et même plus que jamais à notre époque.
Yannick Haenel tente donc non seulement de seconder la parole fragile d’un Jan Karski mais écrit contre le nihilisme dans lequel baigne l’Occident, en embrassant par l’écriture confondue avec une mystique aussi peu sérieuse que celle que François Meyronnis développa naguère dans son ridicule De l’extermination considérée comme un des beaux-arts, l’amour qui, seul, parce qu’il est plus profond que la mort comme nous l’apprend Haenel, peut constituer un prélude à la délivrance.
Cette intention fort louable pose infiniment moins de problèmes que le livre par lequel elle est illustrée, car la mémoire de l’expérience des camps d’extermination, rappelons-le à Yannick Haenel, a été honorée par des écrivains comme Primo Levi, Jean Améry ou Imre Kertész, dont l’écriture glaçante tient à l’absolue sincérité. Haenel économise lui aussi ses moyens mais c’est pour confondre le degré zéro de l’écriture avec un dépouillement, une nudité qui ont été imposés aux survivants. Des historiens affirmeront peut-être que c’est l’ensemble des faits avancés par Jan Karski et Yannick Haenel, qui les reprend platement à son compte, qui est contestable, voire faux.
On se demande alors ce qui pourrait rester d’un livre qui n’est rien de plus qu’un tiers de roman à thèse médiocrement illustré par un auteur qui ne sait probablement rien d’une des plus terribles mises en garde que Jean Améry consigna dans le Feu ou la Démolition: « Il faut se garder des réminiscences littéraires que l’on délègue pour prendre la relève des mots ou des sentiments impuissants. Pas de place pour Celan. »
S’il nous était permis de changer un seul des mots écrits par Améry, nous aurions envie d’affirmer qu’il n’y a, dans la tentative de rendre compte, par l’écriture, de la Shoah, absolument aucune place pour Yannick Haenel."
Source: http://www.valeursactuelles.com/culture/actualites/yannic...
Un dernier mot pour finir : il paraît que dans son roman, Haenel fustige d’importance tous les responsables occidentaux qui « savaient », mais n’ont rien fait. Rappelons simplement que les responsables des très puissantes communautés juives anglo-saxonnes en « savaient » tout autant et ne se sont guère mobilisés davantage. Pourquoi ?
A mon avis, sur un sujet pareil, histoire et roman font le ménage le plus mauvais qui soit.
10:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : yannik haenel, jan karski, interallié, anne kling
19.11.2009
« DEVENEZ PARRAIN DE LA TSEDAKA 2009
Michel Boujenah et Pascal Elbé, Parrains de la campagne 2009, et leurs amis Eliette Abecassis, Lionel Abelanski, Richard Anconina, Anouk Aimée, Alexandre Arcady, Edouard Baer, Valérie Benguigui, Richard Berry, Patrick Braoudé, Elie Chouraqui, Jean-Claude Darmon, Francoise Fabian, Luis Fernandez, Stéphane Freiss, Sandrine Kiberlain, Radu Mihaileanu, Marc Nacash, Ariel Wizman, Rika Zaraï, ainsi que Gil Taïeb, Président de l’Appel national pour la Tsédaka, vous invitent à devenir parrain de la Tsédaka 2009 à l’occasion du Dîner de Gala des Parrains de la Tsédaka 2009, qui aura lieu dimanche 22 novembre 19h30, au Pavillon Gabriel, sous le haut patronage de Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France.
Le montant de la participation est de 600€ par convive, pour les parrains Bienfaiteurs et de 1000€ par convive pour les parrains d’honneurs. Pour une table réservée de 10 ou 14 personnes, le montant est ramené à 500€ par personne. Un cerfa sera adressé en retour dans les meilleurs délais.
Réservation 01 42 17 10 08/11 70 - s.beziz@fsju.org
Réception Potel et Chabot sous la surveillance du Beth Din de Paris »
Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...
Chaque année , le Fonds Social Juif Unifié lance cette grande campagne destinée à recueillir des fonds pour diverses œuvres sociales. Une condition toutefois pour espérer bénéficier des largesses de la Tsédaka : être juif, naturellement. Non, il ne s’agit pas bien sûr de discrimination envers tous les autres, quelle idée ridicule, mais simplement de s’occuper en premier lieu des besoins de sa propre communauté. Ce qui ne me choque nullement, je m’empresse de le préciser.
Ce qui me choquerait en revanche, c’est qu’apparemment, cette discrimination pour le bon motif est autorisée sans problèmes à certains. Mais pas à d’autres. En témoigne – mais il y aurait bien d’autres exemples – l’hystérie qui avait accompagné une certaine et bien modeste soupe au cochon….
Si vous êtes tentés de verser votre obole à la Tsédaka 2009, sachez que « les dons faits dans le cadre de l’Appel national pour la tsédaka ouvrent droit à une réduction d'impôt de 66 % de son montant, dans la limite de 20 % du revenu imposable. La fraction excédant ces 20 % étant elle même reportable surles 5 années suivantes dans les mêmes conditions »
Ca devrait en bonne logique vous inciter à la générosité. Pour la soupe au cochon, on avait oublié de demander au fisc de nous donner un coup de main. Dommage ...
17:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tsédaka 2009, anne kling
16.11.2009
TSAHAL SOUS L’INFLUENCE D’EXTREMISTES RELIGIEUX
Sous ce titre et sous la plume de Serge Dumont, on peut lire ce qui suit dans le quotidien Le Temps de Genève, en date du 12 novembre:
« Une «Torah des rois» rédigée par un rabbin explique qu’il est permis de tuer des non-juifs. Le livre a été distribué aux soldats participant à l’opération «Plomb durci» à Gaza.
La Torah des rois. A priori, ce livre de préceptes religieux rédigé par le rabbin Itzhak Shapira n’aurait pas dû intéresser grand monde en Israël. Pourtant, cet ouvrage relié cuir déchaîne la polémique. Et affole le Département «extrémistes juifs» du Shabak (la Sûreté générale de l’Etat hébreu). Car La Torah des rois s’adresse aux centaines d’élèves des «yeshivot» (écoles de talmudiques) de Cisjordanie auxquels elle explique qu’il est permis de tuer les «goyim» (non-juifs) sans remords. Et sans se poser de question. Cette autorisation s’étend aux bébés, aux innocents et même aux amis d’Israël.
Vendu 30 shekels (7 francs suisses), ce livre n’est pas un obscur opuscule diffusé sous le manteau. Il est, au contraire, recommandé comme ouvrage théologique par une série de rabbins des colonies de Cisjordanie qui l’ont inscrit au programme des «yeshivot».
A Ytzhar, l’implantation dont Itzhak Shapira est le ministre officiant, personne ne semble comprendre pourquoi La Torah des rois soulève la polémique en Israël et pourquoi le quotidien Maariv en a fait sa manchette en dénonçant le «droit divin de tuer» que s’arrogent les colons.
Un «ADN juif»
«Le «rav» [rabbin] se contente de résumer ce qui se trouve déjà dans la Bible, estime Daniel W., un étudiant de la «yeshiva». Ce livre confirme notre droit divin à éliminer nos ennemis [ndlr: les Palestiniens]. Il explique que nous pouvons agir seuls sans demander la permission de qui que ce soit.»
Les publications appelant à la violence au nom d’une prétendue «justice divine» se multiplient depuis le démantèlement des implantations de la bande de Gaza (août 2005). Elles confirment le développement d’un fondamentalisme juif dont l’épicentre se situe dans les colonies extrémistes de Cisjordanie. Un courant emmené par une soixantaine de rabbins parmi lesquels Dov Volpe (le ministre officiant de la colonie de Kyriat Arba) et Itzhak Ginsburg, un rabbin persuadé qu’il existerait un «ADN juif» supérieur à celui des «goyim».
Parmi les auteurs les plus prolixes du fondamentalisme juif figure le rabbin Shlomo Aviner dont les préceptes interdisant «de céder le moindre millimètre de notre terre aux non-juifs» ont été distribués aux soldats participant à l’opération «Plomb durci» (l’invasion de la bande de Gaza en janvier 2009). Cette brochure appelait ses lecteurs «à ne montrer aucune pitié» face à l’«ennemi cruel» palestinien et à provoquer le plus de destructions possible.
Certes, l’officier responsable de la distribution du pamphlet a été sanctionné, mais, durant l’été dernier, un nouvel ouvrage a fait son apparition dans les chambrées. Intitulé Des deux côtés de la frontière, ce livre rédigé par un rabbin de Safed avec l’aide d’une organisation ultraorthodoxe américaine prétend en substance que le Vatican financerait le Hezbollah afin de perpétrer un nouvel Holocauste.
A travers leurs «yeshivot», les rabbins fondamentalistes de Cisjordanie forment annuellement des centaines de candidats aux unités d’élite de Tsahal (l’armée) ainsi qu’aux carrières de sous-officiers et d’officiers. Selon les statistiques de l’armée, ils représenteraient 40 à 50% des candidats aux fonctions d’officiers et de sous-officiers alors que les colons constituent moins de 5% de la population israélienne.
«Cours de démocratie»
Le 23 octobre, profitant d’une cérémonie de prestation de serment devant le mur des Lamentations, des anciens de «yeshivot» affectés à l’unité spéciale «Shimshon» (des commandos antiterroristes opérant en Cisjordanie) ont manifesté publiquement leur désapprobation à propos de l’évacuation d’une colonie de Cisjordanie. Une première dans l’histoire de l’Etat hébreu. Certes la hiérarchie a sanctionné les quelques soldats qui avaient brandi le slogan «Homesh ne sera pas évacuée», mais le rabbin Dov Volpe et ses semblables leur ont accordé un prix «pour avoir donné un cours magistral de démocratie et de civisme».
Source: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/30cfaa32-cf0a-11de-84d0-2...
Intéressant, non ? Apparemment, pour trouver de bons journalistes, il faut admettre que c’est plutôt en dehors de l’UE qu’il faut chercher …
A propos de bons journalistes, juste un mot pour indiquer que Donald Boström, le fameux journaliste suédois du « trafic d’organes sur les Palestiniens », a eu une révélation qui l’a conduit à une grande repentance. Cela s’est passé durant son voyage en Israël, là, tout récemment. Il paraît que « sa visite en Israël et les dialogues auxquels il a participé l’ont incité à repenser la version de son article. Invité à participer à la conférence des médias dans la ville de Dimona, Boström s’est livré à de nombreuses interviews et a pu entendre une série de critiques sur son article. Il s’est rapidement avéré qu’il s’était appuyé sur des témoignages de familles palestiniennes endeuillées ».
Voilà, tout s’explique. D’où l’intérêt des voyages.
Un qui ne s’est hélas pas rétracté, c’est Goldstone. Il a fait la sourde oreille au grand air de la séduction joué par l’ADL et du coup, il se fait traiter par Shimon Peres en visite au Brésil, de « petit bonhomme dénué de tout véritable sens de la justice, de technocrate qui ne comprend rien à la jurisprudence, mais qui n’a qu’une idée en tête : nuire à Israël ». Peres a même ajouté « Si quelqu’un doit faire l’objet d’une enquête, c’est bien lui ». Rappelons que le Brésil de Lula a voté en faveur des conclusions du rapport, à la grande colère d’Israël qui considère ce fait comme « une grave erreur ». Erreur aggravée par la prochaine visite du président iranien attendu à la fin du mois au Brésil.
15:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tsahal, israel, torah des rois, anne kling
15.11.2009
LA LISTE INCOMPLETE
Il semble effectivement que cette étonnante information (voir article précédent) ait disparu de Guysen.
Mais je vous rassure, je n’ai rien inventé. Vous la retrouverez bel et bien sur le site de Yad Vashem, qui précise :
« Yad Vashem, together with its partners, has collected and recorded here the names and biographical details of half of the six million Jews murdered by the Nazis and their accomplices. Millions more still remain unidentified: It is our collective duty to persist until all their names are recovered.
Do you know of a Holocaust Victim? Submit Pages of Testimony and send photographs of the victims so they will always be remembered.”
Vous constaterez qu’il est fait appel au public pour compléter la liste. N’hésitez donc pas à contacter Yad Vashem le cas échéant. 64 ans ont passé, certes, mais en cherchant bien, on finit toujours par trouver.
21:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.11.2009
TOUT A FAIT ETONNANT
"Il manque encore la moitié des noms des Juifs exterminés durant la Shoah
L'institut Yad Vashem est toujours à la recherche de la moitié des noms de la moitié des Juifs morts dans les camps durant la Seconde Guerre mondiale.
L'institut dispose des noms et des détails de quelque 3,6 millions de Juifs disparus dans la tourmente et tente actuellement d'obtenir d'autres informations sur le restant de la population exterminée durant la Shoah."
Source: www.guysen.com
08:37 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
09.11.2009
EFFACONS CE RAPPORT « CONCU DANS LA HAINE ET EXECUTE DANS LE PECHE »
Ces qualificatifs émanent de la représentante d’Israël à l’ONU, Gabriela Shalev. Le rapport Goldstone, qui déchaîne une hystérie absolument stupéfiante, n’a pas fini de faire couler des torrents d’encre. Devant le danger qu’il représente – vous imaginez de hauts responsables militaires ou politiques israéliens traduits devant la Cour pénale internationale ? C’est bon pour les autres, ça - toutes les armes sont permises. Même celles qui frôlent le ridicule. En témoigne la lettre ouverte que le président de l’Anti-Defamation League (ADL), Abraham Foxman, a cru devoir adresser à Richard Goldstone afin de lui demander, en toute simplicité… de désavouer son rapport.
La voilà, la bonne idée, qui arrangerait tout. On passerait l’éponge – pour cette fois – et tout rentrerait dans l’ordre. Dans sa lettre, Foxman manie tout à tour la carotte et le bâton: « J’ai eu beaucoup de respect pour vous pendant des années … Je sais que vous êtes un juif fier, qui siégez au Conseil de l’Université hébraïque, et que vous avez une fille vivant en Israël…..Je veux vous accorder le bénéfice du doute ... Je refuse de voir en vous un juif animé de la haine de soi » etc, etc.
Il passe ensuite aux raisons qui l’auraient poussé à écrire un tel rapport : a-t-il été l’otage de certains groupes gauchistes de droits de l’homme ? S’est-il rendu coupable d’une dangereuse naïveté?
Puis, c’est la dramatisation : jamais le processus de paix ne pourra se poursuivre avec une telle menace suspendue au-dessus de la tête d’Israël. Et tout ça, par votre faute.
Bref, comment sortir de cette situation épouvantable ? : c’est assez simple, finalement : reniez votre rapport, reconnaissez que vous n’aviez pas apprécié à leur juste mesure tous les tenants et aboutissants de cette affaire ô combien délicate, que vous espériez au départ une approche équilibrée, mais que vous vous êtes trompé, ce n’était pas possible.
Ah, il n’aura pas ménagé ses efforts, Abraham Foxman, pour tenter le juge. Après lui avoir indiqué pas à pas la marche à suivre, il conclut par cette petite phrase :
« Ce n’est pas facile à faire Mais c’est la seule chose à faire. Pensez-y ».
En attendant que Richard Goldstone renie son rapport pour faire plaisir à l’ADL, récapitulons le vote à l’ONU :
L’Assemblée générale de l’ONU a adopté par 114 voix contre 18 une résolution donnant trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes « indépendantes, crédibles et conformes aux critères internationaux » sur les « graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme dont fait état le rapport »
Comme prévu, Israël, les Etats-Unis et un certain nombre de pays européens comme l’Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque, ont voté contre la résolution. Quelques autres pays membres de l'Union Européenne, comme l'Irlande, le Portugal, la Slovénie, Malte et Chypre, ont voté pour, ainsi que la Suisse, tandis que les plus notoirement pro-israéliens, comme la Grande-Bretagne et la France, se sont abstenus après avoir vainement tenté de vider le texte des accusations contre Israël. Les autres abstentions européennes sont les suivantes: Autriche, Bulgarie, Croatie, Lettonie, Suède, Roumanie, Espagne, Luxembourg, Finlande, Lituanie, Estonie, Belgique, Grèce. En tout, 44 Etats se sont abstenus, dont la Russie. La Chine a voté pour.
Voici la lettre originale de Foxman : http://www.adl.org/PresRele/UnitedNations_94/5645_94.htm<...
Et pour un commentaire « modéré » sur les rapports USA/Israël, voyez là : http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17402-145-7-...
Ah, Bush, c’était le bon temps !
17:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rapport goldstone, abraham foxman, adl, lettre ouverte, anne kling
08.11.2009
Mercredi 11 novembre, à Paris, de 11 h 00 à 18 h 30 : LE GRAND RENDEZ-VOUS NATIONAL ET IDENTITAIRE DE L'AUTOMNE...
RASSEMBLER ET RESISTER !
LA 3ème JOURNEE DE SYNTHESE NATIONALE
Mercredi 11 novembre 2009, de 11 h 00 à 18 h 30, à Paris (Forum de Grenelle - 5, rue de la Croix Nivert 75015 - métro Cambronne), se déroulera la 3ème journée nationale et identitaire organisée à l'occasion du 3ème anniversaire de la revue Synthèse nationale.
Ont déjà annoncé leur participation à cette journée :
- Franck Abed, écrivain, président de Génération FA8
- Gabriel Adinolfi, écrivain et journaliste (Rome)
- Josep Anglada, Président de Plataforma per Catalunya (Barcelone)
- Francis Bergeron, écrivain
- Olivier Bonnet, Instigateur de La Desouchière
- Duarte Branquinho, Tierra e povo (Lisbonne)
- Pierre Descaves, ancien député, Président de France résistance
- Hilde De Lobel, Vlaams belang (Anvers)
- André Gandillon, rédacteur en chef de Militant
- Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale
- Carl Lang, Président du Parti de la France
- Jean-Gilles Malliarakis, éditeur
- Annick Martin, secrétaire générale du MNR
- Frédéric Pichon, président d'Europae gentes
- Philippe Randa, écrivain et éditeur
- Enrique Ravello, directeur de Identidad (Madrid)
- Marc Rousset, écrivain
- Jean-Claude Rolinat, écrivain et journaliste
- Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire
- Nicolas Tandler, écrivain et journaliste
- Alberto Torresano, rédacteur à Identidad (Madrid)
- Pierre Vial, président de Terre et Peuple.
- Judith Wolter, Présidente du groupe Pro Köln au conseil municipal de Cologne
Et bien d'autres...
11 h 00 : ouverture des portes, visite des stands.
11 h 30 / 12 h 30 : 1ère table ronde avec des représentants de la presse nationale et du monde associatif.
12 h 30 / 14 h 00 : restauration rapide sur place.
14 h 00 / 15 h 00 : 2ème table ronde sur la nécessaire reconquête culturelle.
15 h 15 / 16 h 15 : interventions des invités européens.
16 h 00 : point presse
16 h 30 / 18 h 00 : "RASSEMBLER et RESISTER" avec Annick Martin, Pierre Vial, Carl Lang, Robert Spieler et Roland Hélie.
18 h 00 / 18 h 30 : c'est la tournée de Synthèse nationale, apéritif géant offert aux participants...
Les collaborateurs de la revue, Lionel Baland, François Ferrier, Pieter Kerstens, Patrick Parment, Vincent Valois... seront présents.
De nombreux stands de librairies, revues, associations, mouvements, blogs sont prévus.
PAF : 10,00 euros.
14:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






